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À la hauteur : Une mise à jour de la surveillance de la santé des jeunes du Canada

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Mortalité infantile

Le Canada a enregistré la plus forte baisse du taux de mortalité infantile de tous les pays, sauf le Japon, au cours des 35 dernières années.

Le taux de mortalité infantile est souvent employé comme indicateur de l'état de développement d'un pays dans le domaine de la santé. La mortalité infantile correspond aux décès d'enfants nés vivants, au cours de la première année de vie. Les taux de mortalité infantile sont habituellement fondés sur le nombre de décès infantiles pour 1 000 naissances vivantes au cours d'une année donnée, mais ils sont parfois fondés sur le nombre de décès infantiles pour 1 000 enfants de moins d'un an. Deux termes connexes sont employés pour décrire la mortalité infantile : « mortalité néonatale » (décès d'un enfant de moins de 28 jours) et « mortalité post-néonatale » (décès d'un enfant âgé de 28 jours à un an).

En 1996, 2 051 enfants sont morts au Canada avant leur premier anniversaire(1), dont 1 441 (70 %) au cours de la période néonatale et 610 (30 %) au cours de la période post-néonatale. Les deux principales causes de mortalité néonatale ont été des états pathologiques apparus au cours de la période périnatale et des anomalies congénitales. Les états pathologiques liés à la période périnatale - dont le syndrome de détresse respiratoire, la courte durée de la gestation et un faible poids à la naissance - ont été la cause de 62 % des décès survenus pendant cette période. Les anomalies congénitales ont été la cause de 30 % des décès au cours de la période néonatale. Les deux principales causes de décès au cours de la période post-néonatale ont été la mort subite du nourrisson (26 %) et les anomalies congénitales (23 % ).

Le Canada a enregistré la plus forte baisse du taux de mortalité infantile la plus marquée de tous les pays, sauf le Japon, au cours des 35 dernières années. Son taux se situait à 5,6 pour 1 000 naissances vivantes en 1996, comparativement à 27,3 pour 1 000 naissances vivantes en 1960; il a diminué graduellement depuis le début des années 60 et s'est stabilisé quelque peu au milieu des années 80. La figure 1 présente les taux de mortalité infantile au Canada de 1960 à 1996.

Figure 1: Taux de mortalité infantile, Canada, 1960-1996

Figure 1

Source : Bureau de la santé génésique et de la santé de l'enfant, LLCM, d'après des données de Statistique Canada(1)


Il existe une corrélation entre un faible poids à la naissance et des taux plus élevés de mortalité et de morbidité infantiles. Des écarts régionaux et temporels dans la classification des naissances de bébés pesant moins de 1 500 g parmi les naissances vivantes ont été signalés dans la littérature médicale(2,3,4). Des analyses des données canadiennes ont établi que l'inclusion des naissances de bébés pesant moins de 500 g avait une influence sur les taux de mortalité infantile(4,5). De 1992 à 1993, le taux de mortalité infantile, incluant toutes les naissances vivantes, est passé de 6,1 à 6,3 pour 1 000 naissances vivantes. Cependant, l'exclusion des naissances de bébés pesant moins de 500 g a fait diminuer ce taux, de 5,6 à 5,4 pour 1 000 naissances vivantes. L'augmentation, de 5,1 à 8,5 pour 1 000, du taux de naissances vivantes de bébés pesant moins de 500 g au cours de cette période explique cet écart et souligne l'importance de tenir compte de ces bébés dans l'analyse de la mortalité infantile.

Comparé aux taux de mortalité infantile d'autres pays de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), le taux du Canada, qui se situe à 5,6 pour 1 000 naissances vivantes, est assez élevé(6). Comme l'illustre la figure 2, en 1996, le Japon, la Finlande et la Suède ont enregistré les plus faibles taux de mortalité infantile, soit de 3,8, 4,0 et 4,0 respectivement pour 1 000 naissances vivantes; la Nouvelle-Zélande et les États-Unis ont signalé les taux les plus élevés, soit de 7,4 et 7,8 respectivement pour 1 000 naissances vivantes.

Figure 2: Taux de mortalité infantile, pays choisis, 1996

Figure 2

Source : Données de l'OCDE, 1998, sauf pour le Canada : Bureau de la santé génésique et de la santé de l'enfant, LLCM(1,6)


Limites des données
Les écarts entre les taux de mortalité infantile des divers pays doivent être interprétés avec prudence, étant donné qu'il existe d'importantes différences entre les pratiques cliniques et les méthodes de classification des naissances vivantes adoptées par chacun(2,3). De plus, même au Canada, il y a un manque d'uniformité dans la façon de tenir compte des naissances vivantes de bébés pesant moins de 500 g, dans les calculs des taux de mortalité infantile.

Résumé
Depuis le début des années 60, la diminution des taux de mortalité infantile au Canada a été marquée et encourageante. Cependant, il y a toujours matière à amélioration, puisque d'autres pays de l'OCDE ont des taux plus faibles encore.


À moins d'indication contraire, les statistiques sur la mortalité infantile proviennent de l'analyse effectuée par le Bureau de la santé génésique et de la santé de l'enfant, LLCM(1).

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