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Guide des termes d’usage dans l’épidémiologie et la surveillance du VIH/sida

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Termes d'usage dans la surveillance et la recherche épidémiologique sur le VIH/sida au Canada

E

ENDÉMIQUE
(Voir aussi ÉPIDÉMIE)

La définition épidémiologique typique du terme « endémique » réfère à la présence constante d'une maladie dans une région géographique ou une population particulière. Elle fait aussi référence à une maladie dont les taux de prévalence et d'incidence sont relativement élevés, par rapport aux autres régions ou populations.

Dans la recherche sur le VIH/sida, on donne une autre définition au terme « endémique ». Il peut désigner un pays où le VIH se transmet principalement par contacts hétérosexuels. Un pays « endémique » est parfois appelé « pays de profil II ».

Au Canada, dans les déclarations aux fins de surveillance du VIH/sida, il existe une catégorie d'exposition pour les personnes séropositives dont le plus important facteur de risque est d'être originaire d'un pays où le VIH est endémique.

ÉPIDÉMIE
(Voir aussi ÉPIDÉMIOLOGIE)

Une épidémie consiste en l'avènement d'un nombre de cas d'une maladie supérieur à ce qui est normalement attendu dans une population, une communauté ou une région.

L'épidémie de sida a été identifiée peu après que les premiers cas aient été diagnostiqués, au début des années 80. À la fin de cette même décennie, le VIH/sida s'était propagé dans le monde entier (une épidémie que l'on peut alors appeler « pandémie »).

ÉPIDÉMIOLOGIE
(Voir aussi item 23 de la FAQ)

L'épidémiologie consiste en l'étude de l'avènement, de la répartition et des facteurs associés à la santé et à la maladie, dans une population.

Elle a pour buts d'identifier les sources et les causes des maladies et de trouver des moyens pour les contrôler et les prévenir.

Par exemple, l'étude Polaris qui se déroule en Ontario est un exemple de recherche épidémiologique. Ses objectifs sont notamment de déterminer les taux de nouveaux cas d'infection à VIH; d'identifier des facteurs associés à l'infection; et d'évaluer l'impact de traitements et de soins précoces.

ÉTAT SÉROLOGIQUE
(Voir aussi SÉROCONVERSION)

Résultat d'un test sanguin. Pour le VIH, l'état sérologique (ou le résultat de test) d'une personne peut être négatif ou positif.

Une personne qui obtient un résultat positif au test du VIH est considérée séropositive. Si elle obtient un résultat négatif, elle est séronégative.

ÉTENDUE

L'étendue est un exemple de mesure descriptive qui représente l'écart entre les résultats. Dans tout ensemble de valeurs, l'étendue est égale à la plus grande valeur, moins la plus petite.

Par exemple, si 11 utilisateurs de drogues par injection (UDI) ont déclaré avoir reçu un résultat positif au test du VIH aux âges suivants :

    19, 21, 24, 27, 29, 31, 32, 32, 32, 36, 39

l'étendue est de 20 (39 moins 19), pour l'âge auquel les UDI ont appris leur séropositivité.

On pourrait aussi dire que « L'âge auquel les UDI ont appris leur séropositivité s'étend de 19 à 39 ans ».

ÉTUDE DE COHORTE

L'étude de cohorte a pour but d'examiner l'avènement de nouveaux cas d'une maladie, ou le lien entre la réaction à un traitement et des facteurs particuliers. Ces facteurs peuvent être notés au début de l'étude et/ou pendant son déroulement.

L'étude de cohorte commence par la sélection d'un groupe de participants, que l'on appelle « cohorte ».

La cohorte est étudiée pendant une période établie - des semaines, des mois, des années ou des décennies. Des données de suivi sont recueillies à des moments réguliers et spécifiques, au moyen de questionnaires, d'entrevues individuelles, de tests de laboratoire, d'examens médicaux ou d'une combinaison de ces méthodes.

L'étude de cohorte est parfois appelée étude « prospective » ou « longitudinale ».

Par exemple, le recrutement de participants à l'étude de cohorte OMEGA a commencé en octobre 1996, dans la région de Montréal. À l'inscription, chaque participant a subi un test du VIH et rempli un questionnaire. Les participants ont ensuite rempli ce même questionnaire à tous les six mois. Les hommes qui ont obtenu un résultat négatif au test du VIH et donné un consentement de participation à l'étude ont été sélectionnés. Durant les quatre premières années de l'étude, 15 hommes de la cohorte ont contracté le VIH. L'analyse statistique des données recueillies grâce aux questionnaires a révélé que les nouvelles infections à VIH étaient liées à divers facteurs, notamment un faible revenu, l'usage de drogues et le fait d'avoir six partenaires sexuels réguliers et plus (Remis et coll., 2001).

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