Problèmes de santé humaine liés à l'influenza aviaire au Canada
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8 Mesures de santé
publique
Lors de la déclaration d'une éclosion
d'influenza aviaire/animale ayant des conséquences pour
la santé humaine, les autorités de santé
publique doivent entamer une investigation et mettre en œuvre
les mesures de santé publiques qui conviennent afin de
protéger la santé humaine. Ces mesures incluront les
activités de prévention primaire (ex. mesures de
contrôle de l'infection et prophylaxie antivirale), de
recherche des cas et de gestion. Les investigations comprendraient
également l'identification, la compréhension et
la contention des sources d'infection humaine. Les mesures de
santé publique (à être mises en œuvre par
l'autorité locale de santé publique avec le
soutien de la province/territoire) dépendront en grande
partie des observations initiales de l'évaluation
épidémiologique faite sur l'éclosion.
La communication des risques et la fourniture de matériel
éducatif sont des mesures de santé publique qui
devraient être lancées immédiatement avec les
messages clés mis à jour à mesure du
déroulement de l'événement. Ces mesures
pourraient jouer un rôle important pour faciliter la
conformité envers d'autres actions de santé
publique.
8.1 Recommandations
générales
Les mesures de santé publique devraient comprendre les
suivantes :
- L'achèvement rapide d'une évaluation
préliminaire des risques pour la santé humaine, y
compris l'examen des données
épidémiologiques disponibles, un examen de
l'expérience historique et des connaissances
scientifiques actuelles sur le sous-type spécifique du virus
aviaire et les évaluations de l'exposition. Cette
tâche pourrait être effectuée par les
autorités P/T de santé publique ou par l'ASPC
dans le cadre d'activités de soutien. Le processus
d'examen permanent et, au besoin, la mise à jour de
l'évaluation des risques doivent être
établis.
- Confirmation des rôles et des responsabilités
relatifs à l'intervention pour la santé humaine,
y compris la procuration/prestation de services de santé au
travail et de services similaires à ceux sans ressources de
santé au travail.
- Diffusion d'information sur l'influenza aviaire faisant
ressortir le potentiel de risque pour la santé humaine et
les mesures appropriées de contrôle de l'infection
. Un exemple de « Lettre d'information destinée
aux éleveurs » est fourni à l'Annexe G. Consultez également la section
9 pour y trouver des recommandations sur le contrôle de
l'infection.
- Enquête et prise en charge des personnes
symptomatiques/cas (voir les recommandations
à la section 8.3 ci-dessous)
- Enquête et prise en charge des contacts potentiels ou
connus selon le risque de maladie humaine pour le sous-type de
virus d'influenza aviaire et le risque d'exposition
attribué au contact (voir les
recommandations de la section 8.2 ci-dessous).
- Activités visant à assurer la
disponibilité locale de médicaments antiviraux
(voir la section 10). Elles pourraient
comprendre la supervision de la livraison à partir d'une
centrale d'approvisionnement à l'endroit ou aux
endroits qui conviennent pour la distribution, et
l'établissement d'une clinique centralisée de
prescription et de distribution.
- Offre du vaccin actuel contre l'influenza humaine pour les
besoins identifiés à la section 11.
8.2 Prise en charge des
contacts
À mesure que les contacts sont identifiés
grâce aux activités de surveillance de
l'enquête sur l'éclosion, il est essentiel que
ces personnes reçoivent des recommandations claires de la
santé publique. [15] Un exemple de lettre
d'information destinée aux contacts d'une source
aviaire de virus est fourni à l'Annexe H et un exemple de lettre destinée
aux médecins qui pourraient examiner ces individus est
fourni à l'Annexe I.
Les recommandations devraient être fournies dans un format
qui convient au niveau de la capacité de lecture/instruction
et la langue des destinataires visés. Des modifications et
une traduction pourraient s'avérer nécessaires
pour les travailleurs étrangers qui sont employés
dans des lieux/fermes touchés). Il est au-moins
recommandé que les contacts :
- reçoivent des directives sur la façon de faire
l'auto-surveillance de l'apparition de fièvre, de
symptômes respiratoires et/ou de conjonctivite (infection de
l'œil) pendant 10 jours après la dernière
exposition à une source connue ou soupçonnée
de virus d'influenza aviaire[16]
- soient évalués pour recevoir une prophylaxie
antivirale telle qu'indiquée à la section 10
ci-dessous
- soient immunisés avec le vaccin courant contre
l'influenza humain s'ils ne l'ont pas
déjà reçu (voir la
section 11)
- observent à la lettre toutes les précautions de
contrôle de l'infection décrites à la
section 9 ci-dessous
La surveillance des enfants qui sont potentiellement
exposés dans un milieu fermier touché (c.-à-d.
contacts d'enfants) doit être effectuée par un
adulte qui a reçu de l'information sur les
symptômes à vérifier et sur la façon de
prendre la température si l'on soupçonne de la
fièvre.
L'autorité locale de santé publique pourrait
décider d'effectuer une surveillance plus active selon
:
- l'épidémiologie de l'éclosion (ex.
si le virus aviaire est hautement pathogène ou s'il est
actuellement reconnu ou l'a déjà
été de causer une maladie sévère chez
l'homme)
- s'il y a eu un délai important dans la mise en
œuvre des mesures de contrôle
- une bonne connaissance de la souche causant
l'éclosion et
- le niveau de confiance envers le respect des recommandations de
la santé publique
Une surveillance plus active peut inclure :
- la mise en œuvre d'une surveillance active dans
laquelle une certaine forme de consultation individuelle avec les
personnes exposées sera amorcée ou supervisée
par l'autorité locale de santé publique. (La
fréquence, le format et la mise en œuvre de telles
interactions doivent être déterminés à
ce moment par l'autorité locale de santé
publique. Elle doit comprendre l'identification de tous les
symptômes de maladie compatible avec l'IA chez la
personne et pour les personnes recevant une prophylaxie antivirale,
une surveillance de la conformité et des effets
indésirables des médicaments.)
- des demandes de consignation quotidienne de la
température, spécialement si la fièvre a
été identifiée comme symptôme
précoce
- la restriction des déplacements des contacts - cela se
limiterait initialement à des recommandations de ne pas
rendre visite à d'autres fermes ou à des endroits
qui ne sont pas touchés, pour éviter de servir de
véhicule de propagation de matières
contaminées (voir les recommandations
relatives au contrôle de l'infection à la section
9.1)
- des mesures de quarantaine plus strictes seraient
envisagées si l'éclosion mettait en cause un
virus qui causait une maladie sévère chez l'homme
ou s'il y avait des preuves de transmission interhumaine
efficace.
Les directives contenues dans le présent document sont
destinées à être utilisées lorsque
l'IA est détectée au Canada pendant les Phases de
pandémie 1, 2 ou 3, c'est-à-dire, en
l'absence de transmission interhumaine plus que sporadique (qui
se produit lors des Phases 4, 5 et 6 de pandémie de
l'OMS). Une fois qu'un virus d'IA se transmet
efficacement entre humains, le risque d'exposition par contact
avec des cas humains sera accru et par conséquent, les
recommandations relatives à la gestion des contacts pour la
phase appropriée du Plan canadien de lutte contre la
pandémie d'influenza destinées au secteur de la
santé doivent être utilisées.
8.3 Prise en charge des
cas dans la communauté
Si la maladie nécessite l'hospitalisation, alors les
mesures de contrôle de l'infection doivent se consister
de précautions contre les gouttelettes et le contact, telles
que recommandées à la Section 9.1 (point v.) La
nécessité de faire un suivi en santé publique
après le congé de l'hôpital dépendra
du fait que la maladie soit complètement résolue au
moment du congé et de la présence d'autres
facteurs de risque individuels qui pourraient influencer la
période de transmissibilité.
Les autorités de santé publique, dans le cadre des
activités de surveillance, doivent veiller à ce que
les cas hospitalisés soient déclarés et elles
peuvent aussi faciliter la tenue d'épreuves de
laboratoire appropriées ou l'accès à des
médicaments antiviraux pour les patients
hospitalisés. Les recommandations suivantes sont cependant
principalement destinées aux personnes atteintes d'une
maladie bénigne qui résident dans la
communauté ou pour les cas qui demeurent symptomatiques
après avoir reçu leur congé de
l'hôpital.
À la réception du signalement d'une personne
symptomatique, il est recommandé que l'autorité
locale de la santé publique :
- contacte la personne symptomatique concernée et
complète un formulaire de rapport de cas (la classifiant en
tant que cas soupçonné ou cas confirmé aux
fins de la surveillance)
- facilite la collecte d'échantillons de laboratoire
appropriés (voir l'Annexe
C)
- facilite l'accès à un traitement antiviral
précoce (qui devrait être offert sans égard au
sous-type viral)
- signale la personne comme étant « sous
investigation/ cas probable/ cas confirmé »
conformément au protocole établi au
préalable
- fournisse de l'information sur sa maladie à la
personne symptomatique et/ou aux membres de sa famille,qui appeler
et où aller si la maladie s'aggravait
- donne l'instruction à la personne symptomatique
(dans la communauté) de s'auto-isoler[17] pendant 24 heures
après la disparition des symptômes
- fournisse de l'information sur les mesures de
contrôle de l'infection (c.-à-d. respiratoire et
hygiène des mains, etc.)
- fasse une surveillance active [18] et documente
l'évolution de la maladie
- identifie tous les contacts étroits
Note : Les employés doivent aviser leur
représentant de la santé et sécurité de
leur maladie et ces activités doivent être
effectuées en collaboration avec les services respectifs de
santé au travail.
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