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Rapport n° 3 : Examen du conflit entre le travail et la vie personnelle et des contraintes qu'il exerce sur le système de santé canadien

Chapitre 1 - Introduction

Quel est l'aspect d'un lieu de travail sain? Selon les résultats de nos propres recherches et de celles d'autres collègues (c.-à-d. Lowe, 2000; Duxbury et Higgins, 2001, 2003; Higgins et Duxbury, 2002; Conseil canadien sur les soins de santé intégrés [CCSSI], 2002), un lieu de travail sain :

  • favorise la santé psychologique, physique et psychosociale de ses employés (autrement dit, il y règne un esprit de soutien moral);
  • applique un système de mesure et de responsabilisation qui encourage ouvertement les pratiques de gestion des employés;
  • se fonde sur une gestion solide axée sur les personnes et sur la santé du lieu de travail;
  • considère la santé et le bien-être des employés ainsi que le conflit entre le travail et la vie personnelle comme des questions stratégiques.

Le présent rapport vise à renforcer l'engagement, autant dans le domaine des politiques publiques qu'au niveau de l'organisation, à l'idée selon laquelle il est possible de réduire les contraintes que subit le système de santé canadien en réduisant les problèmes de santé en milieu de travail. Il présente, avec des données solides à l'appui, les facteurs liant le conflit entre le travail et la vie personnelle aux coûts qui découlent des problèmes de santé et des soins de santé. Nous espérons que ces données inciteront les professionnels et les établissements de soins de santé ainsi que les gouvernements et leurs employés à collaborer afin d'améliorer la santé des Canadiens et des Canadiennes dans un esprit reposant sur les notions suivantes : « les milieux de travail sains favorisent la santé d'une nation », et « l'argent à lui seul ne crée ni ne résout les problèmes de soins de santé » (ICIS, 2003 -Traduction libre).

Les auteurs de ce rapport soutiennent qu'il est possible d'aborder les problèmes concernant la santé des Canadiens et des Canadiennes et l'efficacité du système de soins de santé canadien en adoptant un programme centré sur la santé en milieu de travail et sur le conflit entre le travail et la vie personnelle. Ils présentent leurs données d'appui à deux niveaux : celui de l'organisation des soins de santé et celui, plus général, de la société. Cette urgence d'aborder les problèmes du secteur des soins de santé a reçu l'appui de la Commission Romanow même, selon laquelle :

« Nous devons absolument assainir les lieux de travail des fournisseurs des soins de santé, car, si nous ne nous occupons pas de nos professionnels de la santé, ils ne peuvent s'occuper de nous. » (Roy Romanow, notes de l'allocution prononcée devant l'Association médicale canadienne, à Saint-Jean (Nouveau-Brunswick), le 20 août 2002)

L'Institut canadien d'information sur la santé (ICIS 2003) suggère qu'il existe un lien entre la santé des milieux de travail et celle de la société. Il s'agit de l'amélioration de la santé et de la qualité de vie des membres de la collectivité qui réduit l'utilisation du système de soins de santé et, par conséquent, le coût des soins de santé. Certains chercheurs, comme Danielle Pratt (voir CCSSI, 2002, 25), ont observé que :

Les coûts liés à l'absentéisme, à la rémunération de travailleurs temporaires et de remplaçants et, bien sûr, aux occasions manquées et à la faible qualité des services d'une main-d'oeuvre affaiblie ... se répercutent dans tout l'organisme, dans le système de soins de santé et dans le reste de la société.

Jusqu'à aujourd'hui, on n'a porté qu'une faible attention à la contribution que la santé en milieu de travail (dont le conflit entre le travail et la vie personnelle est une composante clé) pourrait apporter au problème plus général des soins de santé au Canada (CCSSI, 2002).

1.1 Objectifs de la présente recherche

Les problèmes de santé coûtent beaucoup plus cher au Canada en perte de productivité et de qualité de vie qu'en traitement des maladies. L'ICIS (2003) estime qu'en 1998, le fardeau économique de la maladie au Canada s'élevait à 159 milliards de dollars. Ces coûts proviennent, entre autres choses, de la perte potentielle de production due à l'absentéisme des lieux de travail et des établissements d'enseignement ainsi qu'aux décès prématurés. Soulignons que cette estimation des coûts de la maladie est probablement très modérée, puisqu'elle ne tient pas compte du temps passé à prendre soin d'un ami ou d'un membre de la famille malade, de la souffrance émotionnelle et d'autres conséquences de la maladie. Les auteurs de ce rapport visent à répondre aux questions de recherche suivantes :

  1. Comment les travailleurs canadiens perçoivent-ils leur santé physique?
  2. Dans quelle mesure les travailleurs canadiens utilisent-ils les différents volets du système de soins de santé canadien?
  3. Combien les travailleurs canadiens déboursent-ils pour des médicaments sur ordonnance?
  4. Quels sont les effets du sexe, du type d'emploi, du secteur d'emploi et du statut de responsable de personne à charge9 sur :
    • le sentiment d'être en santé qu'a une personne?
    • l'utilisation du système de soins de santé canadien?
    • la somme qu'une personne débourse pour des médicaments sur ordonnance?
  5. Quels sont les effets du conflit entre le travail et la vie personnelle (y compris la surcharge de rôles, l'interférence du travail dans la famille, l'interférence de la famille dans le travail et la pression sur le fournisseur de soins) sur :
    • le sentiment d'être en santé qu'a une personne?
    • l'utilisation du système de soins de santé canadien?
    • la somme qu'une personne débourse pour des médicaments sur ordonnance?
  6. Quelles répercussions le conflit entre le travail et la vie personnelle a-t-il sur le coût des soins de santé au Canada?

1.2 Pourquoi avons-nous besoin d'une telle étude?

Pourquoi le Canada doit-il aborder les problèmes de la santé en milieu de travail et du conflit entre le travail et la vie personnelle? Selon nous, la résolution de ces deux problèmes, qui sont liés l'un à l'autre, est cruciale pour la santé du système de soins de santé canadien, pour la santé de toute la société canadienne et pour la santé économique du Canada (p. ex., le rendement organisationnel ainsi que la capacité de recruter et de retenir un effectif clé au sein du marché mondial de la main-d'oeuvre qui est très concurrentiel). Malheureusement, on n'a produit au Canada que peu de données probantes sur les facteurs liant le conflit entre le travail et la vie personnelle au rendement (des entreprises et du système de soins de santé canadien). Dans son rapport de 2002, l'ICIS pose la question suivante :

Vu l'importance et l'effet du milieu de travail dans la vie de la plupart des Canadiens et Canadiennes, quel rôle joue-t-il dans le monde plus général des soins de santé au Canada? Notre gouvernement devrait-il aborder plus ou moins en priorité la santé en milieu de travail, et pourquoi? (p. 2 - Traduction libre)

Les auteurs du présent rapport tentent d'apporter des réponses à cette question. En fournissant des données empiriques probantes dans ces domaines afin d'éclairer le débat, ils espèrent que ce rapport incitera les gouvernements et les employeurs à aborder les problèmes liés à la santé en milieu de travail afin de mieux équilibrer le travail et la vie personnelle.

Le système de soins de santé canadien a besoin de se faire soigner

Le système de soins de santé canadien est assiégé, et la santé et les soins de santé préoccupent considérablement les Canadiens (CCSSI, 2002). Autant la presse que les résultats d'études universitaires dénoncent le fait que les salles d'urgence de bien des régions du pays sont surchargées et que les patients doivent souvent attendre avant d'obtenir un lit d'hôpital, un diagnostic ou un traitement (ICIS, 2002). Les Canadiens se préoccupent plus que tout des périodes d'attente qu'ils doivent subir avant de recevoir des soins de santé. En 2001, un patient sur cinq âgé de 15 ans ou plus a fait remarquer que l'attente avant de recevoir des soins spécialisés avait eu une incidence négative sur sa vie. Les souffrances que les Canadiens ont dit subir en attendant des soins comprenaient des douleurs, une mauvaise santé, la difficulté d'accomplir leurs tâches quotidiennes, l'inquiétude, l'anxiété et le stress ainsi que la perte d'emploi ou de revenu (ICIS, 2002). Quant aux professionnels du système de soins de santé (selon l'ICIS [2002], un employé canadien sur dix travaille dans le domaine des soins de santé ou des services sociaux), ils s'inquiètent avant tout des problèmes des ressources humaines en matière de santé (RHS) (ICIS, 2003). Il faudrait donc poser les questions suivantes à ce propos : Disposons-nous d'assez de personnel aux endroits cruciaux pour prodiguer des soins? Le milieu de travail des soins de santé est-il sain? Comment pourrions-nous améliorer la planification et la capacité en RHS10?

Pour répondre aux préoccupations de leurs citoyens, plusieurs provinces et territoires (Nouveau-Brunswick, Québec, Saskatchewan, Alberta, Colombie-Britannique, Territoires du Nord-Ouest) ont mené des examens approfondis de leurs systèmes de soins de santé en 2002 (ICIS, 2002), et le gouvernement fédéral a commandé deux études d'envergure : la Commission Kirby (sur le rôle du gouvernement fédéral et la santé des Canadiens) et la Commission Romanow (Avenir des soins de santé au Canada) (ICIS, 2002)11. Et pourtant, malgré toutes ces études, on n'a pas encore atteint un consensus sur les solutions que le Canada pourrait apporter aux problèmes de son système de soins de santé. Certains groupes doutent qu'on puisse adéquatement régler le problème du coût des soins de santé en apportant des réformes à l'interne; ils suggèrent qu'on finance l'augmentation de ces coûts à partir de sources non fiscales. D'autres préconisent la réforme du système même à l'interne, la réduction du nombre de services financés par les deniers publics ou l'utilisation d'autres sources de financement que celles du gouvernement (ICIS, 2002). L'ICIS souligne cependant les thèmes communs qui ressortent de ces études :

  • on observe un besoin de données courantes, précises et fiables sur la santé des Canadiens et des Canadiennes et sur le système de soins de santé, car on ne peut pas améliorer ce qu'on ne peut pas mesurer (ICIS, 2002);
  • le renouvellement des soins de santé primaires est essentiel à la durabilité et à la revitalisation du système de soins de santé au Canada (ICIS, 2003);
  • tout nouvel investissement dans le système de soins de santé doit servir à apporter des changements durables (ICIS, 2003).

Nous devons reconnaître le lien qui existe entre le travail et la santé

La plupart des Canadiens considèrent le travail, rémunéré ou non, comme faisant partie intégrante de leur vie quotidienne. Il est crucial d'être en bonne santé pour répondre à ces exigences (CCSSI, 2002). L'état de santé des gens ne dépend toutefois pas uniquement des soins de santé (ICIS, 2002). Un grand nombre de facteurs, sur lesquels le système de soins de santé n'a aucun pouvoir, affectent l'état de santé des Canadiens et des Canadiennes (Statistique Canada, 1999). Certaines tendances, comme le vieillissement de la population, la dénatalité, la baisse du revenu net d'impôt et l'accroissement du nombre de femmes dans la main-d'oeuvre, ont une incidence sur les organismes et la santé (Statistique Canada, 1999). On a aussi beaucoup publié sur le lien entre la santé et les facteurs socioéconomiques (Townson, 1999). Cette documentation souligne la forte association négative entre la bonne santé et le bien-être d'un côté, et la pauvreté, le chômage, les logements insalubres, le manque d'instruction et la pauvreté des enfants de l'autre côté. Townson (1999, p. 95) exprime le point de vue de plusieurs experts lorsqu'elle écrit que :

On invoque toujours plus souvent le mantra de la mondialisation et le besoin perçu de soutenir la concurrence internationale pour justifier l'inaction et pour expliquer des politiques sociales et économiques qui ont des répercussions profondément négatives sur la santé de la population.

Bon nombre des problèmes de soins de santé auquel le Canada fait face sont liés aux milieux de travail (CCSSI, 2002). Selon les résultats d'études récentes, les milieux de travail insalubres et les charges de travail excessives causent des myriades de problèmes de santé (Duxbury et Higgins, 2001, 2003; CCSSI, 2002; Higgins et Duxbury, 2002). Le CCSSI (2002, p. 22) remarque :

On observe un fait paradoxal : le milieu de travail est devenu un contexte qui cause des problèmes de santé aux employés, tout en leur offrant le plus grand potentiel d'amélioration de la santé et du bien-être général.

Dans son examen de la documentation de recherche sur la santé en milieu de travail, le CCSSI (2002) a remarqué qu'au XXIe siècle, la définition du mot « santé » s'est étendue au bien-être psychosocial. Le milieu de travail est donc essentiel à la bonne santé (CCSSI, 2002). Toutefois, les résultats de la recherche dans ce domaine indiquent que les initiatives lancées pour améliorer la santé en milieu de travail en se concentrant uniquement sur la promotion de la santé ne suffisent pas à améliorer la santé telle qu'on la définit aujourd'hui (CCSSI, 2002). Les résultats de plusieurs études novatrices centrées sur le lien entre le milieu de travail et le bien-être des employés appuient d'ailleurs ce point de vue (Lowe, 2000; Shain, 2000; Duxbury et Higgins, 2001, 2003; Lowe et Schellenberg, 2001; Higgins et Duxbury, 2002).

Les programmes de santé en milieu de travail ne contribueront que très peu à l'amélioration de la santé des employés tant qu'ils ne se dérouleront pas dans des conditions favorables clés, comme l'application de politiques de soutien, un esprit d'habilitation et un bon leadership venant des hautes sphères de la hiérarchie (CCSSI, 2002). Dans son rapport de 2002, le CCSSI émet la conclusion suivante :

Bien que les politiques publiques, les employeurs et les syndicats se soient engagés plus ou moins fortement au concept de la santé en milieu de travail, tous les Canadiens et les Canadiennes bénéficieraient de la création d'un milieu nouveau et différent - un milieu où l'on reconnaisse le besoin d'élaborer une stratégie de collaboration sur la santé en milieu de travail qui devienne une priorité nationale. (p. 4)

Le CCSSI (2002) ajoute qu'il sera nécessaire de créer un nouvel état d'esprit sur la santé en milieu de travail pour vraiment progresser dans ce domaine. Nous espérons que le présent rapport éclairera ce débat en examinant le lien entre l'utilisation du système de soins de santé, les troubles de santé, les milieux de travail non coopératifs et le conflit entre le travail et la vie personnelle.

Les organismes qui créent des milieux de travail plus en santé font plus de bénéfices

Dans son rapport de 2002, le CCSSI laisse entendre que les employeurs auraient avantage à adopter une approche plus proactive sur la santé en milieu de travail (p. 4). Autrement dit, les employeurs peuvent vraiment faire prospérer leur organisme en créant des milieux de travail plus en santé (CCSSI, 2002). Les employeurs sont écrasés par le coût des problèmes de santé et du grand conflit entre le travail et la vie personnelle. Dans le deuxième rapport que nous avons publié pour cette série (Duxbury et Higgins, 2003), par exemple, nous avons remarqué que l'absentéisme découlant d'un fort conflit entre le travail et la vie personnelle coûtait aux entreprises canadiennes entre 6 et 10 milliards de dollars par année, particulière-ment pour les raisons suivantes :

  • Les coûts directs de l'absentéisme attribuable à une surcharge de rôles élevée sont estimés à environ 3 milliards de dollars par année. Cette estimation s'élève à 6 milliards de dollars par année lorsqu'on y a inclus les coûts indirects.
  • Les coûts directs de l'absentéisme attribuable à des niveaux élevés d'interférence du travail dans la famille sont estimés à 1 milliard de dollars par année (les coûts atteignent de 1,5 à 2 milliards de dollars si on inclut les coûts indirects de l'absentéisme).
  • Les coûts directs de l'absentéisme attribuable à des niveaux élevés d'interférence de la famille dans le travail sont estimés à quelque 500 millions de dollars par année (environ 1 milliard de dollars par année quand on inclut les coûts indirects).
  • Les coûts directs de l'absentéisme attribuable à des niveaux élevés de pression sur le fournisseur de soins s'élèvent à un peu plus de 1 milliard de dollars par année (les coûts indirects varient entre 1 et 2 milliards de dollars).

Les coûts que subit l'employeur ne se limitent toutefois pas à ceux de l'absentéisme. Comparativement à leurs homologues qui connaissent des niveaux faibles de surcharge de rôles12, les employés qui font face à une surcharge de rôles élevée :

  • Sont 5,6 fois plus susceptibles de signaler des niveaux élevés de stress lié à l'emploi;
  • Sont 2,3 fois plus susceptibles de manifester une forte intention de quitter leur emploi;
  • La moitié d'entre eux sont susceptibles de signaler des niveaux élevés de satisfaction au travail;
  • Environ la moitié d'entre eux sont susceptibles d'avoir une opinion favorable de leur employeur.

Le recrutement et le maintien de l'effectif - dans le système de soins de santé et ailleurs - est lié à la santé en milieu de travail

Au cours de la prochaine décennie, le Canada et la plupart des pays industrialisés feront face à des pénuries de main-d'oeuvre lorsque la demande de travail dépassera l'offre de main-d'oeuvre dans de nombreux domaines clés. Cette pénurie découlera de quatre facteurs : un faible taux de fertilité, le vieillissement de la population, la multitude de baby boomers qui atteindront l'âge de la retraite et l'accroissement du taux de mortalité (Bachmann, 2002). Ces facteurs incitent les organismes à se concentrer sur le recrutement et la conservation des travailleurs clés (Bachmann, 2002). Quelles stratégies les employeurs suivent-ils pour attirer une nouvelle relève d'employés et pour empêcher leurs bons employés de la génération du baby-boom de prendre leur retraite trop tôt? Bachmann (2002) répond : de nouvelles offres de rémunération, des programmes de récompense et de reconnaissance, de la formation et de l'avancement professionnel.

Ces stratégies s'avéreront-elles efficaces? Les données disponibles portent à croire que non, car elles n'offrent pas ce que les employés de la relève et les baby boomers vieillissants disent désirer d'un emploi - un milieu de travail empreint de santé psychosociale (c.-à-d. un milieu de travail où le travail est passionnant et où l'on offre de l'avancement professionnel, un équilibre entre le travail et la vie personnelle, des récompenses et de la reconnaissance, et du respect) où l'on applique des programmes de santé en milieu de travail (Bachmann, 2002). De plus, les résultats de la recherche indiquent que pour que leurs employés soient satisfaits, motivés et engagés, les organismes doivent aborder les enjeux liés à la santé et au bien-être (Bachmann, 2002).

Selon les résultats d'études récentes, le facteur qui favorise le plus l'engagement des employés est le fait que leurs gestionnaires reconnaissent leurs besoins d'équilibre entre le travail et la vie personnelle qui, nous l'avons vu, est crucial au bien-être des employés (AON Consulting, 2000; Duxbury et Higgins, 2001, 2003; Bachmann, 2002; Higgins et Duxbury, 2002). Autrement dit, les employeurs doivent se mettre à remplir leurs promesses et offrir des milieux de travail favorables ainsi qu'un équilibre entre le travail et la vie personnelle. Nous espérons que les résultats de la présente étude inciteront les gouvernements et les employeurs à agir ainsi.

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