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LA LUTTE ANTITUBERCULEUSE

Consultation nationale sur le rôle du
Laboratoire de lutte contre la maladie et de

Section I. Introduction

En vertu de l'article 5 de la Loi concernant le ministère de la Santé nationale et du Bien-être social, les pouvoirs et fonctions du Ministre s'étendent d'une façon générale à tous les domaines liés à la promotion et au maintien de la santé de la population. À titre de Direction au sein de la Direction générale de la protection de la santé, le Laboratoire de lutte contre la maladie (LLCM) est assujetti aux dispositions de cette Loi. De très nombreuses ententes conclues avec les provinces et entre ministères, ainsi que des accords internationaux exercent une influence sur les activités du LLCM.

Toutes ces activités sont axées essentiellement sur la prévention et la lutte contre la maladie à l'échelle nationale. Son mandat comprend les fonctions suivantes :

  • surveillance des maladies et lutte contre les maladies à l'échelle nationale;
  • services d'analyses diagnostiques,
  • appui aux réseaux nationaux et internationaux de santé publique,
  • évaluations et établissement de normes,
  • acquisition de connaissances et mise au point de techniques,
  • formation et transfert technologique et de connaissances,
  • collaboration et liaison à l'échelle internationale,
  • services de gestion et appui à des organismes scientifiques, et
  • facilitation de la collaboration et de la communication à l'échelle nationale et internationale.

Analyse raisonnée

Depuis plusieurs années, le LLCM ne dispose pas des ressources nécessaires pour élaborer un programme complet de prévention et de lutte antituberculeuse. Mais aujourd'hui, le LLCM se préoccupe de ce manque de ressources et de la nécessité de s'attaquer à la maladie de manière plus cohérente parce qu'après 30 ans de progrès le nombre de cas déclarés de tuberculose ne semble pas pouvoir baisser davantage, ainsi q'ils restent au Canada des foyers d'infection que nous ne sommes pas parvenus à éliminer malgré les interventions les plus énergiques. Aux États-Unis on observe l'apparition de la tuberculose multirésistante, ainsi que certains foyers de co-infection (VIH et tuberculose). Il convient donc de se demander dans quelle mesure le Canada doit-il investir dans la prévention et la lutte contre la tuberculose, compte tenu du fait que le taux de tuberculose y est un des plus bas au monde, mais qu'il existe encore des foyers d'incidence élevée. C'est aux instances fédérales, provinciales et territoriales qu'il appartient de répondre à cette question. Le LLCM a donc organisé une consultation entre le 25 et le 27 juillet 1994 afin de définir le rôle qu'il serait appelé à jouer dans le cadre d'une nouvelle stratégie éventuelle de prévention et de lutte contre la tuberculose.

Le lecteur trouvera dans le présent compte rendu les présentations de tous les conférenciers invités ainsi que les résultats et des recommandations des travaux de 5 groupes d'étude qui avaient été constitués à cette occasion. Les listes des participants figurent dans les Annexe I.

Cinq groupes de travail ont été constitués :

  • Politiques et lignes directrices : Rôle du LLCM dans la lutte antituberculeuse,
  • Surveillance et recherche de cas,
  • Surveillance et suivi des cas,
  • Surveillance des cas de co-infection VIH/tuberculose et recherches sur cette question,
  • Recherche et services de laboratoires de référence.
L'application des recommandations est liée au plan opérationnel pluriannuel (POP).

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