POINTS SAILLANTS
Entre 1990 et 1992, les intoxications non intentionnelles chez les moins de 20 ans se situaient au troisième rang parmi les taux d'hospitalisation pour traumatisme non intentionnel. Le taux de mortalité se situait parmi les plus faibles. Les enfants de 1 à 4 ans présentaient des taux d'hospitalisation beaucoup plus élevés que ceux des autres groupes d'âge et ceux-ci étaient principalement attribuables aux médicaments et produits biologiques. Entre 1984 et 1992, le taux d'hospitalisation pour intoxication non intentionnelle des jeunes a diminué de près de 25 % alors que le taux de mortalité semble avoir atteint un plancher après avoir effectué une chute à la fin des années 1970 (Statistique Canada).
Selon les données du SCHIRPT pour 1993, le milieu résidentiel constitue le lieu principal où survient la majorité des intoxications (92,4 %). Parmi les jeunes de 4 ans ou moins, c'est dans la chambre à coucher ou la salle de séjour (44,7 %) où ont lieu la majorité des intoxications, suivies de la cuisine et de la salle de bain. Chez les jeunes de 15 ans et plus, plus de 20 % des intoxications surviennent dans les lieux de sports ou de loisirs et les écoles. Voici un exemple fournit par le SCHIRPT pour ce groupe d'âge : «a été retrouvé inconscient à côté du feu de camp, a pris une quantité inconnue d'alcool».
Les médicaments constituent une source importante d'intoxication non intentionnelle. Une enquête réalisée auprès de cinq centres antipoison (CAP) canadiens a identifié 10 produits régis par la Loi sur les aliments et drogues faisant l'objet du plus grand nombre d'appels pour intoxication chez les moins de 5 ans et qui représentent un danger d'intoxication important. Les produitsles plus fréquemment déclarés sont, par ordre décroissant : l'acétaminophène, les médicaments antigrippe, les multivitamines sans fer, l'alcool à friction, les dissolvants à vernis à ongles, le fer, les multivitamines avec fer, l'acide acétylsalicylique, le camphre et les huiles essentielles. À l'occasion d'appels que reçoivent les CAP, il arrive fréquemment que les parents considèrent certains médicaments comme aussi inoffensifs que des bonbons, ce qui se traduit parfois par un comportement similaire chez les enfants.
CHAPITRE 9
Les intoxications non intentionnelles
Circonstances et pistes d'action
Introduction
Circonstances selon les données du SCHIRPT et des centres
antipoison
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