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Mise à jour épidémiologique

Infection au virus de l’hépatite C (VHC) chez les Autochtones interrogés par le biais des trois systèmes nationaux de surveillance accrue au Canada

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Vue d’ensemble

En 2008, le taux déclaré d’infection au VHC était presque cinq fois plus élevé chez les Autochtones que chez les autres Canadiens (4,34 par 100 000 habitants contre 0,90 par 100 000 habitants, respectivement, d’après les données tirées du Système de surveillance accrue des souches de l'hépatite).

La prévalence de l’infection au VHC était deux fois plus élevée chez les jeunes Autochtones de la rue que chez leurs homologues non Autochtones (7,4 % contre 4,4 %, respectivement, d’après les données tirées du système Surveillance accrue des jeunes de la rue au Canada, SAJRC, 1999-2005).

Dans le cadre d’analyses univariées, les facteurs démographiques et sociaux associés à une infection au VHC chez les Autochtones sont:

  • Être de sexe féminin;
  • Inhaler et s’injecter de la drogue (ou des médicaments, plus précisément Dilaudid et Ritalin);
  • Emprunter du matériel d’injection (p.ex. seringue, eau, réchaud, filtre, cuillère);
  • Avoir été initié aux drogues injectées à un jeune âge;
  • Avoir des tatouages ou des perçages corporels;
  • Antécédents d’abus, de travail dans l’industrie du sexe, de prison ou de détention; et
  • Partenaires sexuels multiples.

Parmi les Autochtones s’injectant des drogues, 24 % de ceux qui présentaient des signes d’une infection antérieure ou actuelle au VHC étaient également aussi infectés par le VIH (I-Track, 2003-2005).

Chez les jeunes Autochtones de la rue positifs pour le VHC, 10 % étaient aussi infectés par le VIH (SAJRC, 1999-2005).

 

Introduction

Les infections au VHC ne sont pas répandues uniformément au sein de la population canadienne1. En effet, d’après les données disponibles, ces infections frappent plus les Autochtones du Canada que n’importe quel autre groupe ethnique dans le pays. Ce rapport présente des données sur les infections au VHC chez les Autochtones du Canada, données qui sont tirées des trois systèmes nationaux de surveillance accrue, décrie ci-dessous.

Analyses

Des tests du chi carré et des rapports de cotes non ajustés ont été utilisés afin d’évaluer la relation entre divers facteurs de risque et l’infection au VHC. Il convient de faire preuve de prudence lors de l’interprétation les facteurs liés aux infections au VHC puisque des analyses multivariées avec des rapports de cotes ajustés pour des variables de confusion n’ont pas inclus dans le présent document.

Résultats

Taux d’infections au VHC (aiguë et chronique) et facteurs de risque connexes chez les Autochtones (SSASH)

D’après les données tirées du SSASH, le taux global d’infections au VHC diagnostiquées entre 2002 et 2008 était 4,7 fois aussi élevé (intervalle de confiance [IC] à 95 % 4,1-5,4) chez les Autochtones que chez les participants avec d’autres origines ethniques. Le taux d’infections diagnostiquées du VHC chez les Autochtones était de 203 par 100 000 habitants en 2002 et de 79 par 100 000 habitants en 2008. Chez les participants avec d’autres origines ethniques, ce taux était de 36 par 100 000 habitants en 2002, alors qu’il était de 17 par 100 000 habitants en 2008 (figure 1).

  • 48,7 % des cas d’infection au VHC chez les Autochtones touchent les femmes, comparativement à 33,9 % chez les femmes d’autres origines ethniques
    (p <0,01).

Figure 1 : Taux de nouveau d’infections cas aiguës et chroniques au VHC diagnostiquées par année et par ethnie dans sept sites canadiens, SSASH, 2002-2008*

Figure 1: Taux de nouveau d’infections cas aiguës et chroniques au VHCdiagnostiquées par année et par ethnie dans sept sites canadiens, SSASH, 2002-2008

* Du 1er janvier 2002 au 30 septembre 2008

Équivalent texte

  • Comparativement aux participants d’autres origines ethniques, une plus grande proportion de participants Autochtones ont déclaré des facteurs de risque comme l’inhalation et l’injection de drogues, des pratiques de perçage corporel ou de tatouage, la cohabitation avec un partenaire porteur du VHC et la présence de plusieurs partenaires sexuels (tableau 1).

 

Tableau 1 : Facteurs de risque liés au VHC par origine ethnique, SSASH, 2002-2008
* Statistiquement significatif à p<0,05.
** HARSAH : hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes
Facteur de risque Nombre (pourcentage (%) de tous les participants)
Autochtone Autre origine ethnique Valeur p*
(n = 511) (n = 3 679)
Injection de drogues 344 (67,3 %) 1970 (53,6 %) <0,001
Inhalation de drogues 266 (52,0 %) 1610 (43,8 %) <0,001
Transfusion sanguine/administration de produits sanguins 107 (20,9 %) 724 (19,7 %) 0,50
Hémodialyse* 1 (0,20 %) 19 (0,5 %) 0,32
Exposition professionnelle à du sang 37 (7,2 %) 310 (8,4 %) 0,36
Acupuncture 24 (4,7 %) 369 (10,0 %) <0,001
Perçage corporel 192 (37,6 %) 1204 (32,7 %) 0,049
Tatouage 223 (43,6 %) 1 222 (33,2 %) <0,001
Intervention chirurgicale 298 (58,3 %) 2415 (65,6 %) <0,001
HARSAH** 17 (3,3 %) 159 (4,3 %) 0,29
Plusieurs partenaires sexuels 313 (61,3 %) 1930 (52,5 %) <0,001
Porteur du VHC à la maison 186 (36,4 %) 925 (25,1 %) <0,001

 

  • On a constaté des différences importantes au niveau des comportements à risque entre les utilisateurs de drogues par injection (UDI) d’origine Autochtone positifs pour le VHC (I-Track, tableau 2) et leurs homologues d’autres origines ethniques. Comparativement aux participants d’autres origines ethniques, les participants Autochtones à I-Track ont déclaré avoir eu moins souvent recours à un programme d’échange de seringues (PES), ne pas avoir utilisé un condom lors du plus récent rapport sexuel, avoir emprunté plus souvent du matériel d’injection, avoir consommé des drogues par injection pour la première fois à un plus jeune âge. Toutefois, les participants d’autres origines ethniques ont été plus nombreux à emprunter des aiguilles, à déclarer avoir travaillé dans l’industrie du sexe (répondantes seulement) et à avoir eu des rapports sexuels avec des hommes (répondants masculins seulement).

 

Tableau 2 : Facteurs de risque d’infections au VHC chez les utilisateurs de drogues par injection positifs$ pour le VHC, par origine ethnique, phase 1 d’I-Track, 2003-2005
$ Le test de dépistage du VHC a été effectué à l’aide du test immunoenzymatique (EIA) Ortho® HCV, version 3.0. Les échantillons dont les résultats étaient positifs n’ont pas fait l’objet d’un test de confirmation. Un résultat positif indique une infection au VHC actuelle ou antérieure et ne fait pas de discrimination avec les cas aiguës et chroniques, qu’elle soit résolue ou non.
* Les dénominateurs peuvent varier selon le facteur de risque (en raison de données manquantes). Si la différence est considérable par rapport aux données figurant dans les en-têtes de colonne, les dénominateurs sont indiqués dans les notes de bas de page.
** Statistiquement significatif à p<0,05.
^ PES = programme d'échange de syringues.
*** Ensemble des participants. Il faut noter que les effets sont légèrement différent par sexe, mais ils n’en demeurent pas moins importants (ne figurent pas dans le tableau).
† Le matériel d’injection comprend de l’eau, des filtres et des réchauds.
‡ Dénominateurs = 197 Autochtones, 273 participants d’autres origines ethniques, y compris les femmes ayant eu des clients masculins seulement.
†† Dénominateurs = 432 Autochtones, 1014 participants d’autres origines ethniques.
‡‡ HARSAH = hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes; dénominateurs = 258 Autochtones, 1010 participants d’autres origines ethniques.
§ FARSAF = femmes ayant des relations sexuelles avec d’autres femmes.
§§ Dénominateurs = 372 Autochtones, 728 participants d’autres origines ethniques.
Facteur de risque Nombre (pourcentage (%) de tous les participants) Valeur p**
Autochtone Autre origine ethnique
(n = 489) (n = 1349)
Fréquence des injections >1-2 fois par semaine 339 (69,6  %) 918 (68,5 %) 0,64
Participation à un PES^ 419 (88,4 %) 1274 (95,0  %) <0,001
Âge à la première injection <16 ans*** 107 (21,9 %) 218 (16,2  %) 0,004
Emprunt d’aiguilles usagées au cours des six derniers mois 72 (14,9 %) 343 (25,8 %) <0,001
Emprunt de matériel d'injection usagé au cours des six derniers mois† 164 (34,0 %) 383 (28,7  %) 0,028
Incarcération dans une prison au cours des six derniers mois 82 (16,8 %) 213 (15,8  %) 0,60
Commerce du sexe (femmes seulement‡) 57 (28,9  %) 123 (45,1  %) <0,001
Commerce du sexe (hommes et femmes††) 68 (15,7 %) 190 (18,7  %) 0,17
HARSAH (hommes seulement‡‡) 15 (5,8  %) 103 (10,2 %) 0,033
FARSAF (femmes seulement§) 23 (10,4 %) 52 (16,2  %) 0,057
Utilisation d’un condom lors du dernier rapport sexuel§§ 141 (37,9 %) 347 (47,7  %) 0,002
Plusieurs partenaires sexuels au cours des six derniers mois 205 (42,5 %) 559 (41,6 %) 0,11

 

  • Parmi les participants infectés par le VHC, la distribution des facteurs de risque était peu différente entre les jeunes Autochtones de la rue et les jeunes d’autres origines ethniques (tableau 3). Un cas d’exception est noté pour le perçage corporel. Il faut toutefois faire preuve de prudence lors de l’interprétation des données car les échantillons sont de petite taille.

 

Tableau 3 : Facteurs de risque d’infections chez les jeunes Autochtones de la rue et les jeunes d’autres origines ethniques pour le VHC séropositifs, SAJRC,
1999-2005
* Statistiquement significatif à p <0,05. ** Inclue les individus qui ont consommés des drogues par injection seulement une fois. *** HARSAH = hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes
Facteur de risque Nombre (pourcentage (%) de tous les participants)
Autochtone Autre origine ethnique Valeur p*
N = 114 N = 85
n (N)  % n (N)  %
Injection de drogues** 102 (114) 69,3 73 (85) 58,8 0,44
Emprunt de matériel d’injection 33 (72) 45,8 29 (50) 58,0 0,19
Injection de drogues par d’autres personnes 55 (59) 93,2 34 (37) 91,9 0,81
Perçage corporel 68 (91) 74,7 51 (57) 89,5 0,03
Tatouage 63 (95) 66,3 44 (59) 74,6 0,28
HARSAH*** 10 (48) 20,8 17 (58) 29,3 0,32
Prison/centre de détention pour jeunes 101 (114) 88,6 68 (84) 81,0 0,13

 

Association entre le risque d’infection au VHC et certains pratiques d’injection chez les utilisateurs de drogues par injection d’origine Autochtone (I-Track )

  • La prévalence à vie du VHC chez les UDI était de 65,8  % chez les Autochtones et de 64,9 % chez les participants avec d’autres origines ethniques.
  • 24 % UDI Autochtones séropositif pour le VHC étaient également séropositif pour le VIH, comparativement à 22,1 % des UDI avec d’autres origines ethniques (cette différence n’était pas statistiquement significative).
  • Les pratiques de consommation de drogues chez les UDI Autochtones séropositifs pour le VHC ont inclus l’initiation aux drogues par injection avant l’âge de 16 ans et la consommation de ces drogues plus de deux fois par semaine (tableau 4). Ces pratiques étaient semblables à celles de leurs homologues possédant d’autres origines ethniques (données non montrées).

 

Tableau 4 : Association entre le risque d’infection au VHC et certaines pratiques d’injection chez les UDI Autochtones, phase 1 d’I-Track, 2003-2005
* Statistiquement significatif à p<0,05
** RC non ajusté (IC à 95 %) = Rapport de cotes non ajusté (intervalle de confiance à 95 %)
Variable Total
(n = 743)
VHC +
(n = 489)
RC non ajusté
(IC à 95 %)**
Valeur p*
Âge à la première injection
Moins de 16 ans 138 107 (77,5 %) Catégorie de référence  
16 ans et plus 605 382 (63,1 %) 0,5 (0,3-0,8) 0,001
Fréquence des injections au cours du dernier mois
Parfois ou jamais 267 149 (55,8 %) Catégorie de référence <0,001
Régulièrement, plus de 2 fois par semaine 474 339 (71,5 %) 2,0 (1,5-2,7)  
Emprunt d’aiguilles usagées au cours des six derniers mois
Non 636 411 (64,6 %) Catégorie de référence  
Oui 96 72 (75,0 %) 1,6 (1,0-2,7) 0,047
Emprunt de matériel d'injection usagé au cours des six derniers mois
Non 481 319 (66,3 %) Catégorie de référence  
Oui 251 164 (65,3 %) 0,96 (0,7-1,3) 0,79

 

Facteurs de risque associés à une infection au VHC chez les jeunes Autochtones de la rue (SAJRC)

  • Entre 1999 et 2005, la prévalence de l’infection au VHC chez les jeunes Autochtones de la rue atteignait 7,4 %, comparativement à 2,8 % chez les jeunes de la rue d’autres origines ethniques (p<0,05). La prévalence globale de l’infection au VHC pour l’ensemble des participants au SAJRC s’établissait à 4,4 %. 
  • La prévalence de l’infection au VHC était 1,7 fois plus élevée chez les jeunes femmes Autochtones de la rue que chez leurs homologues masculins, ainsi que 4,2 fois plus élevée chez les jeunes de cette catégorie âgés de 20 à 24 ans que chez les jeunes de 15 à 19 ans.
  • Parmi les jeunes Autochtones de la rue positifs pour le VHC, 10 % étaient co-infectés par le VIH, et plus de 97 % avaient déjà reçu un diagnostic d’une autre infection transmise sexuellement.
  • Environ 27 % des jeunes Autochtones de la rue ont déclaré avoir utilisé des drogues par injection; cette pratique constitue le facteur prédictif indépendant le plus déterminant d’une infection au VHC (tableau 5).

 

Tableau 5 : Facteurs de risque d’infection au VHC chez les jeunes Autochtones de la rue, SAJRC, 1999-2005
* Statistiquement significatif à p <0,05. ** Chez les sujets qui se sont injectés de la drogue plusieurs fois. *** RC non ajusté (IC à 95 %) = Rapport de cotes non ajusté (intervalle de confiance à 95 %).
Variable Total
(n = 1523)
VHC +
(n = 113)
RC non ajusté (IC à 95 %)*** Valeur p*
Utilisation de drogues autres que par injection
Non 44 1 (2,3 %) S.O. 0,2
Oui 1479 112 (7,8 %)    
Utilisation de drogues par injection
Non 1141 12 (1,1 %) Catégorie de référence <0,001
Oui 376 101 (26,7 %) 34,6 (18,7-63,8)  
Injection de cocaïne au cours des trois derniers mois**
Non 132 36 (27,3 %) Catégorie de référence <0,001
Oui 90 46 (51,1 %) 2,8 (1,6-4,9)  
Injection de morphine au cours des trois derniers mois**
Non 136 40 (29,4  %) Catégorie de référence 0,004
Oui 86 42 (48,8 %) 2,3 (1,3-4,0)  
Utilisation systématique d’aiguilles ou de matériel d’injection non souillés**
Non 51 28 (54,9 %) 2,1 (1,1-4,1) 0,03
Oui 120 44 (36,7 %) Catégorie de référence  

 

Discussion

D’après les données de surveillance disponibles, il semble que le taux d’infections au VHC soit demeuré presque cinq fois plus élevé chez les Autochtones du Canada que chez les sujets d’autres origines ethniques, et ce, même s’il n’a pas augmenté. Les facteurs de risque bien établis, comme l’utilisation d’aiguilles ou de matériel d’injection souillés, demeurent associés à la transmission du VHC et constituent les facteurs prédictifs les plus déterminants d’une infection au VHC dans le cadre d’études transversales, sans égard à l’origine ethnique parmi les participants du SSASH, I-Track et SAJRC.

Les cas d’infection au VHC chez les Autochtones sont nettement plus nombreux chez les femmes que chez les hommes, contrairement à la tendance canadienne se dégageant des données nationales de surveillance. En 2008, le taux d’infection au VHC chez les hommes étaient presque deux fois plus nombreux que chez les femmes (46,1 par 100 000 habitants contre 25,8 par 100 000 habitants, respectivement)4. Cette différence mérite une attention particulière dans une prochaine étude.

Il sera important d’élargir la vulnérabilité à une infection au VHC à un contexte de santé mentale, émotionnelle, physique, et spirituelle, ainsi qu’à un contexte socio-économique plus général. L’accès à des services de logement et d’éducation et le fait de toucher un revenu influencent la prévalence de la maladie, tout comme les mauvais traitements et la négligence pendant l’enfance. On a également associé l’instabilité socio-économique à l’initiation de l’utilisation des drogues par injection, ce qui augmente le risque de maladies infectieuses5. Pour bien comprendre la question des infections au VHC, il faut bien comprendre les facteurs indirects menant à ce type d’infection. Il convient également d’adopter une approche multisectorielle pour se pencher sur le problème des infections au VHC chez les Autochtones et au sein d’autres communautés canadiennes.

Sources de données

Système de surveillance accrue des souches de l'hépatite (SSASH) : Le SSASH est un système de surveillance sentinelle multicentrique qui recueille de l’information sur les personnes ayant récemment reçu un diagnostic d’infection au VHC, bien au-delà de l’information obtenue par une surveillance routinière. Comme le SSASH a recours à une définition de cas pour les infections aiguës, il est possible d’évaluer l’incidence de l’infection au VHC. De plus, le SSASH recueille de l’information pouvant servir à évaluer les facteurs de risque associés à la transmission du VHC. Ce rapport présente des données sur les nouveaux cas d’infection aiguës et chroniques au VHC ayant été recueillies de janvier 2002 à septembre 2008 dans neuf sites à travers le Canada. La population couverte par le SSASH représente environ 33,5 % de la population canadienne (c.-à-d. 10,5 millions d’habitants). La méthodologie utilisée dans le SSASH a été décrite antérieurement1.

I-Track :  I-Track est un système multicentrique de surveillance accrue des changements liés aux pratiques et aux habitudes de consommation et d’injection de drogues, aux comportements sexuels à risque, à la prévalence du VIH et du VHC. Le système contient également de l’information sur comportement des utilisateurs de drogues par injection (UDI) à l’égard du dépistage du VIH et du VHC. Les renseignements présentés portent sur les jeunes UDI et sont fondés sur des données recueillies au cours de la phase 1 d’I-Track (octobre 2003 à mai 2005). Les 3 031 participants issus de la cohorte de la phase 1 provenaient de Victoria, d’Edmonton, de Régina, de Winnipeg, de Sudbury et de Toronto, ainsi que des sites du réseau SurvUDI (Abitibi-Témiscamingue, Estrie, Mauricie/Centre du Québec, Montérégie, Montréal, Ottawa, Outaouais, Québec, Saguenay/Lac St-Jean)2.

Surveillance accrue des jeunes de la rue au Canada (SAJRC) : SAJRC est un système de surveillance accrue multicentrique qui est utilisé pour estimer la prévalence des infections transmises sexuellement et par le sang (ITSS), des comportements à risque, des comportements en regard du dépistage, et des facteurs socio-économiques associés aux ITSS chez les jeunes Canadiens de la rue. Les renseignements présentés dans ce rapport sont fondés sur les données recueillies de 1999 à 2005, période au cours de laquelle 6 053 jeunes de la rue provenant de Vancouver, d’Edmonton, de Saskatoon, de Winnipeg, de Toronto, d’Ottawa et d’Halifax ont été recrutés3.

Remerciements

Le Système de surveillance accrue des souches de l’hépatite (SSASH) est le fruit de la collaboration entre le Centre de la lutte contre les maladies transmissibles et les infections, l’Agence de la santé publique du Canada, les autorités sanitaires provinciales/territoriales et locales, et des organismes communautaires des centres participants de tout le Canada. La coordination est assurée par la Division de l’hémovigilance et des infections acquises en milieu de soins de santé. Nous tenons à remercier les collaborateurs de chaque centre de leur participation au SSASH.

Le système I-Track est le produit résultant de la collaboration entre l’Agence de la santé publique du Canada et des chercheurs, des autorités sanitaires provinciales et locales et des organismes communautaires des centres participants de tout le pays. La coordination est assurée par la Division de la surveillance et de l’évaluation des risques, et les tests de dépistage du VHC et du VIH sont réalisés aux Laboratoires nationaux du VIH et de rétrovirologie. Nous tenons à remercier tout particulièrement les participants à l’enquête I-Track. Pour obtenir d’autres renseignements sur I-Track, veuillez vous reporter à l’adresse Web suivante : http://www.phac-aspc.gc.ca/aids-sida/about/itrack-fra.php.

Le système Surveillance accrue des jeunes de la rue au Canada (SAJRC) est le produit résultant de la collaboration entre l’Agence de la santé publique du Canada et des chercheurs, des autorités sanitaires provinciales et locales et des organismes communautaires des centres participants de tout le pays. La coordination est assurée par la Division des infections acquises dans la collectivité, et les tests de dépistage d’ITSS sont réalisés dans des laboratoires locaux et aux Laboratoires nationaux du VIH et de rétrovirologie. Pour obtenir le nom des organismes et des personnes qui participent à la SAJRC, veuillez consulter le site Web de l’ASPC à l'adresse suivante : http://www.phac-aspc.gc.ca/sti-its-surv-epi/youth-jeunes-fra.php. Nous désirons remercier tout spécialement les jeunes de la rue qui ont bien voulu prendre part à l’étude de SAJRC.

Références

1 Zou S, Zhang J, Tepper M et al. Enhanced surveillance of acute hepatitis B and C in four health regions in Canada, 1998 to 1999. Can J Infect Dis 201;12(6):357-63.

2 Agence de la santé publique du Canada. Surveillance améliorée des comportements à risque chez les utilisateurs de drogues injectables au Canada. Accessible sur Internet : http://www.phac-aspc.gc.ca/i-track/sr-re-1/index-fra.php.

3 Agence de la santé publique du Canada. Les jeunes de la rue au Canada : Constatations découlant de la surveillance accrue des jeunes de la rue au Canada, 1999-2003. Accessible sur Internet : http://www.phac-aspc.gc.ca/sti-its-surv-epi/youth-jeunes-fra.php.

4 Agence de la santé publique du Canada. Cas déclarés et taux d’hépatite C au Canada selon le groupe d’âge et le sexe, 2008. Accessible sur Internet : http://www.phac-aspc.gc.ca/sti-its-surv-epi/hepc/hepc-fra.php.

5 Rhodes T, Treloar C. The social production of hepatitis C risk among injecting drug users: a qualitative synthesis. Addiction 2008,103:1593-1603.

Pour obtenir de plus amples renseignements sur l’hépatite C

Section de la surveillance et de l’épidémiologie des ITS et de l’hépatite C
Division des infections acquises dans la collectivité
Centre de la lutte contre les maladies transmissibles et les infections
Direction de la prévention et contrôle des maladies infectieuses
L’Agence de la santé publique du Canada
Pré Tunney
Indice de l’adresse : 0603B
Ottawa (Ontario)  K1A 0K9
Tél. : 613-941-6338
Téléc. : 613-941-9813