Agence de la santé publique du Canada
Symbole du gouvernement du Canada

Liens de la barre de menu commune

Partagez cette page

À la hauteur : Une mise à jour de la surveillance de la santé des jeunes du Canada

[Précédente] [Table des matières] [Prochaine]

Coqueluche

L'hospitalisation pour la coqueluche demeure courante au Canada, et plusieurs décès surviennent chaque année, en particulier parmi les enfants non vaccinés.

La coqueluche est une infection très contagieuse des voies respiratoires(4). Elle peut frapper des personnes de tous âges, mais elle est plus grave chez les nourrissons(11). L'hospitalisation pour la coqueluche demeure courante au Canada, et plusieurs décès surviennent chaque année, en particulier parmi les enfants non vaccinés(4). Les cas de coqueluche sont signalés par les autorités locales aux autorités sanitaires provinciales et territoriales, puis au Bureau des maladies infectieuses, LLCM, Santé Canada. L'incidence de la coqueluche correspond au nombre de nouveaux cas déclarés au cours d'une période donnée, pour 100 000 personnes.

Les données de 1997 sur la coqueluche révèlent que 4 439 cas ont été déclarés au Canada, ce qui représente une incidence de 14,7 pour 100 000 personnes. De ce nombre de cas, 3 930 (88,5 %) sont survenus parmi des enfants et des jeunes de moins de 20 ans. C'est chez les nourrissons de moins d'un an que l'incidence a été la plus élevée, atteignant 121,7 cas pour 100 000. On a également relevé en 1997 des incidences de 72,4, 72,3 et 37,4 pour 100 000 personnes dans les groupes des 5 à 9 ans, des 1 à 4 ans et des 10 à 14 ans respectivement. Les données nationales préliminaires de 1998 font état de plus de 7 000 cas signalés de coqueluche, ce qui représente une incidence d'environ 25 pour 100 000 personnes.

Avant l'introduction du premier vaccin anticoquelucheux à germes entiers, en 1943, l'incidence annuelle moyenne déclarée était d'environ 160 cas pour 100 000 personnes. Depuis l'adoption de ce vaccin, les taux déclarés ont grandement diminué. Comme le montre la figure 5, les taux bruts globaux de la coqueluche ont diminué de façon cyclique, passant de 182 pour 100 000 personnes en 1934 à 4 pour 100 000 personnes en 1988. Les taux ont augmenté au cours des années 90, et l'incidence annuelle moyenne de la coqueluche au cours de cette décennie s'est établie à 23 pour 100 000 personnes. L'introduction d'un nouveau vaccin acellulaire en 1996 pourrait se traduire par une plus grande couverture vaccinale et une réduction de l'incidence de la coqueluche au cours de la prochaine décennie. Cependant, en plus d'assister à une augmentation de l'incidence de la coqueluche, on a également vu apparaître au cours des années 90 de nouvelles souches de coqueluche présentant des différences antigéniques. Pour faire face à cette situation, Santé Canada (le Bureau des maladies infectieuses et le Bureau de microbiologie) est en train de mettre sur pied un programme de surveillance en laboratoire dont le rôle sera d'observer l'évolution des souches circulantes de Bordetella pertussis.

Figure 5: Incidence déclarée de la coqueluche, tous les âges, Canada, 1924-1998

Figure 5

* données préliminaires
Source : Bureau des maladies infectieuses, LLCM(5)



Dans la figure 6, on compare l'incidence de la coqueluche au Canada et aux États-Unis, de 1980 à 1998(5,12). Les taux supérieurs au Canada reflètent sans doute une plus grande rigueur des pratiques de surveillance et de déclaration de la coqueluche en vigueur dans ce pays. Il est à remarquer toutefois que les taux des deux pays révèlent une fluctuation dans le temps.

Figure 6: Incidence déclarée de la coqueluche, tous les âges, Canada et États-Unis, 1980-1998

Figure 6

* données préliminaires
Source : Bureau des maladies infectieuses, LLCM(5,12)



Limites des données
Il y a lieu de croire que l'incidence déclarée de la coqueluche constitue une sous-estimation du nombre réel de cas de coqueluche. Un cas suspect de coqueluche doit soit être confirmé en laboratoire ou être lié à un cas confirmé en laboratoire avant d'être consigné dans la base de données nationale. Les personnes atteintes de la coqueluche qui ne subissent pas de test diagnostic approprié ne sont pas dénombrées.

Résumé
La coqueluche demeure la moins bien contrôlée des maladies pouvant être prévenues par la vaccination pour lesquelles il existe des programmes d'immunisation systématique des enfants. Les inquiétudes entourant l'efficacité et les effets indésirables du vaccin à germes entiers ont sans doute contribué à maintenir la couverture vaccinale et les mesures de lutte contre cette maladie à des niveaux moins qu'optimaux. Il faudra assurer une surveillance permanente de la coqueluche en vue d'évaluer les effets du nouveau vaccin acellulaire récemment ajouté aux programmes d'immunisation systématique partout au Canada.

À moins d'indication contraire, les statistiques sur la coqueluche proviennent de l'analyse effectuée par le Bureau des maladies infectieuses, LLCM(5).

[Précédente] [Table des matières] [Prochaine]