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Connaître son auditoire constitue l'un des éléments clés d'une stratégie de communication, notamment en ce qui a trait aux tendances démographiques, à l'éducation, à la langue et à la mobilité des aînés autochtones.
Les aînés autochtones ont une espérance de vie plus longue qu'auparavant, et leur nombre augmente de façon significative. Cela laisse supposer que les besoins en information des aînés en matière de programmes et de services fédéraux augmentent au même rythme.
Le nombre d'aînés autochtones âgés de 65 ans et plus qui s'identifient à la culture autochtone 4 devrait tripler - et passer de 23 000 en 1991 à 74 000 d'ici 2016.
La croissance prévue du nombre des aînés varie selon les groupes autochtones et leur lieu de résidence. Les augmentations les plus significatives devraient survenir parmi les Indiens inscrits5 et les Métis qui résident dans les régions urbaines (479 % et 335 % respectivement). Les Indiens inscrits habitant les régions rurales (53 %)6 connaissent quant à eux la croissance la moins élevée.
La langue, l'éducation et la mobilité des auditoires cibles comptent parmi les facteurs dominants dans la planification des activités de communication. Lorsque l'on s'apprête à communiquer avec les aînés autochtones, il importe de tenir compte des facteurs suivants :
Une étude a révélé que, sur les réserves, près de la moitié des aînés autochtones quittaient rarement leur lieu de résidence pour plus d'une demi-heure par jour12. Cette mobilité restreinte peut présenter un obstacle dans la recherche d'information sur les services et programmes fédéraux. Une autre étude a démontré que les aînés autochtones de Winnipeg pouvaient compter sur un vaste réseau familial et d'amis en mesure de les aider dans leur recherche d'information 13 laissant entendre par là qu'ils se fient en très grande partie à ces personnes pour les tenir informés.
Chez les Gitksans et les Wet'suwet'ens, la langue ne renferme aucun mot pour désigner la santé. Toutefois, il existe un terme pour " force " que l'on peut utiliser dans le sens de " santé ". Ces peuples parlent aussi de bienêtre. Le bien-être est associé à l'estime de soi, un sentiment de paix et de bonheur... Ce concept englobe l'éducation. Il englobe l'emploi. Il englobe les revendications territoriales. Il englobe la gestion des ressources. Tout cela nous ramène au bien-être intégral et au mieux-être.
Propos de Rhea Joseph, Dossier santé. Native Brotherhood of B.C. extraits de À l'aube d'un rapprochement. Points saillants du Rapport de la Commission royale sur les peuples autochtones, Approvisionnements et Services Canada, 1996, p. 96.
Le rapport du Projet d'information des aînés autochtones souligne que les aînés autochtones manquent d'information sur une gamme étendue de sujets.
Plus des deux tiers (67,5 %) des 183 aînés qui ont participé à l'étude ont indiqué qu'ils avaient besoin d'information sur la santé. Plusieurs d'entre eux ont souligné qu'ils étaient désireux d'obtenir de l'information sur des sujets liés à la santé, comme la nutrition et l'abus des drogues et de l'alcool.
Le logement a aussi été identifié par 52,2 % des répondants comme un sujet qui suscite un intérêt particulier, et ce, dans la plupart des collectivités. Le terme " logement " correspondait au besoin d'information sur les façons d'améliorer ou de rénover les maisons.
Plus de la moitié des aînés rencontrés (51,9 %) lors de l'étude ont manifesté de l'intérêt pour les transports. Les préoccupations concernant les transports sont possiblement plus élevées, puisqu'un tiers des personnes interrogées se disaient intéressées par les questions entourant le magasinage, laissant entendre que l'information sur l'accès à cette activité était déficiente. Dans les collectivités plus éloignées, les besoins d'information sur les transports ont atteint des niveaux aussi ou plus élevés que les besoins d'information sur la santé.
Les aînés autochtones ont aussi exprimé le désir d'obtenir plus d'information sur les loisirs, les programmes sociaux et les autres activités, ce qui reflète ainsi leur volonté d'établir des contacts plus fréquents avec leurs amis, les membres de leur famille et les autres aînés. De la même manière, les aînés autochtones veulent être mieux informés des activités et des événements à caractère culturel, tels que les rencontres avec les Anciens et les activités traditionnelles.
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Questions des aînés...
... À quel endroit les aînés qui ont des besoins particuliers doivent-ils s'adresser pour obtenir de l'information sur les programmes et les services qui leur sont destinés?
... Quels sont les régimes de prestations pour les veufs et veuves et quelles sont les conditions d'admissibilité?
... Quels sont les règlements entourant les personnes qui travaillent et qui désirent se prévaloir en même temps d'une prestation de retraite?
... Existe-t-il des services de soutien pour les personnes qui vivent seules, particulièrement dans les régions urbaines?
... Où les aînés peuvent-ils s'adresser pour obtenir les services d'un avocat?
... Les aînés qui habitent les villes peuvent-ils se prévaloir d'une aide gouvernementale pour rénover leur maison?
... Existe-t-il des services d'accompagnement pour les aînés qui doivent rendre visite à leur médecin ou participer à des activités de loisirs?
... Où les aînés doivent-ils s'adresser pour obtenir de l'information sur l'aide accordée aux vétérans handicapés?
Source : Projet d'information des aînés autochtones, Rapport final.
Le Guide des programmes et services fédéraux pour les aînés est disponible auprès de la Division du vieillissement et des aînés, Agence de la santé publique du Canada, indice de l'adresse 1908A1, 8e étage, Édifice Jeanne-Mance, Ottawa (Ontario), K1A 1B4. On peut aussi se le procurer par courrier électronique seniors-aines@phac-aspc.gc.ca ou par le réseau Internet http://www.santepublique.gc.ca/aines.
Vous pouvez avoir accumulé beaucoup de connaissances par la lecture, mais cela ne veut pas dire que vous êtes une personne sage. Vous devez écouter les autres, comment ils parlent et ce qu'ils disent.
Elder Dominic J. Eshkawkogan, Ojibway Cultural Foundation, Sudbury, Ontario, 31 May 1993 - as quoted in Volume 4, Perspectives and Realities, Report of the Royal Commission on Aboriginal Peoples, Supply and Services Canada, 1996, p. 111.
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