Les facteurs de risque de diabète de type 2 demeurent très répandus dans la population générale et chez les personnes diabétiques. On pourrait toutefois considérer plus généralement l'embonpoint et l'inactivité physique comme des facteurs de risque modifiables d'apparition du diabète, et le tabagisme quotidien et l'hypertension surtout comme des facteurs de risque de complications du diabète.
Le pourcentage des hommes qui font de l'embonpoint semble avoir augmenté avec le temps, ce qui peut expliquer en partie la prévalence du diabète plus élevée chez les hommes que chez les femmes. Si l'on n'inverse pas cette tendance, elle aura de graves répercussions sur la prévalence future du diabète.
Il est encourageant de constater que l'activité physique est à la hausse chez les hommes autant que chez les femmes dans la population générale. Il faut toutefois continuer d'encourager l'activité physique régulière afin de réduire le sédentarisme dans la population canadienne en général. Même si l'inactivité physique constitue un facteur de risque de diabète, c'est aussi un facteur de risque de complications comme les maladies cardiovasculaires. C'est pourquoi le pourcentage élevé de personnes diabétiques qui ne font pas d'activité physique préoccupe énormément.
Le pourcentage des fumeurs quotidiens dans la population générale des hommes et des femmes a semblé diminuer au cours des trois enquêtes. Il est aussi encourageant de constater qu'il y a beaucoup moins de fumeurs chez les personnes diabétiques que dans la population générale. Le phénomène peut toutefois être attribuable au fait que les personnes diabétiques sont plus âgées que la population générale et que les Canadiens plus âgés sont moins susceptibles de fumer.
La prévalence très élevée de l'hypertension déclarée chez les personnes diabétiques dans tous les groupes d'âge préoccupe, mais elle rassure aussi. On craint que beaucoup de personnes diabétiques ne soient très exposées aux complications cardiovasculaires et autres de l'hypertension. Il est par ailleurs rassurant de constater que les cas d'hypertension sont détectés et que les personnes peuvent se faire traiter pour réduire le risque. Le contrôle efficace de l'hypertension artérielle peut réduire le risque de complications liées aux maladies cardiovasculaires7.
Les programmes d'éducation sur le diabète peuvent aider les intéressés à adopter des habitudes de vie saines en contrôlant efficacement leur poids, en faisant plus d'activité physique et en cessant de fumer. Le tabagisme est le seul facteur lié aux habitudes de vie qui est moins répandu chez les personnes diabétiques que dans la population générale. Les programmes qui encouragent à éviter le tabac et préconisent des interventions des prestateurs de soins de santé peuvent avoir eu un effet important sur les personnes diabétiques.
L'absence de facteurs de risque connus et modifiables dans le cas du diabète de type 1 démontre qu'il faut pousser la recherche dans ce domaine. Jusqu'à maintenant, il n'existe aucune façon efficace de prévenir le diabète de type 1. Des recherches portent sur la possibilité de modifier des facteurs environnementaux chez les personnes génétiquement à risque, en éliminant, par exemple, les protéines du lait de vache de l'alimentation des nouveau-nés. D'autres recherches portent aussi sur la possibilité de modifier le processus immunitaire chez les personnes qui ont subi une perte sous-clinique de cellules bêta déterminée par les résultats positifs de tests de dépistage, notamment en utilisant de la nicotinamide, de l'insuline par voie orale et de l'insuline injectée2.
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