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L'infection à VIH et le sida chez les Autochtones du Canada : un problème persistant

Points saillants

Un nombre disproportionné d'Autochtones sont touchés par l'infection à VIH.

 L'injection de drogues constitue la principale catégorie d'exposition parmi les cas d'infection à VIH/sida chez les Autochtones qui sont signalés au CPCMI et est responsable des deux tiers environ des nouvelles infections dans cette population.

Une forte proportion de femmes enceintes infectées par le VIH sont d'origine autochtone.

Comparativement aux non-Autochtones, les Autochtones séropositifs sont plus nombreux à être de sexe féminin, à avoir moins de 30 ans et à contracter l'infection en s'injectant des drogues.

Actualités en épidémiologie VIH/SIDA

avril 2003

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L'infection à VIH et le sida chez les Autochtones du Canada : un problème persistant


Introduction

Au Canada, les populations autochtones sont très hétérogènes et comptent de nombreux sous-groupes (Premières Nations, Inuits et Métis), qui reflètent des différences dans leurs origines, leur langue et leurs traditions culturelles. Ces groupes représentent 3,3 % de l'ensemble de la population canadienne1. Un nombre disproportionné de leurs membres subissent toutefois l'influence de nombreux facteurs sociaux, économiques et comportementaux (tels que des taux élevés de pauvreté, de toxicomanie, de maladies transmises sexuellement, un accès limité aux services de santé et une utilisation réduite de ces services) qui augmentent leur vulnérabilité face à l'infection à VIH. C'est la raison pourquoi, ces dernières années, on a observé une intensification de l'épidémie d'infection à VIH/sida dans certaines communautés autochtones, en particulier celles des centres-villes. Le présent rapport fait le point sur la situation de l'épidémie d'infection à VIH/sida chez les Autochtones du Canada.

Proportion croissante de cas signalés de sida chez les Autochtones

  • En date du 30 juin 2002, 18 336 cas de sida avaient été signalés au Centre de prévention et de contrôle des maladies infectieuses (CPCMI) au Canada, dont 15 713 pour lesquels on disposait d'informations sur l'origine ethnique2. De ce nombre, 459 étaient identifiés comme des Autochtones. En 1993, 2 % des cas déclarés de sida dont on connaissait l'appartenance ethnique étaient d'origine autochtone. Cette proportion n'a cessé de progresser pour atteindre un sommet de 10 % en 1999. En 2000 et 2001, la proportion de cas déclarés de sida chez les Autochtones est tombée à 7,9 % et 5,3 %, respectivement; mais une augmentation a été observée dans les 6 premiers mois de 2002, la proportion de cas déclarés de sida chez les Autochtones passant à 14,1 %. Lorsqu'on disposera des données pour l'année entière, on vérifiera de près cette tendance pour voir si elle se maintient.

L'injection de drogues : un important facteur de risque

  • En date du 30 juin 2002, 352 Autochtones de sexe masculin avaient reçu un diagnostic de sida. Parmi ceux dont on connaissait la catégorie d'exposition, 46,2 % étaient des hommes qui avaient des relations sexuelles avec d'autres hommes (HRSH), 27,6 % étaient des utilisateurs de drogues par injection (UDI), 12,2 % avaient reçu des facteurs de coagulation et 1,5 % avaient été infectés durant la période périnatale.

  • On comptait 106 femmes autochtones parmi les cas diagnostiqués de sida au 30 juin 2002. Parmi celles dont on connaissait la catégorie d'exposition, 64,4 % étaient des UDI, 31,7 % avaient eu des contacts hétérosexuels, 2 % avaient reçu du sang ou des facteurs de coagulation, 2 % avaient été infectés durant la période périnatale.

  • La proportion de cas de sida parmi les Autochtones qui ont été attribués à l'injection de drogues a augmenté radicalement avec le temps, passant de 10,3 % avant 1992 à 30 % entre 1992-1996 et à 53,1 % entre 1997-2001. Dans les 6 premiers mois de 2002, 55,6 % des cas déclarés de sida chez les Autochtones ont été associés à l'injection de drogues2. La proportion de femmes et de personnes de moins de 30 ans parmi les cas signalés de sida était plus élevée chez les Autochtones que chez les non-Autochtones (tableau 1). La proportion de cas de sida qui s'injectaient des drogues était également plus élevée chez les Autochtones que chez les non-Autochtones (35,9 % c. 6,3 %)2.


Tableau 1 : Sexe, âge et injection de drogues chez les cas de sida dans la population autochtone et non autochtone signalés en date du 30 juin 2002

Autochtones
Non-Autochtones
Sexe
   
Femmes
n = 458
23,1 %

n = 15 237

8,2 %
Âge (ans)
   
< 30 ans

n = 459

24,6 %

n = 15 253

16,5 %
Catégorie d'exposition
   
UDI

n = 446

35,9 %

n = 14 874

6,3 %

Les sous-totaux diffèrent parce que certains rapports ne contenaient pas d'information sur le sexe, l'âge et l'exposition.


Cas déclarés de sida dans les communautés autochtones du Canada

  • Sur les 459 cas de sida chez les Autochtones signalés en date du 30 juin 2002, 18 étaient des Inuits, 35 des Métis et 372 des Indiens des Premières Nations et 34 des Autochtones d'origine non précisée.

  • Les cas déclarés de sida dans les communautés des Premières Nations et chez les Inuits sont le plus souvent des hommes mais, comme le montre le tableau 2, les femmes représentent une proportion notable des cas, soit 24,8 % et 38,9 %, respectivement. Il convient de noter que 8,6 % des cas déclarés de sida chez les Métis sont des femmes.

  • Lorsqu'on utilise le groupe d'âge comme variable, les cas déclarés de sida sont en général plus jeunes chez les Inuits et les Métis que dans les communautés des Premières Nations. Près de 40 % des cas chez les Inuits ont moins de 30 ans, contre 20 % dans les populations des Premières Nations.

  • Plus du tiers des cas déclarés de sida dans chacune des trois populations autochtones identifiées dont ont connaissait les facteurs de risque appartenaient à la catégorie des HRSH. La proportion de cas déclarés de sida associés à l'injection de drogues dans les communautés des Premières Nations s'élevait cependant à 39,1 %, comparativement à 22,2 % chez les Inuits et à 28,6 % chez les Métis. Alors que 33,3 % des cas signalés de sida chez les Inuits étaient associés à une infection par des contacts hétérosexuels, 16,1 % des cas chez les Premières Nations et 17,1 % chez les Métis se classaient dans cette catégorie d'exposition.

Lorsqu'on examine les données nationales de surveillance des personnes identifiées comme étant d'origine autochtone, il importe de prendre en compte le fait que plus de 7 % (34/459) n'étaient pas identifiées comme appartenant à un groupe autochtone spécifique. En outre, le nombre de cas déclarés est faible. Il faut donc user de prudence dans l'interprétation de ces données.


Tableau 2: Sexe, âge et catégories d'exposition des cas déclarés de sida dans les groupes autochtones du Canada, en date du 30 juin 2002

Premières Nations Inuits Métis Orig. aut., non spécifiée
Sexe n = 371 n = 18 n = 35 n = 34
   Femmes 24,8 % 38,9 % 8,6 % 11,8 %
Âge (ans) n = 372 n = 18 n = 35 n = 34
   20-29 21,2 % 38,9 % 31,4 % 23,5 %
   30-39 47,6 % 44,4 % 34,3 % 50,0 %
   40-49 22,6% 11,1% 28,6% 20,6%
Catégorie d'exposition n = 361 n = 18 n = 35 n = 32
   HRSH 33,0 % 33,3 % 40,0 % 65,6 %
   UDI 39,1 % 22,2 % 28,6 % 15,6 %
   HRSH/UDI 8,9 % 5,6 % 11,4 % 15,6 %
   Hétérosexuels 16,1 % 33,3 % 17,1 % 3,1 %

Les sous-totaux diffèrent parce que certains rapports ne contenaient pas d'information sur le sexe, l'âge et l'exposition.


Proportion notable de rapports de test positif pour le VIH chez les femmes

  • Selon les rapports de test positif pour le VIH transmis par les provinces et contenant des données sur l'origine ethnique (Colombie-Britannique, Yukon, Alberta, Saskatchewan, Manitoba, Île-du-Prince-Édouard et Terre-Neuve-et-Labrador), les Autochtones sont sur-représentés parmi les nouvelles infections diagnostiquées à VIH : les proportions atteignent 19,2 % en 1998, s'établissent en moyenne à 24,0 % en 1999-2001 et culminent à 26,5 % dans les 6 premiers mois de 2002.

  • Le tableau 3 illustre la distribution des rapports de test positif pour le VIH selon le sexe, l'âge et la catégorie d'exposition chez les Autochtones et non-Autochtones entre 1998 et juin 2002. Les femmes représentent près de la moitié de tous les cas séropositifs chez les Autochtones (45,3 %), contre 19,9 % seulement chez les non-Autochtones. En outre, une plus forte proportion d'Autochtones que de non-Autochtones se révèlent séropositifs à un plus jeune âge. Bien que les proportions soient comparables pour les infections à VIH associées à des contacts hétérosexuels, une plus grande proportion de cas séropositifs chez les Autochtones sont associés à l'injection de drogues et une plus faible proportion des cas sont des HRSH2.


Tableau 3: Sexe, âge et catégories d'exposition chez les cas séropositifs, autochtones et non autochtones, dans les provinces qui transmettent des données sur l'origine ethnique**, 1998-30 juin 2002

Autochtones Non-Autochtones
Sexe n = 688 n = 2,267
   Femmes 45,3 % 19,9 %
Âge (ans) n = 691 n = 2,283
   20-29 27,9 % 19,6 %
   30-39 39,5 % 39,7 %
   40-49 22,3 % 26,1 %
Catégorie d'exposition n = 677 n = 2,166
   HRSH 7,7 % 35,7 %
   UDI 60,6 % 30,8 %
   Hétérosexuels 26,4 % 28,8 %

** C.-B., Yn, Alb., Man., Sask., Î.-P.-É., T.-N.-L.

Les sous-totaux diffèrent parce que certains rapports ne contenaient pas d'information sur le sexe, l'âge et l'exposition.


Sur-représentation des Autochtones parmi les UDI

Les UDI continuent d'être un important groupe à risque d'être touché par l'épidémie d'infection à VIH au Canada. Les données récentes confirment les tendances observées dans les données de surveillance, selon lesquelles l'injection de drogues constitue un facteur de risque particulièrement important d'infection à VIH chez les Autochtones.

  • La Vancouver Injection Drug Users Study (VIDUS) porte sur une cohorte ouverte d'UDI. Sur les 1 400 UDI recrutés entre mai 1996 et mai 2000, 25 % étaient d'origine autochtone, plus de la moitié d'entre eux étaient des femmes (54 % de femmes, 46 % d'hommes). Seulement 29 % des participants non autochtones étaient par contre des femmes3.

  • Dans une analyse ultérieure des données de l'étude VIDUS, les chercheurs ont constaté que l'origine autochtone était associée de façon significative à la détection d'une nouvelle infection à VIH, séparément chez les hommes comme chez les femmes4, et aussi parmi les participants à l'étude, de 24 ans ou moins5.

  • La VIDUS a fait état d'une séroconversion chez 19,1 % des participants autochtones comparativement à 9,6 % des non-autochtones en date de décembre 20016. Dans une publication parue en 2003, des chercheurs ont conclu que les UDI autochtones de Vancouver deviennent séropositifs à un rythme deux fois plus rapide que les UDI non autochtones7.

  • Dans une étude du Programme d'échange de seringues de Calgary, la plupart des participants étaient de race blanche (75 %), mais les Autochtones constituaient le deuxième groupe ethnique en importance, soit 20 % de l'ensemble des participants8.

  • Une étude des UDI réalisée en 2000 à Régina, Saskatchewan, a montré que 90 % des 255 participants s'identifiaient comme étant des Autochtones9.

Femmes et enfants autochtones

  • Les femmes enceintes infectées risquent de transmettre le VIH à leur enfant in utero. Les données récentes provenant de certains centres dans l'Ouest du Canada ont montré qu'une forte proportion de femmes enceintes séropositives qui accouchent sont des Autochtones. Dans tous les centres pédiatriques du Canada où des enfants et des mères infectées par le VIH ont été suivis entre 1995 et 1997, 19 % des sujets infectés (n=259) étaient d'origine autochtone10. Vingt-neuf des 32 femmes infectées (91 %) qui ont accouché dans le Nord de l'Alberta ou dans les T.-N.-O. en 1996-1998 étaient des Autochtones11.

  • Malgré le nombre élevé de femmes autochtones qui fréquentent des cliniques du VIH et des centres pédiatriques, il est encourageant de voir que durant la période 1995-1997, les femmes enceintes autochtones (62 %) étaient aussi nombreuses à être traitées par des antirétroviraux que les femmes enceintes de race blanche (66 %) et celles de race noire (63 %)12.

  • Dans une étude récente du traitement antirétroviral dans une cohorte de femmes enceintes séropositives recrutées dans sept centres en Ontario, au Manitoba et en Saskatchewan, des chercheurs ont constaté que 20 % des femmes étaient d'origine autochtone. La proportion de sujets traités tardivement aux antirétroviraux (au cours du troisième trimestre ou durant l'accouchement) n'était pas égale dans tous les groupes ethniques : 38 % des femmes autochtones, 27 % des Noires et de 9 % des Blanches13.

  • Entre 1994 et 1999, 50 % des nourrissons qui ont contracté le VIH in utero en Colombie-Britannique appartenaient à un groupe autochtone14.

Hommes autochtones qui ont des relations sexuelles avec d'autres hommes

  • Une étude sur les HRSH réalisée à Winnipeg en 1995 a révélé que 17 % d'entre eux étaient des Autochtones15.

  • Dans une étude pancanadienne récente (1999-2000) portant sur les jeunes de la rue de sexe masculin qui n'avaient de relations sexuelles qu'avec des hommes, 41 % étaient d'origine autochtone16.

  • Huit pour cent des participants à une étude sur les jeunes HRSH à Vancouver étaient des Autochtones. Un plus grand nombre de HRSH autochtones que de HRSH non autochtones étaient en chômage, n'avaient pas de logement stable, obtenaient des scores élevés pour la dépression, faisaient état de relations sexuelles non consensuelles ou d'abus sexuel durant leur enfance et travaillaient dans l'industrie du sexe17.

Détenus autochtones

  • Dans tout le Canada, 14 % des détenus des pénitenciers fédéraux sont d'origine autochtone, les taux atteignant 40 % dans les prisons provinciales ou fédérales dans certaines provinces18-20.

Proportion croissante d'Autochtones parmi les cas existants et nouveaux d'infection à VIH à l'échelle nationale

  • Selon les dernières estimations de la prévalence et de l'incidence du VIH produites par le CPCMI, le nombre d'Autochtones qui vivent avec le VIH est passé de 1 430 en 1996 à 2 740 en 1999 (soit une augmentation de 91 % en 3 ans)21. Le nombre estimatif de nouvelles infections chez les Autochtones est passé de 310 à 370 entre 1996 et 1999. Même si les Autochtones ne constituaient que 2,8 % de l'ensemble de la population canadienne en 1996, ils représentaient 5,5 % (2 740/49 800) de tous les cas existants d'infection et 8,8 % (370/4 190) de tous les nouveaux cas d'infection au Canada en 1999. En 2001, 3,3 % des Canadiens s'identifiaient comme autochtone. La distribution des cas existants et nouveaux d'infection chez les Autochtones en 1999 selon la catégorie d'exposition est illustrée au tableau 4. L'injection de drogues est le principal facteur de risque d'infection à VIH chez les Autochtones, étant à l'origine d'environ 54 % des infections existantes et de 64 % des nouvelles infections en 1999. Lorsqu'on inclut la catégorie HRSH/UDI, ces proportions montent à 60 % et à 72 %, respectivement.

Des nouvelles estimations de la prévalence et de l'incidence en 2002 devraient être rendues publiques en 2003.


Tableau 4 : Distribution selon la catégorie d'exposition des cas existants et nouveaux d'infection à VIH chez les Autochtones au Canada, 1999

Catégorie d'exposition Infections existantes
(n = 2 740)
Infections nouvelles
(n = 370)
UDI 54 % 64 %
Contacts hétérosexuels 15 % 17 %
HRSH 23 % 11 %
HRSH/UDI 6 % 8 %


Commentaire

Les données sur l'infection à VIH et le sida chez les Autochtones sont incomplètes pour plusieurs raisons. La principale tient au fait que les renseignements sur l'origine ethnique dans les données existantes de surveillance sont incomplets. Depuis 1982, 14 % des rapports de cas de sida ne contenaient pas d'information sur l'origine ethnique. Ce n'est que depuis 1998 qu'on dispose de telles données pour les rapports de test positif pour le VIH. De plus, 71 % des rapports de test positif pour le VIH entre 1998 et le 30 juin 2002 n'étaient pas assortis d'informations sur l'appartenance ethnique. Au nombre des autres raisons figurent les variations interprovinciales dans la déclaration de l'origine ethnique, les erreurs de classification du groupe ethnique et les retards dans la déclaration. Quant au nombre de cas séropositifs chez les Autochtones, il ne prend en compte que les sujets infectés qui se sont présentés à un test de dépistage et qui ont fait par la suite l'objet d'un rapport. Les chiffres indiqués ne représentent donc pas le nombre total d'Autochtones infectés par le VIH. Malgré ces limites, les données disponibles semblent indiquer que les Autochtones sont infectés plus tôt dans la vie que les non-Autochtones, que l'injection de drogues constitue le principal mode de transmission et que l'épidémie d'infection à VIH chez les Autochtones ne semble pas décroître en intensité. Enfin, la mobilité des Autochtones des centres-villes aux zones rurales peut exposer les communautés autochtones les plus éloignées au risque d'être infectées par le VIH. Il importe de disposer de meilleures données sur l'épidémiologie du VIH/sida et du dépistage du VIH chez les Autochtones du Canada afin d'orienter les stratégies de prévention et de lutte.

Références

  1. Statistique Canada. The Daily. "Autochtones Peoples of Canada: A demographic profile". 13 janvier 2003. http://www12.statcan.ca/english/census01/products/
    analytic/companion/abor/canada.cfm
    .

  2. Santé Canada. Le VIH et le sida au Canada : Rapport de surveillance au 30 juin 2002, Division de l'épidémiologie et de surveillance du VIH/sida, Centre de prévention et de contrôle des maladies infectieuses, Santé Canada, novembre 2002.

  3. Tyndall MW, Craib KJP, Currie S, Li K, O'Shaughnessy MV, and Schecter MT. Impact of HIV infection on mortality in a cohort of injection drug users. JAIDS 2001; (28) 4:351-357

  4. Spittal PM, Craib KJP, Wood E, Laliberté N, Li K, Tyndall MW, O'Shaughnessy MV, and Schecter MT. Risk factors for elevated HIV incidence rates among female injection drug users in Vancouver. CMAJ 2002; (7) 166:894-899

  5. Miller CL, Tyndall M, Spittal P, Li K, LaLiberte N and Schechter MT. HIV incidence and associated risk factors among young injection drug users. AIDS 2002, (16) 3: 491-493.

  6. Craib KIP, Spittal PM, Li K, Heath K, Laliberte N, Tyndall M, O'Shaughnessy M et Schechter M. Comparison of HIV incidence rates among Autochtones and non-Autochtones participants in a cohort of injection drug users in Vancouver. Can J Inf Dis 2002, (13) Supp A;48A {Résumé 315}.

  7. Craib KJP, Spittal PM, Wood E, Laliberte N, Hogg R, Li K, Heath K, Tyndall MW, O'shaughnessy MV and Schechter MT. Risk factors for elevated HIV incidence among Autochtones injection drug users in Vancouver. CMAJ; (168) 1: 19-24.

  8. Guenter CD, Fonseca K, Nielsen DM, Wheeler VJ, Pim Cp. HIV prevalence remains low among Calgary's Needle Exchange Program Participants Can J Public Health 2000; (91) 2: 129-132

  9. Findlater R, Young, Bangura H, Sidaway F, Hay K, Archibald C, Siushansian J,Williamson N. The Regina Seroprevalence study: A profile of injection drug use in a prairie city, 2000. Rapport inédit. Disponsible de la Division de l'épidémiologie et de la surveillance du VIH/sida, Centre de prévention et de contrôle des maladies infectieuses, Santé Canada.

  10. Forbes JC, Burdge DR, Money D. Pregnancy outcome in HIV infected women in British Columbia; the impact of antiretroviral therapy on maternal-infant HIV transmission. Can J Inf Dis 1997;(8):31A {Résumé 235} et communication personnelle (Forbes J).

  11. Birse E, Shokoples S, Houston S. Demographic and clinical features of Autochtones and non-Autochtones patients with HIV infection in Northern Alberta. Can J Infect Dis 1999;(10) Suppl B:66B {Résumé C387P}.

  12. Lapointe N, Forbes J, Singer J, et coll. Antiretroviral therapy in pregnant women in Canada: Access and outcome 1995-97. Can J Inf Dis 1998;(9) Suppl A:70A {Résumé 449P}.

  13. King SM and the Motherisk-HIV Network Members. Antiretroviraal therapy (ART) in a cohort of HIV-positive pregnant women in Canad. Can J Infect Dis 2001;(12) Suppl B: 26B {Résumé 203}.

  14. Ogilvie G, Money D, Forbes J, Remple V, Alimenti A and Burdge D. Perinatal infection in Autochtones maternal infant pairs (MIP)in British Columbia. Can J Inf Dis 2002; (13) Suppl A:50A {Résumé 321}.

  15. Myers T, Calzavara L, Morrison K. A report on a National Research Needs Assessment for HIV prevention among gay and bisexual men and a socio-behavioural and epidemiological pilot study in a non-clinical sample of self-identified gay and bisexual men. Rapport final à la Division de l'épidémiologie et de surveillance du VIH/sida, Centre de prévention et de contrôle des maladies infectieuses, Santé Canada, aôut 1995.

  16. Présentation de Wong T. Proceedings of the MSM/IDU Consultative Meeting (les 8 et 9 mars 2001, Ottawa, Canada). Centre de prévention et de contrôle des maladies infectieuses, Santé Canada.

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  18. Services correctionnels Canada (Communication personnelle de Portman J, en octobre 1996).

  19. Alberta Justice (communication personnelle de Harrison S en mars 1997).

  20. Rothon DA, Strathdee SA, Cook D, Cornelisse PGA. Determinants of high risk behaviours for HIV infection among young offenders in British Columbia detention centres. Can J Infect Dis 1995;(6) Suppl:32B.

  21. Geduld J, Archibald CP. Tendances nationales relatives au sida et à l'infection à VIH au Canada, RMTC. 2000;26(23):193-201.

Pour obtenir plus de renseignements consulter :

Division de l'épidémiologie et de la surveillance du VIH/sida
Centre de prévention et de contrôle des maladies infectieuses
Agence de la santé publique du Canada
Pré Tunney, Indice de l'adresse 0900B1
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Fax: (613) 946-8695

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