Actualités en épidémiologie sur le VIH/sida - mai
2004
Comportements à risque chez les utilisateurs de drogues
par injection (UDI) au Canada
Introduction
Points Saillants

Les données disponibles révèlent
un niveau élevé de comportements à risque (sexuels
et relatifs à l'injec-tion de drogues) chez les UDI, ce qui
indique que le potentiel de transmission du VIH au sein de ces populations
demeure important.

Il faut obtenir des données sur les tendances
comportementales afin de pouvoir interpréter de manière
fiable les changements qui se produisent dans l'incidence et la prévalence
du VIH chez les UDI et de faciliter l'évaluation des programmes
de prévention qui visent cette population.

En raison des différences marquées
qui existent quant à l'injection de drogues et à la
prévalence du VIH dans diverses villes du Canada, il faut
accroître la couverture géographique de la surveillance
relative aux comportements à risque chez les UDI.
Les estimations nationales publiées récemment au
sujet de la prévalence et de l'incidence du VIH montrent
que 30 %, soit entre 800 et 1 600 nouveaux cas d'infection
à VIH sur un nombre estimatif d'environ 2 800 à 5
200 au Canada en 2002, ont été recensés parmi
les utilisateurs de drogues par injection (UDI)1. De
même, 34 % des cas estimatifs d'infection à VIH
avaient été dénombrés chez ce
même groupe1. Une tendance comparable a
été observée dans le nombre de tests positifs
pour le VIH attribués à l'injection de drogues et
signalés au Centre de prévention et de contrôle
des maladies infectieuses (CPCMI). Chez les adultes, la proportion
de tests positifs pour le VIH associés à
l'injection de drogues a peu à peu
régressé, après avoir passé la barre
des 33 % en 1996 et 1997, pour se fixer à 24,0 % en
20022.
En dépit d'une baisse encourageante de la tendance,
le VIH chez les UDI demeure une préoccupation majeure. Faute
de vaccin contre le VIH, la modification du comportement demeure
l'outil principal de prévention de l'infection
à VIH chez les UDI. Cette approche concerne autant les UDI
infectés que ceux qui ne le sont pas et vise surtout leur
comportement sexuel et leurs pratiques d'injection de
drogues.
Répondant au besoin d'exercer une surveillance
continue des comportements à risque associés au VIH
parmi les populations d'UDI, Santé Canada est en train
de mettre en place, en collaboration avec les autorités
sanitaires provinciales, régionales et locales, les
orga-nismes communautaires et les chercheurs, un système de
surveillance amélioré (I-Track) des comportements
à risque liés au VIH et à
l'hépatite C (VHC) dans les centres sentinelles de
l'ensemble du Canada. L'enquête pilote du
système de surveillance I-Track a été
menée entre octobre 2002 et mars 2003, période durant
laquelle on a étudié un groupe de 794 UDI à
Victoria, à Regina, à Sudbury ainsi qu'à
Toronto3. Des liens sont également établis
avec l'étude SurvUDI au Québec et à
Ottawa.
La présente section de Actualités en
épidémiologie décrit les comportements
à risque, qu'ils soient sexuels ou qu'ils aient
trait à l'injection de drogues, signalés dans
l'enquête pilote I-Track et dans d'autres
études réalisées auprés des UDI au
Canada.
Le partage des aiguilles et des seringues : une
pratique à éviter
Le partage (prêt ou emprunt) d'aiguilles et de
seringues constitue un mode reconnu de transmission du VIH et est
relativement fré-quent chez les UDI :
- Les résultats de l'enquête pilote I-Track
révèlent que, dans l'ensemble, 24,5 % des
participants ont déclaré s'être
injecté des drogues avec des aiguilles usagées au
cours des six mois précédant l'enquête. Les
proportions variaient de 16,5 % pour Regina à 30,7 % pour
Victoria. Les UDI empruntent le plus souvent des seringues de
personnes avec lesquelles ils s'injectent des drogues; il
s'agit la plupart du temps d'amis proches, de membres de la
famille ou de partenaires sexuels réguliers. Dans
l'ensemble, une proportion similaire de participants ont dit
avoir prêté leurs aiguilles ou leurs seringues (20,5
%) à d'autres UDI au cours des six mois
pré-cédents. Les proportions variaient, d'un
centre à l'autre, entre 15,7 % à Regina et 30,0 %
à Victoria3.
- Dans une étude d'une cohorte d'UDI de Vancouver,
27,6 % des participants ont dit avoir partagé des seringues
au cours des six mois précédents (étude
menée de janvier 1999 à octobre 2000). De plus, 19,1
% des participants ont déclaré avoir partagé
des seringues, bien qu'ils n'aient signalé aucune
difficulté à se procurer des seringues neuves et
stériles4.
- Les résultats de l'étude SurvUDI indiquent
que la prévalence de l'emprunt d'aiguilles et de
seringues au cours des six derniers mois parmi les nouveaux
participants au programme d'échange de seringues (PES)
à Montréal est passée de 45,1 % en 1995
à 35,3 % en 2002. À Québec, l'emprunt
d'aiguilles et de seringues passait de 41,2 % à 23,3 %
durant la même période (quoiqu'on ait
observé une légère augmentation entre 2001 et
2002). À Ottawa, on a constaté une
décroissance du phénomène, qui est
passé de 31,8 % en 1996 à 14,1 % en 2002. Bien que
ces résultats laissent entrevoir une amélioration des
habitudes de partage parmi les UDI dans ces régions, la
proportion de participants qui déclarent partager des
seringues demeure relativement
élevée5.
Souvent appelée « partage indirect », la
pra-tique qui consiste à emprunter et à prêter
du matériel d'injection (p. ex., cuillères,
filtres et eau) est également associée à
l'infection à VIH. Certaines études laissent
supposer que cette pratique est répandue chez les UDI :
- Parmi les participants à l'enquête pilote
I-Track, 43,2 % (l'intervalle allant de 31,7 % à Toronto
à 53,5 % à Regina) ont déclaré avoir
emprunté d'autres types de matériel
d'injection usagé (filtres, réchauds, eau) au
cours des six mois précédents. De même, 32,9 %
ont dit avoir prêté d'autres types de
matériel d'injection au cours des six mois
précédant l'enquête3.
- Dans une étude menée en 1998 sur le PES de
Calgary, 25 % des participants ont dit avoir partagé leur
matériel d'injection au cours des six mois
précédant l'étude6.
- Dans l'étude de cohorte VIDUS menée
auprès des UDI de Vancouver entre 1996 et 2000, 38 % des
hommes et 37 % des femmes ont déclaré avoir
emprunté du matériel d'injection, et on a
constaté que c'était l'un des facteurs de
risque de séro-conversion chez les hommes7.
- Des études internationales8-10 auprès
des UDI ont permis d'identifier d'autres pratiques
d'injection qui peuvent accroître le risque de
transmission du VIH, comme le front-loading ou le back-loading. Lorsque deux ou plusieurs UDI
préparent une solution de drogue dans une seule seringue,
ils peuvent prendre une partie de la solution pour remplir une ou
plusieurs autres seringues soit par l'avant, après avoir
retiré l'aiguille (ce qu'on appelle le front-loading), soit par l'arrière,
après avoir retiré le piston (ce qu'on appelle le back-loading). La mesure dans laquelle de tels
comportements à risque sont répandus chez les UDI
canadiens fait encore l'objet de recherches.
Argent et drogues en échange de rapports sexuels
non protégés : un troc hasardeux
Au Canada, de nombreux UDI monnayent leurs faveurs sexuelles, et
les études montrent qu'ils n'utilisent pas
systématiquement le condom au moment des rapports sexuels
avec leurs clients :
- Dans l'ensemble, 39,5 % des femmes UDI qui ont
participé à l'enquête pilote I-Track ont
déclaré avoir travaillé dans l'industrie
du sexe au cours des six mois précédant
l'enquête. La proportion de celles qui exigeaient le port
du condom par leurs clients durant un rapport sexuel avec
pénétration était généralement
élevée. Elle était cependant plus faible dans
le cas d'un rapport sexuel oral : 5,7 % ont dit ne jamais
exiger de leurs clients le port du condom durant ce type de
rapport, tandis qu'une autre tranche de 17,6 % a reconnu ne pas
l'exiger de façon systématique3.
- Entre 1995 et 2003, les résultats de l'étude
SurvUDI indiquent que 49,3 % des femmes et 9,2 % des hommes parmi
les participants rencontrés à plusieurs reprises ont
déclaré s'être livrés à la
prostitution5.
- Parmi les UDI sélectionnés entre 1988 et 1999
pour participer à une étude de cohorte à
Montréal, 18,1 % des hommes déclaraient avoir
pratiqué la prostitution11.
- Dans une étude menée à Winnipeg en 1998,
71,5 % des UDI de sexe féminin et 30,2 % des UDI de sexe
masculin ont dit avoir déjà reçu de
l'argent en échange de services sexuels. De plus, 25,0 %
des femmes n'exigeaient pas toujours de leurs clients masculins
qu'ils portent le condom, comparativement à 52,0 % des
hommes qui offraient leurs services à d'autres
hommes12.
- Dans une étude réalisée en 1998 à
Saskatoon, 50 % des femmes UDI disaient avoir échangé
leurs faveurs sexuelles contre de l'argent et 19 %, contre des
drogues ou un endroit pour dormir au cours des six mois
précédents13. Dans la même
étude, 93 % des participants utilisaient un condom avec un
partenaire occasionnel, mais 25 % d'entre eux ne le faisaient
pas toujours. De façon générale, 41 % de la
population étudiée utilisait un condom avec des
partenaires réguliers.
Risques liés aux rapports sexuels avec des
partenaires réguliers ou occasionnels
Le port du condom est peu répandu chez les UDI qui ont
des rapports hétérosexuels avec des partenaires
réguliers ou occasionnels :
- L'analyse portant sur le port du condom lors de rapports
sexuels oraux et avec pénétration, au cours des six
mois précédents, chez les participants à
l'enquête pilote I-Track révèle que cette
pratique était moins fréquente lorsqu'il
s'agissait de partenaires occasionnels que de clients et moins
fréquente encore lorsqu'il s'agissait de partenaires
réguliers. Cette tendance à la réduction du
port du condom dans une relation plus stable est signalée
par les UDI autant hommes que femmes. Chez les hommes qui avaient
eu des partenaires occasionnels au cours des six mois
précédents, 19,4 % ont déclaré ne
jamais utiliser de condom durant un rapport sexuel avec
pénétration et 56,6 % ont déclaré ne
jamais en utiliser durant un rapport sexuel oral. Chez les femmes
ayant eu des partenaires occasionnels au cours de la même
période, 28,4 % ont dit ne jamais utiliser le condom durant
un rapport sexuel avec pénétration et 34,0 % ont dit
ne jamais l'utiliser durant un rapport sexuel oral. Il n'y
avait pas de différences marquées relativement
à l'utilisation du condom entre les centres
participants3.
- Au cours d'une étude menée auprès
d'UDI à Winnipeg en 1998, 68,0 % des femmes et 57,0 %
des hommes qui avaient eu des partenaires sexuels réguliers
au cours des 12 mois précédant l'enquête
ont déclaré ne jamais utiliser le condom,
comparativement à environ 30,0 % des hommes et des femmes
qui avaient eu des partenaires sexuels occasionnels au cours de la
même période12.
- Les UDI de l'étude sur la
séroprévalence menée à Regina en 2000
étaient peu nombreux à utiliser le condom avec leurs
partenaires occasionnels ou réguliers. Ainsi, 94 % des
hommes UDI et 92 % des femmes UDI disaient ne pas utiliser le
condom régulièrement ou ne jamais l'utiliser lors
des relations sexuelles vaginales avec des partenaires
réguliers de sexe opposé. Parmi les répondants
qui avaient des partenaires occasionnels, 58 % des hommes et
71 % des femmes disaient ne pas employer
régulièrement ou du tout le condom avec ce type de
partenaire14.
- Dans l'étude de cohorte VIDUS menée à
Vancouver entre 1996 et 2000, 18 % des hommes et 20 % des femmes
disaient avoir employé le condom avec leurs partenaires
sexuels réguliers au cours des six mois
précédents; la non-utilisation du condom avec un
partenaire sexuel régulier constituait le plus important
facteur de risque de séroconversion chez les
femmes7.
UDI de sexe masculin et partenaires du même
sexe
La proportion d'UDI de sexe masculin qui déclarent
avoir des relations sexuelles avec des partenaires de même
sexe varie selon les villes :
- Dans l'enquête pilote I-Track, 4,4 % des UDI de sexe
masculin ont affirmé avoir eu des partenaires de sexe
masculin au cours des six mois
précédents3.
- Parmi les UDI de sexe masculin de l'étude VIDUS qui
ont déclaré avoir eu des relations sexuelles au cours
des six derniers mois, 7,0 % ont indiqué avoir eu seulement
des partenaires de même sexe et 6,0 % ont indiqué
avoir eu des partenaires des deux sexes au cours de cette
période15.
- Dans l'étude SurvUDI, 14,7 % des sujets de sexe
masculin rencontrés à plusieurs reprises ont
indiqué avoir eu des partenaires de même sexe entre
1995 et 20035.
- Dans l'étude sur le PES menée à
Calgary en 1998, 7 % des UDI de sexe masculin et 12 % des UDI de
sexe féminin ont affirmé avoir eu des relations
sexuelles avec un partenaire de même sexe au cours des six
mois précédant l'étude6.
- Dans l'étude de cohorte Omega menée
auprès des HRSH à Montréal, 6 % des
répondants ont déclaré s'injecter des
drogues; 48 % d'entre eux avaient emprunté des seringues
usagées et 4 % avaient échangé des drogues
contre des faveurs sexuelles16.
Modifications des comportements de protection ou
pratiques plus risquées à la suite d'un test
positif pour le VIH?
Il faudra poursuivre la recherche pour déterminer si les
UDI conservent des comportements à risque ou modifient leurs
comportements après avoir reçu un test positif de
détection des anticorps anti-VIH :
- Une étude de cohorte menée auprès des UDI
du Québec entre 1996 et 1999 a révélé
que 73,1 % de ceux qui étaient séropositifs avaient
cessé de prêter des seringues par rapport à
56,0 % des UDI séronégatifs au cours des six mois
suivant la réception des résultats du test.
Cependant, 8,5 % des UDI séropositifs et 16,0 % des UDI non
infectés avaient commencé à prêter des
seringues à des partenaires séropositifs durant cette
période. Dans la même étude, 62,2 % des UDI
séropositifs (comparativement à 58,6 % des UDI
séro-négatifs) avaient cessé d'emprunter
des seringues au cours des six mois suivant la réception de
leur résultat positif. De même, 16,7 % des UDI
séropositifs (comparativement à 19,5 % des UDI non
infectés) avaient commencé à emprunter des
seringues à des partenaires séropositifs pendant la
même période17.
- Dans l'étude VIDUS de Vancouver, 35,0 % des sujets
séropositifs pour le VIH ont déclaré avoir
emprunté des seringues avant de connaître leur
état sérologique. Dans les mois qui ont suivi la
communication de leur test positif, seulement 21,0 % ont
continué à le faire. De même, 37,0 % des UDI
séropositifs ont déclaré avoir
prêté des seringues avant de connaître leur
état sérologique, tandis que seulement 21,0 % de ces
sujets ont poursuivi cette pratique après avoir
été informés de leur
séro-positivité18.
- Dans une étude portant sur des femmes de
Montréal, le taux d'utilisation du condom à la
suite d'un test positif pour le VIH était faible chez
les UDI (19 %) comparativement aux non-UDI d'origine
haïtienne (30 %) et aux non-UDI de race blanche (62
%)19.
L'injection de drogues : un problème chez
les jeunes de la rue et les détenus
Il faut, de toute évidence, instaurer des programmes
adéquats et accessibles de prévention de
l'infection à VIH pour les détenus et les jeunes
de la rue qui s'injectent des drogues :
- Selon les résultats de l'enquête pilote
I-Track, l'âge moyen du début de l'injection
de drogues était de 21,4 ans dans la population
étudiée, et 30 % des sujets ont commencé
à s'injecter des drogues à l'âge de 16
ans ou avant3.
- À Montréal, une étude menée de 1995
à 2000 auprès des jeunes de la rue âgés
de 14 à 25 ans a révélé que 47,2 % des
participants s'étaient déjà injecté
des drogues. L'injection de drogues était
l'indicateur primordial de la séroconversion au
VIH20.
- La nouvelle Étude de cohorte sur les jeunes de la rue de
Montréal, une étude prospective menée
auprès des jeunes de la rue de 14 à 23 ans entre
juillet 2001 et août 2002, a révélé que
55,2 % des jeunes de la rue qui s'injectaient des drogues
affirmaient avoir déjà fait usage d'une aiguille
usagée et 54,4 %, avoir déjà
partagé un réchaud/une
cuillère21.
- Dans une enquête menée auprès des
détenues d'une prison du Québec en 1994, 38,0 %
ont déclaré s'être injecté des
drogues avant leur incarcération, et près de la
moitié de ces femmes avaient partagé des seringues.
En outre, 11,0 % de ces répondantes ont reconnu
s'être injecté des drogues au cours de leur
séjour en prison, et la plupart (80,0 %) ont partagé
des seringues22.
- Dans cette même étude, 26,0 % des hommes ont dit
s'être injecté des drogues avant leur
incarcération, et près de la moitié de ces
hommes avaient partagé des seringues. De plus, 2,0 % de ces
répondants ont déclaré s'être
injecté des drogues lors de leur séjour en prison, et
la plupart (92,0 %) ont partagé des
seringues22.
- Dans une enquête menée en 2002 sur la consommation
de drogues chez les élèves au Nouveau-Brunswick,
moins de 1 % des élèves de 7e,
9e, 10e et 12e année
s'étaient injecté des drogues au cours de
l'année précédant la période
visée par l'étude23.
Commentaire
Même si plusieurs études régionales en cours
au Canada recueillent des données sur les comportements
à risque des UDI et si de nombreuses grandes enquêtes
ponctuelles et transversales portant sur la prise de risques chez
les UDI ont été menées, il est difficile,
voire impossible, de comparer la fréquence des comportements
à risque entre divers ensembles de données. D'une
part, les méthodologies des études ont varié,
et d'autre part, différents chercheurs ont
colligé des données sur les comportements à
risque en utilisant des questions différentes, des questions
formulées différemment, des variables ou des
définitions de concept diffé-rentes, des cadres
temporels différents pour la communication des comportements
et des catégories de réponses différentes. Il
est donc difficile d'utiliser les données existantes sur
les comportements à risque des UDI pour dégager des
tendances ou évaluer l'efficacité des programmes
et des politiques de pré-vention à une échelle
autre que régionale ou locale.
De plus, même si les estimations nationales du VIH pour
2002 montrent une diminution du nombre de nouvelles infections
attribuables à l'injection de drogues au cours de
l'année, l'absence relative de données sur
les tendances comportementales empêche toute
interprétation fiable de cette conclusion. La
création de l'enquête I-Track permettra de suivre
l'évolution des comportements à risque (sexuels
et relatifs à l'injection de drogues) et de recueillir
des données importantes sur les tendances, qui pourraient
être utilisées dans la conception des programmes de
prévention et l'évaluation de
l'efficacité des programmes. Ces données
comportementales pourraient aussi permettre
d'interpréter les changements dans la prévalence
et l'inci-dence du VIH chez les UDI et constituer un
mécanisme d'information rapide sur la propagation du VIH
dans cette population. La fréquence élevée des
comportements sexuels et des pratiques d'injection de drogues
à risque déclarés par les UDI dans les centres
sentinelles de l'ensemble du Canada indique que le risque de
transmission du VIH dans ces populations demeure important. Il
importe également de surveiller les comportements de
certains sous-groupes clés d'UDI, notamment les jeunes
de la rue et les détenus, afin d'intervenir
adéquatement face à l'évolution de
l'épidémie de VIH chez les UDI au Canada.
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Rapport sur les faits saillants.
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