Actualités en épidémiologie sur le VIH/sida - mai
2004
L'infection à VIH et le sida chez les utilisateurs
de drogues par injection au Canada
Introduction
Points Saillants

Au 30 juin 2003, 7,2 % des cas cumulatifs de
sida chez les adultes et 16,7 % des rapports de test positif pour
le VIH concernaient des utilisateurs de drogues par injection.

Les estimations nationales de 2002 de la prévalence
et de l'incidence de l'infection à VIH indiquent que la proportion
de nouveaux cas parmi les UDI a diminué légèrement, étant
passé de 34 % du total en 1999 à 30 % (800 à 1
600 nouveaux cas) en 2002.

Le nombre estimatif de nouveaux cas d'infection à VIH
chez les UDI en 2002 demeure trop élevé.

Un système de surveillance accrue (I-Track)
a été mis en uvre dans certains centres au Canada
pour surveiller les comportements à risque associés
au VIH ainsi que la prévalence de l'infection à VIH
et à VHC chez les UDI.
Au début des années 80,
l'épidémie d'infection à VIH au Canada
frappait surtout les hommes ayant des relations sexuelles avec des
hommes (HRSH). Durant la première moitié des
années 90, on a observé une hausse de la transmission
du virus chez les utilisateurs de drogues par injection (UDI), et
en 1999, environ 34 % des 4 190 nouveaux cas estimés
d'infection à VIH au Canada sont survenus chez des
UDI1. Le Centre de prévention et de
contrôle des maladies infectieuses (CPCMI) a publié
récemment des estimations nationales de la prévalence
et de l'incidence de l'infection à VIH pour
20022. Selon ces estimations, la proportion des
nouvelles infections parmi les UDI a diminué
légèrement, pour atteindre 30 % en 2002 (800 à
1 600 sur 2 800 à 5 200 nouvelles infections). Une tendance
similaire est observable en ce qui concerne le nombre de rapports
de test positif pour le VIH chez les adultes transmis au CPCMI. Les
données de surveillance en date du 30 juin 2003 indiquent
qu'en 2002, 24,0 % des rapports de test positif pour le VIH
chez les adultes transmis au CPCMI étaient attribuables
à l'injection de drogues, ce qui constitue une
diminution par rapport à un sommet d'un peu plus de 33 %
enregistré en 1996 et en 19973. La
présente section des Actualités en
épidémiologie fait le point sur
l'épidémie d'infection à VIH/sida chez
les UDI au Canada.
Données de surveillance du
sida3
L'injection de drogues demeure une importante
catégorie d'exposition chez les cas de
sida
- Au 30 juin 2003, 18 934 cas de sida avaient été
signalés au CPCMI depuis le début des années
80. Sur les 18 041 cas cumulatifs de sida chez les adultes dont on
connaissait la catégorie d'exposition, 7,2 % (1 317)
étaient des UDI et, parmi ceux-ci, 73,4 % étaient de
sexe masculin. De plus, 4,6 % (834) des cas étaient des
hommes qui avaient des relations sexuelles avec des hommes et qui
utilisaient également des drogues par injection
(HRSH/UDI).
- On a observé une hausse de la proportion des UDI chez
les cas de sida signalés chez les adultes, soit de 3,3 %
entre 1979 et 1993 à un sommet de 21,5 % en 1998. La
proportion est descendue à 14,8 % en 2001, mais est
remontée à 19,1 % en 2002 (figure
1).
- La proportion des cas de sida chez les adultes de sexe masculin
attribués à l'injection de drogues a
augmenté de façon constante, étant
passée de 3,8 % en 1992 à un sommet de 19,3 % en
2000. Cette proportion tournait autour de 15 % à 17 % en
2001-2002.
- Les femmes représentent 26,5 % du total des cas
cumulatifs de sida chez les adultes attribuables à
l'injection de drogues dont la catégorie
d'exposition et le sexe étaient indiqués. La
proportion de cas de sida chez les femmes adultes attribuables
à l'injection de drogues a augmenté
régulièrement, passant de 18,0 % en 1992 à un
sommet de 46,2 % en 1998. Cette proportion a chuté à
37 % en 2000, mais les tendances depuis lors sont difficiles
à interpréter à cause du petit nombre de cas
signalés.
Figure 1. Proportion des
cas de sida chez les adultes qui sont des UDI, selon
l'année du diagnostic, 1992-2002

Données de surveillance du
VIH3
Proportion des rapports de test positif pour le VIH
chez les adultes associés à l'injection de
drogues en constant déclin
Alors que les données sur le sida fournissent des
renseignements sur les infections à VIH qui se sont
produites il y a environ 10 ans, les données sur le VIH
brossent un portrait des infections plus récentes.
- Sur les 26 673 rapports cumulatifs de test positif pour le VIH
communiqués au CPCMI entre 1985 et le 30 juin 2003 et
assortis de renseignements sur la catégorie
d'exposi-tion, 16,7 % étaient attribuables à
l'injec-tion de drogues (69 % de cas masculins). De plus, 2,3 %
concernaient des HRSH/UDI.
- La figure 2 illustre la proportion annuelle
jusqu'à la fin de 2002 des tests positifs pour le VIH
chez les adultes qui sont attribuables à l'injection de
drogues. Cette proportion a diminué graduellement : de 28,8
% en 1999 à 24,0 % en 2002.
- La proportion des rapports de test positif pour le VIH chez les
adultes de sexe féminin qui peuvent être
associés à l'injection de drogues a
culminé à 48,5 % en 1999, puis a
décliné à environ 35 % en 2001-2002. La
proportion correspondante chez les adultes de sexe masculin est
demeurée stable à environ 23 % en 1999-2001, puis a
baissé légèrement pour atteindre 20,3 % en
2002.
- Les rapports de test positif pour le VIH qui étaient
assortis d'information concernant l'âge et qui
pouvaient être attribués à l'injection de
drogues en 2001-2002 étaient proportionnellement le plus
nombreux dans le groupe des 40-49 ans (27,1 %), suivi du groupe des
30-39 ans (25,8 %).
Figure 2. Proportion des
rapports de test positif pour le VIH qui concernent les UDI
adultes, selon l'année du test, 1985-2002

Les études confirment que la
prévalence du VIH demeure trop élevée dans les
centres sentinelles du Canada
Pour répondre au besoin de surveillance continue des taux
de prévalence et d'incidence de l'infection à
VIH ainsi que des comportements à risque dans les
populations d'UDI dans l'ensemble du pays, Santé
Canada est en train d'implanter un système de
surveillance accrue des comportements à risque
associés à l'infection par le VIH et le virus de
l'hépatite C (VHC) nommé I-Track dans des centres
sentinelles de l'ensemble du Canada grâce à une
collaboration avec les autorités sanitaires provinciales,
régionales et locales, des organisations communautaires et
des chercheurs. Au cours d'une étude pilote du
système de surveillance I-Track qui a été
menée entre octobre 2002 et mars 2003, un total de 794 UDI
ont fait l'objet d'une enquête à Victoria,
à Regina, à Sudbury et à Toronto; on effectue
aussi des couplages avec l'étude SurvUDI au
Québec. Certains résultats de l'étude
pilote du système I-Track4 sont mentionnés
ci-dessous, ainsi que les résultats obtenus dans
d'autres études portant sur les UDI au Canada.
- Les résultats de l'étude pilote du
système I-Track révèlent que le taux de
prévalence de l'infection à VIH chez les UDI
participant à l'étude à Victoria
était de 16,0 %4, taux plus faible que celui de
21 % observé dans une étude menée à
Victoria en 19995.
- À Regina, la prévalence de l'infection
à VIH chez les participants à l'étude
I-Track était de 1,2 %, ce qui est un peu plus bas que le
taux de 2,0 % signalé dans la Regina Seroprevalence
Study6, étude menée en 2000 sur un
échantillon d'UDI de taille comparable.
- À Sudbury, la prévalence de l'infection
à VIH s'établissait à 10,1 %, et à
Toronto, la prévalence observée de 5,1 % était
plus faible que le taux de 8,2 % signalé auparavant
dans une étude menée en 1998 dans cette
ville7.
- Les taux de prévalence de l'hépatite C
étaient élevés dans tous les centres
sentinelles où le système I-Track a été
mis en place, variant de 54,3 % à Toronto à 79,3 %
à Victoria4.
- Le taux global de coinfection, c'est-à-dire
l'infection à la fois par le VIH et le VHC,
enregistré au cours de l'étude pilote du
système I-Track était de 7,8 %4.
- L'étude SurvUDI est en cours depuis 1995 et porte
sur des centres qui offrent des services d'échange de
seringues et d'autres programmes de prévention aux UDI
du Québec ainsi que d'Ottawa, en Ontario. La
prévalence de l'infection à VIH dans
l'ensemble du réseau a connu une hausse marquée,
étant passée de 12,2 % en 1995 à 18,6 % en
2002 (R Parent, Institut national de santé publique du
Québec, Québec : communication personnelle,
février 2004). Selon les résultats, entre 1995 et le
30 juin 2003, la prévalence de l'infection à VIH
chez les participants à l'étude dans
l'ensemble du réseau s'élevait à 14,7
% et était plus élevée dans les
agglomérations urbaines (15,7 %) que dans les centres
semi-urbains (6,0 %). En 2002, la prévalence de
l'infection à VIH atteignait 23,3 % à
Montréal, 19,7 % à Ottawa et 15,9 % à
Québec8.
- Les résultats de la Winnipeg Injection Drug Epidemiology
(WIDE) Study révèlent que la prévalence de
l'infection à VIH chez les UDI de cette ville a
grimpé, passant de 2,3 % en 1986-1990 à 12,6 % en
19989.
- Des recherches menées par le Needle Exchange Program de
Calgary ont montré que la prévalence de
l'infection à VIH chez les UDI participant à ce
programme était passée de 2,2 % en 1992 à 3,3
% en 199810.
- Les résultats indiquent que l'incidence de
l'infection à VIH chez les habitués des centres
du réseau SurvUDI a diminué de façon
substantielle : de 5,3 pour 100 personnes-années (PA) en
1995, elle a chuté à 2,6 pour 100 PA en 2002.
L'incidence globale entre 1995 et le 30 juin 2003
s'élevait, pour 100 PA, à 2,9 dans la ville de
Québec, à 4,4 à Montréal, à 4,8
à Ottawa/Hull, à 1,9 dans les centres semi-urbains et
à 3,7 dans l'ensemble du réseau
SurvUDI8.
- L'étude POLARIS a examiné l'incidence du
VIH selon la catégorie de risque chez les personnes ayant
passé plusieurs tests de dépistage du VIH
enregistrées dans la base de données sur les tests de
détection du VIH de l'Ontario au cours de la
période 1992-2000. L'incidence de l'infection
à VIH chez les UDI est tombée de 0,64 à 0,14
pour 100 PA entre 1992 et 200011.
- Selon une étude qui évalue les tendances
relatives à l'incidence de l'infection à VIH
en Ontario d'après le nombre d'infections
récentes détectées chez les nouveaux cas
diagnostiqués d'infection (à l'aide de
l'algorithme de dépistage sérologique pour les
personnes ayant présenté une séro-conversion
récente pour le VIH, ou test STARHS), l'incidence de
l'infection à VIH chez les UDI était, pour 100
PA, de 0,25 à Toronto, de 0,70 à Ottawa et de 0,15
ailleurs en Ontario12.
- Selon les résultats de la Vancouver Injection Drug User
Study (VIDUS), l'incidence de l'infection à VIH
était de 1,5 pour 100 PA en 2000, ce qui représente
une diminution par rapport aux taux de 10,3 et de 3,2 pour 100 PA
enregistrés respectivement en 1997 et en
199913.
Les femmes, les jeunes et les Autochtones
utilisateurs de drogues par injection : groupes
particulièrement à risque d'infection par le
VIH
Femmes
- Depuis 1996, environ le tiers à la moitié des
nouveaux rapports de test positif pour le VIH concernant des femmes
ont été attribués à l'injection de
drogues. Selon les dernières estimations nationales
relatives au VIH publiées par le CPCMI pour 2002, une
proportion légèrement plus faible des nouveaux cas
d'infection à VIH chez les femmes en 2002 par rapport
à 1999 étaient associés à
l'injection de drogues (47 % contre 54 %,
respectivement)2.
- Les résultats de l'étude VIDUS à
Vancouver révèlent qu'entre mai 1996 et
décembre 2000, les taux d'incidence du VIH chez les UDI
de sexe féminin à Vancouver étaient environ 40
% supérieurs à ceux des UDI de sexe
masculin14.
Jeunes
- Selon les résultats de l'étude pilote du
système I-Track, 30 % des participants ont
déclaré s'être injecté de la drogue
pour la première fois à l'âge de 16 ans ou
avant4.
- L'étude VIDUS à Vancouver a examiné
les taux de séropositivité chez les UDI participants
âgés de 24 ans et moins et a enregistré des
taux élevés d'incidence de l'infection
à VIH dans ce groupe : 2,96 chez les hommes et 5,69 chez les
femmes pour 100 PA15, comparativement au taux global de
1,5 en 200013. L'étude a aussi indiqué
que parmi les jeunes UDI (de 13 à 24 ans), la
prévalence de l'infection à VIH était
associée au sexe féminin, à des
antécédents d'abus sexuels, à des
activités sexuelles de survie, à l'injection
quoti-dienne d'héroïne, à l'injection
quotidienne de speedballs et au nombre élevé de
partenaires sexuels au cours de la vie16.
- L'incidence du VIH chez les jeunes de la rue dans
l'Étude de cohorte sur les jeunes de la rue de
Montréal se chiffrait, en septembre 2000, à 0,69 pour
100 PA. L'injection de drogues était le
prédicteur le plus puissant de la séroconversion
(fait de devenir séropositif pour le VIH)17.
- Le système de surveillance accrue des jeunes de la rue
au Canada est un réseau de surveillance national,
multicentrique et transversal des jeunes de la rue
âgés de 15 à 24 ans qui examine les cas
d'infections transmises sexuellement, d'infection par des
agents pathogènes transmissibles par le sang et les
comportements à risque chez les jeunes de la rue. Les
résultats des phases II et III indiquent qu'environ un
cinquième des jeunes de la rue interrogés
s'étaient déjà injecté de la
drogue18.
Autochtones
- Les Autochtones sont surreprésentés dans les
populations d'UDI, et une plus forte proportion des cas
d'infection à VIH et de sida chez les Autochtones que
chez les non-Autochtones sont attribuables à l'injection
de drogues19. Selon les estimations nationales pour le
VIH de 2002, 63 % de tous les nouveaux cas d'infection à
VIH chez les Autochtones en 2002 étaient des UDI,
comparativement à seulement 30 % chez tous les nouveaux cas
d'infection2.
- Les résultats de l'étude pilote du
système I-Track indiquent que 38,6 % de l'ensemble des
participants à l'étude ont déclaré
être d'origine autochtone. La plupart de ceux-ci
étaient de Regina, où 90,2 % de la population
à l'étude était autochtone. La proportion
des UDI autochtones dans le reste de la population à
l'étude variait de 11,3 %, à Toronto, à
20,7 %, à Victoria4.
- Une analyse comparant les taux de séro-conversion chez
les UDI autochtones avec ceux des UDI non autochtones
recrutés entre 1996 et 2000 dans l'étude VIDUS
à Vancouver a fait ressortir que les UDI autochtones
présentaient un taux de séro-conversion deux fois
plus élevé que les UDI non
autochtones20.
Tendances internationales
Un rapport publié par ONUSIDA et l'Organisation
mondiale de la Santé (OMS) en décembre 2003 indique
qu'environ 40 millions de personnes dans le monde vivent avec
le VIH/sida, dont 2,5 millions sont des enfants de moins de 15 ans.
L'injection de drogues est citée comme l'un des
principaux modes de transmission chez ces personnes dans sept des
dix régions du monde, dont l'Amérique du Nord,
l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient, l'Europe de
l'Ouest, l'Asie de l'Est et le Pacifique. En Europe de
l'Est et en Asie centrale, où
l'épidémie a débuté relativement
plus tard que dans les autres régions (au début des
années 90), l'injection de drogue constitue le seul mode
principal de transmission21. La figure
3 indique la proportion des cas de sida attribuables à
l'injection de drogue dans certains pays depuis 1995. Bien
qu'il faille se montrer prudent lorsqu'on compare et
interprète des données provenant de systèmes
de surveillance qui peuvent être différents, il est
intéressant de noter que bien que le Canada se situe dans la
moitié inférieure du graphique, des pays comme
l'Australie, les Pays-Bas et le Royaume-Uni affichent des
proportions encore plus faibles de cas signalés de sida qui
sont associés à l'injection de drogue. Quoique de
telles comparaisons écologiques comportent des limites, les
différences observées pourraient être
liées à l'accessibilité et à
l'acceptabilité des programmes et des services qui
préconisent une réduction des méfaits chez les
UDI dans ces pays. D'autres recherches doivent être
effectuées pour étudier l'efficacité de
ces programmes et déterminer si des approches similaires
pourraient être appliquées au contexte canadien.
Figure 3. Proportion des
cas de sida signalés qui sont attribuables à
l'injection de drogue dans certains pays, selon
l'année du diagnostic

Sources (consultées en janvier 2004)
Commentaire
Un certain nombre de biais possibles doivent être pris en
compte lorsqu'on interprète les résultats
susmentionnés. Les données relatives au diagnostic de
l'infection à VIH ne concernent que les personnes qui se
présentent pour subir un test, de sorte que les habitudes en
matière de dépistage et le raffinement des techniques
permettant d'éliminer les tests en double peuvent
influer sur les tendances qui se dégagent de ces chiffres.
De plus, les données d'identification qui accompagnent
les résultats des tests de dépistage du VIH sont
parfois incomplètes ou inexactes, ce qui peut limiter
l'utilité des données sur le VIH. Les
résultats d'études de cohorte comportent
également des limites : biais de sélection, sujets
perdus de vue et problèmes de
généralisabilité. Les études
transversales ont aussi leurs propres limites.
Malgré ces difficultés, les données
disponibles montrent que l'épidémie
d'infection à VIH chez les UDI au Canada demeure un
grave problème de santé. Bien que le problème
ait été mieux étudié dans les grandes
villes, il est de plus en plus présent en dehors des grandes
agglomérations urbaines. La mise en place du système
de surveillance accrue I-Track représente un autre pas en
vue d'atteindre l'objectif de décrire les
modifications des tendances dans les habitudes d'injection de
drogue et les comportements sexuels, les comportements
associés aux tests de dépistage du VIH ainsi que la
prévalence de l'infection à VIH et à VHC
chez les UDI au Canada. Les résultats de l'étude
pilote du système I-Track semblent indiquer que les profils
d'usage de drogue et la prévalence de l'infection
à VIH diffèrent grandement entre les
différentes régions du Canada et à
l'intérieur des provinces canadiennes. Ces
résultats soulignent l'importance d'accroître
la couverture géographique du système de surveillance
et la nécessité d'inclure les centres
semi-urbains dans l'avenir. Les politiques et les programmes
relatifs à l'injection de drogue et au VIH devront
être conçus expressément en fonction des
problèmes locaux et des profils de migration des UDI.
Comme le montrent les taux élevés d'injection
de drogue et de comportements sexuels à risque
signalés par les UDI dans les centres sentinelles du Canada,
la possibilité de transmission du VIH dans ces populations
demeure importante. Compte tenu de la mobilité
géographique des UDI et de leurs interactions sociales et
sexuelles avec les non-utilisateurs, le double problème de
l'injection de drogue et de l'infection à VIH touche
en bout de ligne toute la société canadienne.
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