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Lignes directrices canadiennes sur les infections transmissibles sexuellement

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En 2013, le chapitre Infections gonococciques a été révisé en réponse à l'émergence d'une résistance aux antimicrobiens. Par conséquent, ce chapitre exige également des mises à jour. Une déclaration supplémentaire a été élaborée pour mettre en évidence les principaux changements dans le diagnostic, la prise en charge et le suivi du chapitre Pertes vaginales jusqu'à ce qu'une version entièrement révisée du chapitre soit disponible. Cette déclaration supplémentaire devrait être utilisée en conjonction avec le chapitre 2010 afin d'assurer que les recommandations les plus récentes soient mises en œuvre dans votre pratique.

Déclaration supplémentaire

Section 4 - Prise en charge et traitement de syndromes spécifiques

Pertes vaginales (vaginose bactérienne, candidose vulvo-vaginale, trichomonase)

Étiologie

  • Les trois infections le plus souvent associées aux pertes vaginales chez les femmes adultes sont :
    • la vaginose bactérienne (VB);
    • la candidose vulvo-vaginale (CVV);
    • la trichomonase.
  • Les pertes vaginales peuvent parfois être causées par une cervicite attribuable à Neisseria gonorrhœae ou à Chlamydia trachomatis.
  • Parmi les causes non infectieuses des pertes vaginales, notons :
    • des sécrétions physiologiques excessives;
    • une vaginite inflammatoire desquamative;
    • une vaginite atrophique (faibles pertes);
    • des corps étrangers.
  • Il faut également envisager les causes non infectieuses du prurit vulvo-vaginal sans pertes vaginales, soit :
    • les agents irritants ou une dermatite allergique (p. ex., latex, savons, parfums);
    • les affections cutanées, par exemple :
      • le lichen scléreux (qui peut augmenter le risque de cancer de la vulve);
      • l’hyperplasie des cellules squameuses;
      • le lichen plan;
      • le psoriasis.
Vaginose bactérienne
  • La vaginose bactérienne est la cause la plus fréquente de pertes vaginales.
  • Elle est caractérisée par un surcroît de micro-organismes (p. ex., Gardenerella, Prevotella, Mobiluncus spp) et une déplétion de la flore de lactobacilles dans les voies génitales.
  • Elle n’est habituellement pas considérée transmise sexuellement.
Candidose vulvo-vaginale
  • Près de 90 % des cas sont causés par Candida albicans, les autres étant causés par d’autres espèces de Candida (p. ex., C. glabrata) ou par Saccharomyces cerevisiæ.
  • Elle n’est habituellement pas considérée transmise sexuellement.
Trichomonase
  • Elle est causée par Trichomonas vaginalis, un protozoaire.
  • C’est une infection transmissible sexuellement.

Épidémiologie

  • Les troubles vaginaux, fréquents en soins primaires, font partie des raisons les plus communes d’une consultation gynécologique.
Vaginose bactérienne
  • La prévalence a été estimée entre 10 et 30 % chez les femmes enceintes et à 10 % des patientes consultant un médecin de familleNote de bas de page 1,Note de bas de page 2.
  • Pendant la grossesse, la vaginose bactérienne est associée à la rupture prématurée des membranes, à une chorioamnionite, au travail avant-terme, à la naissance prématurée et à l’endométrite postcésarienneNote de bas de page 3.
  • La présence de la VB pendant une intervention effractive comme la pose d’un stérilet, une biopsie endométriale ou un curetage utérin, a été associée à une atteinte inflammatoire pelvienne post-intervention et à une cellulite du dôme vaginalNote de bas de page 4,Note de bas de page 5.
  • La présence de la VB est associée à un risque accru d’acquisition du VIHNote de bas de page 6,Note de bas de page 7.
Candidose vulvo-vaginale
  • Près de 75 % des femmes présentent au moins un épisode de CVV durant leur vie et 5 à 10 % des femmes en présenteront plus d’unNote de bas de page 8.
  • L’incidence de la CVV récurrente (au moins quatre épisodes symptomatiques de CVV par an) a été estimée à 5 % chez les femmes en âge de procréerNote de bas de page 8.
  • Parmi les femmes atteintes du VIH, les faibles numérations de CD4 et les charges virales élevées ont été associées à une colonisation persistante de Candida et à une incidence accrue de CVVNote de bas de page 9Note de bas de page 12.
Trichomonase
  • La prévalence de la trichomonase n’a pas été bien déterminée. Dans le cadre d’une étude menée dans une clinique des infections transmissibles sexuellement (ITS) aux États-Unis, la prévalence de la trichomonase a été estimée entre 10 et 35 %, mais ces données sont peu susceptibles d’être généralisablesNote de bas de page 13. Parmi les hommes consultant des cliniques ITS, la prévalence a été estimée entre 3 et 20 %Note de bas de page 13.
  • La trichomonase est associée à un risque accru d’acquisition et de transmission du VIH chez les femmesNote de bas de page 13Note de bas de page 15.

Prévention et contrôle

  • Les facteurs prédisposant à la VB et à la CVV sont présentés au tableau 1.
  • La trichomonase, qui est transmise sexuellement, peut être prévenue en pratiquant les pratiques sexuelles plus sécuritaires.

Manifestations et diagnostic

  • Les signes et symptômes associés à ces infections ne sont pas spécifiques (voir le tableau 1).
  • Le diagnostic définitif ne peut être posé qu’après avoir obtenu les résultats aux analyses de laboratoireNote de bas de page 16.
Tableau 1. Caractéristiques diagnostiques et diagnostic en laboratoire
  Vaginose bactérienne Candidose Trichomonase
PN
leucocytes polynucléaire
Tableau 1 - Note en bas de page *
Clue cells = Cellules épithéliales recouvertes de coccobacilles
Tableau 1 - Note en bas de page
Le test par mise en culture est plus sensible que l’examen microscopique pour la détection de T. vaginalis.
Transmission sexuelle
  • Elle n’est habituellement pas considérée comme transmise sexuellement
  • Elle n’est habituellement pas considérée comme transmise sexuellement
  • Transmise sexuellement
Facteurs prédisposants
  • Souvent absents
  • Plus fréquent si la personne est active sexuellement
  • Nouveau partenaire sexuel
  • Emploi d’un stérilet
  • Souvent absents
  • Plus fréquent si la personne est active sexuellement
  • Usage courant ou récent d’antibiotiques
  • Grossesse
  • Corticostéroïdes
  • Diabète mal maîtrisé
  • Immunodépression
  • Partenaires multiples
Symptômes
  • Pertes vaginales
  • Odeur de poisson
  • Asymptomatique dans 50 % des cas
  • Pertes vaginales
  • Picotements
  • Dysurie externe
  • Dyspareunie superficielle
  • Asymptomatique dans autant que 20 % des cas
  • Pertes vaginales
  • Picotements
  • Dysurie
  • Asymptomatique dans 10 à 50 % des cas
Signes
  • Pertes abondantes, fines, blanches ou grises
  • Pertes blanches, en grains ou en mottes
  • Érythème et œdème du vagin et de la vulve
  • Pertes beiges ou jaunes, écumeuses
  • Érythème de la vulve et du col de l’utérus (col piqueté vasculaire rouge ou « col en fraise »)
pH vaginal
  • > 4,5
  • < 4,5
  • > 4,5
Préparation à l’état frais
  • Levure bourgeonnante
  • Filaments pseudo mycéliens
Coloration de Gram
  • PN
  • Levure bourgeonnante
  • Filaments pseudo- mycéliens
  • PN
  • Trichomonas
Odeur d’amine
  • Positive
  • Négative
  • Négative
Traitement privilégié (voir les tableaux 3 à Tableau 9)
  • Métronidazole
  • Clindamycine
  • Antifongiques
  • Métronidazole
  • Traiter le partenaire
Prélèvement d’échantillons
  • Procéder à un examen au spéculum.
  • Exclure la cervicite.
  • Prélever un échantillon de sécrétions de la paroi vaginale afin de l’analyser au microscope (si l’examen microscopique n’est pas possible sur place, voir la figure 1 pour la prise en charge syndromique).
  • Bien qu’elle ne constitue pas un test sensible, la coloration de Gram peut guider le diagnostic de la cervicite muco-purulente (CMP) et de la gonorrhée chez les femmes symptomatiques.
  • L’obtention de résultats négatifs avec une préparation à l’état frais ne permet pas d’exclure une origine infectieuse de la vaginite.
  • Une culture est rarement requise dans les cas de vaginite aiguë.
Tableau 2. Prélèvement d’échantillons
Test Directives Résultat normal
Tableau 2 - Note en bas de page *
Tandis que le KOH détruit les débris cellulaires et permet de déceler plus clairement les levures et les hyphes, il détruit également les cellules épithéliales dans les « clue cells », lesquelles sont nécessaires pour diagnostiquer la VB, et lyse les Trichomonas. La solution saline est donc nécessaire en cas de vaginite.
Tableau 2 - Note en bas de page
Clue cells = Cellules épithéliales recouvertes de coccobacilles
Test de pH
  • Utiliser du papier pH à intervalle de résultats étroit.
pH ≤ 4,5
Préparation à l’état frais
  • Placer une goutte de sécrétions vaginales sur une lame; la mélanger avec une goutte de solution saline à 0,9 %Tableau 2 - Note en bas de page*; recouvrir d’une lamelle; examiner immédiatement au microscope à faible et à fort grossissement.
  • Vérifier la présence de leucocytes, de “clue cells”Tableau 2 - Note en bas de page, de lactobacilles, de levures et de trichomonas.
Cellules épithéliales et globules blancs (rare)
Odeur d’amine/ préparation à l’état frais additionnée de KOH (facultatif)
  • Placer une goutte de sécrétions sur la lame; la mélanger avec une goutte de KOH à 10 %; la présence d’une odeur d’amine (de poisson) après l’application du KOH est un résultat positif; recouvrir d’une lamelle; examiner au microscope à faible et à fort grossissement.
  • Vérifier la présence de levures.
Négative
Coloration de Gram   Prédominance de grands bacilles Gram-positifs

Figure 1. Prise en charge syndromique des pertes vaginales

Lorsque l’examen microscopique sur place n’est pas disponible, se référer à l’algorithme mis au point par l’Organisation mondiale de la santé pour la prise en charge des pertes vaginalesNote de bas de page 17.

Figure 1

Équivalent textuel - Figure 1

CVV
candidose vulvo-vaginale
ITS
infection transmissible sexuellement
VB
vaginose bactérienne

Prises en considération d’autres ITS

  • En cas de trichomonase, il faut envisager la présence d’autres ITS. S’il y a lieu, d’après les facteurs de risque de la patiente et de son partenaire (et selon leur statut d’immunisation contre l’hépatite B), on pourra prélever des échantillons pour vérifier la présence des infections suivantes :
    • gonorrhée et chlamydiose;
    • syphilis;
    • VIH;
    • hépatite B.
  • Discuter le vaccin contre le VPH avec les femmes tel qu’indiqué dans le Relevé des maladies transmissibles au Canada Volume 33 • DCC-2 (2007) Comité consultatif national de l'immunisation (CCNI) Déclaration sur le vaccin contre le virus du papillome humain.

Vaginose bactérienne

Prise en charge et traitement

Tableau 3. Traitement de la vaginose bactérienne

Asymptomatique

Le traitement n’est nécessaire que dans les cas suivants :

  • grossesse à risque élevée (antécédents d’accouchement avant-terme);
  • avant la pose d’un stérilet,
  • avant une chirurgie gynécologique;
  • un avortement thérapeutique ou une manoeuvre instrumentale des voies génitales supérieures.

Symptomatique

Traitements privilégiés

  • Métronidazole, 500 mg, p.o., 2 f.p.j., pendant 7 jours
  • Gel de métronidazole à 0,75 %, 1 applicateur (5 g), 1 f.p.j., par voie intra-vaginale, pendant 5 jours
  • Crème de clindamycine à 2 %, 1 applicateur (5 g), par voie intra-vaginale, 1 f.p.j., pendant 7 jours

Autres traitements

  • Métronidazole, 2 g, p.o., en dose unique
  • Clindamycine, 300 mg, p.o., 2 f.p.j., pendant 7 jours
  • Pour le traitement au métronidazole, le schéma de 7 jours p.o. est aussi efficace que le traitement au gel pendant 5 jours (taux de guérison : de 75 à 85 %)Note de bas de page 18Note de bas de page 20. La prise d’une dose unique p.o. est également associée à un taux de guérison de 85 %, mais à un taux supérieur de récidive après un mois (35 à 50 % vs 20 à 33 %) [A-l]Note de bas de page 21.
  • Dans une étude, la crème de clindamycine était équivalente aux deux schémas de métronidazole (taux de guérison de 75 à 86 %) [A-l]Note de bas de page 20.

Remarque :

  • Les patientes ne doivent pas boire d’alcool pendant le traitement ainsi que dans les 24 heures qui suivent le traitement oral au métronidazole à cause du risque de réaction au disulfirame (Antabuse).
  • La crème à la clindamycine est à base d’huile, ce qui peut nuire à l’efficacité des condoms en latex ou des diaphragmes.
Vaginose bactérienne récurrente
  • Près de 15 à 30 % des patientes présentent une vaginose bactérienne récurrente un à trois mois après le traitementNote de bas de page 22.
  • Confirmer de nouveau le diagnostic.

Tableau 4. Traitement de la vaginose bactérienne récurrente

  • Métronidazole, 500 mg, p.o., 2 f.p.j., pendant 10 à 14 jours [B-lll]Note de bas de page 22,Note de bas de page 23
  • Gel de métronidazole à 0,75 %, un applicateur (5 g), 1 f.p.j., par voie intra-vaginale pendant 10 jours, suivi d’un traitement suppresseur au gel de métronidazole appliqué deux fois par semaine pendant 4 à 6 mois [B-lll]Note de bas de page 24

Remarque :

Les patientes ne doivent pas boire d’alcool pendant le traitement ainsi que dans les 24 heures qui suivent le traitement oral au métronidazole à cause du risque de réaction au disulfirame (Antabuse).

Déclaration des cas et notification aux partenaires
  • La vaginose bactérienne n’est pas une maladie à déclaration obligatoire.
  • Le traitement des partenaires sexuels de sexe masculin n’est pas indiqué et ne prévient pas la récurrence de l’infection.
Suivi
  • Le suivi n’est pas nécessaire à moins que la patiente soit enceinte ou que des symptômes réapparaissent.
Considérations spéciales
Grossesse
  • Pendant la grossesse, la vaginose bactérienne est associée à la rupture prématurée des membranes, à une chorioamnionite, au travail avant-terme, à la naissance prématurée et à l’endométrite postcésarienneNote de bas de page 3.
  • Le dépistage systématique de la VB pendant la grossesse n’est pas recommandé. Dans le cas de grossesse à risque élevé, les données préconisent le dépistage et le traitement entre la 12e et la 16 e semaine de grossesse (voir le chapitre « Femmes enceintes »). Cependant, les femmes enceintes présentant des symptômes devraient passer des tests et être traitées.
  • Le traitement de la VB asymptomatique chez les femmes ayant déjà accouché avant-terme pourrait réduire le risque d’une rupture des membranes prématurée, le travail avant-terme et le risque d’avoir un bébé de faible poids à la naissance [B-l]Note de bas de page 25,Note de bas de page 26. Traiter aux antibiotiques oraux : le métronidazole et la clindamycine par voie orale ne sont pas contre-indiqués pendant la grossesse ou l’allaitementNote de bas de page 26Note de bas de page 31. Les antibiotiques topiques n’ont pas d’effet sur les naissances avant-terme, mais le traitement par la clindamycine topique pendant la grossesse a été associé à des issues indésirables chez les nouveau-nés (voir le chapitre « Femmes enceintes»).
  • Il est important de refaire le test un mois après la fin du traitement pour confirmer son efficacité.
VIH
  • Le traitement est le même chez les patientes atteintes du VIH que chez celles qui ne le sont pas.

Candidose Vulvo-Vaginale

Prise en charge et traitement
Candidose vulvo-vaginale sans complication

Tableau 5. Traitement de la candidose vulvo-vaginale sans complication

Asymptomatique

Le traitement n’est pas nécessaire.

Symptomatique

  • Ovules et crèmes intra-vaginales à base d’ azoles, en vente libre (p. ex., clotrimazole, miconazole)
  • Fluconazole 150 mg, p.o., en dose unique. Contre-indiqué pendant la grossesse.
  • L’efficacité des azoles topiques et oraux est équivalente [A-l]Note de bas de page 32. L’efficacité estimée se situe entre 80 et 90 %Note de bas de page 32.
  • Dans la plupart des cas, les symptômes disparaissent en deux ou trois jours.

Remarque :

  • Les ovules et les crèmes à base d’huile peuvent nuire à l’efficacité des condoms en latex ou des diaphragmes
Candidose vulvo-vaginale complexe
  • Définie comme une CVV récurrente, une CVV sévère, une CVV causée par une espèce non albicans ou survenant chez une personne immunodéprimée.

La CVV récurrente

  • Survenue d’au moins quatre épisodes ou plus de CVV en 12 mois.
  • Confirmer le diagnostic de CVV récurrente en prélevant une culture vaginale et en procédant à l’identification complète des espèces isolées, ce qui devrait permettre d’orienter le traitement. Les espèces non albicans se retrouvent chez 10 à 20 % des patientes souffrant de CVV récurrenteNote de bas de page 33. Le traitement antifongique classique n’est pas aussi efficace contre certaines de ces espèces (voir le tableau 8).
  • Le traitement requiert une induction généralement suivie d’un schéma d’entretien de six mois (voir le tableau 6).
  • Aux patientes sujettes aux CVV récurrentes requérant une antibiothérapie, on peut administrer des azoles prophylactiques topiques ou oraux, comme le fluconazole 150 mg, par voie orale, au début de l’antibiothérapie, puis une fois par semaine pendant la durée du traitement [B-lll]Note de bas de page 8.

Tableau 6. Traitement de la candidose vulvo-vaginale récurrente

Traitement d’induction

Notes :

  • Chaque épisode de CVV récurrente causée par C. albicans répond généralement à une traitement aux azoles oraux ou topiques, le traitement étant plus efficace lorsque sa durée est plus longueNote de bas de page 36.
  • Sans traitement d’entretien, la CVV est récurrente chez 50 % des patientes, dans les trois mois qui suivent la fin du traitement initial.
  • Commencer le traitement d’entretien dès la fin du traitement initial.

Traitement d’entretien

  • Fluconazole 150 mg, p.o., 1 fois par semaine [A-l]Note de bas de page 34. Une récidive s’est produite dans 10 % des cas pendant le traitement.
  • Kétoconazole à 100 mg, p.o., 1 f.p.j. [A-l]Note de bas de page 41. Une récidive s’est produite dans 5 % des cas pendant le traitement. Il faut suivre les patientes recevant du kétoconazole à long terme pour surveiller toute hépatotoxicité (incidence de 1/12 000).
  • Itraconazole de 200 à 400 mg, p.o., 1 fois par mois [A-l]Note de bas de page 42,Note de bas de page 43. Une récidive s’est produite dans 36 % des cas pendant le traitement43.
  • Clotrimazole 500 mg, par voie intra-vaginale, 1 fois par mois [A-l]Note de bas de page 44.
  • Acide borique 300 mg, en capsule par voie intra-vaginale, pendant 5 jours, chaque mois à compter du premier jour du cycle menstruel [B-ll]Note de bas de page 40. Une récidive s’est produite dans 30 % des cas pendant le traitementNote de bas de page 40.

Notes :

  • La durée minimale du traitement d’entretien est de six mois. Après six mois, cesser le traitement et faire un suivi.
  • Le taux de récidive est élevé, celle-ci se produisant chez près de 60 % des femmes dans le mois ou les deux mois qui suivent l’arrêt du traitement d’entretienNote de bas de page 8,Note de bas de page 36.
  • En cas de récidive, traiter l’épisode puis réintroduire un schéma d’entretien.
  • Le fluconazole et l’acide borique sont contre-indiqués pendant la grossesse.
  • Les ovules et les crèmes à base d’huile peuvent nuire à l’efficacité des condoms en latex ou des diaphragmes.
CVV sévère
  • Érythème, œdème, excoriation ou formation des fissures majeurs de la vulve.

Tableau 7. Traitement de la candidose vulvo-vaginale sévère

Remarque:

  • Les ovules et les crèmes à base d’huile peuvent nuire à l’efficacité des condoms en latex ou des diaphragmes.

CVV causée par une espèce non albicans

  • Le plus souvent causée par C. glabrata, lequel est de 10 à 100 fois moins sensible aux azoles que C. albicansNote de bas de page 8.

Tableau 8. Traitement de la candidose vulvo-vaginale causée par une espèce non albicans

Traitement initial

En cas de symptômes récurrents

  • Retraiter par l’acide borique en capsule de 600 mg, à administrer par voie intra-vaginale, 1 f.p.j. pendant 14 jours, SUIVI DE : l’acide borique, 1 fois tous les 2 jours pendant plusieurs semaines, ou 100 000 unités de nystatine en suppositoire,1 f.p.j. pendant 3 à 6 mois [B-lll]Note de bas de page 8.

Remarque:

  • Il n’existe pas de données sur l’innocuité de l’acide borique utilisé à long termeNote de bas de page 51.

Personnes immunodéprimées

  • Personnes qui prennent des corticostéroïdes ou dont le diabète n’est pas maîtrisé.
  • Les espèces C. glabrata et les autres espèces non albicans sont plus souvent isolées chez les femmes diabétiques que chez celles qui ne font pas de diabète.
  • Traiter pendant une plus longue durée (10 à 14 jours) par un azole intra-vaginal [B-lll] OU de l’acide borique en capsule de 600 mg, par voie intra-vaginale, 1 f.p.j. pendant 14 jours [B-ll]Note de bas de page 37,Note de bas de page 38.
Déclaration des cas et notification aux partenaires
  • La candidose vulvo-vaginale n’est pas une maladie à déclaration obligatoire.
  • Le dépistage et le traitement systématiques ne sont pas indiqués chez les partenaires de sexe masculinNote de bas de page 52Note de bas de page 54. Cependant, ces derniers devraient recevoir un traitement s’ils s’agit d’une infection à Candida balanitis. Utiliser une crème d’azole topique deux fois par jour pendant sept jours.
Suivi
  • Aucun suivi n’est nécessaire, à moins que les symptômes persistent ou soient récurrents.
  • Envisager faire une mise en culture et un test de sensibilité de la levure si la réponse au traitement n’est pas adéquate ou si l’infection réapparaît.
Considérations spéciales
Grossesse
  • Seuls les azoles topiques sont recommandés pour le traitement de la candidose vulvo-vaginale pendant la grossesse. Un traitement de sept jours pourrait être nécessaireNote de bas de page 55.
VIH
  • Le traitement de la candidose est le même chez les patientes atteintes du VIH que chez celles qui ne sont pas infectées par le virus.
  • La candidose vaginale est souvent récurrente et plus sévère chez les femmes séropositives. Dans certains cas, elle nécessite un traitement plus aggresif et à plus long terme.

Trichomonase

Prise en charge et traitement

Tableau 9. Traitement de la trichomonase


  • Efficacité de 82 à 88 % pour les deux schémas thérapeutiques; elle peut atteindre 95 % si le partenaire est traité lui aussiNote de bas de page 56.
  • Le gel de métronidazole intra-vaginal n’est pas efficace.

Remarque :

  • Les patients ne doivent pas boire d’alcool pendant le traitement ainsi que dans les 24 heures qui suivent le traitement oral par le métronidazole à cause du risque de réaction au disulfirame (Antabuse).
Déclaration des cas et notification aux partenaires
  • La trichomonase est une maladie à déclaration obligatoire dans certaines régions.
  • Les partenaires devraient recevoir un traitement contre la trichomonase quel que soient les symptômes (il n’est pas nécessaire de les soumettre à des tests de dépistage de Trichomonas). La majorité des hommes infectés par le T. vaginalis sont asymptomatiques, mais certains d’entre eux présentent une urétrite légère. Traiter les partenaires sexuels de la même façon que le cas index.
Suivi
  • Aucun suivi n’est nécessaire, à moins que les symptômes soient récurrents, ce qui se produit généralement en cas de réinfection.
  • La prévalence de T. vaginalis résistant au métronidazole est estimée à 5 %. Répond habituellement à une dose élevée de métronidazoleNote de bas de page 57.
Considérations spéciales
Grossesse
  • La trichomonase peut être associée à une rupture prématurée des membranes, à une naissance avant-terme et à un faible poids à la naissance.
  • Les femmes enceintes présentant des symptômes devraient être traitées avec le métronidazole 2 g, p.o., en dose unique, pour soulager les symptômes [A-l]. Un autre traitement possible est le métronidazole 500 mg, p.o., 2 f.p.j, pendant 7 jours [A-l]. Il n’est pas connu si le traitement améliorera l’issue des grossessesNote de bas de page 58,Note de bas de page 59.
  • Il n’est pas recommandé de traiter les femmes enceintes qui ne présentent pas de symptômes [D-l]Note de bas de page 60.
  • Le métronidazole n’est pas contre-indiqué pendant la grossesse ou l’allaitementNote de bas de page 26Note de bas de page 31.
VIH
  • Le traitement de la trichomonase est le même chez les patientes atteintes du VIH que chez celles qui ne sont pas infectées par le virus.
Utilisation de lactobacilles vivants pour rétablir la flore vaginale normale
  • Les préparations de lactobacilles sont souvent utilisées pour le traitement de la VB et de la CVV. Un petit essai randomisé mené auprès de femmes en bonne santé a montré que la prise de lactobacilles par voie orale était sans danger, qu’elle augmentait le dénombrement de lactobacilles vaginaux et qu’elle diminuait le nombre de levures comparativement au groupe sous placeboNote de bas de page 61. Cependant, dans un essai plus récent, randomisé, bien conçu, contrôlé et mené auprès de 278 femmes, la prise de L. rhamnosus par voie orale et par voie intra-vaginale s’est avérée inefficace pour la prévention des CVV post-antibiothérapieNote de bas de page 62.
  • Deux essais randomisés et contrôlés ont étudié l’emploi d’une combinaison topique à base de L. acidophilus à faible dose et d’œstriol, pour la prise en charge de la vaginose bactérienne dans le premier, et pour celle de plusieurs infections (VB, VVV, trichomonase) dans le secondNote de bas de page 63,Note de bas de page 64. Les deux essais ont montré sur le plan statistique une réduction significativement plus importante des symptômes et du rétablissement microscopique de la flore normale, comparativement au groupe sous placebo.

Références

Note de bas de page 1
Mead, P.B. « Epidemiology of bacterial vaginosis. » American Journal of Obstetrics and Gynecology, vol. 169, 1993, p. 446–449.
Note de bas de page 2
Schmidt, H., J.G. Hansen. « Bacterial vaginosis in a family practice population. » Acta Obstetricia et Gynecologica Scandinavica, vol. 79, 2000, p. 999–1005.
Note de bas de page 3
Leitich, H., B. Bodner-Adler, M. Brunbauer, A. Kaider, C. Egarter, P. Husslein. « Bacterial vaginosis as a risk factor for preterm delivery: a meta-analysis. » American Journal of Obstetrics and Gynecology, vol. 189, 2003, p. 139–147.
Note de bas de page 4
Soper, D.E., R.C. Bump, W.G. Hurt. « Bacterial vaginosis and trichomoniasis vaginitis are risk factors for cuff cellulitis after abdominal hysterectomy. » American Journal of Obstetrics and Gynecology, vol. 163, 1990, p. 1016–1021.
Note de bas de page 5
Penney, G.C., M. Thompson, J. Norman et coll. « A randomised comparison of strategies for reducing infective complications of induced abortion. » British Journal of Obstetrics and Gynaecology, vol 105, 1998, p. 599-604.
Note de bas de page 6
Taha, T.E., D.R. Hoover, G.A. Dallabetta et coll. « Bacterial vaginosis and disturbances of vaginal flora: association with increased acquisition of HIV. » AIDS, vol. 12, 1998, p. 1699–1706.
Note de bas de page 7
Martin, H.L., B.A. Richardson, P.M. Nyange et coll. « Vaginal lactobacilli, microbial flora, and risk of human immunodeficiency virus type 1 and sexually transmitted disease acquisition. » Journal of Infectious Diseases, vol. 180, 1999, p. 1863–1838.
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