Le diabète sucré de la grossesse (DSG) fait son apparition chez certaines femmes pendant la grossesse. Dans la plupart des cas, il disparaît après la naissance. Le DSG représente un très important facteur de risque d'apparition du diabète de type 2 plus tard au cours de la vie : jusqu'à 40 % des femmes qui ont le DSG peuvent être atteintes du diabète de type 2 en vieillissant5. L'Enquête longitudinale nationale de 1997 sur les enfants et les jeunes (ELNEJ) indique qu'environ 6,5 % des femmes ont déclaré qu'on a diagnostiqué chez elles un diabète gestationnel6.
Une intolérance au glucose, qu'il est possible de traiter par l'alimentation ou avec de l'insuline, fait son apparition chez ces femmes. Si l'intolérance au glucose n'est pas bien contrôlée, le DSG peut être associé à une incidence accrue de macrosomie fœtale (« gros bébés »), de prééclampsie et de césarienne, ce qui a un effet à la fois sur l'état de santé du bébé et sur la naissance7. Des études montrent qu'un DSG non traité entraîne une augmentation de la mortalité périnatale8,9. On ne peut traiter le DSG au moyen d'hypoglycémiants, car ces médicaments peuvent nuire au bébé.
Le diagnostic de DSG repose habituellement sur les critères établis par O'Sullivan et Mahan12 et par l'Organisation mondiale de la santé (OMS)10. La stratégie de prise en charge du DSG repose avant tout sur le dépistage, l'information des patientes, le contrôle de la glycémie et la surveillance périnatale.
En 1997, on a formulé de nouveaux critères de diagnostic et arrêté la terminologie de la classification. On diagnostique tous les cas de diabète en fonction d'un des trois critères suivants :
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