La surveillance du virus du Nil occidental détecte la présence du virus dès que possible dans une région, ce qui aide les collectivités à prendre des mesures pour réduire le risque. Les activités de surveillance varient selon la région. Elles dépendent de la fréquence de l'apparition du virus du Nil occidental dans la région au cours des années précédentes, et des politiques de surveillance mises en places par les autorités provinciales et régionales.
Le Centre des maladies infectieuses d'origine alimentaire, environnementale et zoonotique, qui fait partie de l'Agence de la santé publique du Canada, produit la page Web Cartes et statistiques : Virus du Nil occidental Moniteur. Publié chaque semaine de mai à octobre, le Moniteur met en vedette des rapports et des cartes qui résument l'activité du virus du Nil occidental au Canada. Les rapports antérieurs sont aussi offerts au moyen de liens sur cette page.
La surveillance nationale du virus du Nil occidental est un effort concerté de l'Agence de la santé publique du Canada et de nombreux groupes, y compris :
L'information de surveillance est signalée à l'Agence de la santé publique du Canada par ses partenaires et affichée en ligne chaque semaine. Il peut à l'occasion y avoir de légères divergences entre les statistiques affichées sur les sites Web des autorités provinciales et territoriales
et celui de l'Agence; il est probable que ce soit en partie dû à des retards de traitement de l'information nationale.
Au moment de l'apparition du virus du Nil occidental en Amérique du Nord, les données de surveillance des oiseaux ont été l'un des premiers indicateurs de la présence du virus chez les animaux. L'expérience tirée d'éclosions passées a montré que les corneilles, les geais, les pies et les corbeaux étaient très vulnérables au virus du Nil occidental. Les oiseaux infectés morts sont un bon indicateur pour déterminer si les gens sont à risque dans des régions particulières. Certaines autorités provinciales et territoriales n'effectuent plus de surveillance des oiseaux morts et concentrent plutôt leurs efforts sur d'autres activités de surveillance.
Le Réseau canadien de la santé de la faune
soumet les oiseaux morts à des tests de dépistage du virus du Nil occidental. Le Réseau procède à ces tests en collaboration avec des laboratoires provinciaux et le Laboratoire national de microbiologie de l'Agence à Winnipeg. Les tests sont effectués de la fin d'avril jusqu'au premier gel (habituellement en octobre).
Pour obtenir de plus amples renseignements sur la surveillance des oiseaux morts dans votre région, consultez le site Web du Réseau canadien de la santé de la faune
.
Chez les grands animaux, les chevaux sont particulièrement à risque d'être infectés et rendus malades par le virus du Nil occidental. C'est pour cette raison qu'eux aussi peuvent servir de système de détection à l'avance de l'activité du virus du Nil occidental dans une région. L'Agence canadienne d'inspection des aliments
effectue une surveillance du virus du Nil occidental chez les chevaux avec l'aide des partenaires suivants :
La surveillance des moustiques dépend du niveau d'activité prévu ou actuel du virus du Nil occidental dans une région donnée.
Dans des régions où le virus du Nil occidental n'a pas été découvert, la surveillance des moustiques est axée sur :
Dans les régions où le virus du Nil se trouve déjà, les moustiques peuvent aussi être soumis à des tests de dépistage du virus du Nil occidental. Cette information peut contribuer à déterminer comment différents types de moustiques transmettent le virus aux oiseaux, aux animaux et aux humains. Elle peut aussi servir à déterminer si, quand, où et comment il faut intervenir pour réduire le risque d'infection au moyen de mesures de lutte contre les moustiques.
Les autorités provinciales et municipales sont responsables de la lutte contre les populations de moustiques.
Les professionnels de la santé du Canada continuent d'être vigilants pour détecter les symptômes d'une infection à virus du Nil occidental chez leurs patients. Ils demandent des tests en laboratoire au besoin. Ils déclarent aussi tous les cas probables et confirmés d'infection à virus du Nil occidental aux autorités régionales et provinciales de la santé
.
Les renseignements tirés de la surveillance effectuée chez les humains sont utilisés de nombreuses manières essentielles. Connaître la présence du virus du Nil dans une région met les médecins et les membres du grand public en état d'alerte. Ces renseignements fournissent aussi des indices quant aux personnes qui pourraient être les plus à risque de développer de graves effets sur la santé si elles contractent une infection à virus du Nil occidental. De plus, la surveillance effectuée chez les humains offre de l'information qui contribue à assurer la sécurité de l'approvisionnement en sang au Canada.
La fréquence du virus du Nil occidental peut varier en fonction de plusieurs facteurs de risque, dont la situation géographique, les conditions météorologiques et les populations animales. Les activités de surveillance dans les communautés des Premières Nations et des Inuits
sont axées sur les oiseaux et les moustiques. Cette surveillance a pour objectif de détecter dès que possible la présence du virus du Nil au sein d'une communauté donnée afin de veiller à ce que les décisions quant aux activités d'intervention puissent être prises en temps opportun.
Si le virus du Nil occidental est détecté dans une communauté des Premières Nations, les responsables de la santé doivent se rappeler qu'ils doivent en avertir le chef et le conseil de bande. Ils veilleront à ce que la communauté soit au courant et à ce qu'elle prenne des mesures pour contribuer à prévenir les infections à virus du Nil occidental.
Toute personne préoccupée parce qu'elle croit qu'elle-même ou un membre de sa famille a contracté le virus du Nil occidental doit consulter un professionnel de la santé.
Surveillance du virus du Nil occidental
fournit de l'information, y compris de l'information de surveillance détaillée à propos du virus du Nil occidental au Canada remontant jusqu'en 2002.
Pour en savoir plus sur l'épidémiologie, la transmission et la prévention de l'infection à virus du Nil occidental ainsi que sur les mesures à prendre pour lutter contre ce virus, veuillez consulter l'information à l'intention des professionnels de la santé.
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