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Portrait global des possibilités de formation sur l'ETCAF au Canada : Analyse de la conjecture

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1 Introduction

À la demande de la Division de l'enfance et de l'adolescence, qui relève de l'Agence de la santé publique du Canada (ASPC), le Centre canadien de lutte contre l'alcoolisme et les toxicomanies (CCLAT) a entrepris une enquête sur les activités de formation qui sont offertes d'un bout à l'autre du Canada relativement à l'ensemble des troubles causés par l'alcoolisation fœtale (ETCAF).

Objet de l'enquête

Au cours des dernières années, de plus en plus d'organismes gouvernementaux et non gouvernementaux ont pris l'engagement de s'employer à réduire, d'un bout à l'autre du Canada, les dommages liés à la consommation d'alcool et de drogues pendant la grossesse. Cet engagement s'est notamment traduit par une augmentation substantielle du nombre d'activités de formation et d'éducation qui portent sur cette question.

À titre de principal ministère fédéral responsable des mesures visant à contrer l'ETCAF, l'ASPC doit avoir une vision plus précise de la quantité d'activités d'éducation et de formation qui portent sur cette question, ainsi que de la nature de ces activités. Les renseignements obtenus dans le cadre de l'enquête serviront principalement à appuyer la planification, à l'échelle nationale, des activités relatives à l'ETCAF.

Selon nos renseignements, il s'agit de la première analyse nationale des activités de formation relatives à l'ETCAF, ce qui englobe notamment les conférences ponctuelles. L'enquête porte sur une courte période, soit du 1er avril 2004 au 31 mars 2005, et la définition du terme « activité de formation » n'exclut (en partie) que les activités dont la durée est inférieure à trois heures.

Le questionnaire bilingue de l'enquête réalisée en ligne contenait quatre questions visant à recueillir des données descriptives sur l'organisme répondant et dix-huit autres questions ont permis une collecte de renseignements précis concernant les activités de formation. Il s'agissait, pour la majeure partie, de questions fermées offrant un choix de réponse prédéterminé, qui permettait toutefois de fournir des renseignements supplémentaires au moyen de la catégorie « autre ». Grâce à l'enquête, on a recueilli des renseignements de nature générale qui aideront à fournir une description élémentaire des activités de formation. Aucun répondant n'a rempli de questionnaire en français.

Le présent rapport vise à présenter les résultats de l'enquête à l'ASPC, notamment une analyse partielle des données et un inventaire exhaustif des activités d'éducation et de formation.

Contexte

Le projet a démarré le 6 janvier 2005, lors d'une réunion où les participants ont discuté du calendrier et des tâches à accomplir. Le gestionnaire de projet (provenant du CCLAT), le directeur de projet (un membre de l'Équipe ETCAF de l'ASPC) et un représentant de la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits y ont notamment participé. La réunion a aussi fourni l'occasion d'examiner les ébauches du matériel de l'enquête que le CCLAT avait élaborées.

À la suite de cette réunion, le projet a franchi chacune des étapes de mise en oeuvre suivantes :

  • Conception du questionnaire de l'enquête, en collaboration avec des représentants de l'ASPC et des autres partenaires
  • Révision du questionnaire
  • Traduction du questionnaire
  • Création de la base de données de répondants éventuels
  • Élaboration d'une lettre de présentation
  • Révision et traduction de la lettre de présentation
  • Enquête par courriel
  • Envoi de deux courriels de rappel invitant les éventuels répondants à remplir le questionnaire
  • Fin de la collecte électronique de renseignements
  • Production des données du premier cycle de l'enquête

On a achevé la conception du questionnaire, la révision, l'approbation finale et la traduction à la mi-février. On a d'abord conçu un questionnaire en format Word qu'on prévoyait envoyer par courriel aux répondants inscrits sur la liste afin qu'ils y inscrivent manuellement les données. Le consultant embauché pour effectuer l'évaluation a proposé à l'équipe de projet d'évaluer d'autres possibilités, notamment l'utilisation d'un questionnaire en ligne. Les membres de l'équipe ont accueilli favorablement cette méthode d'enquête, essentiellement parce qu'elle permet d'effectuer aisément la collecte de renseignements et l'analyse ultérieure des données. On a ainsi convenu que le questionnaire en ligne constituait la méthode la plus souhaitable pour communiquer avec les répondants.

Après avoir achevé les éléments du questionnaire et déterminé l'ordre des questions, les employés du CCLAT, de concert avec des partenaires de l'extérieur qui sont spécialisés en conception d'applications Web, ont adapté le questionnaire aux fins de la diffusion en ligne. Plusieurs pépins de programmation ont retardé le processus préalable au lancement de l'enquête. Après la mise à l'essai du questionnaire dans l'environnement en ligne et l'obtention d'une version fonctionnelle dans les deux langues officielles, on a préparé une lettre de présentation de l'enquête et on a inscrit les adresses de courrier électronique dans la base de données. Le 10 mars, on a fait parvenir aux répondants la lettre de présentation dans un courriel qui comportait un lien vers le questionnaire en ligne. Le taux de réponse initial s'est révélé faible et décevant (au 1er avril, seulement 89 questionnaires avaient été remplis sur une possibilité de 380 répondants, soit un taux de réponse de 23 %). On a fait parvenir des courriels de rappel à deux reprises : dix jours après le premier envoi, puis environ deux semaines et demie après l'envoi initial. Une dernière communication a été effectuée le 1er avril en vue de stimuler la participation des répondants. À ce moment là, un total de 118 questionnaires avaient été remplis et le taux de réponse avait augmenté à 31 %. Le lien vers le questionnaire a été supprimé le 8 avril et le dénombrement final s'est établi à 142 questionnaires remplis, pour un taux de réponse de 37 %. Tel qu'indiqué ultérieurement dans le présent rapport, la période choisie pour mener l'enquête peut avoir eu une incidence sur le taux de réponse : le mois de mars étant une période très occupée pour les particuliers et le personnel des organismes, le taux de réponse inférieur au taux escompté pourrait résulter du choix de la période où l'on a effectué l'enquête. Il s'agit d'une période où bon nombre de personnes s'absentent du bureau en raison de la relâche scolaire, qui s'échelonne sur trois semaines à l'échelle nationale. La période de l'enquête pourrait en outre avoir constitué une entrave à la participation parce qu'elle coïncidait avec un temps où de nombreux organismes s'emploient à compléter les tâches liées à la fin de leur exercice financier. Il est donc possible que ce facteur ait eu une incidence sur le taux de réponse.

Organismes visés par l'enquête

La liste de répondant éventuels a été dressée principalement à partir du Répertoire des sources d'information et des services de soutien relatifs à l'ETCAF au Canada (n=279), créé par le CCLAT. Ce répertoire comprend les noms des personnes et des organismes qui fournissent des services ou mènent des projets liés à l'ETCAF au Canada, de même que des renseignements concernant leurs personnes-ressources et une brève description de leurs activités. Certains organismes inscrits au répertoire fournissent exclusivement des services liés à l'ETCAF, alors que d'autres offrent de tels services dans le cadre d'un mandat plus large. Le Répertoire est accessible en format électronique ou sur support papier, et on peut s'en procurer un exemplaire gratuitement.

La liste des répondants éventuels à l'enquête contenait les adresses de courriel fournies dans chacun des enregistrements du Répertoire. Au moment de l'enquête, le CCLAT procédait à une mise à jour du Répertoire. On a ainsi envoyé un courriel d'essai à chaque destinataire afin de déceler les erreurs que pouvaient comporter les adresses, ce qui a permis d'obtenir des renseignements corrigés avant le lancement de l'enquête.

En plus des enregistrements du Répertoire, la liste contenait environ 100 autres noms de particuliers ou de ministères fédéraux ou provinciaux qui luttent contre l'ETCAF dans le cadre de leur mandat, en particulier ceux qui le font au moyen d'une formation portant sur l'ETCAF (voir l'Annexe A pour une description des ressources utilisées lors de la création de la liste des répondants éventuels).

Composante autochtone

Le projet comportait une composante autochtone qui visait à recueillir, auprès des collectivités des Premières nations, des renseignements de même nature concernant les projets de formation liés à l'ETCAF. On a demandé à la First Nations Child and Family Caring Society of Canada (FNCFCS) de concevoir l'enquête et d'effectuer la collecte de données. Les données des deux enquêtes feront l'objet d'un rapport conjoint et ils offriront un tableau intégral des possibilités de formation sur l'ETCAF d'un bout à l'autre du Canada.

Au moment de rédiger le présent rapport, les responsables de la composante autochtone avaient commencé l'enquête : la conception du matériel d'enquête était terminée et un courriel comportant un lien vers le questionnaire affiché sur le site Web de la FNCFCS a été envoyé. Le questionnaire est disponible dans les deux langues officielles. En outre, la FNFCS travaille, en collaboration avec la Pauktuutit Inuit Women's Association, à favoriser la participation au sein de la collectivité inuite.

Les résultats des deux enquêtes, de concert avec d'autres mesures, seront utilisées à l'appui du processus de planification mené par l'ASPC et ses partenaires en matière de soutien à la formation relative à l'ETCAF.

Conception de l'enquête

On a conçu le matériel de l'enquête en fonction des paramètres suivants, qui étaient notamment définis dans la proposition initiale de financement :

Relatif à l'ETCAF : s'entend de toute activité dont les objectifs d'apprentissage portent essentiellement sur la réduction des dommages causés par la consommation d'alcool ou d'autres drogues pendant la grossesse, au moyen de l'une des mesures suivantes :

  • Activité de prévention (p. ex., qui s'adresse à la jeunesse ou à des femmes en âge de procréer).
  • Activité de détection (p. ex., évaluation ou diagnostic de personnes atteintes de l'ETCAF)
  • Interventions auprès de personnes ou de familles touchées.

Éducation/formation : s'entend de tout programme visant l'acquisition de connaissances ou de compétences par des personnes qui oeuvrent au sein ou à l'extérieur de l'organisme chargé de la mise en oeuvre du programme, tel une séance d'orientation, un atelier, un séminaire, un cours post-secondaire ou une conférence qui remplissent les conditions suivantes :

  • le programme dure au moins une demi-journée (trois heures);
  • il vise le perfectionnement professionnel ou le développement communautaire;
  • il a été ou sera offert plus d'une fois pendant la période concernée (sauf s'il s'agit d'une conférence).

Un consultant en évaluation, embauché par le CCLAT, a élaboré une ébauche du questionnaire (voir Annexe B) et celui-ci a été examiné par l'équipe de projet. Le questionnaire a fait l'objet d'une révision, puis il a été traduit en français. Ce questionnaire a ensuite été converti dans un format électronique convenant à une version en direct aux fins de la distribution de l'enquête par courriel, ce qui permettait aux répondants de remplir le questionnaire directement en ligne. La création du questionnaire a subi plusieurs retards.

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