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Le cadre qui suit s'appuie sur plusieurs documents publiés au sujet de la promotion du vieillissement en santé, y compris le Cadre national sur le vieillissement (vision et principes) (Santé Canada, 1998; ministres FPT responsables des aînés, 2004; ministère de la Santé de la Colombie-Britannique, 2005), ainsi que les documents nationaux et internationaux clés sur la promotion de la santé (ministère de la Santé nationale et du Bien-être social, 1986; Organisation mondiale de la santé (OMS), 1986)
* Ces cinq domaines d'intervention sont les premiers sur lesquels on se penchera dans le cadre de la stratégie pour le vieillissement en santé. Des mesures dans d'autres domaines (p. ex., la violence et la négligence à l'égard des aînés, l'inégalité du revenu, l'alphabétisation et l'apprentissage continu) pourront être prises plus tard ou dans le cadre d'autres stratégies concertées.
Trois mécanismes de premier plan peuvent servir à concrétiser cette vision nouvelle du vieillissement en santé :
1. Des environnements favorables, c'est-à-dire des politiques, des services, des programmes et des milieux qui favorisent le vieillissement en santé là où les aînés du Canada vivent, travaillent, apprennent, aiment, se divertissent et pratiquent leur religion. Des politiques publiques saines qui suscitent des environnements favorables débordent du cadre de la santé et passent souvent par la concertation avec des secteurs comme ceux des transports, du logement et de la politique fiscale. Tous les paliers de gouvernement participent à la mise sur pied et à la gestion d'environnements favorables, ainsi que le secteur non gouvernemental et le secteur privé et des institutions comme les universités, les hôpitaux, les lieux de travail et les établissements de soins de longue durée. Voici quelques exemples de mesures qui susciteront des environnements favorables : la création de collectivités adaptées à l'âge qui faciliteront les interactions sociales pour les aînés et qui offriront des lieux sûrs et agréables pour s'adonner à la marche et à l'activité physique; des transports accessibles qui encouragent l'appartenance sociale; des lieux publics sans fumée; des restaurants et des épiceries adaptés pour les aînés qui favorisent et facilitent une saine alimentation; et des politiques qui réduisent les iniquités attribuables au statut socioéconomique. La participation des aînés à la planification, à la mise en oeuvre et à l'évaluation des environnements favorables à tous les niveaux sera essentielle à la réussite.
2. L'entraide, c'est-à-dire les gestes que les gens posent pour se soutenir mutuellement sur les plans affectif et physique ainsi que le partage d'idées, d'information, de ressources et d'expériences. Encourager l'entraide, c'est reconnaître et appuyer les efforts des aînés en matière de bénévolat et de groupes d'entraide, les aidants naturels et le soutien informel des membres d'une famille les uns envers les autres. L'entraide est également un processus intergénérationnel réciproque. À mesure que changent les proportions de jeunes et d'aînés au sein de la population canadienne, il devient particulièrement important de soutenir les relations intergénérationnelles pour la santé de notre société en général.
3. Les choix individuels en matière de santé, soit les choix que fait une personne et les mesures qu'elle prend pour veiller à sa santé; par exemple, choisir d'être active, de devenir membre d'un organisme communautaire ou de rendre sa maison plus sécuritaire. La culture, le sexe, le statut socioéconomique, le niveau d'aptitudes, les contacts et l'accès à une information fiable et culturellement nuancée, tous ces éléments influencent les choix individuels en matière de santé.
Pour faire des choix sains et les concrétiser, les aînés ont besoin d'information accessible et taillée sur mesure, et d'aide pour acquérir les compétences nécessaires à un vieillissement en santé. Par exemple, il est important de dispenser de l'information nuancée selon la culture et le sexe sur les genres et les niveaux d'exercice appropriés. Toutefois, beaucoup d'aînés ne possèdent pas les compétences dont ils auraient besoin pour entreprendre un programme d'exercice sûr et efficace. En les aidant à apprendre comment s'adonner à des activités comme le ski de fond, les exercices à la maison ou la danse, on leur donne les moyens d'y participer activement, en toute confiance, et d'y prendre du plaisir.
Ces trois mécanismes reposent sur les mesures suivantes :
Les ministres fédéral, provinciaux et territoriaux responsables des aînés ont un rôle de premier plan à jouer pour ce qui est de faire connaître et de mettre en oeuvre la stratégie pour le vieillissement en santé. La réussite d'une telle stratégie exige la collaboration des ministres d'autres secteurs, tels que le logement et les loisirs, de même que la participation concrète des représentants élus à l'échelon local. Les représentants du gouvernement dans ces secteurs sont chargés de concevoir et de favoriser des programmes et des politiques appuyant le cadre d'action sur le vieillissement en santé.
Les organisations non gouvernementales et la société civile sont bien placées pour travailler en collaboration avec d'autres intervenants afin de promouvoir et d'appuyer des pratiques, des politiques et des programmes visant à aider la population à vieillir en santé. Ces entités comprennent les groupes qui oeuvrent sur des questions d'intérêt pour les aînés, de même que ceux qui s'occupent de questions telles que l'égalité entre les sexes, le multiculturalisme, le bénévolat et l'activité physique, l'alimentation, la sécurité, la lutte contre le tabagisme, la prévention des blessures et le bien-être mental et social de la population en général. Il est essentiel d'encourager ces groupes à adopter une optique axée sur « la vie entière » et « les aînés » si l'on veut favoriser un vieillissement en santé pour tous. Les fournisseurs de services des domaines de la santé, du développement social et de l'activité physique ont un rôle particulièrement important à jouer, en défendant les politiques et les programmes conçus pour soutenir un vieillissement en santé, et en y participant. Ils doivent également conseiller les aînés et leurs familles. Les universitaires et les chercheurs peuvent s'efforcer de combler les lacunes en matière de connaissances et communiquer l'information aux décideurs et aux groupes responsables des aînés.
Les employeurs et le secteur privé peuvent eux aussi avoir un rôle important à jouer. Comme la population du Canada vieillit, ils ont tout intérêt à appuyer un vieillissement en santé et à aider les aînés à continuer de travailler, de consommer et de contribuer à la société.
De leur côté, les aînés peuvent contribuer à la réussite d'une telle stratégie en prenant en main leurs propres santé et bien-être, en cherchant à obtenir l'information dont ils ont besoin pour prendre des décisions judicieuses en matière de santé et en participant à des activités qui les aideront à se tenir en bonne santé (les choix individuels en matière de santé). Les aînés peuvent s'appuyer mutuellement (entraide) et militer en faveur de politiques et de programmes qui favorisent un vieillissement en santé (environnements favorables). Enfin et par-dessus tout, les aînés et leur famille (y compris les petits-enfants et les jeunes) doivent être très engagés dans les efforts visant à promouvoir et à appuyer un vieillissement en santé, ce que pourrait favoriser un « dialogue » intergénérationnel sur la question.
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