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21 pages, 123 Ko

Portant sur l'analyse des données de la Base de données sur les congés des patients, présentée dans le Rapport sur les chutes des aînés au Canada (section 2.2)
Ce rapport a été préparé pour l'Agence de la santé publique du Canada par :
Vicky Scott, PhD, RN
Conseillère principale sur la prévention des chutes
Unité de recherche et de prévention des blessures, et
Ministère des services de santé
1515, rue Blanshard
Victoria (C.-B.) V8W 3C8
Marty Pearce, MPH
Groupe Amaranth
502 - 1405, rue Douglas
Victoria (C.-B.) V8W 2G2
Cate Pengelly, BSc
Groupe Amaranth
502 - 1405, rue Douglas
Victoria (C.-B.) V8W 2G2
On estime que chez les personnes de 65 ans et plus, un aîné sur trois fait une chute au moins une fois l'an; ce chiffre augmente à deux sur trois chez les aînés de plus de 80 ans (Tinetti, Speechley et Ginter, 1988; O'Loughlin et coll., 1993.) Cela veut dire qu'environ 1,3 million d'aînés canadiens feront probablement une chute cette année. Environ la moitié de ces chutes causeront une blessure mineure et entre 5 % et 25 % causeront une blessure grave, comme une fracture ou une foulure (Alexander, Rivara et Wolf, 1992; Nevitt, Cummings et Hudes, 1991.) Mais même lorsqu'une chute ne cause pas de blessure grave, elle est souvent responsable d'une perte de confiance, de l'augmentation de la crainte de tomber et de la diminution de l'activité chez l'aîné, ce qui peut entraîner un déclin de la santé et de la compétence et peut mener à d'autres chutes. Si une telle chute cause alors une blessure grave, elle peut mener à une invalidité permanente ou même la mort.
En 1996, les blessures causées par les chutes dans tous les groupes d'âge ont contribué à 57 % des coûts de santé attribués aux blessures - un coût s'élevant à 2,8 milliards de dollars (Angus et coll., 1998.) Les chutes chez les aînés étaient responsables de 41 % de ces dépenses, et 75 % de cette tranche de dépenses est allée au traitement des blessures chez les femmes âgées. Les chutes sont aussi directement responsables de 40 % des admissions d'aînés dans les établissements de soins de longue durée (Rawsky, 1998.)
En 2001, il y avait plus de 430 000 Canadiens âgés de plus de 85 ans et on estime que ce nombre grimpera à 1,6 million d'ici à 2041 (Santé Canada, 2002.) Étant donné que le vieillissement graduel est associé à un plus hauts taux de blessures liées aux chutes (Institut canadien d'information sur la santé, 2004a, 2004b; Scott, Peck et Kendall, 2004), le problème des chutes avec blessures chez les aînés augmentera rapidement si l'on ne met pas en place des stratégies de prévention.
Les tendances démographiques viennent accroître l'urgence de prévenir les chutes puisqu'un nombre croissant d'aînés souffrant de problèmes de santé chronique ou d'invalidité vivent plus longtemps et choisissent de continuer à vivre dans la collectivité. Afin de cibler plus efficacement les ressources vers la prévention des chutes et des blessures liées aux chutes, il faut mieux comprendre l'ampleur et la nature du problème des chutes chez les aînés canadiens. Les données sur les congés d'hôpitaux et sur l'état civil constituent des sources fiables de ce genre d'information. Ces sources de données peuvent servir à comparer les taux entre régions ou à l'intérieur des régions, et à établir et surveiller les objectifs visés en matière de prévention des blessures.
Deux rapports du Registre national des traumatismes, publiés récemment, font état des blessures dues aux chutes chez les aînés canadiens : Major Injury in Canada (Institut canadien d'information sur la santé, 2004a) et Injury Hospitalizations (Institut canadien d'information sur la santé, 2004b.)
Major Injury in Canada porte sur les causes des blessures graves pour tous les groupes d'âge. Aux fins de ce rapport, les personnes considérées comme ayant une blessure grave étaient celles qui avaient plus de 12 des indicateurs de l'Indice de gravité des blessures, qui avaient été admises à l'Urgence d'un hôpital, traitées et renvoyées, ou étaient décédées à l'Urgence, des suites de leurs blessures. Les résultats de l'analyse des données de 2002/03 montrent que les chutes ont été la cause de 29 % des blessures graves pour tous les groupes d'âge - la seconde cause la plus courante après les accidents de voiture (47 %) - et que presque la moitié (45 %; N = 1 313) de toutes les chutes ayant causé des blessures graves s'étaient produites chez les personnes de 65 ans et plus.
Injury Hospitalizations montre qu'en 2001/02 les chutes ont été responsables de 57 % (N = 114 262) de toutes les admissions à l'hôpital au Canada et de plus de 1,4 million de journées à l'hôpital. Cinquante neuf pour cent (59 %) de ces personnes hospitalisées à cause d'une chute étaient des personnes de plus de 65 ans (N = 67 876.)
Ces rapports fournissent un aperçu des blessures liées aux chutes comparativement aux autres causes de blessures, pour tous les âges. Ni l'un ni l'autre ne fournissent cependant d'analyse exhaustive des données sur l'hospitalisation des aînés pour cause de blessure liée à une chute.
Notre étude avait pour but d'obtenir, d'analyser et d'interpréter les données de la Base de données sur les congés des patients (BDCP) de l'Institut canadien d'information sur la santé (ICIS) relativement aux hospitalisations de courte durée pour des chutes chez les aînés du Canada. Elles portent sur les cas et les taux d'hospitalisations liés aux chutes, la durée de l'hospitalisation, le type de blessure, le lieu de la chute et les différences par groupe d'âge et sexe pour les années 1998/99 à 2002/03.
N. B. Les numéros de figures de ce document se réfèrent aux figures du document intitulé Rapport sur les chutes des aînés au Canada.
Une demande a été faite à l'ICIS pour les données de la BDCP de 1998/99 à 2002/03 concernant les patients de 65 ans et plus ayant reçu leur congé de l'hôpital, lorsque le diagnostic indiquait qu'une chute accidentelle était impliquée dans l'incident. Aucune limitation n'a été donnée relativement à l'emplacement de la blessure. On a utilisé la 9e révision de la Classification internationale des maladies (CIM 9), y inclus les codes E880-E888 et, lorsque justifié, une transposition des codes de la CIM 10 aux codes de la CIM 9. L'Annexe fournit les détails de la demande (en anglais.)
La BDCP de l'Institut canadien d'information sur la santé, a été développée à l'origine en 1963 pour collecter des données sur les congés des patients hospitalisés en Ontario. Au cours du temps, la BDCP a vu son mandat étendu, selon les déterminations de chaque ministère provincial et territorial de la Santé. La BDCP comprend des données sur les patients admis et hospitalisés, telles qu'elles sont enregistrées dans les documents de mise en congé, pour tous les hôpitaux de soins de courte durée du Canada, à l'exception des hôpitaux ruraux du Manitoba et de la totalité des hôpitaux du Québec.
Des révisions aux codes de Classification internationale des maladies (le changement entre la CIM 9 et la CIM 10) ont eu d'importantes répercussions sur le codage des données dans les hôpitaux partout au monde, surtout en ce qui concerne les données sur les blessures dues aux chutes. Il faut donc être prudent lorsque l'on compare des données basées sur l'une et l'autre de ces classifications. Au Canada, pour ce qui est des données d'hospitalisation, la conversion aux nouveaux codes s'effectue graduellement, entre 2001 et 2006.
Classifications CIM 9 et CIM 10
CIM 9 et CIM 10 comprennent un vaste nombre de codes pour les chutes :
Les données de cette section :
La figure 6 montre la tendance pour ce qui est des cas et taux d'hospitalisation des aînés de 65 ans et plus pour les années entre 1998/99 et 2002/03. Sur une base d'âge spécifique, les taux d'hospitalisation liée aux chutes pour les groupes d'âge 65-74 et 75-84 étaient stables à environ 6 et 16 pour 1 000, respectivement, durant cette période. Les taux pour le groupe d'âge des 85+ sont aussi demeurés stables à environ 43 pour 1 000, pendant cette période.
Figure 6 — Cas et taux d'hospitalisations liées aux chutes, âge 65+, Canada, 1998/99 à 2002/03

Intervalles de confiance de 95 %.
Source : Radiations de courte durée de 1998/99 à 2002/03 — Institut canadien d'information sur la santé — Base de données sur les congés des patients.
Le tableau qui suit montre les nombres réels pour les cas et les taux d'hospitalisations dues aux chutes chez les aînés, pour la période entre 1998/99 et 2002/03. Une grande partie de l'augmentation représente des admissions à l'hôpital de personnes de plus de 85 ans — une augmentation de 1 729 pendant la période — alors que le groupe des 65 à 84 ans a connu une diminution de 859. Sur une base normalisée en fonction de l'âge, le taux chez les personnes de 65 ans et plus est d'environ 16 pour 1 000.
Cas et taux* d'hospitalisation, âge 65+, Canada 1998/99 à 2002/03
| 65-74 cas | 75-84 cas | 85+ cas | 65+ cas | 65-74 taux/1000 | 75-84 taux/1000 | 85+ taux/1000 | 65+ taux/1000 | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1998/99 | 12 051 | 20 741 | 16 318 | 49 110 | 5.7 | 16.9 | 43.9 | 15.5 |
| 1999/00 | 11 720 | 20 842 | 17 096 | 49 658 | 5.5 | 16.5 | 44.1 | 15.7 |
| 2000/01 | 11 864 | 21 372 | 17 580 | 50 816 | 5.5 | 16.4 | 43.3 | 16.0 |
| 2001/02 | 11 898 | 21 792 | 18 134 | 51 824 | 5.5 | 16.2 | 43.2 | 16.3 |
| 2002/03 | 11 192 | 21 464 | 18 047 | 50 703 | 5.1 | 15.5 | 42.9 | 16.0 |
*Taux sur une base normalisée en fonction de l'âge.
La figure 7 montre pour les aînés canadiens les taux d'hospitalisation liée aux chutes par sexe et par groupe d'âge, pour l'année 2002/03. Les hommes et les femmes présentaient tous deux des augmentations des taux d'hospitalisation avec l'âge. Les femmes âgées de 65 à 74 ans présentaient des taux d'environ 6 pour 1 000, avec une augmentation à 46 pour 1 000 pour le groupe d'âge de 85 ans et plus. Les hommes présentaient un taux similaire à celui des femmes pour le groupe d'âge de 65 à 74 (4 pour 1 000), mais ce taux n'augmentait qu'à 32 pour 1 000 pour le groupe de 85 ans et plus. Pour l'ensemble des personnes âgées de 65 ans et plus, les femmes présentaient un taux d'hospitalisation d'environ 16 pour 1 000, et les hommes de 9 pour 1 000.
Figure 7 — Taux d'hospitalisations liées aux chutes , par sexe et groupe d'âge, âge 65+, Canada, 2002/03

Source : Radiations de courte durée de 1998/99 à 2002/03 — Institut canadien d'information sur la santé — Base de données sur les congés des patients.
La figure 8 illustre que, généralement, plus la personne est âgée, plus l'hospitalisation sera longue pour une blessure liée à une chute. Elle montre également que la durée moyenne d'hospitalisation pour tous les groupes d'âge était relativement stable de 1998/99 à 2002/03. Au cours des cinq années, et en moyenne, les personnes du groupe d'âge 65-74 présentaient des durées d'hospitalisation de 11 jours après une chute, celles du groupe 85-84, une durée de 13 jours, et celles âgées de 85 ans et plus, une durée de près de 14 jours. Au niveau national, le chiffre moyen des journées d'hospitalisation totales pour les blessures liées aux chutes chez les aînés était de 273 pour 1 000 pour le groupe d'âge de 65 ans et plus.
Figure 8 — Hospitalisations liées aux chutes, durée moyenne de séjour par cas, par groupe d'âge, Canada, 2002/03

Source : Radiations de courte durée de 1998/99 à 2002/03 — Institut canadien d'information sur la santé — Base de données sur les congés des patients.
La figure 9 montre que la durée moyenne d'hospitalisation pour une blessure due à une chute était régulièrement environ 40 % plus longue que la durée moyenne d'hospitalisation pour toutes les causes d'hospitalisation des aînés de 65 ans et plus. La durée d'hospitalisation moyenne pour les chutes et toutes les autres causes montrait peu de changement de 1998/99 à 2002/03.
Figure 9 — Durée moyenne de séjour par cas, hospitalisations pour toutes causes et chutes, âge 65+, Canada, 1998/99 à 2002/03

Source : Radiations de courte durée de 1998/99 à 2002/03 — Institut canadien d'information sur la santé — Base de données sur les congés des patients.
La figure 10 montre que, au cours des cinq années, près de 85 000 aînés canadiens avaient subi des blessures au fémur, au bassin, à la hanche ou à la cuisse, ces blessures représentant 56 % de toutes les blessures liées aux chutes chez les aînés traités à l'hôpital. Les blessures sur un membre supérieur, un membre inférieur ou à la colonne vertébrale représentaient 24 % des hospitalisations liées aux chutes.
Figure 10 — Nombre et pourcentage de cas d'hospitalisation liée à une chute, par type de blessure, âge 65+, Canada, 1998/99 à 2002/03

Type de blessure, selon la classification de Catégorie clinique 25 : Traumatisme important.
Source : Radiations de courte durée de 1998/99 à 2002/03 — Institut canadien d'information sur la santé — Base de données sur les congés des patients.
La figure 11 montre le lieu des chutes ayant conduit à une hospitalisation, au niveau national, et parmi les personnes âgées de 65 ans et plus pour la période de 1998/99 à 2002/03. Près de la moitié (47 %) de ces chutes se sont produites au domicile ou dans les environs du domicile. Les chutes dans les établissements de soins représentaient 21 % des hospitalisations dues aux chutes chez les personnes âgées de 65 ans et plus.
Figure 11 — Hospitalisations dues aux chutes, par lieu de chute, âge 65+, Canada, 1998/99-2002/03

Source : Radiations de courte durée de 1998/99 à 2002/03 — Institut canadien d'information sur la santé — Base de données sur les congés des patients.
L'étude des données révèle que pour la période de 1998/99 à 2002/03, pour l'ensemble des personnes de 65 ans et plus, les hospitalisations dues à une chute ont connu une légère augmentation et les taux normalisés en fonction de l'âge sont demeurés relativement stables. Chez les personnes âgées de 85 ans et plus, cependant, l'augmentation du nombre de cas est considérablement plus élevée que pour les autres groupes d'âge. Étant donné que le nombre de personnes dans ce groupe d'âge passera de 430 000 en 2001 à 1,6 million vers 2041 (Santé Canada, 2002) et que les aînés vivent plus longtemps avec des maladies chroniques, on peut prévoir que les hospitalisations dues aux chutes continueront d'augmenter chez ce groupe d'âge.
À l'inverse de l'augmentation des cas chez les personnes très âgées, chez le groupe des 64-74 ans on voit une légère diminution des cas et des taux d'hospitalisations dues aux chutes. Cela pourrait bien être le résultat de politiques hospitalières visant à décongestionner les hôpitaux en restreignant les admissions aux cas de blessures très graves ou de problèmes de santé complexes. En 1987/88, le taux d'hospitalisation pour le groupe des 64-74 ans était de 9,59 pour mille personnes (Santé Canada, 1994) comparé au taux, pour la présente étude, de moins de 6 pour 1 000 pour la période 1998/99-2002/03. Le pourcentage des chutes par rapport à toutes les autres causes d'admission est cependant demeuré le même pendant la période 1998/99-2002/03, ce qui indique sans doute que le triage visant à ne retenir que les cas les plus graves se produit pour toutes les causes d'hospitalisations.
Les taux d'hospitalisation pour les Canadiens de 65 ans et plus (15,5 pour 1 000 en 1998/99 et 16 pour 1 000 en 2002/03) sont légèrement plus bas et augmentent plus lentement que les taux d'hospitalisation des aînés dans d'autres pays. Par exemple, entre 1993/94 et 1997/98, les taux d'hospitalisation des aînés en Australie sont passés de 17,54 pour 1 000 à 18,49 pour 1 000 (Cripps et Carman, 2001.)
Les taux d'hospitalisations liées aux chutes au Canada sont plus élevés chez les femmes que chez les hommes et cette différence augmente avec l'âge. Ces résultats correspondent à ceux d'autres études qui montrent une forte corrélation entre le sexe féminin, l'âge avancé et le risque de chutes avec blessures (Fletcher et Hirdes, 2002; Peel, Kassulke et McClure, 2002; Scott, Peck et Kendall, 2004.) Les problèmes de santé associés à l'âge, comme les effets d'un ACV, la démence ou le diabète sont reconnus comme des facteurs de risque plus élevé de chute et de blessure (Oleske et coll., 1995; Lamb et coll., 2003). On sait aussi que l'ostéoporose est plus répandue chez les femmes, ce qui les rend plus susceptibles de subir une fracture grave lors d'une chute (Société de l'ostéoporose du Canada, 1996.)
Les taux plus élevés des femmes par rapport aux hommes correspondent à la situation en Australie, bien qu'au Canada, les taux soient légèrement plus bas. En Australie, pour l'année 1997/98m les taux pour les femmes et les hommes étaient respectivement de 23 et de 12 pour 1 000 (Cripps et Carman, 2001) alors qu'au Canada, ils étaient de 16 et 9 pour 1 000 en 2002/03.
La durée de l'hospitalisation suite à une chute est aussi liée à l'âge. Les Canadiens âgés entre 65 et 74 ans font un séjour hospitalier moyen de 11 jours, alors que les plus de 85 ans font un séjour moyen de presque 14 jours. La situation est différente en Australie, où la durée du séjour est de 7 à 8 jours pour les aînés de 65 à 69 ans, et de 12 jours pour les plus de 85 ans (Cripps et Carman, 2001.)
Au Canada, les blessures aux articulations et au fémur sont une cause principale d'hospitalisation pour les plus de 65 ans; viennent ensuite les blessures au fémur et au bassin. La majorité de ces blessures sont susceptibles d'être associées à des fractures de la hanche, d'autres études ayant montré que ces blessures contribuaient jusqu'à 40 % de toutes les hospitalisations liées aux chutes pour ce groupe d'âge (Peel, Kassulke et McClure, 2002; Scott, Peck et Kendall, 2004.)
Quarante pour cent des blessures dues aux chutes se produisent au domicile, et 21 % dans des établissements de soins. Bien que l'on rapporte plus de chutes dans le domicile, il faut se rappeler que seulement 7 % des plus de 65 ans résident dans des établissements de soins (Lindsay, 1999), ce qui veut dire qu'ils contribuent une bien plus grande part des admissions à l'hôpital que les aînés vivant dans la collectivité (Institut canadien d'information sur la santé, 2004b). Il ne faut cependant pas se surprendre de cela puisque comparé aux autres aînés, les personnes vivant en établissement sont plus âgées et ont un plus grand nombre de problèmes de santé, ce qui augmente les facteurs de risque de faire une chute.
Il existe nombre de pratiques de prévention éprouvées pour réduire les risques de chute dans les établissements de soins, dont l'exercice (Campbell et coll., 1999), les suppléments alimentaires comme la vitamine D et le calcium (Chapuy, Arlot et Dubouef, 1992), les médicaments pour traiter l'ostéoporose (Black, Cummings et Karpf, 1996; McClung et coll., 2001), et l'utilisation de protecteurs de hanches (Parker, Gillespie et Gillespie, 2002.) Une approche proactive consisterait à établir des programmes pour réduire une gamme plus large des risques qu'encourent les aînés, qu'ils vivent à domicile ou en établissement. Les facteurs de risque de chute comprennent des facteurs biologiques (problèmes de santé aigus ou chroniques), comportementaux (médicaments, mauvaises chaussures, comportement à risque), environnementaux (escaliers défectueux, surfaces inégales, mauvais éclairage), et sociaux (habitations dangereuses, manque de soutien social, accès difficile aux services de santé) (Scott, Peck et Kendall, 2004.) Pour réduire les effets de ces facteurs, il faut une approche pluridisciplinaire de prévention des chutes qui comprend des évaluations cliniques exhaustives et un suivi de chaque personne pour contrer les risques décelés.
L'augmentation générale des hospitalisations dues aux chutes chez les aînés canadiens souligne le besoin de s'attaquer à ce problème. Les aînés de plus de 85 ans sont un segment en croissance de la population canadienne. Cette cohorte tend à avoir plus de problèmes chroniques de santé, ce qui les rend plus susceptibles de subir des blessures lors d'une chute. Il faut des stratégies de prévention axées sur les facteurs de risque particuliers de cette population.
Ce rapport est basé sur les données de la BDCP relatives aux hospitalisations (soins aigus) des Canadiens de 65 ans et plus suite à une chute. Ces données fournissent une bonne estimation des chutes ayant causé des blessures graves. Cette source de données ne fournit cependant pas d'information sur les chutes ayant causé des blessures moins sévères, qui ont pu être traitées à l'urgence d'un hôpital ou dans le cabinet du médecin, ou encore sur les chutes pour lesquelles les aînés n'ont pas demandé de traitement.
Ce rapport est basé sur les données de la BDCP relatives aux hospitalisations (soins aigus) des Canadiens de 65 ans et plus suite à une chute. Ces données fournissent une bonne estimation des chutes ayant causé des blessures graves. Cette source de données ne fournit cependant pas d'information sur les chutes ayant causé des blessures moins sévères, qui ont pu être traitées à l'urgence d'un hôpital ou dans le cabinet du médecin, ou encore sur les chutes pour lesquelles les aînés n'ont pas demandé de traitement.
Les hôpitaux des régions rurales du Manitoba et l'ensemble des hôpitaux du Québec ne fournissent pas leurs données sur les hospitalisations à la BDCP. De plus, le territoire du Nunavut n'a pas fourni de données pour l'année 2002/03; les données du Nunavut ne constituent cependant que 0,05 % des données nationales et leur exclusion a une très faible incidence sur les résultats nationaux pour l'année en question.
Details of Request:
Report: Distribution of Acute Cases with Fall Related Injuries for Patients Age 65 and Older on Admission – Identifies the number of acute inpatient cases and acute days with a fall related diagnosis, based on ICD-9, ICD-9-CM and ICD-10 codes, for each Province, grouped by Fiscal Year and Classification Version (ICD-9, ICD-9 CM, ICD-10).
Inclusions:
+ Diagnosis Code = "W00" to "W19", inclusive AND + Diagnosis Type Code = "9".
Grouped by:
Exclusions:
Format of Output:
Notes:
To comply with CIHI's Privacy and Confidentiality Policies, in instances in which there are fewer than 5 cases to report in a cell, the number of cases will be suppressed.
Cases from the Yukon, Northwest Territories and Nunavut will be grouped, due to the low number of facilities in these provinces / territories.
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