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La santé de la population est une notion élargie de la santé qui reconnaît que notre santé globale et notre bien-être sont influencés par une grande variété de « déterminants » de la santé qui vont bien au-delà des indicateurs traditionnels tels que la mort, la maladie et l’invalidité. Ces déterminants comprennent : l’âge, la biologie et la qualité du matériel génétique, le développement sain de l’enfant, les habitudes personnelles en matière de santé et les habiletés d’adaptation, la culture, le sexe, les services de santé, les milieux physiques, les milieux sociaux, la scolarité et l’alphabétisation, le revenu et le statut social, les réseaux de soutien social, ainsi que l’emploi et les conditions de travail. Une approche de la santé de la population maintient que l’action de collaboration sur ces déterminants dans de nombreux domaines de la société canadienne est la meilleure façon d’éliminer les inégalités en matière de santé et d’obtenir de meilleures issues de santé pour tous les Canadiens.
Bien que les déterminants tels que l’âge, la biologie et la qualité du matériel génétique ne puissent pas être changés, d’autres, tels que les habitudes personnelles en matière de santé et les choix de style de vie, peuvent être modifiés pour produire de meilleures issues de santé au sein des populations. Étant donné que les facteurs des habitudes personnelles en matière de santé et de style de vie jouent un rôle important dans la détermination des risques que courent les individus de développer des maladies chroniques constituant un danger de mort telles que le cancer, une maladie respiratoire, une maladie du coeur et le diabète, la santé de la population comprend un volet de promotion de comportements et de styles de vie sains chez les Canadiens. Une partie importante de cette approche préventive est l’élaboration d’initiatives visant à modifier les facteurs de risque liés au style de vie — tels que le tabagisme, la consommation d’alcool, un mauvais régime alimentaire et le manque d’activité physique — qui sont liés à chacune de ces maladies chroniques.
Les gouvernements de divers paliers possèdent divers moyens d’influencer ces facteurs. Ils comprennent notamment : la persuasion avec l’industrie et d’autres; l’établissement d’une capacité communautaire pour soutenir les programmes de santé locaux et les coalitions; le marketing social; le fait d’exiger ou de permettre, selon les besoins, l’étiquetage de l’emballage précisant les risques et/ou les avantages du produit, la réglementation de la disponibilité et du marketing des produits; et la taxation. Les gouvernements aident à établir des politiques aussi disparates que le nombre d’heures d’éducation physique nécessaires dans les écoles publiques et la façon d’aménager les pistes cyclables dans un voisinage donné.
Ces dernières années, il y a eu une tendance croissante vers l’élaboration de programmes globaux de prévention des maladies dans l’ensemble du Canada. L’Alliance pour la prévention des maladies chroniques au Canada (APMCC) est un exemple de cette tendance. Fondée en 2001, l’APMCC est un réseau d’organismes et d’individus qui partagent une vision commune de système intégré de prévention des maladies chroniques au Canada; Santé Canada en est un tenant majeur. Pour de plus amples renseignements sur l’APMCC, consultez leur site Web : http://www.apmcc.ca/
En accord avec cette tendance à une plus grande intégration, le Comité sénatorial permanent des affaires sociales et des sciences de 2002 (Commission Kirby) a recommandé la mise en oeuvre d’une stratégie nationale intégrée de prévention des maladies chroniques qui serait globale, suffisamment dotée de ressources et viable, et qui intégrerait la recherche, les politiques et les programmes servant à maintenir la santé et à prévenir les maladies chroniques. Cette approche dépasserait le secteur traditionnel de la santé pour agir sur des déterminants de la santé dans des secteurs tels que le transport, l’éducation, les services sociaux et les loisirs.
En attendant, Santé Canada, les ministères de la Santé des provinces et des territoires et leurs partenaires sont en train d’élaborer une Stratégie pancanadienne intégrée en matière de modes de vie sains. Cette stratégie vise à se servir de la politique officielle pour influencer les environnements social, économique et physique afin d’aider les Canadiens à faire des choix- santé positifs. Le point de mire initial est de promouvoir l’alimentation saine et l’activité physique, ainsi que leur relation avec le poids-santé.
La section suivante décrit ce que l’on sait présentement sur l’association qui existe entre le risque de cancer et les habitudes personnelles et les comportements en matière de santé, tels que le tabagisme, le régime alimentaire, la sédentarité, l’obésité, l’alcool et l’exposition au soleil.
La fumée de tabac contient plus de 4 000 produits chimiques dont au moins 60 sont cancérogènes. Le tabagisme a été lié à des cancers du poumon, des lèvres, de la bouche, du pharynx, du larynx, de l’oesophage, de l’estomac, du pancréas, du rein et de la vessie. Le tabagisme augmente aussi le risque de cancer colorectal, du col utérin, voire du cancer du sein et du foie, ainsi que du myélome multiple. Le tabagisme explique environ 30 % de tous les cancers (à l’exclusion des cancers de la peau autres que des mélanomes) et des décès par cancer au Canada.
L’usage du tabac chez les Canadiens a lentement diminué au cours des 35 dernières années. En 1965, 50 % des Canadiens âgés de 15 ans et plus fumaient, par rapport à 21 % en 2002 (figure 1).
Au cours de la dernière décennie, on a observé les chutes absolues les plus importantes dans la proportion de la population qui fume en Colombie-Britannique, en Alberta, à Terre- Neuve-et-Labrador, et en Nouvelle-Écosse (bien que les taux de l’Alberta, de Terre-Neuveet- Labrador, et de la Nouvelle-Écosse dépassent encore la moyenne nationale). Présentement, la proportion de la population qui fume est la plus élevée dans les Territoires du Nord-Ouest, au Québec et dans les régions du nord des Provinces des Prairies et elle est la plus faible en Colombie-Britannique (figure 2).
La réduction de l’usage du tabac chez les hommes a entraîné des réductions importantes de leur incidence de cancer du poumon et de mortalité (figures 4 et 8, Chapitre 1). Les taux de cancer du poumon n’ont pas encore diminué chez les femmes, mais il est prévu qu’ils le fassent au cours de la prochaine décennie.
L’usage du tabac dans la population autochtone du Canada est plus de deux fois plus courante que chez l’ensemble des Canadiens. En 1993, la prévalence du tabagisme chez les Inuits était de 72 %, soit presque trois fois plus que dans la population canadienne. Les taux d’usage du tabac chez les jeunes autochtones sont également élevés : 54 % des jeunes âgés de 11 à 19 ans et 65 % du groupe des 20 à 25 ans fument. L’usage du tabac à mâcher et à priser est aussi beaucoup plus élevé chez les Inuits que dans d’autres groupes du Canada.
La plupart des fumeurs actuels ont commencé à fumer à l’adolescence. Le fait de commencer à fumer au début de l’adolescence est associé à une consommation quotidienne de cigarettes plus élevée et à une plus faible probabilité d’abandon du tabagisme, par rapport aux fumeurs qui ont commencé à fumer à un âge plus avancé. Il est rare de commencer à fumer à l’âge adulte.
L’âge auquel les individus ont commencé à fumer est relativement uniforme dans l’ensemble du Canada. La majorité des Canadiens ont commencé à fumer entre 15 et 19 ans. Le Nunavut fait exception, en effet, presque 20 % des fumeurs ont commencé à fumer avant l’âge de 12 ans, par rapport à 8 % pour le reste du Canada.
Plus de 20 % des personnes qui se sont ellesmêmes identifiées comme des fumeurs dans le sondage de l’ENSP de 1994-1995 ont déclaré avoir cessé de fumer avant la tenue du sondage de l’ENSP de 2000-2001. Bien que le tabac crée une très forte dépendance, les efforts visant à encourager le renoncement au tabac ont relativement bien réussi. La diminution de l’usage du tabac a été plus grande chez les Canadiens plus âgés. En 2001, le nombre d’ex-fumeurs au Canada âgés de 25 ans et plus (5,6 millions) dépassait le nombre de fumeurs actuels appartenant à la même catégorie d’âge (4,3 millions).
Le nombre moyen de cigarettes fumées par jour chez les fumeurs a aussi diminué, soit de 20,6 cigarettes par jour en 1985 à 16,4 par jour en 2002, ce qui représente une réduction de 61 paquets de cigarettes par fumeur par année. En 2002, les hommes fumaient en moyenne 17,9 cigarettes par jour par rapport à 14,8 cigarettes par jour pour les femmes.
Les programmes de lutte contre le tabagisme sont conçus pour aider les fumeurs actuels à cesser de fumer et à empêcher les jeunes de commencer. En 1994, le gouvernement fédéral a annoncé la Stratégie de réduction de la demande de tabac (SRDT) de 185 millions de dollars. La SRDT englobe trois types d’activités : la législation et l’exécution de la Loi, la recherche, et les initiatives communautaires et l’information publique.
En septembre 1998, la Conférence des ministres de la Santé des provinces/territoires a demandé à la Conférence des sous-ministres de la Santé des provinces/territoires d’élaborer une stratégie nationale de lutte contre le tabagisme. Les buts de la Stratégie nationale de lutte contre le tabagisme comprennent la prévention, le renoncement, la protection et la dénormalisation (processus de faire du tabagisme un comportement inacceptable sur le plan social). En 2001, Santé Canada a lancé la Stratégie fédérale de lutte contre le tabagisme, qui est axée sur la prévention, le renoncement, la protection et la réduction des préjudices. Les gouvernements fédéral, provinciaux et locaux ont mis en oeuvre des stratégies différentes mais complémentaires pour atteindre ces buts. Les efforts comprenaient les taxes plus élevées sur le tabac, les programmes d’information du public, les étiquettes d’avertissement, les campagnes de média de masse, la restriction de la publicité sur les cigarettes et de la vente aux mineurs, ainsi que la restriction de l’usage du tabac dans les lieux de travail et les lieux publics.
Les produits du tabac canadiens sont taxés aux niveaux fédéral et provincial. Ces taxes globales représentent plus des deux tiers du coût des cigarettes achetées au Canada. Il y a des preuves à l’effet que les augmentations de prix encouragent certaines personnes à renoncer au tabac et en découragent d’autres de commencer. Les augmentations de taxe entre 1982 et 1992 ont entraîné de fortes augmentations du prix réel du tabac et une diminution substantielle de la consommation. La contrebande de cigarettes à prix plus faible provenant des États-Unis et les coupures de taxes qui en ont découlé en 1994 pour refreiner cette activité ont vraisemblablement contribué à la remontée de la consommation du tabac chez les jeunes Canadiens du début jusqu’au milieu des années 1990. Les provinces qui ont coupé leurs taxes en parallèle aux coupures du gouvernement fédéral ont présenté la plus forte augmentation de la consommation chez les jeunes et, globalement, n’ont connu qu’une diminution modeste de la consommation de tabac par habitant, par rapport aux provinces qui ont maintenu la taxe provinciale sur les cigarettes. Toutefois, en 2003, les taxes provinciales sur le tabac avaient augmenté au-dessus des niveaux d’avant les taxes dans toutes les provinces, les taxes les plus élevées étant dans l’Ouest canadien et le Canada atlantique (figure 3).
Avant 1988, il n’existait aucune restriction fédérale de la publicité sur le tabac au Canada. Depuis lors, il y a eu de la législation limitant le type et la nature de la publicité sur le tabac. En 1997, la Loi C-71 ou Loi sur le tabac, a imposé d’autres restrictions à la publicité sur le tabac, introduisant une interdiction complète de la promotion de commandite, qui est entrée en vigueur en octobre 2003.
En décembre 2002, la Cour supérieure du Québec a confirmé la constitutionalité des restrictions fédérales de la publicité sur le tabac. Toutefois, jusqu’à présent, les dépenses faites sur la promotion par l’industrie des produits du tabac n’ont pas diminué, puisque les diminutions de la publicité ont correspondu aux augmentations des commandites et de la promotion au détail. Le Canada est l’un des rares pays développés qui ne requiert pas d’avertissement relatif à la santé dans les promotions sur le tabac.
On vise aussi de plus en plus la restriction de la promotion du tabac au détail. En mars 2002, la loi de la Saskatchewan intitulée Tobacco Control Act interdisait l’affichage de cigarettes dans les points de vente au détail accessibles aux jeunes de moins de 18 ans. En réponse à cela, la deuxième plus grosse entreprise de tabac au Canada (Rothmans, Benson & Hedges) a allégué devant la Cour du Banc de la Reine de la Saskatchewan que la loi contredisait la Loi fédérale sur le tabac. La Cour a rendu une décision selon laquelle l’argument de l’entreprise a échoué; cependant, en octobre 2003, la Cour d’appel de la Saskatchewan a déclaré que la loi de la Saskatchewan intitulée Tobacco Control Act était invalide. Le gouvernement de la Saskatchewan interjette appel devant la Cour suprême du Canada. Une législation similaire à celle de la Saskatchewan est entrée en vigueur au Manitoba en janvier 2004, mais elle n’est pas mise à exécution, en attendant l’issue de l’appel de la Saskatchewan.
Restrictions de l’usage du tabac dans les lieux de travail et les lieux publics Un nombre croissant d’instances impose des restrictions sur le tabagisme dans les lieux publics. Selon un sondage portant sur les règlements municipaux antitabac effectué par Santé Canada en 2001, au moins 63 % de Canadiens vivaient dans des instances qui restreignaient l’usage du tabac. Parmi ces instances, au moins 30 % des règlements municipaux ont été promulgués au cours des cinq années précédant le sondage.
Bien que la plupart des restrictions aient été imposées localement, les restrictions de lutte contre le tabagisme ont de plus en plus tendance à passer à des paliers plus élevés de gouvernement (du palier municipal au régional au provincial). En 2002, Terre-Neuve-et- Labrador a été la première province canadienne à interdire l’usage du tabac dans les restaurants et les lieux où sont admis des jeunes de moins de 19 ans. La même année, un règlement modifié sur la santé et la sécurité au travail est entré en vigueur en Colombie-Britannique; ce règlement restreint sévèrement l’usage du tabac dans les restaurants, les bars et les casinos. Depuis janvier 2003, la loi de la Nouvelle-Écosse intitulée Nova Scotia Smoke-Free Places Act interdisait l’usage du tabac dans les restaurants, sauf dans des salles désignées à cet effet.
Le renoncement au tabagisme peut être aidé par l’utilisation de thérapies de substitution de nicotine. Les timbres de nicotine et la gomme de nicotine sont maintenant vendus sans prescription au Canada. Le bupropion (Zyban) est un antidépresseur d’ordonnance ayant aussi l’effet d’aider les personnes à se sevrer de la nicotine. Il peut être employé en combinaison avec les timbres ou la gomme de nicotine. Les ventes annuelles de ces thérapies de substitution de nicotine ont augmenté ces dernières années, ce qui porte à croire que plus de Canadiens cessent de fumer ou essaient de le faire. En 1994, les pharmacies ont vendu environ 20,8 millions de dollars de timbres de nicotine. En 1998, les ventes de timbres de nicotine avaient augmenté de 42 % pour s’établir à 29,5 millions de dollars. Une tendance similaire a été observée pour les ventes de gomme de nicotine, dont la vente a augmenté de 45 %, passant de 10,4 millions de dollars à 15,1 millions de dollars au cours de la même période.
La loi fédérale a d’abord rendu obligatoire les mises en garde relatives à la santé sur les paquets de cigarettes en 1989. En 1994, ces mises en garde ont été rendues plus frappantes, occupant 35 % de la partie supérieure de la principale surface d’affichage du paquet. En 2000, les avertissements ont été modifiés pour inclure des illustrations des conséquences du tabagisme sur la santé et ils devaient obligatoirement couvrir la moitié du paquet de cigarettes. Certaines de ces illustrations comprenaient un coeur endommagé, un cerveau après un accident cérébrovasculaire et le rôle que le tabagisme joue dans l’impuissance (figure 4). De plus, de l’information plus détaillée sur la santé a été ajoutée à l’intérieur du paquet. Une étude financée par l’Institut du cancer des Instituts de recherche en santé du Canada a noté que presque la moitié des fumeurs auprès de qui le sondage a été effectué ont déclaré que les avertissements augmentaient leur motivation à cesser de fumer et les conscientisaient davantage envers les effets du tabac sur leur santé. En décembre 2002, la Cour supérieure du Québec a confirmé la constitutionalité de ces mises en garde portant des illustrations sur les paquets.
La Convention cadre internationale pour la lutte antitabac (CCILA) parrainée par l’Organisation mondiale de la Santé est le premier traité international sur la santé publique à être proposé. L’objectif de la CCILA est de réduire les conséquences sur la santé du tabagisme par une action collective et une coopération internationales de lutte contre le tabagisme. Les négociations officielles ont débuté en l’an 2000 et un cadre de travail final a été accepté en mai 2003. Le Canada a signé la Convention cadre le 15 juillet 2003. La CCILA comporte une interdiction étendue visant la publicité sur le tabac, la promotion et la commandite du tabac, avec des exemptions pour les pays qui sont restreints par des limitations constitutionnelles.
La fumée de tabac ambiante (FTA) ou fumée secondaire (passive) est cancérogène pour l’homme. La fumée secondaire expose les nonfumeurs aux mêmes substances cancérogènes et toxiques que les fumeurs, quoi qu’à des doses différentes. En réalité, certains produits chimiques toxiques sont à des concentrations plus élevées dans la fumée secondaire (fumée des autres ou fumée qui émane de l’extrémité d’une cigarette allumée) que dans la fumée qui est inhalée par les fumeurs. Après avoir fait un examen minutieux des preuves des associations qui existent entre la FTA et le cancer du poumon, un groupe de travail du Centre international de recherche sur le cancer, un organisme spécialisé de l’Organisation mondiale de la Santé, a conclu que la fumée secondaire est une cause de cancer du poumon chez les personnes qui n’ont jamais fumé. Le centre a également noté que les non-fumeurs qui sont exposés à la fumée secondaire courent un risque de 20 % à 30 % plus élevé d’être atteints de cancer du poumon que les personnes qui ne sont pas exposées à la fumée secondaire.
Selon l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC) de 2000-2001, 28 % des Canadiens sont exposés à la fumée secondaire. L’exposition variait en fonction de l’âge et du sexe. L’exposition la plus élevée s’est produite chez les individus âgés de 12 à 19 ans (figure 5). À l’exception du groupe d’âge le plus jeune, les hommes ont signalé des taux plus élevés d’exposition que les femmes. L’exposition à la fumée secondaire variait aussi d’un bout à l’autre du pays. Les taux d’exposition les plus élevés à la fumée secondaire ont été signalés dans les T.N.-O. (46 %) et les plus faibles en Colombie-Britannique (18 %) (figure 6).
L’étiquetage des paquets de cigarettes canadiens comprend des avertissements sur les dangers de l’exposition à la fumée secondaire (figure 7).
Les preuves actuelles portent à croire que les facteurs liés au régime alimentaire représentent environ 30 % de tous les cancers des pays développés. Des études se sont penchées sur le lien qui existe entre le régime alimentaire et le cancer en fonction des types d’aliments consommés (p. ex., viande, fruits et légumes) et par constituants alimentaires (p. ex., vitamines spécifiques, fibres, matières grasses). Les données indiquent qu’un régime alimentaire riche en fruits et légumes réduit le risque de plusieurs types de cancer, particulièrement des cancers du tractus gastro-intestinal (bouche, pharynx, oesophage, estomac, côlon et rectum). L’effet de constituants alimentaires spécifiques tels que les fibres et les vitamines antioxydantes (ou leurs précurseurs, tels que le bêta-carotène) sur le risque de cancer est encore incertain. La consommation de viande a été liée à des taux plus élevés de cancer du côlon et de certains autres cancers. D’autres facteurs, tels que l’obésité, la sédentarité et la faible consommation de fruits et de légumes, jouent aussi un rôle.
On a beaucoup discuté du rôle de l’apport en matières grasses sur le risque de cancer. Un examen récent conclut que d’autres mesures alimentaires, telles que d’augmenter la consommation de fruits, de légumes et de céréales complètes et de diminuer la consommation de viande rouge, pourraient être plus efficaces à réduire le risque de cancer du sein, de cancer colorectal et peut-être de cancer de la prostate que de diminuer l’apport total en matières grasses. Les types de matières grasses consommées pourraient aussi être importants. Les changements au niveau de la consommation de matières grasses du boeuf au Canada dans les années 1980, ainsi que le déclassement du boeuf persillé comme la meilleure qualité, ont contribué à une réduction de la consommation des graisses saturées au Canada et peuvent avoir contribué aux diminutions du cancer colorectal qui se sont produites depuis lors.
Partout dans le monde, on conseille de façon uniforme aux populations de consommer un régime alimentaire varié comportant beaucoup de fruits, de légumes et de céréales entières dans un effort de réduire les risques de cancer. Le Guide alimentaire canadien recommande actuellement de 5 à 10 portions de fruits et de légumes par jour. Selon l’ESCC de 2000-2001, plus de 60 % des Canadiens en consomment moins que la quantité quotidienne recommandée. La consommation de fruits et de légumes variait dans le pays, la consommation étant la plus faible dans les Territoires du Nord-Ouest (72 % consommaient moins que la quantité recommandée) et la plus élevée au Québec (bien que 55 % ou la majorité de la population, consomme encore moins que la quantité recommandée) (figure 8).
La consommation de fruits et de légumes varie selon le sexe et l’âge (figure 9). Dans tous les groupes d’âge, les hommes mangent immanquablement moins de portions de fruits et de légumes par jour que les femmes. Bien que la majorité des Canadiens âgés de 20 à 54 ans consommaient une quantité moindre que la quantité quotidienne recommandée, la consommation de fruits et de légumes a augmenté graduellement chez les hommes et les femmes de 55 ans et plus.
L’ENSP de 1998-1999 a montré des différences de préférence alimentaire entre les hommes et les femmes. Lorsque les femmes exercent des choix alimentaires, elles sont plus susceptibles de prendre en compte la santé globale, le poids et des maladies spécifiques. Quatre-vingt pour cent des femmes se préoccupaient du maintien ou de l’amélioration de la santé par des choix alimentaires, par rapport à 63 % des hommes. Tandis que 59 % des femmes tenaient compte de leur poids en choisissant des aliments, seulement 41 % des hommes le faisaient. La consommation de fruits et de légumes était également plus élevée chez les personnes appartenant aux catégories de revenu moyen à élevé et chez celles qui ont une éducation postsecondaire. La consommation de fruits et de légumes était aussi associée à d’autres comportements favorables à la santé, dont l’activité physique et le fait de ne pas fumer.
Depuis le début des années 1960, la consommation de fruits et de légumes au Canada a augmenté de façon constante. Statistique Canada, qui estime la quantité d’aliments disponibles par habitant pour la consommation humaine, a estimé que les Canadiens mangeaient en moyenne 137 kg de fruits et 84 kg de légumes par année en 1963. En 2001, ces chiffres avaient grimpé de presque 40 %, s’établissant à 183 kg de fruits et à 125 kg de légumes (figure 10). Ces changements alimentaires ont probablement contribué à la réduction du risque de certains cancers. La meilleure preuve en est la diminution au cours de la dernière décennie des cancers du tractus gastro-intestinal, tels que le cancer colorectal (figures 3, 4, 7, 8 de l’Introduction). Les plus fortes diminutions du cancer colorectal chez les femmes peut également refléter leur utilisation croissante de l’hormonothérapie substitutive.
L’activité physique réduit le risque de cancer du côlon et de cancer du sein et peut-être du cancer de l’endomètre (utérus) et de la prostate. Des études ont montré une diminution de 40 % du risque de cancer du côlon pour des niveaux élevés d’activité physique et de 30 % à 40 % du risque de cancer du sein chez les femmes qui font le plus d’activité physique. Une réduction de 20 % à 40 % du risque de cancer du col utérin a été observée dans certaines études portant sur des femmes physiquement actives et une réduction de 10 % à 30 % du risque de cancer de la prostate a été noté dans certaines études portant sur des hommes physiquement actifs.
Selon l’ESCC de 2000-2001, plus de la moitié de tous les Canadiens de 12 ans et plus sont considérés comme étant sédentaires. Les niveaux les plus élevés de sédentarité ont été déclarés dans les provinces de l’Atlantique et au Québec (figure 11). Les femmes ont régulièrement été classifiées comme étant plus sédentaires (54 %) que les hommes (44 %), mais les taux de sédentarité ont graduellement diminué chez les deux sexes depuis 1994 (figure 12). Les niveaux de sédentarité augmentent en fonction de l’âge (figure 13). Les membres les plus actifs de la population canadienne sondée dans le cadre de l’ESCC sont les enfants de 12 à 14 ans : seulement 20 % ont déclaré être sédentaires. Comme chez les adultes, les garçons sont plus actifs que les filles. À l’âge de 25 ans, 50 % des Canadiens étaient classifiés comme étant sédentaires.
Les résultats de l’ENSPF indiquent que la participation des Canadiens à l’activité physique est influencée par un éventail complexe de facteurs environnementaux, sociaux et psychologiques, dont le statut socio-économique, le niveau de scolarité et les responsabilités familiales. La recherche a révélé que les programmes d’activité physique du lieu de travail, de la communauté et des médias de masse n’ont qu’un succès modeste et que les effets sont rarement à long terme. En dépit de l’introduction de programmes nationaux de conditionnement physique conçus pour promouvoir l’activité physique, une majorité de Canadiens demeurent sédentaires.
Le Centre international de recherche sur le cancer estime que l’embonpoint ou l’obésité expliquent plus de 25 % des cas mondiaux de cancer du côlon, de l’endomètre, du rein, de l’oesophage et du sein postménopausique. L’une des façons de déterminer si un individu a un excès de poids est de calculer son Indice de masse corporelle (IMC) : poids en kilogrammes divisé par la hauteur en mètres carrés. Selon les normes internationales, les adultes dont l’IMC se situe de 25,0 à 29,9 sont considérés comme ayant un excès de poids et ceux dont l’IMC est supérieur ou égal à 30,0 sont obèses. Il est toutefois possible d’être trop mince pour être en bonne santé. La norme de poids acceptable est un IMC de 18,5 à 24,9.
Les IMC élevés sont associés à un risque accru de cancer du côlon. Plusieurs études ont indiqué que le risque de cancer du côlon est presque le double chez les individus obèses que chez les individus dont le poids est normal. Les femmes affichant un poids plus élevé courent également un risque plus élevé de cancer de l’endomètre et de cancer du sein durant la postménopause. Il existe un lien entre l’hypernéphrome et l’obésité : les individus obèses ont un risque deux fois plus élevé de développer cette forme de cancer du rein par rapport à ceux dont le poids est acceptable. Un risque accru d’adénocarcinome oesophagien a aussi été lié à l’obésité. L’incidence de ce type de cancer a augmenté de plus de 350 % depuis le milieu des années 1970, augmentation qui a été attribuée à l’obésité et au reflux gastrooesophagien qui lui est associé (aigreurs).
Les estimations de l’ESCC montrent que presque 50 % des Canadiens ont un poids insalubre. Dans l’enquête de 2000-2001, 47,5 % des Canadiens étaient considérés comme faisant de l’embonpoint et parmi eux, presque un tiers, soit 15 % de la population totale, étaient obèses. Plus d’hommes (56 %) que de femmes (39 %) avaient un excès de poids (figure 14). Les données de l’ESCC indiquent aussi qu'il y a présentement 2,8 millions de Canadiens obèses agés de 20 à 64 ans, soit un accroissement estimatif de 532 000 personnes depuis 1994 (figure 15). Le pourcentage le plus élevé de Canadiens faisant de l'embonpoint vivent dans les provinces de l'Atlantique où 55 % à 60 % des individus agés de 20 à 64 ans ont un excès de poids ou sont obèses. Les populations des Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut comptent aussi parmi celles ayant le plus d'excès de poids au pays. Les pourcentages les plus faibles de Canadiens faisant de l'embonpoint ou obèses sont en Colombie-Britannique (42 %) et au Québec (44 %). Par ailleurs, le pourcentage de Canadiens faisant de l'embonpoint ou obèses augmente avec l'age (figure 16). Plus d'hommes que de femmes font de l'embonpoint ou sont obèses dans tous les groupes d'age. La prévalence la plus forte d'obésité est toutefois observée chez les adultes de 45 à 54 ans; 25 % de tous les Canadiens obèses tombent dans ce groupe d'age.
Les taux d'obésité augmentent aussi chez les enfants canadiens. Selon l'Enquête longitudinale nationale sur les enfants et les jeunes, 37 % des enfants canadiens agés de 2 à 11 ans étaient considérés comme ayant un excès de poids en 1998-1999, et 18 % étaient obèses. Cela représente une augmentation considérable depuis 1981, alors que 18 % des enfants faisaient de l'embonpoint et que seulement 5 % étaient obèses. Les enfants plus jeunes (de 2 à 5 ans) étaient plus susceptibles d'ètre obèses que les enfants plus agés (de 8 à 11 ans) (figure 17). Tandis que les enfants ayant un excès de poids avaient des niveaux d'activité similaires à ceux des enfants de poids normaux, les niveaux d'activité des enfants obèses étaient considérablement plus bas. La recherche indique aussi que des proportions plus élevées d'enfants obèses vivent dans des familles a faible revenu.
La consommation d'alcool augmente le risque de nombreux types de cancer. La consommation de 25 grammes d'alcool par jour, soit l'équivalent de deux verres standards, augmente le risque de cancer de la bouche, du pharynx, du larynx et de l'oesophage, principalement chez ceux qui fument aussi beaucoup. La forte consommation d'alcool cause la cirrhose du foie et donc, une augmentation du risque de cancer du foie. Il y a également des preuves reliant la consommation d'alcool au cancer du sein chez les femmes et au cancer colorectal, particulièrement chez les hommes. Il y a aussi certaines indications reliant la consommation d'alcool au cancer de l'estomac. Pour tous ces cancers, le risque augmente en fonction de la quantité d'alcool consommée.
L'information sur la consommation d'alcool chez les Canadiens à été collectée lors de l'ESCC (2000-2001) et de l'ENSP (1994-1995 a 1998-1999). Les résultats de ces enquètes indiquent que les hommes consomment davantage d'alcool que les femmes de tous les âges et que les niveaux de consommation les plus élevés sont retrouvés chez les hommes âges de 20 a 24 ans et de 65 a 74 ans, ainsi que chez les femmes âgées de 65 à 74 ans (données non présentées). L’enquête a évalué la fréquence de consommation élevée d’alcool chez les buveurs actuels. La consommation élevée d’alcool a été définie comme la consommation de cinq verres ou plus en une seule occasion, 12 fois ou plus par année. La prévalence de l’ingestion excessive d’alcool variait d’un bout à l’autre du Canada. En 2000-2001, la fréquence de la consommation élevée d’alcool était la plus forte dans les trois territoires, Terre-Neuve et la Nouvelle-Écosse, et les niveaux les plus faibles étaient en Ontario, en Colombie-Britannique et au Québec (figure 18).
Le cancer de la peau est la forme la plus courante de cancer au Canada. La majorité des cas de cancers de la peau sont les formes non mortelles : le carcinome basocellulaire et le carcinome spinocellulaire. La forme la plus rare et la plus grave de cancer de la peau est le mélanome. L’incidence du mélanome est à la hausse chez les hommes et les femmes (figure 19). En l’an 2000, il y a eu 3 752 nouveaux cas et 709 décès dus au mélanome au Canada.
Le principal facteur qui augmente le risque de tous les cancers de la peau est l’exposition excessive aux rayons ultraviolets (UV). La source la plus courante d’UV est le soleil, bien que des sources artificielles telles que les lampes solaires et les lits de bronzage produisent aussi des rayons UV. Une étude récente a conclu que ces appareils de bronzage augmentent aussi l’incidence des cancers de la peau autres que le mélanome.
Les individus particulièrement à risque de cancer de la peau ont le teint de couleur pâle à clair, une histoire familiale de cancer de la peau et une histoire de coups de soleil. La recherche suggère qu’il pourrait y avoir un lien entre le(s) coup(s) de soleil durant l’enfance et le mélanome à l’âge adulte. Selon l’Enquête nationale sur l’exposition au soleil de 1996, 50 % des adultes ont déclaré avoir subi au moins un coup de soleil durant les mois d’été. Les parents ont aussi déclaré que 50 % des enfants âgés de 12 ans ou moins passaient plus de deux heures au soleil chaque jour durant les mois d’été et qu’au moins 45 % des enfants avaient eu un coup de soleil pendant cette période.
L’Enquête nationale sur l’exposition au soleil de 1996 a examiné l’exposition au soleil des Canadiens pendant leur temps libre du mois de juin au mois d’août. Elle a indiqué que 32 % des individus sondés ont déclaré rester au soleil pendant une heure ou deux et que 28 % ont déclaré des expositions d’une durée de deux heures ou plus. Le 40 % restant a déclaré une exposition au soleil de moins d’une heure.
Cette enquête a aussi collecté de l’information sur les habitudes de protection solaire des Canadiens pendant leur temps libre. Dans la plupart des cas, les femmes étaient plus susceptibles que les hommes d’adopter des mesures de protection contre le soleil (figure 20). La prévalence de la plupart des comportements de protection solaire augmentait en fonction de l’âge. Les individus âgés de 15 à 24 ans passaient le plus de temps au soleil et n’employaient que rarement des pratiques de protection solaire. La seule exception à l’association de l’âge était l’utilisation des écrans solaires. Les individus de plus de 65 ans ont déclaré n’utiliser que rarement des écrans solaires sur le visage (60 %) ou sur le corps (71 %).
Le cancer de la peau est dans une grande mesure une maladie évitable par l’emploi de pratiques de protection contre le soleil. L’Association canadienne de dermatologie et la Société canadienne du cancer recommandent six mesures de sécurité contre le soleil : éviter l’exposition au soleil entre 11 h 00 et 16 h 00, rester à l’ombre, porter un chapeau, porter des vêtements pour se protéger du soleil, mettre de l’écran solaire et porter des lunettes de soleil. Il ne faut cependant pas utiliser les écrans solaires pour prolonger l’exposition au soleil. Il est important d’éduquer tout le monde, particulièrement les jeunes, sur le risque de l’exposition prolongée au soleil et de les encourager à adopter des comportements sains envers le soleil, en insistant sur l’évitement du soleil et le port de vêtements de protection solaire. Il est également important de reconnaître la nécessité de fournir de l’ombre dans les cours de récréation des écoles et autres aires récréatives.
On constate déjà des impacts suite aux changements positifs qui ont été apportés au niveau de certains facteurs de risque modifiables (p. ex., l’usage du tabac et le régime alimentaire) au Canada, particulièrement en relation avec la réduction du cancer du poumon chez les hommes et la réduction du cancer colorectal chez les hommes et les femmes.
Les efforts actuels visant à encourager l’adoption d’autres changements bénéfiques pour la santé en matière de régime alimentaire et d’activité physique comprennent :
La Stratégie sur les modes de vie sains est un effort pancanadien des ministères de la Santé fédéral, provinciaux et territoriaux qui vise à influencer de façon positive le régime alimentaire et les niveaux d’activité physique des Canadiens. Les orientations stratégiques comprennent l’élaboration d’un leadership et d’une politique publique, le développement et le transfert du savoir, le développement et l’infrastructure communautaires, et l’information du public.
L’un des avantages de la Stratégie sur les modes de vie sains par rapport aux efforts antérieurs qui ont été déployés pour modifier le régime alimentaire et le niveau d’activité physique est son approche globale. Cette approche révèle que l’on reconnaît de plus en plus qu’une « dose préventive » d’activité multisectorielle de politique et de programme est nécessaire pour avoir un impact important sur la prévalence de facteurs de risque du cancer et d’autres maladies chroniques, ainsi que sur les profils de morbidité qui leurs sont associés.
Les réussites accomplies dans la lutte antitabac ne se sont concrétisées qu’après presque quatre décennies d’interventions en santé publique faisant appel à une grande variété d’activités de santé publique, telles que le marketing social (promotion de la santé), la taxation et les règlements restreignant le tabagisme et la façon dont il est commercialisé, et à coups de centaines de millions de dollars. L’épidémie actuelle d’obésité découlant de mauvais régimes alimentaires et de la sédentarité se prépare depuis plusieurs décennies. Les efforts visant à maîtriser cette épidémie devront s’inspirer des leçons tirées de la lutte qui est menée contre le tabagisme et ils devront être tout aussi vastes.
Lors d’un symposium national récent sur la prévention du cancer parrainé par la Stratégie canadienne de lutte contre le cancer, les enjeux suivants ont été soulevés en matière de prévention :
Un message clé de la Stratégie canadienne de lutte contre le cancer est que le fait de poser des gestes préventifs maintenant, basés sur de la recherche et des observations cliniques valables, contribuera à réduire l’incidence du cancer chez les Canadiens au cours des années à venir. La Stratégie reconnaît aussi qu’une mesure efficace de prévention exigera de la part des Canadiens l’adoption à titre de valeur sociétale, la prévention des maladies et la promotion de la santé.
Renoncement au tabac
Bien que la consommation de fruits et de légumes augmente, il convient de mettre davantage l’accent sur la consommation des fruits et des légumes entiers (plutôt que des jus ou des suppléments alimentaires) et d’augmenter la consommation quotidienne jusqu’aux niveaux recommandés de 5 à 10 portions par jour.
L’excès de poids corporel chez les enfants est associé à un risque accru d’embonpoint à l’âge adulte, ce qui donne à penser que l’obésité continuera d’être une question de santé importante au Canada au cours des quelques décennies à venir.
Compte tenu des liens puissants qui existent entre l’obésité et le risque accru de cancer (et d’autres maladies chroniques), les initiatives de politiques sanitaires visant la prévention du cancer doivent inclure des changements du milieu physique et social qui soutiendront, feront la promotion et renforceront les modifications de comportement qui mènent à des choix de style de vie plus sains.
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