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Guide de prévention des infections relatives à la manipulation des dépouilles des personnes décédées du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS)
SYNDROME RESPIRATOIRE AIGU SÉVÈRE (SRAS)

Revisé 2003-06-05

Version PDF PDF (3 pages, 85 KB)

La fiche d'information qui suit a été préparée pour aider les travailleurs des pompes funèbres qui doivent manipuler les dépouilles des personnes décédées du SRAS. Les renseignements fournis sont susceptibles d'être modifiés lorsque nous aurons plus de renseignements au sujet de la cause de cette maladie. Voir www.sras.gc.ca pour la définition d'un cas du SRAS et d'autres recommandations relatives au contrôle des infections.

L'émergence du SRAS a créé de nombreuses difficultés et préoccupations pour le public, les travailleurs des soins de santé et les entrepreneurs de pompes funèbres. Pour l'heure, tout indique que l'on peut utiliser les pratiques de base1 (parfois connues sous le nom de précautions universelles ou standard) pour tout travail où il y a un contact avec la dépouille d'un patient atteint du SRAS. Les recommandations générales suivantes visent à aider les travailleurs de pompes funèbres dans leurs tâches mortuaires, à assurer leur sécurité et à éviter la contamination des lieux de travail.

Il faut suivre les règlements provinciaux lorsque l'on traite avec les gens en quarantaine. Si tout membre, ami, etc. est en quarantaine, il devrait être avisé de ne pas se rendre au salon funéraire et de prendre les dispositions nécessaires par téléphone ou de nommer une personne qui n'est pas en quarantaine et qui se rendra au salon funéraire pour prendre les dispositions en son nom. Les personnes en quarantaine ne peuvent pas assister à des funérailles. On peut leur conseiller de remettre les funérailles jusqu'à la fin de leur période de quarantaine ou de procéder avec les funérailles sans la présence des personnes en quarantaine. On peut demander de l'aide au Service de santé publique local sur cette question.

  1. Des pratiques de contrôle des infections de base devraient être intégrées aux soins funéraires habituels1. Il n'existe aucune preuve suggérant que l'embaumement de la dépouille mortelle d'une personne décédée du SRAS pose un risque plus élevé que celui d'une personne décédée d'autres causes. Par ailleurs, le fait qu'il n'y a eu qu'une autopsie partielle peut créer d'autres difficultés dont il faut tenir compte dans la manipulation de telles dépouilles.

  2. Les embaumeurs et les travailleurs de pompes funèbres devraient connaître et avoir reçu une formation quant aux pratiques de base1. Ils devraient porter des vêtements de protection personnelle, conformément aux règlements provinciaux et aux recommandations des fabricants.

  3. Le personnel ayant un contact avec un corps sans linceul, y compris lors de la cueillette à la maison, devrait porter des gants2. Les gants devraient être enlevés immédiatement après leur utilisation. Il faut laver les mains après avoir enlevé les gants.

  4. Toute personne exécutant des procédures de post mortem ou aidant à ces procédures devrait porter des gants, un masque, des lunettes de protection, une blouse et un tablier imperméables3. Le cas échéant, les membres de la famille immédiate et un représentant religieux souhaitant assister et réciter des prières traditionnelles ou exécuter des rituels doivent également suivre ces recommandations et se tenir à 2 mètres de la dépouille. Pour des questions souvent posées au sujet des masques, visiter www.sars.gc.ca. Pour plus d'information sur la mise à l'essai des masques et la certification NIOSH, consulter http://www.cdc.gov/niosh/homepage.html

  5. Le linceul ou le sac à dépouille devrait être découvert lentement et la dépouille devrait être déposée soigneusement pour éviter l'aérosolisation ou l'éclaboussement des substances organiques.

  6. Il faut prendre soin, en tournant et en bougeant la dépouille, d'exercer le moins de pression possible sur l'abdomen et le thorax pour empêcher l'expulsion de substances organiques des orifices oraux, nasaux et autres.

  7. Maintenir la pression de l'eau peu élevée en lavant la dépouille.

  8. Les instruments et toutes les surfaces éclaboussées ou contaminées durant des procédures de post mortem devraient être décontaminés avec un désinfectant hospitalier dont l'étiquette indique qu'il possède des propriétés virucides.

  9. Il n'est pas nécessaire d'utiliser un cercueil en acier.

  10. Il n'est pas nécessaire que le cercueil soit fermé.

  11. On devrait décourager la famille du défunt de tout contact superficiel avec lui, comme de le toucher ou d'embrasser son visage.

  12. Il n'est pas nécessaire de prendre des précautions supplémentaires pour faire un travail cosmétique sur le corps d'une personne décédée du SRAS.

  13. Il n'est pas nécessaire de prendre des précautions supplémentaires pour l'enterrement ou l'incinération. Il n'existe aucune preuve montrant qu'un enterrement dans un cercueil fermé présente un risque significatif de contamination environnementale et il n'y a aucun risque d'infectiosité résiduelle à la suite de l'incinération.


1 Guide de prévention des infections : Pratiques de base et précautions additionnelles visant à prévenir la transmission des infections dans les établissements de santé.

2 La prévention des infections transmissibles par le sang dans les établissements de santé et les services publics.