Fiche d’information -
Progrès réalisés depuis la crise du SRAS
La mi-mars marque le cinquième anniversaire de la première éclosion
du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) au Canada. Des
progrès considérables ont été accomplis en
santé publique depuis l’éclosion, en particulier dans
les secteurs du réseautage et de la collaboration, de la planification
et des interventions d’urgence, des mesures de surveillance et d’intervention
en cas de maladies infectieuses et des services de laboratoire. Après
avoir suivi à peu près toutes les recommandations de la Commission
Naylor, le Canada est mieux préparé qu’il y a cinq
ans à intervenir en cas d’urgence sanitaire publique.
L’une des principales réalisations a été la
création de l’Agence de la santé publique du Canada
(ASPC) et la nomination du Dr David Butler-Jones à titre de premier
administrateur en chef de la santé publique au pays. Des progrès
sont également réalisés grâce aux initiatives
suivantes.
Multiplication des partenariats et des collaborations
- La nouvelle structure du Conseil du Réseau pancanadien de santé publique,
qui a été formé en 2004, offre à tous les ordres
de gouvernement une tribune où ils peuvent prendre des décisions
et discuter des principales questions de santé publique.
- Comme les problèmes de santé publique ne respectent pas
les frontières, l’ASPC prend part à divers forums internationaux,
notamment l’Organisation mondiale de la Santé, le Partenariat
nord-américain pour la sécurité et la prospérité (PSP)
et le Groupe de travail sur la protection de la santé mondiale,
afin de faire avancer son plan d’action en matière de santé publique.
Le Canada est également signataire du Règlement sanitaire
international (RSI) revu qui prévoit un cadre de travail afin de
gérer les risques pour la santé publique dans le contexte
international.
Élargissement de la planification et des mesures d’urgence
- Le gouvernement du Canada a affecté un milliard de dollars sur
cinq ans pour appuyer les efforts de préparation en cas de grippe
aviaire et de pandémie de grippe.
- Sur le plan de la santé, l’intervention prévue par
le Canada est décrite dans le Plan canadien de lutte contre la pandémie
d’influenza, qui a été révisé et republié à la
fin de 2006 et auquel les gouvernements fédéral, provinciaux
et territoriaux ont participé.
- En ce qui a trait à la planification globale des interventions
d’urgence au Canada, des équipes d’intervention sanitaire
d’urgence multidisciplinaires sont prêtes à être
déployées partout au pays afin de fournir une aide médicale
d’appoint en cas de crise sanitaire publique.
- Le gouvernement du Canada constitue une réserve d’antiviraux
et a retenu les services d’un fournisseur de vaccins canadien dans
le cadre d’une initiative à plusieurs phases qui a pour but
de protéger les Canadiens en cas de pandémie de grippe.
Renforcement de la surveillance des maladies infectieuses et des interventions
- Nous avons amélioré le Réseau mondial d’information
en santé publique, système qui suit de près des milliers
de reportages dans plusieurs langues en vue de cerner rapidement les situations
susceptibles d’avoir des effets importants sur la santé publique
dans le monde et de les surveiller.
- L’ASPC a établi sur le Web une structure d’applications
et de ressources d’avant-garde appelée le Réseau canadien
d’information sur la santé publique (RCISP). Le RCISP a la
capacité de recueillir des données provenant de sources variées,
comme les ventes en pharmacie, les visites à l’urgence et
divers autres systèmes de surveillance. Il analyse les données
et envoie des alertes lorsque des tendances importantes se dessinent.
- Nous avons le Centre canadien de surveillance intégrée
des éclosions (CCSIE). Il s’agit d’un système
d’alerte sur Internet qui nous permet d’échanger rapidement
de l’information avec des professionnels de la santé publique
de partout au pays.
- La capacité de surveillance de la faune est renforcée
afin de pouvoir mieux détecter la grippe aviaire chez les populations
d’oiseaux.
- Nous améliorons la façon dont nous communiquons aux Canadiens
l’information dont ils ont besoin avant et pendant leurs déplacements à l’étranger.
Cela comprend des avis sur les mesures à prendre afin de prévenir
et de traiter les maladies en voyage.
- Édictée en 2006, la Loi sur mise
en quarantaine renforce
notre capacité de réduire et de prévenir la propagation
de maladies contagieuses graves par des voyageurs malades qui entrent au
Canada ou qui en sortent. Des services de mise en quarantaine ont été mis
sur pied dans les aéroports de Halifax, de Montréal, d’Ottawa,
de Toronto, de Calgary et de Vancouver, où 95 % des voyageurs internationaux
arrivent au Canada ou en partent.
- Nous continuons de travailler en étroite collaboration avec nos
partenaires afin d’accroître notre capacité de dépister
les tendances relatives à la grippe et aux nouvelles infections
respiratoires. Le système Surveillance de l'influenza et les systèmes
de surveillance connexes du Canada constituent un moyen à volets
multiples d’évaluer la gravité de la grippe au Canada
ainsi que l’efficacité des vaccins et l’apparition d’une
résistance aux antiviraux.
- Parmi les autres moyens qui nous permettent d’accroître
notre capacité d’intervention, mentionnons des lignes directrices
revues sur le contrôle des infections, l’offre d’une
aide et de services de laboratoire et de prévention aux provinces
et aux territoires en cas d’éclosion et l’envoi rapide
d’équipes médicales et d’hôpitaux mobiles
dans les régions où il faut accroître la capacité d’intervention.
Accroissement des capacités des laboratoires
- Un centre d’opérations de pointe a été érigé au
Laboratoire national de microbiologie (LNM). Ce centre est en mesure de
traiter des données scientifiques comme les empreintes génétiques,
de gérer le cheminent de l’information et d’assurer
une liaison avec les autres laboratoires.
- Le LNM a augmenté considérablement sa capacité de
laboratoire ainsi que sa capacité d’intervention en cas d’éclosion.
La technologie du séquençage des virus a été perfectionnée
et les capacités de recherche sur des vaccins ont été renforcées.
Les capacités des laboratoires mobiles du LNM ont également été bonifiées,
ce qui a permis d’accroître notre capacité d’intervenir
sur le site d’une éclosion à l’échelle
nationale et internationale.
Renseignements aux médias
Jacinthe Perras
Agence de la santé publique du Canada
613-941-8189
Pour partager cette page, veuillez cliquez sur le réseau sociale de votre choix.