Paludisme: Vous partez en voyage cet hiver?
Diffusion : 12 décembre 2011
Conseils de santé aux voyageurs
La saison hivernale est une période où les Canadiens et Canadiennes prévoient se rendre dans des régions touristiques populaires ou rentrer chez eux pour visiter des amis ou de la famille dans des régions où il peut y avoir un risque de paludisme.
L'Agence de la santé publique du Canada (ASPC) rappelle aux voyageurs que le paludisme se transmet dans plus de 100 pays tropicaux et subtropicaux dans le monde.
Tous les voyageurs courent un risque s’ils voyagent dans un pays où le paludisme est présent.
Le paludisme est une maladie grave et parfois mortelle. Elle est causée par un parasite qui se transmet à l’humain par des moustiques infectés. Une des espèces de parasites qui causent le paludisme, Plasmodium falciparum, peut rendre les personnes infectées très malades et même entraîner leur décès. Il n’existe aucun vaccin contre le paludisme.
Réduisez votre risque de contracter le paludisme en suivant les recommandations pour les voyageurs de l’ASPC.
Où la paludisme constitue-t-elle une préoccupation?
- Dans le monde, plus de 100 pays et régions présentent un risque de transmission du paludisme.
- Le risque peut varier selon la saison (des pluies/sèche), la région (rurale/urbaine) et l’altitude
- Si vous vous rendez dans l’une de ces régions suivantes, vous pourriez être à risque de contracter le paludisme :
- la majeure partie de l’Afrique subsaharienne et certaines régions d’Afrique du Nord (la plupart des cas de paludisme et des décès attribuables à la maladie surviennent en Afrique subsaharienne);
- de vastes régions d’Asie du Sud et du Sud-Est, et certaines régions d’Asie orientale;
- certaines régions d’Amérique du Sud et d’Amérique centrale, de même que certaines régions des Caraïbes, y compris certaines parties du Mexique, la République dominicaine et Haïti;
- certaines régions du Moyen‑Orient, ainsi que certaines régions d’Europe
- Papouasie‑Nouvelle‑Guinée et certaines régions des autres petites îles en Océanie.
Le tableau suivant présente les régions où il y a risque de paludisme parmi les destinations touristiques populaires auprès des Canadiens :
| Pays où il existe un risque de paludisme* parmi les 50 principales destinations** des voyageurs canadiens (autres que les États Unis) | |
|---|---|
| Pays | Risque de transmission du paludisme |
*Risque de paludisme selon : Organisation mondiale de la santé (OMS). Voyages internationaux et santé : Situation au 1er janvier 2011, Genève, OMS, 2010; Comité consultatif de la médecine tropicale et de la médecine des voyages ** Les 50 destinations principales parmi les voyageurs canadiens selon : Statistique Canada [Caractéristiques des voyageurs internationaux : données provenant des services douaniers] à la demande de l’Agence de la santé publique du Canada, 2010. |
|
| Afrique du Sud | Risque dans certaines provinces de l’est du pays, dont le parc national Kruger; risque absent dans les grandes villes. |
| Argentine | Risque faible dans les régions rurales le long de la frontière de la Bolivie et de celle du Paraguay. |
| Bahamas | Risque dans l’île Great Exuma seulement. |
| Brésil | Risque modéré à élevé dans certaines régions du pays. |
| Chine (continentale) | Le risque est variable dans certaines parties du pays et pendant certaines saisons; il n’existe aucun risque en zone urbaine. |
| Corée du Sud | Risque faible dans les régions rurales du nord. |
| Costa Rica | Il existe un risque dans la province de Limón, principalement dans le canton de Matina. Aucun risque dans la ville de Puerto Limón et risque nul ou faible dans les autres cantons du pays. |
| Équateur | Le paludisme est présent au-dessous de 1 500 m d’altitude. Le risque est modéré dans les provinces côtières. Il n’existe aucun risque à Guayaquil, à Quito et dans les autres villes de la région inter-andine. |
| Grèce | Il existe un risque très faible dans les villages de la région du delta de l’Eurotas, dans le district de la Laconie. Il n’existe aucun risque dans les régions touristiques. |
| Guatemala | Risque à moins de 1 500 m d’altitude et risque variable dans certaines régions du pays; aucun risque à Guatemala City, à Antigua ni au lac Atitlán. |
| Inde | Risque dans l’ensemble du pays, tout au long de l’année, à une altitude inférieure à 2 000 m. |
| Jamaïque | Risque très faible dans la région de Kingston seulement. |
| Malaisie | Risque variable dans les zones rurales du pays. Risque nul en milieu urbain et dans les régions côtières. |
| Mexique | Risque dans certaines zones rurales peu visitées par les voyageurs. Risque nul le long de la frontière États‑Unis-Mexique et dans les principaux centres de villégiature le long de la côte du Pacifique et de celle du golfe du Mexique. |
| Philippines | Risque en milieu rural et dans les îles à moins de 600 m d’altitude, à l’exception de plusieurs provinces. Risque nul à Manille et dans d’autres villes. |
| Pérou | Il existe un risque tout au long de l’année dans les régions rurales au-dessous de 2 000 m d’altitude. Ayacucho, Junín, Loreto, Madre de Dios, Piura, San Martín et Tumbes comptent parmi les régions les plus à risque. |
| République dominicaine | Risque maximal dans les provinces ayant une frontière commune avec Haïti, risque faible ou nul dans les autres régions du pays. |
| Thaïlande | Risque dans les régions rurales à la frontière du Cambodge, du Laos et du Myanmar (Birmanie). Risque nul dans les villes (Bangkok, Chiang Mai, Pattaya) et dans les principaux centres de villégiature de l’île de Phuket. |
| Turquie | Risque limité à la partie sud-est du pays. Aucun risque dans les principales régions touristiques de l’ouest et du sud-ouest du pays. |
| Pays où il n’existe aucun risque de paludisme* parmi les 50 principales destinations** des voyageurs canadiens (autres que les ÉtatsUnis) | |
| Allemagne, Antilles néerlandaises, Australie, Autriche, Barbade, Belgique, Bermudes, Croatie, Cuba, Égypte, Espagne, Danemark, France, Hong Kong, Hongrie, Irlande, Israël, Italie, Japon, Norvège, Nouvelle Zélande, Pays-Bas, Porto Rico, Portugal, République tchèque, Royaume-Uni, Singapour, Suède, Suisse, Taïwan, Trinité et Tobago | |
Une liste complète des pays
et une carte des régions où il y a transmission du paludisme
sont disponibles sur le site Web de l’Organisation mondiale de la Santé (en anglais seulement).
Recommandations
Consultez un médecin, une infirmière ou un fournisseur de soins de santé ou visitez une clinique santé-voyage préférablement six semaines avant votre départ.
Il est recommandé que les voyageurs :
- Se protègent contre les piqûres de moustiques
- Parlent des avantages des médicaments antipaludéens avec un fournisseur de soins de santé avant le départ.
- Discutez de votre risque avec un fournisseur de soins de santé préférablement six semaines avant votre départ afin de déterminer si vous devriez prendre un antipaludéen et lequel vous convient.
- Les antipaludéens sont très efficaces, mais ne confèrent pas une protection à 100%; les voyageurs devraient donc toujours respecter les mesures de protection pour éviter les piqûres de moustiques.
- Les antipaludéens recommandés selon la région à risque de paludisme figurent sur le site suivant :
- Comité consultatif de la médecine tropicale et de la médecine des voyages (CCMTMV) - Recommandations canadiennes pour la prévention et le traitement du paludisme (malaria) chez les voyageurs internationaux
- Organisation mondiale de la Santé (OMS) – La situation de paludisme par pays (Document PDF)

- Connaître les symptômes du paludisme et consultez un fournisseur de soins de santé s’ils se manifestent
- Consultez immédiatement un fournisseur de soins de santé si vous faites de la fièvre pendant un voyage dans un pays où il y a un risque de paludisme ou si la fièvre survient après votre retour (même après plusieurs mois).
- Dites au fournisseur de soins qui vous examine que vous avez voyagé ou que vous vivez dans une région où il y a des cas de paludisme.
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