Narrateur
Le gouvernement du Canada et l’industrie alimentaire maintiennent des normes élevées pour les pratiques de salubrité des aliments. Toutefois, aucun système n’est parfait et des éclosions de maladies entériques surviennent encore de temps à autre.
Narrateur
Des enquêtes réalisées par des épidémiologistes et des laboratoires sont nécessaires pour la détection des éclosions.
Narrateur
Des spécialistes de laboratoire et de la surveillance détectent les éclosions au moyen de divers réseaux de surveillance.
Matthew Gilmour, PhD, Directeur, Bactériologie et maladies entériques, Agence de la santé publique du Canada
PulseNet Canada est un système national utilisé pour détecter rapidement les éclosions de maladies d’origine alimentaire et y réagir rapidement.
Matthew Gilmour, PhD, Directeur, Bactériologie et maladies entériques, Agence de la santé publique du Canada
Il s’agit d’un réseau virtuel qui relie les laboratoires de santé publique de toutes les provinces en connectant leurs ordinateurs à une base de données centrale contenant les empreintes génétiques des bactéries. C’est de cette façon qu’il est possible de détecter les éclosions et d’en assurer le suivi partout au pays.
Narrateur
Les spécialistes de laboratoire ont aussi accès au Réseau canadien de renseignements sur la santé publique, qui contribue à l’échange d’information et à la coordination de l’intervention de santé publique.
Narrateur
Tout comme les gens sont génétiquement différents les uns des autres, des différences génétiques existent aussi chez les bactéries. Le Laboratoire national de microbiologie utilise une technologie de pointe appelée EGCP pour obtenir une « empreinte génétique » des échantillons de bactéries prélevés chez les personnes malades.
Matthew Gilmour, PhD, Directeur, Bactériologie et maladies entériques, Agence de la santé publique du Canada
Pour prélever l’empreinte génétique d’une bactérie pathogène, nous devons d’abord couper son ADN en plusieurs fragments. Les fragments d’ADN sont ensuite placés sur un gel fabriqué à partir d’algues qui ressemble à une gélatine très ferme.
Matthew Gilmour, PhD, Directeur, Bactériologie et maladies entériques, Agence de la santé publique du Canada
Un courant électrique traverse le gel, ce qui entraîne une séparation des fragments en fonction de leur longueur. Cet arrangement par longueur des fragments d’ADN ressemble à un code-barres et constitue l’empreinte d’EGCP.
Narrateur
Le laboratoire compare les empreintes d’EGCP pour déterminer s’il pourrait avoir un lien entre les cas de maladie.
Matthew Gilmour, PhD, Directeur, Bactériologie et maladies entériques, Agence de la santé publique du Canada
Si des échantillons différents ont une empreinte identique, il est POSSIBLE que les infections aient été causées par un même aliment. Si des bactéries provenant d’un échantillon d’aliment suspect génèrent la même empreinte lorsqu’elles sont soumises à ce test, il est bien possible qu’il s’agisse de la source de l’éclosion.
Narrateur
Les laboratoires provinciaux et fédéraux qui font partie du réseau PulseNet Canada réalisent des tests d’empreintes d’EGCP partout au pays.
Narrateur
Grâce à l’échange en temps réel de résultats provenant des échantillons prélevés chez les humains et les aliments au moyen de la base de données de PulseNet Canada à des fins d’analyse et de comparaison, il est possible de détecter rapidement une éclosion n’importe où au pays.
Narrateur
Pour détecter les éclosions et y réagir, les laboratoires et les épidémiologistes de partout au pays surveillent les résultats publiés sur le babillard en ligne de PulseNet Canada et font part des tendances qu’ils observent.
Narrateur
Pour obtenir de plus amples renseignements ou des mises à jour, veuillez consulter notre site Web à l’adresse www.salubritedesaliments.gc.ca
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Un message du gouvernement du Canada.