LES SENTIMENTS
COMMENT LES PARENTS RÉAGISSENT-ILS LORSQU'ON DIAGNOSTIQUE UN CANCER CHEZ LEUR ENFANT?
Aucun parent n'est préparé à l'annonce que son enfant a le cancer. Au début, le choc et la tristesse peuvent être écrasants. «Pourquoi mon enfant?» C'est une question qui est souvent posée et l'absence de réponse claire peut provoquer une angoisse énorme. Le déluge de sentiments peut inclure l'incrédulité, la culpabilité, la peur de l'avenir, le désespoir, la colère et le doute de soi. Parce que beaucoup d'adultes ont connu des membres de leur famille ou des amis qui ont eu le cancer, ils ont souvent des idées préconçues, voire erronées, au sujet de la maladie.
Si quelqu'un m'avait dit que le cancer affecterait ma fille, j'aurais répondu «pas question.» Cela arrive toujours à quelqu'un d'autre et non à quelqu'un que j'aime, et surtout pas à des enfants. Je dirais ensuite que je serais incapable de faire face à une telle situation. Je ne suis pas assez forte. Plutôt mourir. Eh bien, ça fait deux mois et demi et je m'en tire. Comment? Je ne sais pas trop, mais on y parvient d'une façon ou d'une autre. Il le faut. Tu n'as pas le choix. Tu n'es ni brave ni courageuse. Ces choix n'existent pas. Il faut tout simplement être là pour son enfant. Parfois, je me dis que c'est mon enfant qui me permet de m'en tirer. Le simple fait de la regarder, d'être avec elle, de la tenir dans mes bras. C'est elle qui me rappelle de manger. Même si je pense que je m'en tire bien, il y a encore des moments où je me demande pourquoi. Je commence à pleurer, je deviens furieuse et frustrée. Je me sens coupable, effrayée, impuissante et confuse, déprimée, mais, ce qui est plus important, pleine d'espoir. (traduction) |
Il est fréquent pour des parents de vivre une période
de désorientation lorsque l'on diagnostique un cancer
chez leur enfant. Leur vie change du jour au lendemain. Les plans,
les horaires et les buts semblent soudain sans importance et le
désir de voir leur enfant retrouver la santé
l'emporte sur tout. Des parents essaient de retrouver leur
équilibre affectif en concentrant leur attention sur les
aspects techniques de la maladie. D'autres se retirent
temporairement pour essayer de faire face à leur peur et
à leur douleur affective profondes. Pour un parent, la
façon de faire face au problème peut être
liée non seulement à l'état médical
de son enfant, mais aussi à des facteurs comme sa
philosophie personnelle de la vie, sa flexibilité, ses
ressources, ses réseaux d'entraide et sa capacité
d'accepter une situation qu'il est impossible de
changer.
Malgré les difficultés, des ajustements doivent être faits aux exigences entourant les soins d'un enfant très malade. La plupart des familles affectées par le cancer ont peu de temps pour s'adapter à la situation. La plupart des enfants atteints du cancer seront traités selon des protocoles ou des régimes thérapeutiques auxquels les parents doivent consentir dans les heures ou les jours qui suivent le diagnostic.
Lorsque les parents connaissent le diagnostic et le pronostic, le traitement et ses répercussions, ils doivent envisager de dire à leur enfant qu'il est atteint du cancer. Les tests de diagnostic et la première hospitalisation peuvent être très traumatisants, surtout pour les jeunes enfants. Ces derniers doivent connaître le pourquoi d'interventions parfois douloureuses et comprendre le bouleversement que vivent leurs parents. Il faut répondre aux questions des enfants tout en tenant compte de leur âge. Même si les conversations au sujet du diagnostic et du traitement se déroulent en général avec l'aide et les conseils de l'équipe médicale, les parents sont habituellement les mieux placés pour réconforter et rassurer l'enfant.
Suite au diagnostic, il faut communiquer la nouvelle aux autres enfants de la famille, ainsi qu'aux membres de la famille entière. Outre la famille, il faut prévenir les écoles et les employeurs des répercussions prévues sur la famille. Même si le fait de le dire à quelqu'un peut être une source de réconfort et d'appui, répéter le diagnostic peut parfois être épuisant sur le plan émotionnel.
La nature intense de la thérapie et le volume même des renseignements médicaux ajoutent au stress que vivent les parents. Le fait de consentir à l'administration de traitements toxiques qui ont de nombreux effets secondaires déclenche un éventail complexe d'émotions. Le soulagement qu'apporte l'existence d'un traitement est amoindri par son intensité et ses effets secondaires. Lorsqu'un enfant est trop jeune pour participer aux prises de décisions, les parents portent le fardeau des choix qu'ils doivent faire pour leur enfant. Heureusement, il est possible de les rassurer en insistant sur le fait que la plupart des cancers des enfants sont traitables et que les résultats sont de plus en plus favorables.
Toujours présents, il y en a tout le temps un à mes traitements. Ils me supportent dans les périodes où je me sens seule, m'encouragent. Une chance qu'ils sont là! Lorsque je me sens mal la nuit ou que je ne peux pas dormir, ils ont toujours l'oreille tendue, prêts à venir m'aider ou à me réconforter. Parfois, j'aimerais bien que la formule sanguine ne vienne pas jouer un rôle quand mes parents ont une décision à prendre au sujet de leur consentement... mais ça, c'est probablement parce qu'ils m'aiment beaucoup. Stéphanie, 15 ans |
Les contraintes financières peuvent devenir une autre source
d'inquiétude et causer de réelles souffrances aux
familles d'enfants atteints du cancer. Même si le
coût de l'hospitalisation est pris en charge surtout par
les régimes provinciaux et territoriaux
d'assurance-maladie, les familles doivent supporter des
fardeaux financiers imprévus. Il arrive que le régime
d'assurance-maladie ne couvre pas certains médicaments
nécessaires au traitement. Certains enfants et adolescents
peuvent avoir besoin de perruques, prothèses ou autres
appareils, et souvent il incombe aux parents d'en payer au
moins une partie. Les frais de déplacement, de séjour
et d'hébergement liés aux visites à
l'hôpital ou à la clinique peuvent être
importants et ne sont pas remboursables dans toutes les
régions du Canada. L'intensité et la
fréquence du traitement obligent souvent un parent à
s'absenter du travail ou à quitter son emploi. Les
arrangements pris pour assurer le soin des autres enfants de la
famille peuvent être coûteux et difficiles.
Malheureusement, pour beaucoup de parents dans cette situation, le
fardeau financier limite leur relation d'aide et le support
à l'enfant malade comme aux autres membres de la
famille.
L'annexe 4 donne une liste de services d'entraide pour les familles qui vivent ces circonstances difficiles. Le service de counselling du centre d'oncologie pédiatrique peut en connaître d'autres.
Les exigences émotives et les choix qu'impose un diagnostic de cancer sont lourds de conséquences et modifient pour toujours la vie des familles en cause. Heureusement, la plupart des parents ont la force et les ressources pour s'adapter au diagnostic, au traitement et à ses effets. Une fois le choc du diagnostic et le début du traitement passés, les parents reprennent confiance. Même s'il peut surgir des crises en cours de route, la nécessité d'être une présence forte pour leur enfant et l'espoir d'une guérison catalysent leur capacité à faire face à la situation (26).
Nous ne connaissions pas encore le nom de notre adversaire. Nous savions seulement que notre belle petite fille enjouée de 2 1/2 ans soudain faisait face à un risque énorme, à un grave danger. J'ai poussé son fauteuil roulant dans les couloirs et dans la salle de scanner où le technicien m'a demandé quelle était, selon moi, la meilleure façon d'approcher Dana pour lui poser une perfusion intraveineuse. Au moment où je l'ai regardée, toute menue dans son fauteuil roulant, j'ai été soudain prise d'une terreur et d'une peine tellement profondes que je n'ai pu demeurer là. J'ai fui. Je ne peux dire comment ma mère a résisté à l'intensité de mon angoisse. Elle m'a tenue dans ses bras lorsque je pleurais, elle m'a prise par la main pendant que nous marchions dans les couloirs de l'hôpital - en attendant les résultats. Elle m'a offert des repas pour m'en débarrasser par la suite, car je n'y avais pas touché. Elle est tout ce que je me rappelle de ce jour-là -- la seule présence inébranlable dans un épais brouillard de chagrin et de douleur. Il y eut des jours qui étaient «pires» -- lorsque nos craintes les plus profondes se réalisaient et que l'espoir diminuait (pour céder la place par la suite à de nouveaux espoirs) - mais je considère cette journée-là comme la plus difficile que j'ai vécue. C'est peut-être parce que ce jour-là, le passé et l'avenir ont convergé. J'ai dû tout d'un coup laisser tomber le passé et accepter le présent et l'avenir. J'ai eu très peu de temps ou de place pour absorber le choc. Comme la plupart des êtres humains, je résiste au changement, mais j'ai dû m'en faire un ami pour pouvoir m'adapter et survivre à cette expérience -- l'expérience la plus traumatisante et la plus dure de toute ma vie. (traduction) |
Jeudi, l'amie de ma mère est venue me prendre à l'école pour nous amener, ma mère, mon père et moi, à l'Hôpital pour enfants... J'y ai subi des analyses sanguines et j'ai dû rester à l'hôpital... Ils ont effectué ensuite une ponction de moelle osseuse et une ponction lombaire. Avant de commencer, ils m'ont administré un médicament pour me rendre somnolente. Je suis passée ensuite à la salle d'opération où l'on m'a installé un Broviac. Un Broviac, c'est un tube qui pénètre dans la veine cave qui va au coeur. La plupart de mes médicaments sont injectés dans mon Broviac et l'on y prélève aussi du sang. Je me suis débarrassée de mon intraveineuse. Après avoir reçu mon Broviac, j'ai dit à la travailleuse sociale qu'elle venait d'une autre planète. C'est le somnifère qui m'a fait penser ainsi. J'ai commencé à prendre des pilules. J'ai pris de la prednisone, de la ranitidine et de l'ondansétron. L'ondansétron devait réduire l'envie de vomir. Je suis demeurée au lit pendant deux ou trois jours. J'avais mal à la tête, à l'estomac, je m'endormais et je détestais la lumière ou le bruit. Lorsqu'on m'a administré la première injection de L-asparaginase à la jambe, j'ai crié pendant 15 à 20 minutes avant même de sentir l'aiguille. .. [La travailleuse sociale] est venue me voir tous les jours par la suite. J'ai alors commencé à recevoir soudain beaucoup de courrier. J'étais très heureuse de savoir que tellement de monde s'intéressait à moi. (traduction) |
COMMENT LE CANCER AFFECTE-T-IL LES ENFANTS ET LES ADOLESCENTS SUR LES PLANS AFFECTIF ET SOCIAL?
La séparation de la famille, les interventions douloureuses à répétition, les nausées et les vomissements causés par le traitement, le rétablissement à la suite d'interventions et d'infections, l'absentéisme scolaire, les changements physiques et la crainte du rejet par les amis et les camarades de classe sont quelques-uns des problèmes auxquels font face les enfants et les adolescents atteints du cancer. Si leur besoin de réalisation, de reconnaissance et d'affiliation ne change pas, leur capacité d'atteindre les jalons normaux du développement peut être en danger. Leur façon de faire face à la situation dépend de nombreux facteurs, y compris leur âge.
Les bébés et les tout-petits, qui sont très affectés même par une brève séparation de leurs parents, peuvent refuser de collaborer, devenir excessivement perturbés et réagir négativement à toutes les interventions, même celles qui ne sont pas douloureuses. Avec leur indépendance et leur autonomie nouvelles, les enfants d'âge préscolaire peuvent revenir à des comportements typiques d'un enfant plus jeune. Les enfants d'âge scolaire et les adolescents, qui sont plus en mesure de comprendre la gravité de la situation, peuvent ressentir de la colère et du ressentiment parce que leur vie normale est interrompue et que leur qualité de vie est menacée.
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La grande bataille
J'ai subi une foule de ponctions lombaires. Je parlais de trous dans le dos parce qu'on nous enfonce une grosse aiguille dans le dos. L'aiguille prélève des gouttes dans la colonne pour vérifier s'il y a du cancer. Il est très important de se coucher en boule et de respirer d'une certaine façon. J'ai été très chanceuse parce que [la travailleuse sociale] me lisait des histoires et que je pouvais choisir un prix dans la boîte à piqûres. Il y avait un tas de belles choses dans la boîte à piqûres... (traduction) |
La détresse des enfants est liée plus souvent au
traitement et à ses effets secondaires qu'à la
maladie même. Dans le passé, on croyait que si les
enfants ne décrivaient pas verbalement la douleur, ils ne la
ressentaient pas(75). Les
méthodes d'évaluation se sont raffinées et
permettent à l'équipe médicale de mieux
mesurer la douleur ressentie par un enfant et de la traiter en
conséquence, même si l'enfant ne la décrit
pas verbalement(74).
La préparation des enfants à des interventions médicales stressantes est une tâche importante pour les professionnels de la santé et les parents(58,73). Des techniques utilisant la psychologie et des médicaments permettent un meilleur contrôle de la douleur. Les films montrant des enfants qui font face à des interventions, les marionnettes, les livres, les techniques de détente, d'hypnose et d'autres méthodes qu'il est possible de personnaliser pour un enfant ou un adolescent en particulier sont au nombre des moyens efficaces(63). Les enfants et les adolescents peuvent mieux s'en sortir lorsqu'ils ont un certain contrôle de leur douleur et de leur anxiété et qu'ils savent à quoi s'attendre(134). Dans l'ensemble, les enfants et les adolescents ont une force et une résistance incroyables. Ils ne sont pas toujours bouleversés et l'appui et le réconfort font beaucoup pour atténuer la douleur et l'anxiété.
L'assiduité scolaire de l'enfant malade et la poursuite de ses activités usuelles peuvent être très limitées, restreignant ses interactions avec ses amis et ralentissant son développement social. Les parents deviennent souvent le principal groupe de support et d'interaction de leur enfant. Une sensibilisation accrue de l'importance de l'école dans la vie d'un enfant est à l'origine de programmes de réintégration scolaire qui insistent aussi bien sur la réussite scolaire que la vie de groupe. Ces programmes préparent les camarades de classe au retour de l'enfant afin de réduire les taquineries et les faire participer davantage à sa réintégration sociale. Un membre du personnel du centre d'oncologie peut se rendre à l'école ou fournir des documents que l'enseignant pourra utiliser. Des parents d'enfants d'âge préscolaire atteints de cancer ont formé des groupes de jeu et d'apprentissage permettant de préparer leurs enfants à l'école et de les aider à acquérir des techniques de socialisation(30). Les annexes 4 et 5 contiennent une liste de documents et de ressources qui pourront aider la réintégration scolaire de l'enfant.
Les adolescents peuvent être confrontés à des enjeux liés au cancer qui leur sont plus spécifiques. À cet égard, un groupe de travail constitué d'adolescents et de jeunes adultes atteints du cancer a conclu que, même si tous les patients cancéreux ont des problèmes psychosociaux différents et pertinents, les adolescents atteints du cancer ont une série de problèmes uniques et importants dont il faut tenir compte dans la prestation des soins (102).
| Lorsqu'on a diagnostiqué
pour la première fois un cancer chez Greg et qu'il a
été traité, il n'avait que 7 1/2 ans.
Lorsqu'on a diagnostiqué un second cancer à 14
ans, il était adolescent et l'expérience a
été complètement différente.
(traduction) |
Pour un adolescent, le besoin d'être accepté et
d'être comme tous les autres est accentué et toute
menace à son statut avec ses pairs peut être
dévastatrice (35). Plusieurs
types de cancer plus fréquents dans ce groupe
d'âge menacent sérieusement la sexualité
d'un adolescent et ses aptitudes physiques. Certains
traitements rendent infécond. Physiquement, il peut
être nécessaire d'amputer une partie de membre
atteint d'un cancer.
|
Ma vie et la
vôtre
(traduction)Tout comme la planète tourne Greg, 14 ans |
La plupart des adolescents ont hâte de retourner à
l'école, mais certains peuvent refuser
catégoriquement de le faire avant d'avoir
surmonté complètement l'expérience du
cancer et avant qu'ait diminué le risque de rejet par
leurs pairs. Dans certains cas, le fait d'éviter
l'école peut accentuer considérablement le
sentiment d'isolement, nuire à la maturation sociale,
ralentir les progrès scolaires et même affecter leur
rôle d'adulte. Les parents peuvent s'inquiéter
du développement et de l'avenir de leur fils ou de leur
fille; toutefois les traiter avec respect et reconnaître leur
individualité et leurs désirs personnels ne peut
être que bénéfique. On peut avoir recours
à des ressources comme des professeurs particuliers et la
planification des études.
Un adolescent peut se comporter comme un enfant ou comme un adulte, et cela peut varier selon les jours et selon les circonstances. Ces changements peuvent être difficiles pour les parents et les adolescents eux-mêmes. Avec les ans, les adolescents acquièrent plus de maturité et d'indépendance et il devient difficile pour eux de devoir compter uniquement sur leurs parents pour répondre à leurs besoins au cours du traitement. Leur besoin d'intimité, tant affective que physique, pose un autre problème, car les routines de l'hôpital et les interventions médicales envahissent leur intimité. Les adolescents ont aussi tendance à être plus conscients des répercussions du cancer que les jeunes enfants et à savoir davantage comment la maladie peut compromettre leur avenir. Des adolescents atteints du cancer essaient souvent de faire face simultanément à des problèmes d'identité, de sexualité, de fécondité et de mortalité (141). La majorité ont toutefois beaucoup de ressources personnelles et se débrouillent très bien.
| Je me demande pourquoi je suis sur
cette planète. Je suis préoccupé et me demande
combien de temps je vivrai. Dans quelques années,
j'aimerais voyager un peu et me trouver. En apprendre davantage
à mon sujet. J'aimerais faire carrière dans les
voyages, le journalisme et la préservation de la
planète.
(traduction) |
Tous les enfants et les adolescents atteints du cancer sont
conscients d'une chose : les personnes atteintes du cancer
n'y survivent pas toutes. Beaucoup sont troublés
périodiquement, surtout à des moments critiques comme
les visites à la clinique et les rendez-vous de suivi,
où on leur rappelle le risque de rechute. Ces jeunes nouent
des liens solides entre eux. Pour réconforter des amis
victimes d'une rechute ou assister aux funérailles
d'un patient ami, il leur faut une compassion et une
maturité très supérieures à celles de
leur âge. Malgré les nombreux compromis et
défis auxquels font face les jeunes atteints du cancer, leur
capacité de penser plus au présent qu'à
l'avenir les aide à se débrouiller de
façon exceptionnelle. Pour la plupart, ils s'adaptent
beaucoup plus facilement que leurs parents. Ils acquièrent
une énorme empathie et offrent force et encouragement
à leur entourage (25,51).
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