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La prévention du virus du papillome humain (VPH) et le vaccin contre le VPH : Questions et réponses

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Qu’est-ce que le VPH?

Il existe plus de 100 types de virus du papillome humain (VPH), et un numéro d’identification est attribué à chacun, par exemple VPH-6, VPH-11, VPH-16 et VPH-18. Les VPH sont des virus qui peuvent infecter de nombreuses parties du corps. Certains types de VPH sont transmis sexuellement et peuvent causer des verrues ou avoir d'autres conséquences, comme le cancer (p. ex. le cancer du col utérin, le cancer du pénis et le cancer de l’anus). Les types de VPH qui infectent les régions anales et génitales (anogénitales) sont différents de ceux qui infectent d'autres parties du corps, comme les doigts, les mains et le visage. Les types qui sont à l'origine des verrues anogénitales ne causent généralement pas le cancer.

Les divers types de VPH sont souvent classés comme étant à faible risque et à risque élevé, compte tenu de leur association au cancer. Les types « à faible risque » sont rarement associés au cancer. Les types « à risque élevé » sont plus susceptibles de conduire au développement d'un cancer. Bien que certains types de VPH soient associés au cancer, il est rare qu’un cancer se développe des suites d’une infection à VPH.

Comment se protéger contre le VPH?

Bien que les condoms n’éliminent pas le risque d’infection à VPH, l’utilisation d’un condom régulièrement et correctement au cours de rapports vaginaux, anaux et buccaux permettra de réduire la probabilité de contracter le VPH ou de le transmettre à son partenaire. Il faut se rappeler qu'un condom ne protège que la région qu'il couvre de sorte qu'il est possible d’être infecté par des verrues non couvertes (p. ex. sur le scrotum). L'utilisation d'un condom permet également de se protéger contre d'autres infections transmissibles sexuellement et de réduire la probabilité de grossesses non désirées.

Parmi les autres moyens de réduire le risque d'infection, mentionnons le fait de reporter l'activité sexuelle à plus tard (attendre d'être plus âgé), de limiter le nombre de ses partenaires sexuels et de tenir compte des antécédents sexuels de ses partenaires, car cela peut constituer un risque pour soi (p. ex. si les partenaires ont eu précédemment de multiples partenaires).

Il existe aujourd’jui deux vaccins contre le VPH autorisés au Canada, le Gardasil® et le CervarixMD.

Le Gardasil® protège contre quatre types de VPH, deux qui causent environ 70 % de tous les cancers du col utérin (les types 16 et 18) et deux qui causent environ 90 % de toutes les verrues anogénitales chez les hommes et les femmes (les types 6 et 11). Il est autorisé pour les femmes et les hommes de 9 à 26 ans. En avril 2011, le Gardasil® a été autorisé pour utilisation chez les femmes jusqu'à l'âge de 45 ans.

Le CervarixMD protège contre les deux types de VPH qui causent environ 70 % de tous les cancers du col utérin (types 16 et 18). Il a été autorisé au Canada pour les femmes de 10 à 25 ans.

Qui devrait se faire vacciner?

Gardasil®

Le Gardasil® a été homologué à des fins d’utilisation chez les hommes et les femmes de 9 à 26 ans.

En avril 2011, le Gardasil® a été autorisé pour utilisation chez les femmes jusqu'à l'âge de 45 ans.

Il comporte l'administration de trois doses au cours de six mois (à 0, 2 et 6 mois).

La recommandation sur l'utilisation, qui est donnée par le Comité consultatif national de l'immunisation (CCNI), a initialement été diffusée en février 2007 et mise à jour en janvier 2012. Le principal groupe d'âge recommandé pour la vaccination  selon le CCNI est celui des personnes de sexe féminin dont l'âge se situe entre 9 et 13 ans. Le VPH est une infection transmissible sexuellement et, idéalement, pour en bénéficier le mieux possible, le vaccin devrait être administré aux personnes de sexe féminin avant qu'elles deviennent sexuellement actives. Le Comité recommande également d'administrer le vaccin aux femmes âgées entre 14 et 26 ans, car la possibilité d'en profiter existe toujours en dépit des antécédents d'activité sexuelle, des anomalies révélées par le test de Pap, du cancer du col utérin, de verrues anogénitales ou d'une infection à VPH connue. Le Gardasil® peut être administré aux femmes âgées de plus de 26 ans.

Le Gardasil® est également recommandé pour les sujets de sexe masculin âgés entre 9 et 26 ans et chez ceux âgés de plus de 9 ans qui ont des rapports sexuels avec d'autres hommes. Comme chez les femmes, l'administration du Gardasil® est recommandée entre l'âge de 9 et 13 ans, avant le début des activités sexuelles, afin d'assurer une protection maximale. Les sujets males âgés entre 14 et 26 ans pourraient également bénéficier de l'administration du Gardasil® même s'ils sont déjà sexuellement actifs puisse qu'il est possible qu'ils ne soient pas encore infectés par le VPH et qu'il est peu probable qu'ils soient infectés par les quatre types du VPH contenus dans le vaccin.

Pour obtenir de plus amples renseignements sur la déclaration du CCNI, veuillez consulter le site « Mise à jour sur les vaccins contre le virus du papillome humain (VPH) »

CervarixMD

L'utilisation de CervarixMD est approuvée pour les femmes âgées de 10 à 25 ans. A ce moment, au Canada, l'utilisation de CervarixMD n'est pas approuvée pour les sujets males.

Il comporte l'administration de trois doses au cours de six mois (à 0, 1 et 6 mois).

Les recommandations concernant l'utilisation du CervarixMD, préparées par le Comité consultatif national de l'immunisation (CCNI), ont été publiées en janvier 2012. Le groupe d'âge principalement recommandé par le CCNI pour la vaccination est celui des femmes âgées entre 9 et 13 ans. Le VPH est une maladie transmise sexuellement et, idéalement, le vaccin devrait être administré avant le début de l'activité sexuelle afin d'assurer une protection maximale. Le CCNI recommande également le vaccin pour les femmes âgées entre 14 et 26 ans, puisqu'il n'est pas trop tard pour en retirer les bienfaits, peu importe les antécédents de l'activité sexuelle, les anomalies suite au test de Pap, le cancer du col de l'utérus, les verrues anogénitales ou une infection connue au VPH.

Le CervarixMD peut être administré aux femmes âgées de plus de 26 ans.

Pour obtenir de plus amples renseignements sur la déclaration du CCNI, veuillez consulter le site « Mise à jour sur les vaccins contre le virus du papillome humain (VPH) »

Contre quoi les vaccins protègent-ils?  

Le Gardasil® protège contre quatre types de VPH, deux qui causent environ 70 % de tous les cancers du col utérin (les types 16 et 18) et deux qui causent environ 90 % de toutes les verrues anogénitales chez les hommes et les femmes (les types 6 et 11).

Le CervarixMD offre également une protection contre les deux types de VPH qui causent environ 70 % de tous les cancers du col utérin (les types 16 et 18).

Les vaccins contre le VPH seront sans effet sur une infection existante ou la conséquence d’une infection à VPH existante, comme les verrues anogénitales. Les vaccins ne préviennent que les infections des types de virus pour lesquels ils sont recommandés. Aucun vaccin ne permet actuellement de prévenir tous les types de VPH existants.

Quelle est l’efficacité des vaccins?  

Il est établi que les vaccins sont très efficaces dans la prévention des types d'infection à VPH pour lesquels ils sont recommandés (voir les paragraphes précédents). De plus, une personne infectée par un des types de VPH présents dans un vaccin sera tout de même protégée contre le ou les autres types. Enfin, il n'est pas recommandé de chercher à dépister l'ADN du VPH avant la vaccination.

Les vaccins sont-ils sûrs?  

Oui, les vaccins sont sûr. L'effet secondaire le plus répandu pour les deux vaccins est une brève douleur à l'endroit de l'injection. En outre, il est impossible de contracter le VPH à cause des vaccins, et ces derniers ne contiennent aucun antibiotique ou agent de conservation, y compris le mercure ou le thimérosal.

Les filles ou les femmes ayant été vaccinées devront-elles se soumettre au dépistage du cancer du col utérin?

Les vaccins actuellement offerts contre le VPH ne protègent pas contre tous les types de VPH. Ainsi, même si une personne est vaccinée, il demeure possible qu'elle soit infectée par l'un des types de VPH contre lequel les vaccins ne protègent pas. En conséquence, il importe que les filles ou les femmes vaccinées continuent de subir le test de Pap régulièrement. Pour obtenir d'autres renseignements, il faut consulter la fiche de renseignements « Votre santé et vous » sur le dépistage du cancer du col utérin Le lien suivant vous amène à un autre site web (lien externe). Les recommandations relatives au test de Pap varient selon la province ou le territoire où vous habitez. Demandez à votre fournisseur de soins de santé quelles sont les recommandations dans votre région.

Quelle est la durée de protection des vaccins? Un vaccin de rappel sera-t-il nécessaire?

Des études se poursuivent afin de déterminer la durée de protection des vaccins et si un vaccin de rappel ou d’autres immunisations sont nécessaires dans le cas des personnes vaccinées pour qu'elles continuent d'être protégées.

Comment puis-je obtenir un vaccin? Dois-je payer pour obtenir un vaccin?

L’offre de médicaments, de vaccins et des services de santé gratuits est une décision qui se prend dans chaque province et chaque territoire. Veuillez vous renseigner auprès du service de santé publique de votre province ou de votre territoire. Si vous ou votre enfant n'êtes pas admissible à recevoir le vaccin contre le VPH en vertu d'un programme d'immunisation, vous pouvez discuter avec votre fournisseur de soins de la possibilité d'acheter le vaccin.