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On a amorcé la deuxième journée par un retour sur les principaux thèmes de discussions de la première journée et par un apercu de la tâche à accomplir lors de la dernière journée de l'atelier, à savoir, l'établissement des priorités nationales pour l'ETCAF au sein du CNCAAD.
Pour cette activité, on avait demandé aux participants de fixer des priorités pour l'ETCAF au sein du CNCAAD et de faire part de celles-ci en assemblée (aux fins de classement en groupes). Quelque part entre l'explication de la tâche et le rapport des groupes sur les priorités, la compréhension de la tâche a changé pour certains participants et mené à un certain malaise face à l'activité. Plus les groupes faisaient rapport sur leurs priorités, plus l'exercice commençait à ressembler à un plan d'intervention pour une initiative intégrée sur l'ETCAF plutôt qu'à des priorités permettant de faire le lien entre l'ETCAF et le CNCAAD. Lorsqu'on les a interrogés à ce sujet, les groupes ont indiqué qu'ils croyaient que l'ETCAF disposait déjà d'un cadre bien préparé et élaboré à partir d'un processus de consultation. Ils voulaient voir un plan d'intervention élaboré pour le Cadre de l'ETCAF. Ils pensaient que, bien qu'il était très important que les cadres soient reliés, celui de l'ETCAF puisse progresser vers un plan d'intervention sans attendre que le CNCAAD ait été élaboré et finalisé. Les délégués ont déclaré qu'ils souhaiteraient participer à l'élaboration du plan d'intervention de l'ETCAF et qu'ils voulaient être assurés que ce souhait se concrétise.
On a abordé les problèmes et les préoccupations par le biais d'une discussion en assemblée, puis les groupes ont poursuivi l'exercice avec une tâche modifiée. On a toutefois conservé l'intention première de cerner les domaines prioritaires, et les participants ont pu ainsi cerner quatre priorités pour l'intégration dans le CNCAAD, dont :
Tous les participants ont classé les points (par mise aux voix multiples) au sein de chaque domaine prioritaire. Les priorités ont été regroupées ci-dessous :
Priorité - Prévention
Priorité - Politiques
Priorité - Intervention et gestion
Priorité - Collectivité et familles
Les discussions de l'après-midi se sont poursuivies dans la même veine que celles de la matinée. Les participants ont été invités à se joindre à l'un des quatre groupes (prévention, politiques, intervention et gestion, ou collectivité/familles) afin de discuter de façon plus approfondie des messages et des recommandations au CCLAT, à l'ASPC et à Santé Canada sur l'intégration des deux cadres. Chaque groupe a offert aux trois organisations quelques grands points à considérer au fur et à mesure que le processus progresse.
Pour le groupe Collectivité/Familles, les participants ont insisté pour que l'on définisse un ensemble de valeurs de base autour desquelles le CNCAAD sera mis en oeuvre, surtout en ce qui a trait à la mise en oeuvre des services communautaires. Les membres du groupe ont aussi indiqué qu'il faut élaborer des normes nationales pour la formation sur l'ETCAF. Un des domaines auquel les participants aimeraient qu'on s'attarde davantage est celui du rôle important et unique des pères. Ce groupe a aussi suggéré que le terme ETCAF soit précisément mentionné dans la mission, la vision et les valeurs du CNCAAD.
Le groupe de Prévention estime que l'ETCAF : Un cadre d'action établissaient la base d'intervention et devraient être intégrés à tous les domaines du nouveau cadre sur la consommation abusive d'alcool et de drogues. Une des suggestions pour le nouveau cadre consistait à déterminer les moyens à utiliser afin de créer un centre d'intérêt soutenu pour l'appui aux mères et à encourager la collaboration entre les organismes oeuvrant en toxicomanie/alcool et drogues et les agences de protection de l'enfance. D'autres liens importants regroupent des stratégies de lutte contre la consommation de plusieurs drogues, du tabac et de médicaments sur ordonnance. Un dernier commentaire du groupe avait trait au leadership : la recommandation formulée souhaitait que les activités du CNCAAD soient guidées par un regroupement multisectoriel incluant Santé Canada, les prestateurs de services, les chercheurs, les décideurs provinciaux, les femmes en expérience (c.-à-d. les mères naturelles), le CCLAT et l'industrie des boissons alcoolisées. Tout le processus devrait être guidé par des valeurs et des principes semblables à ceux définis et suivis par les personnes et les organisations participant actuellement au travaux sur l'ETCAF.
Le groupe d'Intervention et de gestion a présenté six messages de base. Le premier était simplement un énoncé reconnaissant que les personnes atteintes de l'ETCAF devraient être présentes dans chaque composante du système de service; qu'ils sont des clients ayant des besoins complexes auxquels on doit répondre et dont il faut tenir compte. Les participants ont indiqué que les services de traitement doivent reconnaître les besoins uniques des personnes aux prises avec cette déficience cérébrale organique permanente et irréversible et que les stratégies d'intervention doivent en tenir compte. Pour que les stratégies de gestion soient efficaces, on doit recueillir les renseignements permettant de faire l'historique de l'exposition prénatale à l'alcool et qu'il faut y accorder une importance à chaque point de contact avec le client. Lorsqu'ils abordent les questions de toxicomanie avec des personnes atteintes de l'ETCAF, les professionnels doivent savoir qu'il existe une possibilité de changement et d'amélioration et qu'on ne doit pas s'occuper séparément de la toxicomanie, mais plutôt l'inclure dans le contexte de la déficience. Le groupe a aussi noté que le cadre doit reconnaître que les femmes enceintes qui se présentent pour recevoir de l'aide doivent être traitées en priorité dans le cadre d'un modèle approprié de prestation de service. Pour résumer ses commentaires, le groupe Intervention/Gestion a insisté sur le fait que les personnes atteintes de l'ETCAF qui consomment de l'alcool ou des drogues ont besoin d'être traitées en permanence et dans le cadre d'une approche multidisciplinaire de gestion de cas. Le CNCAAD doit reconnaître cet état de fait et doit veiller à y pourvoir.
Michel Perron a remercié les participants de leur présence et de leur travail ardu et, surtout, de l'ouverture, du respect et de l'intérêt sincère dont ils ont fait preuve. Il a indiqué que l'objectif visant à regrouper toutes les parties prenantes pour un échange significatif d'idées avait été atteint et qu'il estimait que la réunion s'était révélée un succès.
Il a invité les participants à élargir le dialogue amorcé dans le cadre de cet atelier à d'autres collègues et organisations ainsi qu'au réseau de l'ETCAF du Canada. Il a insisté sur le fait que nous avons besoin de champions pour faire évoluer la question et que les personnes présentes étaient ces champions. Monsieur Perron a terminé en remerciant tous ceux qui ont contribué au succès de cette rencontre.
Mary Johnston a abondé dans le même sens que M. Perron et a déclaré que l'ASPC tiendra compte des messages livrés lors de cet atelier dans sa planification des prochains mois. Elle a reconnu le dévouement des personnes et des organisations qui ont participé à l'atelier, et de ceux qui n'ont pu y assister et a exprimé l'appréciation de l'Agence en regard de l'engagement de tous et chacun envers l'ETCAF.
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