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Il existe plusieurs mesures à prendre pour arriver à guérir, à gérer ou à alléger les problèmes d'incontinence.
Il existe de nombreux professionnels de la santé qui sont en mesure d'évaluer votre cas. La Fondation d'aide aux personnes incontinentes (Canada) (voir Ressources) gère une base de données qui fournit des renseignements sur les cliniques et les spécialistes qui s'intéressent à l'incontinence, y compris les services d'extension et de soins à domicile offerts dans les collectivités canadiennes.
L'évaluation et le traitement tiennent compte du type d'incontinence dont souffre la personne, de son âge, de ses antécédents médicaux et de la démarche qu'elle entend suivre. Les évaluations doivent être faites par un médecin de famille, par un physiothérapeute spécialisé en incontinence, l'infirmière/infirmier-conseil en continence (voir description à la fin) ou un spécialiste tel qu'un urologue. L'évaluation comprend la préparation d'un profil médical, un examen médical, une évaluation mentale (si nécessaire) et une évaluation du milieu au sein duquel évolue la personne.
Certains spécialistes jugent utile de tenir un carnet de bord pendant une semaine. La personne notera, tous les jours, chaque visite aux toilettes, chaque accident ou fuite et les raisons possibles, de même que la quantité (et la sorte) de liquides consommés.
En consultant votre carnet de bord, le professionnel de la santé pourra évaluer votre condition et les caractéristiques clés de l'incontinence, y compris l'apparition des symptômes, leur fréquence et leur gravité. Les symptômes peuvent être définis comme irritants ou obstructifs. Les symptômes irritants incluent la fréquence et l'urgence urinaires. On arrive généralement à les contrôler en modifiant certains comportements. Les symptômes obstructifs incluent l'hésitation, les fuites d'urine goutte à goutte, la miction intermittente, les douleurs au bas de l'abdomen, un désir intense d'uriner et le sentiment de ne pas arriver à vider complètement la vessie.
Certains événements, dans le passé médical des femmes, peuvent s'avérer signifiants : le nombre d'accouchements, les infections urinaires récurrentes, la chirurgie pour réparer la vessie et la prise de certains médicaments. Chez les hommes, le fait d'avoir subi une chirurgie de la prostate peut constituer un facteur important.
Qui est l'infirmière/infirmier-conseil en continence?
Le métier d'infirmière/infirmier-conseil en continence a été créé en Angleterre en 1974 pour aider les gens à mieux gérer leur incontinence. Ces spécialistes peuvent faire des évaluations et offrir les traitements simples nécessaires pour guérir ou gérer l'incontinence. Ils connaissent le coût et l'efficacité des produits aptes à gérer l'incontinence.
Les infirmières/infirmiers-conseils oeuvrent au Canada depuis 1995, par suite de la décision du ministère de la Santé de l'Ontario de subventionner la formation de 37 spécialistes affectés aux programmes provinciaux de soins à domicile. Au début de 1999, environ 80 infirmières et infirmiers avaient reçu une formation en continence, dont plusieurs en Colombie-Britannique et au Manitoba. Le cours, qui dure de six à neuf mois, fait partie du programme de téléenseignement de l'Université McMaster. La formation consiste en un cours universitaire complet, soit 150 heures de cours éducatifs, plus 150 heures de travail clinique, dont 75 heures avec une infirmière-conseil ou un infirmier-conseil en continence dûment formé et 75 heures de travail autonome.
Parfois, la difficulté à se rendre aux toilettes contribue à l'incontinence. Il est possible de remédier à la situation en modifiant le milieu, soit en installant des sièges de toilette plus élevés, des barres de soutien dans la salle de bains et des sièges de toilette avec des bras. Les vêtements difficiles à enlever, y compris les serviettes sanitaires, peuvent aussi aggraver l'incontinence. Dans le cas des patients partiellement ou entièrement immobilisés, il est utile de placer près du lit des toilettes portables ou des bassines, ou encore d'installer un cathéter (voir Publications pour mieux se renseigner sur les produits).
Les personnes qui souffrent d'incontinence par miction impérieuse peuvent grandement profiter des techniques de rééducation de la vessie. À partir des renseignements consignés dans un carnet de bord, le patient et le professionel de la santé établissent un horaire. Au départ, la miction peut se faire à intervalles d'une heure. Puis, on augmente graduellement le délai entre les visites aux toilettes.
En général, l'examen médical comprend une inspection visuelle qui permet d'établir la couleur et l'état de la peau, ainsi que toute anomalie physiologique. On procède également à une évaluation pelvienne, vaginale et rectale. L'examen rectal sert à déterminer la consistance des selles, ainsi que l'état et la sensibilité du sphincter. Chez les hommes, l'examen rectal comprend une évaluation de la grosseur et de la consistance de la prostate.
L'examen peut aussi comprendre une analyse d'urine pour éliminer la possibilité d'infection des voies urinaires ou de la vessie. Cette analyse s'effectue dans le cabinet du médecin à l'aide d'un bâtonnet spécial que l'on trempe dans un contenant d'urine. L'infection urinaire, souvent à la source d'une incontinence passagère, doit être soignée avant le début des autres traitements. L'analyse d'urine peut aussi révéler la présence de glucose, un indicateur de diabète qui peut constituer une cause d'incontinence.
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