Agence de la santé publique du Canada
Symbole du gouvernement du Canada

Partagez cette page

Surveillance

FoodNet Canada

FoodNet Canada est une initiative de multipartenariat orchestrée par l'Agence de la santé publique du Canada. Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) et l'Agence de la santé publique du Canada (ASPC) sont les principaux partenaires investisseurs pour la phase pilote de FoodNet Canada. Elle a pour but d'appuyer des activités qui permettront de réduire le fardeau des maladies entériques par l'intermédiaire d'une surveillance par site sentinelle complète mise en œuvre par l'entremise de services locaux de santé publique. Cette initiative permettra de bien évaluer et concevoir des politiques en matière de salubrité des aliments et de l'eau. L'approche qu'elle suit rejoint les travaux d'avant-garde réalisés en santé publique, comme l'ont préconisé les récents rapports des commissions Haines (salubrité des viandes), Naylor (éclosion de SRAS) et O'Connor (salubrité de l'eau), ainsi que la vérificatrice générale du Canada et le Réseau de santé publique pancanadien; aux États-Unis, les Centers for Disease Control and Prevention (CDC); en Australie, le ministère fédéral de la Santé et des Soins aux personnes âgées; et dans l'Union européenne, l'approche intégrée en matière de sécurité alimentaire. Ces travaux font ressortir l'importance de la collaboration entre les divers territoires de compétence, d'une intégration des efforts, de nouveaux réseaux de communication, d'une systématisation rigoureuse et de la participation de services locaux de santé publique afin d'éclairer l'établissement de politiques à l'échelle locale, régionale et nationale.

IMPACT

Le Programme canadien de surveillance active de l'immunisation, ou IMPACT, est un réseau national de surveillance des effets secondaires suivant l'immunisation, des échecs vaccinaux et de certaines maladies infectieuses qui sont ou deviendront évitables par la vaccination. Ce réseau est déployé dans des hôpitaux pédiatriques.

IMPACT est administré par la Société canadienne de pédiatrie grâce au financement de l'Agence de la santé publique du Canada.

Infobase Maladies Chroniques

L'Infobase est une ressource centralisée, bilingue et gratuite, pour vous aider à trouver facilement et rapidement des données à jour et de haute qualité sur la santé. Cet outil de diffusion en ligne traduit des données sur la santé en information qui vous aidera à comprendre et à améliorer la santé des Canadiens. Son interface conviviale permet de générer des cartes, des graphiques et des tableaux que vous pouvez imprimer, télécharger et analyser.

Information de surveillance du virus du Nil occidental

Surveillance du virus du Nil occidentalLien externe présentée par le Direction générale de la prévention et du contrôle des maladies infectieuses et le Laboratoire national de microbiologie de l'Agence de la santé publique du Canada.

Lutte antituberculeuse Rapports de surveillance

Programme Canadien de surveillance des infections nosocomiales (PCSIN)

Le Programme canadien de surveillance des infections nosocomiales (PCSIN) est le fruit d'une collaboration entre le Centre de la lutte contre les maladies transmissibles et les infections et du Laboratoire national de microbiologie (LNM) de l'Agence de la santé publique du Canada et des hôpitaux sentinelles canadiens membres du Comité canadien d'épidémiologistes hospitaliers (CCEH), un comité permanent de l'Association pour la microbiologie médicale et l'infectiologie (AMMI) Canada.

Établi en 1994, le PCSIN a pour objectifs de faire connaître les taux nationaux et régionaux et les tendances de certaines infections associées aux soins de santé (IASS) et des microorganismes résistants aux antimicrobiens (MRA) et fournit des renseignements importants qui serviront à établir des programmes et des politiques fédéraux, provinciaux et territoriaux de prévention et de contrôle des infections. Actuellement, 62 hôpitaux sentinelles répartis dans dix provinces font partie du PCSIN.

Programme canadien de surveillance pédiatrique (PCSP)

Le Programme canadien de surveillance pédiatrique (PCSP) a été créé en 1996 dans le but de surveiller les maladies et les affections qui sont relativement peu fréquentes chez les enfants canadiens, mais qui sont importantes pour la santé publique et qui sont associées à un taux élevé d'invalidité, de morbidité et de mortalité ainsi qu'à un coût économique élevé pour la société. Le programme est un projet conjoint de l'Agence de la santé publique du Canada (ASPC) et de la Société canadienne de pédiatrie, sous la responsabilité de la Division de la surveillance et de l'épidémiologie du Centre de prévention des maladies chroniques de l'ASPC.

Un comité consultatif d'experts, formé de représentants de groupes divers, notamment du Conseil des médecins hygiénistes en chef, supervise le Programme et étudie les nouveaux projets de recherche. Il privilégie les études qui présentent beaucoup d'intérêt sur le plan de la santé publique et qui ne pourraient être entreprises autrement. Au début d'une nouvelle étude, les pédiatres canadiens praticiens, les sous-spécialistes en pédiatrie et les autres spécialistes participants (p. ex. les généticiens) reçoivent un résumé du protocole, y compris la définition du cas et une brève description de l'affection. En plus d'uniformiser le mode de déclaration, cette façon de faire sert à renseigner sur les affections faisant l'objet d'une surveillance et à mieux sensibiliser à celles-ci.

Programme de contributions pour la sûreté du sang (PCSS)

Le Programme de contributions pour la sûreté du sang (PCSS) appuie l'élaboration ou l'amélioration de systèmes provinciaux et territoriaux servant à surveiller les erreurs et les effets indésirables associés à la transfusion de composants et de produits sanguins et à la transplantation de cellules, de tissus et d'organes. Ces systèmes comprennent notamment les suivants :

Les bénéficiaires de financement en vertu du PCSS sont, entre autres, les gouvernements provinciaux et territoriaux; les centres et organismes de transfusion et de transplantation; les organismes et groupes désignés par les ministères provinciaux et territoriaux de la Santé pour assurer la surveillance des effets indésirables associés au sang, aux cellules, aux tissus ou aux organes; et les organisations canadiennes à but non lucratif qui appuient les activités de surveillance des effets indésirables liés aux transfusions ou transplantation dans les provinces et les territoires.

Les bénéficiaires transmettent des données à l'Agence de la santé publique du Canada. Ces données sont épurées, validées, analysées et présentées à l'échelle nationale, et sont mises à la disposition des bénéficiaires et d'autres intervenants. Les données servent à repérer les tendances au chapitre des erreurs de nature transfusionnelle, les effets indésirables et les blessures de transfusionnelle ou transplantation dans les hôpitaux canadiens que les intervenants nationaux (et même internationaux) utilisent en tant que points de repère. Dans l'ensemble, ces systèmes de surveillance visent à améliorer les processus de transfusion ou transplantation et à optimiser la sécurité des patients.

Programme intégré canadien de surveillance de la résistance aux antimicrobiens (PICRA)

Le Programme intégré canadien de surveillance de la résistance aux antimicrobiens (PICRA) recueille de l'information concernant la résistance aux antimicrobiens des pathogènes entériques et des organismes commensaux présents dans le secteur agroalimentaire (fermes, abattoirs et vente au détail), la résistance aux antimicrobiens des pathogènes entériques isolés chez les humains, ainsi que l'utilisation des antimicrobiens chez les humains et les animaux. Ces composantes font partie d'une approche représentative et méthodologiquement unifiée, inspirée d'initiatives internationales telles que le National Antimicrobial Resistance Monitoring System (NARMS-États-Unis) et le Programme danois intégré de surveillance et de recherche sur la résistance aux antimicrobiens [Danish Integrated Antimicrobial Resistance Monitoring and Research Programme (DANMAP) - Danemark].

Programme national de surveillance des maladies entériques

Le Programme national de surveillance des maladies entériques (PNSME) est un programme de surveillance national conçu pour fournir, en temps opportun, des analyses et des rapports des cas de maladie entérique confirmés en laboratoire au Canada. Le PNSME existe depuis avril 1997, et il fournit des rapports hebdomadaires à des intervenants de partout aux pays.

Les données recueillies contribuent à la compréhension de l'épidémiologie de maladies bactériennes invasives, signalées au sein des populations du Nord, qui contribuent à la formulation de stratégies de prévention et de contrôle pour cette population, notamment à des recommandations en matière de vaccination. L'objectif visé est la participation de toutes les nations de l'Arctique, dans le cadre d'un réseau circumpolaire de surveillance, de contrôle de la maladie et d'évaluation des efforts de prévention. Cette initiative demeure un excellent exemple de projet de collaboration réussi en vue de la surveillance de maladies à forte incidence et préoccupantes au sein des populations indigènes de l'Arctique.

Projet pilote sur la surveillance de la rougeole et de la rubéole

Il s'agit d'une initiative visant à accroître la surveillance à l'échelle nationale de la rougeole, de la rubéole, de l'embryopathie rubéolique et de l'infection rubéoleuse congénitale à l'aide de données non nominatives centralisées en ligne et en temps réel sur les enquêtes de cas. Ce projet pilote comprend un système d'alerte électronique en temps réel qui sert à informer simultanément, au début de chaque enquête, des intervenants de l'ASPC et de la province de déclaration œuvrant dans des laboratoires ou dans le secteur de l'épidémiologie. Le projet pilote soutient également la collecte périodique de données, y compris la déclaration de « zéro cas », par les organismes de santé publique provinciaux (sous la direction du SCSRR) et la production d'un rapport mensuel d'ensemble regroupant les données des essais d'IgM sur la rougeole et la rubéole effectués par les laboratoires de santé publique provinciaux. Le projet pilote sur la surveillance de la rougeole et de la rubéole a été élaboré et mis en œuvre par le Laboratoire national de microbiologie (LNM) et le Centre de l'immunisation et des maladies respiratoires infectieuses (CIMRI) de l'ASPC à l'aide d'outils fournis par le Réseau canadien de renseignements sur la santé publique (RCRSP). La collecte de données dans le cadre de ce projet a débuté en juin 2011 dans les laboratoires provinciaux participants et à différents emplacements du projet pilote en Colombie-Britannique, en Alberta et à Terre-Neuve-et-Labrador.

Projet pilote sur un système national de surveillance accrue des pneumococcies invasives

À l'heure actuelle, les données nationales représentatives au sujet de la pneumococcie invasive sont recueillies au moyen du Système canadien de surveillance des maladies à déclaration obligatoire, et par l'Unité streptocoques du Laboratoire national de microbiologie. Les données épidémiologiques et de laboratoire ne sont pas liées, ce qui limite la capacité d'interprétation des tendances relatives à la pneumococcie invasive au Canada. L'établissement d'un système national de surveillance, combinant les données épidémiologiques et de laboratoire, fournirait une meilleure représentation de l'incidence de la pneumococcie invasive à l'échelle nationale, ainsi qu'une certitude accrue des variations régionales de distribution par sérotype, et de la sensibilité aux antimicrobiens, ainsi que la possibilité de détecter des grappes inhabituelles. Chacune de ces améliorations de la qualité des données permettra d'obtenir des lignes directrices de vaccination et de traitement plus éclairées.

Le système national de surveillance accrue des pneumococcies invasives, un système de surveillance accrue fondé sur des cas confirmés, est un projet pilote conjoint entre le Centre de l'immunisation et des maladies respiratoires infectieuses et le Laboratoire national de microbiologie. Le projet pilote a été lancé le 4 avril 2011, dans une province canadienne, et sera bientôt élargi à deux provinces ou plus. Les objectifs principaux de ce système sont les suivants :

  • faire le suivi, à l'échelle nationale, de toute modification des sérotypes de la pneumococcie invasive découlant de la mise en œuvre de programmes de vaccination;
  • faire le suivi, à l'échelle nationale, de toute modification de la sensibilité aux antimicrobiens de Streptococcus pneumoniae, et détecter les changements géographiques et temporels liés à l'incidence de la pneumococcie invasive.

Les données épidémiologiques et de laboratoire pour chaque cas sont liées à la province ou au territoire correspondant, grâce à une application Web du Réseau canadien de renseignements sur la santé publique (RCRSP). Les résumés de surveillance trimestrielle ainsi que les rapports annuels seront produits par l'ASPC.

Informations national de surveillance de l'IPD de niveau est disponible à :

Relevé des maladies transmissibles au Canada (RMTC)

Le Relevé des maladies transmissibles au Canada (RMTC) est un journal scientifique bilingue revu par les pairs et en accès libre en ligne publié par l'Agence de la santé publique du Canada. Il fournit de l'information opportune et pratique sur les maladies infectieuses aux cliniciens, aux professionnels de la santé publique et aux responsables des politiques qui éclairera les politiques, le développement des programmes et les pratiques.

Réseau canadien de surveillance des anomalies congénitales

Le Réseau canadien de surveillance des anomalies congénitales (RCSAC) a été établi en 2002 sous l'égide du Système canadien de surveillance périnatale (SCSP). Le Réseau est un cadre national qui vise à appuyer la collaboration et le réseautage interdisciplinaire en regroupant la recherche, la surveillance, les pratiques cliniques ainsi que les pratiques liées à la santé publique, et dont le but ultime est d'améliorer la qualité des données de surveillance et d'élargir notre compréhension des anomalies congénitales.

Santé sexuelle et les infections transmises sexuellement la surveillance et épidémiologie

Surveillance des maladies à déclaration obligatoire en direct

La Surveillance des maladies en direct est un outil qui offre quatre applications aux utilisateurs du site Web de l'Agence de la santé publique du Canada leur permettant un accès à des données sur le cancer, les maladies cardiovasculaires et les maladies à déclaration obligatoire pour diverses années et leur permet d'adapter ces données à leurs besoins spécifiques.

Surveillance de l'influenza

Le Centre de l'immunisation et des maladies respiratoires infectieuses (CIMRI) produit les rapports hebdomadaires Surveillance de l'influenza, résumant les activités de surveillance de l'influenza au Canada. Les rapports hebdomadaires sont produits au cours de la saison de l'influenza (octobre-mai) et les rapports bihebdomadaires sont produits hors-saison (juin-septembre). La surveillance de l'influenza est un effort collaboratif entre les ministères de la santé et de la santé publique des provinces et des territoires, de laboratoire d'hôpitaux, de réseaux de surveillance nationale, de médecins sentinelles, et du CIMRI.

Surveillance des blessures en direct

La surveillance des blessures en direct vous assure une source centralisée de données canadiennes à jour sur les décès et les hospitalisations dus aux blessures. Les interrogations interactives vous permettent d'arrêter votre choix sur des données organisées selon la géographie, le groupe d'âge, le sexe, les blessures, la morbidité ou la mortalité. Vous y trouverez diverses méthodes de présentation telles que cartes, diagrammes, graphiques et tableaux . Il s'agit d'une source opportune et singulière de données en direct qui facilite la consultation et fait la promotion de l'utilisation de renseignements et de statistiques sur les blessures au Canada.

Les données sur Blessures involontaires au Canada 2010 sont maintenant disponibles sur données ouvertesLien externe.

Surveillance du VIH/sida

Les données sur Sondage de suivi de 2012 sur les attitudes touchant le VIH/sida sont maintenant disponibles sur données ouvertesExternal Link.

Système de surveillance renforcée de la maladie de Lyme

Le Système de surveillance renforcée de la maladie de Lyme (le Système) a été établi en 2011 par un groupe de travail du Réseau pancanadien de santé publique. La collecte de données est menée par l'Agence de la santé publique du Canada (l'Agence) en partenariat avec les autorités sanitaires provinciales. Par l'entremise du Système, l'Agence surveille les taux d'incidence de la maladie de Lyme et détermine les populations vulnérables au Canada selon l'emplacement géographique, l'âge et le sexe. Le Système est également en mesure de déterminer les risques environnementaux et les nouvelles zones géographiques à risque avant que les cas humains soient signalés. Le suivi des cas de la maladie de Lyme, par l'intermédiaire de la surveillance accrue, appuie le diagnostic et le traitement précoces. Le Système aide à orienter les communications publiques et la planification des interventions en santé publique à différents ordres de gouvernement.

Pour obtenir de plus amples renseignements sur la maladie de Lyme, veuillez visiter le site Surveillance de la maladie de Lyme.

Système canadien de surveillance de la rougeole et de la rubéole (SCSRR)

La surveillance accrue à l'échelle nationale de la rougeole, de la rubéole, de l'embryopathie rubéolique et de l'infection rubéoleuse congénitale est menée par le SCSRR. Le système a été créé en 1998 afin d'améliorer la surveillance nationale existante de la rougeole, après son élimination au Canada. La surveillance conjointe de la rougeole et de la rubéole a commencé avec l'ajout de la rubéole et du syndrome de rubéole congénitale/infection rubéoleuse congénitale au système de surveillance de la rougeole en 2006 et 2007, respectivement. La surveillance intégrée de la rougeole et de la rubéole est recommandée par l'Organisation panaméricaine de la santé (OPS), car elles s'inscrivent toutes deux dans un contexte d'élimination dans la Région des Amériques, et que leur présentation clinique, les méthodes d'enquête épidémiologique, ainsi que les diagnostics de laboratoires sont similaires. L'objectif du SCSRR est d'assurer une surveillance continue, et en temps opportun, à l'échelle nationale, de la circulation du virus de la rougeole et de la rubéole au Canada. Le système est coordonné par le Centre de l'immunisation et des maladies respiratoires infectieuses (CIMRI) et par l'Agence de la santé publique du Canada (l'Agence) et comprend l'établissement hebdomadaire de rapports par tous les provinces et territoires, y compris la déclaration de « zéro cas », présentés à l'Agence, puis la présentation de rapports hebdomadaires subséquents par l'Agence à l'OPS. Tous les cas signalés sont évalués par rapport aux définitions de cas nationales, et seuls les cas correspondant à la définition d'un cas confirmé sont ajoutés à la base de données. Le Laboratoire national de microbiologie (LNM) effectue le génotypage de tous les échantillons appropriés reçus. Un appariement probabiliste est effectué à l'aide de données sur les provinces/territoires, la date de naissance (âge) et le sexe afin de coupler les données épidémiologiques et les données de laboratoire, qui sont consignées dans la base de données du SCSRR.

Système canadien de surveillance périnatale (SCSP)

Le Système canadien de surveillance périnatale (SCSP) s'inscrit dans le cadre de l'initiative de l'Agence de la santé publique du Canada visant à renforcer la capacité de surveillance nationale en matière de santé. Mis en œuvre par la Section de la santé maternelle et infantile, le SCSP est un programme national continu de surveillance de la santé qui a pour mission de contribuer à l'amélioration de la santé des femmes enceintes, des mères et des nourrissons au Canada.

Système de surveillance de la maladie de Creutzfeldt-Jakob (SS-MCJ) : Statistiques

Système international de surveillance circumpolaire (SISC) des maladies bactériennes invasives

Le Système international de surveillance circumpolaire (SISC) est une initiative qui consiste en un réseau de surveillance basée sur la population de pays circumpolaires, dont les États-Unis, le Canada, le Groenland, l'Islande, la Finlande, la Norvège, la Suède et la Russie. Depuis 1999, l'Arctic Investigations Program (AIP) des Centers for Disease Control and Prevention (CDC), à Anchorage, aux États-Unis, coordonne le programme de surveillance.

À l'échelle canadienne, cinq régions (le Yukon, les Territoires du Nord-Ouest, le Labrador, ainsi que les régions du nord du Québec) et un réseau de laboratoires, y compris deux laboratoires de référence (le Laboratoire national de microbiologie [LNM] et le Laboratoire de santé publique du Québec [LSPQ]), ont participé à la surveillance en temps réel des maladies bactériennes invasives. La maladie invasive Streptococcus pneumoniae a été la première maladie surveillée par le SISC, puis s'est ajoutée en 2000 la surveillance de maladies invasives causées par le groupe A Streptococcus, le groupe B Streptococcus, Haemophilus influenzae, et Neisseria meningitidis.

Un cas confirmé est signalé aux ministères régionaux de la santé, où un examen des dossiers est effectué pour consigner les données cliniques, démographiques et de laboratoire, sur chacun des cas. Les données sont alors transmises au Centre de l'immunisation et des maladies respiratoires infectieuses (CIMRI) de l'Agence de la santé publique du Canada (l'Agence) aux fins d'analyse.

Système national de surveillance améliorée de la méningococcie invasive

La méningococcie invasive est à déclaration obligatoire à l'échelle nationale au Canada depuis 1924 et le système national de surveillance améliorée a été introduit en 1992. La surveillance améliorée a été établie afin de recueillir des renseignements bactériologiques sur les cas de méningococcie invasive dans le but de décrire les tendances annuelles, et les tendances des sérogroupes particuliers. La surveillance accrue fournit de l'information importante servant à éclairer les recommandations en matière de vaccination, les programmes de vaccination, et les politiques en matière de santé au Canada. Les données de 1985 à 1991 ont été recueillies rétrospectivement et incluses dans le système.

Les ministères de la santé des provinces et territoires soumettent des données épidémiologiques non nominatives, présentées par ligne, sur tous les cas de méningococcie invasive répondant à la définition nationale de cas, au moyen d'une demande annuelle de données à l'Agence. Les laboratoires provinciaux et territoriaux de santé publique ou d'hôpitaux envoient l'ensemble des isolats de Neisseria meningitidis au Laboratoire national de microbiologie pour une confirmation du sérogroupe et des tests bactériologiques plus poussés, y compris le sérotypage et le sous-typage pour tous les isolats ainsi que l'électrophorèse enzymatique multilocus pour tous les isolats appartenant au sérogroupe C. Un appariement probabiliste est effectué à l'aide de certaines variables (province/territoire, date de naissance ou âge, sexe, date d'apparition de la maladie et sérogroupe, si disponible) afin de coupler les données épidémiologiques et les données de laboratoire fournies pour les cas dont des renseignements sont manquants.

Système national de surveillance des maladies chroniques

Le Système national de surveillance des maladies chroniques (SNSMC) utilise des données administratives corrélatives de chaque province et territoire pour estimer l'incidence et la prévalence des maladies chroniques et les facteurs de risque connexes ainsi que l'utilisation des services de santé et les résultats pour la santé. L'objectif est de favoriser la collecte de données de surveillance de façon uniforme et comparable dans toutes les administrations. Les renseignements personnels des patients sont protégés puisque les provinces et les territoires ne transmettent que des résumés sur l'ensemble de la population. Ce système de suivi des problèmes de santé s'ajoute à d'autres sources de données de surveillance, notamment les enquêtes et les registres, et permet la présentation en temps opportun des rapports nécessaires à la planification et à l'évaluation des politiques et des programmes.

Les données sur Sommaire du système national de surveillance des maladies chroniques 1999-2009 sont maintenant disponibles sur données ouvertesLien externe.