POINTS SAILLANTS
Les données de Statistique Canada révèlent que les décès dus à l'étouffement et à la suffocation chez les jeunes Canadiens sont 10 fois moins nombreux depuis la fin des années 1950. Les diminutions les plus frappantes, dans les catégories où des comparaisons entre années sont possibles, sont observées pour l'étouffement causé par des aliments (diminution de 94 %), l'étouffement causé par d'autres objets (diminution de 50 %) et la suffocation non intentionnelle dans un lit ou un berceau (diminution de 91 %).
Entre 1990 et 1992, les principales causes de mort non intentionnelle due à l'étouffement et à la suffocation étaient, en ordre décroissant de fréquence, la pendaison non intentionnelle, l'étouffement par des objets autres que des aliments, l'étouffement par des aliments et la suffocation dans un lit ou un berceau (Statistique Canada).
Les données compilées par le Bureau de la sécurité des produits de Santé Canada permettent de comprendre un peu mieux les circonstances dans lesquelles les décès sont liés à des lits. La banque de données du Système de décès accidentels (SDA) contient l'information relative à 47 décès liés à un lit à barreaux qui se sont produits entre 1982 et 1995. La plupart des lits à barreaux en cause dans les blessures mortelles ne seraient pas conformes aux normes actuelles parce qu'ils étaient munis de matelas mal ajustés ou de barreaux trop espacés. D'autres décès ont été liés aux sommiers ou aux barreaux brisés ou en mauvais état.
Des décès par asphyxie et strangulation se sont également produits dans des lits qui n'étaient pas des lits à barreaux. Des lits munis de barres de retenue, comme les lits superposés et certains lits d'enfant, ont été liés à des cas de strangulation qui se sont souvent produits lorsque l'enfant a glissé entre la barre de retenue inférieure et le matelas ou entre des barres verticales, et que sa tête est restée coinçée. Un enfant peut également se coincé entre la partie supérieure de lits superposés et le mur, car dans de tels cas, il n'y a généralement pas de barre de retenue du côté du lit qui donne contre le mur (SDA sécurité des produits).
Des données canadiennes indiquent que entre 1982 et 1995, au moins 6 jeunes Canadiens de 2 à 9 ans sont morts de suffocation causée par des ballons gonflables. (SDA, banques de données du coroner et du médecin légiste de deux provinces; voir également l'article de de Ryan et ses coll. dans le American Journal of Disease in Children.)
Tableau 2CHAPITRE 10
L'étouffement et la suffocation
Circonstances et pistes d'action
Introduction
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