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Guide canadien d'immunisation

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Partie 4
Vaccins actifs

Vaccin contre la rubéole

Principaux renseignements (veuillez consulter le texte pour plus de précisions)

Quoi

  • Jusqu'à 50 % des infections rubéoliques sont infracliniques. Si une femme contracte la rubéole en cours de grossesse, cela peut entraîner le syndrome de rubéole congénitale (SRC) chez le bébé.
  • Le vaccin contre la rubéole est disponible sous forme de vaccin contre la rougeole, la rubéole et les oreillons (RRO) ou sous forme de vaccin contre la rougeole, la rubéole, les oreillons et la varicelle (RROV).
  • Plus de 97 % des personnes développent une immunité après avoir reçu une dose d'un vaccin contre la rubéole.
  • Les réactions aux vaccins RRO et RROV sont habituellement bénignes et transitoires, et comprennent une douleur et une rougeur au site d'injection, une légère fièvre et des éruptions cutanées.

Qui

  • Il est recommandé que le vaccin contenant le virus de la rubéole soit administré dans le cadre de l'immunisation systématique des enfants en bonne santé et de l'immunisation des enfants et des adolescents qui n'ont pas suivi le programme de vaccination systématique contre la rubéole.
  • Il est recommandé que le vaccin contenant le virus de la rubéole soit administré à tous les adultes réceptifs.
  • Voici les groupes prioritaires pour l'immunisation contre la rubéole :
    • Les femmes en âge de procréer qui ne sont pas enceintes (surtout celles qui sont nées à l'étranger), ainsi que les employés et les étudiants d'un établissement d'enseignement;
    • Personnes qui travaillent avec des enfants (p. ex. travailleurs en garderie, professeurs);
    • Travailleurs de la santé;
    • Voyageurs qui comptent se rendre dans une région où la rubéole est endémique.

Comment

  • Vaccination systématique des enfants : Il faut administrer une dose du vaccin contenant le virus de la rougeole aux enfants âgés entre 12 et 15 mois. Le vaccin RORV peut être administré aux enfants en bonne santé âgés de 12 mois à 12 ans.  Bien qu'une dose unique soit recommandée pour la protection contre la rubéole, deux doses du vaccin contre la rougeole, les oreillons et la varicelle sont nécessaires pour assurer une protection contre ces infections.
  • Enfants, adolescents et adultes réceptifs : Il faut administrer une dose de vaccin RRO.

Pourquoi

  • La rubéole est une maladie très contagieuse présente partout dans le monde.
  • La rubéole en cours de grossesse peut causer un syndrome de rubéole congénitale (SRC) chez le bébé.
  • Les vaccins RRO et RROV sont sûrs et efficaces.

Les révisions importantes effectuées depuis la dernière mise à jour des chapitres sont surlignées dans le Tableau des mises à jour des chapitres du Guide canadien d'immunisation présenté sur le site Web de l'ASPC.

Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez consulter les déclarations et mises à jour des déclarations, publiées antérieurement par le Comité consultatif national de l'immunisation (CCNI).

Épidémiologie

Description de la maladie

Agent infectieux
La rubéole (rougeole allemande) est causée par le virus de la rubéole, un virus à acide ribonucléique (ARN) de la famille des Togaviridae. Pour obtenir de plus amples renseignements sur le virus de la rubéole, veuillez consulter le site Web de l'ASPC.

Réservoir
Les humains.

Transmission
Le virus de la rubéole est très contagieux et il est transmis par gouttelettes ou par contact direct avec les sécrétions nasopharyngiennes d'une personne infectée. En cours de grossesse, si une mère infectée transmet le virus à son fœtus, celui-ci court le risque de présenter un syndrome de rubéole congénitale (SRC). Les nourrissons atteints du syndrome de rubéole congénitale peuvent excréter le virus dans leur urine et dans leurs sécrétions nasopharyngiennes pendant un an ou plus. La période d'incubation de la rubéole est de 14 à 17 jours (intervalle, de 14 à 21 jours). La période de contagion commence une semaine avant l'apparition des éruptions cutanées et continue au moins quatre jours après leur apparition. Les personnes qui se remettent de la rubéole sont immunisées contre cette maladie pour le reste de leur vie.

Facteurs de risque
À tout âge, les personnes qui n'ont jamais reçu de vaccin contre la rubéole ou qui n'ont jamais contracté cette maladie courent le risque d'être infectées. Au Canada, les programmes de vaccination systématique des nourrissons ont permis de maintenir un taux élevé d'immunité parmi la population générale, mais un risque de transmission limitée découlant de l'importation de la maladie demeure. Les personnes les plus à risque d'être exposées au virus de la rubéole sont les personnes qui voyagent hors des Amériques, où l'incidence de la rubéole peut être plus élevée.

Tendances saisonnières et temporelles
Par le passé, l'incidence de la rubéole atteignait son apogée pendant l'hiver et le printemps dans les régions tempérées; par contre, la maladie est maintenant limitée à des cas et à des éclosions sporadiques.

Spectre de la maladie clinique
La rubéole entraîne des éruptions exanthémateuses transitoires, une adénopathie rétro-auriculaire ou sous-occipitale, une arthralgie et une légère fièvre. Comme ces symptômes ne sont pas spécifiques, on peut confondre la maladie avec une infection attribuable à un autre virus, notamment un parvovirus, un adénovirus ou un entérovirus. Chez l'adulte, l'infection s'accompagne souvent d'une polyarthralgie ou d'une polyarthrite transitoire. Les complications graves chez les enfants et les adultes (sauf les femmes enceintes) sont rares, et jusqu'à 50 % des infections sont infracliniques.

L'infection rubéoleuse pendant la grossesse est souvent à l'origine d'un syndrome de rubéole congénitale (SRC), qui peut entraîner une fausse-couche, la mort du fœtus ou des malformations fœtales telles qu'une cardiopathie congénitale, des cataractes, la surdité ou la déficience intellectuelle. L'infection chez le fœtus peut se produire à n'importe quel stade de la grossesse. Cependant, le risque d'atteinte du fœtus par suite de l'infection maternelle est particulièrement élevé durant les premiers mois qui suivent la conception (85 % pendant le premier trimestre) et diminue progressivement par la suite; il est très faible après la 20e semaine de grossesse. Le nourrisson infecté qui semble normal à la naissance peut présenter plus tard des troubles visuels, auditifs ou cérébraux. L'infection congénitale peut entraîner des troubles comme le diabète sucré ou la panencéphalite plus tard au cours de la vie.

Répartition géographique de la maladie

La rubéole est présente à la grandeur de la planète. Cela dit, au cours des vingt dernières années, les programmes d'immunisation contre la rubéole ont permis de réduire grandement les taux d'incidence de la maladie dans plusieurs pays industrialisés. Au Canada, les programmes de vaccination systématique des nourrissons ont permis de maintenir un taux élevé d'immunité parmi la population générale et d'assurer une diminution massive de l'incidence de la maladie. Comme la rubéole, le syndrome de rubéole congénitale a été éliminé au Canada, bien que des cas sporadiques surviennent parfois en raison d'infections prénatales contractées dans des régions endémiques. Il n'y a pas eu de cas de syndrome de rubéole congénitale en raison de l'exposition à la rubéole au Canada depuis l'an 2000.

Pour obtenir plus de renseignements sur la rubéole au Canada, veuillez consulter la page Web sur la rubéoleLien externe de l'Agence de la santé publique du Canada.

Préparations offertes au Canada

Vaccins contenant le virus de la rubéole
  • M-M-RMD II (vaccin combiné à virus vivants atténués contre la rougeole, la rubéole et les oreillons), Merck Canada Inc. (RRO)
  • PRIORIXMD (vaccin combiné à virus vivants atténués contre la rougeole, rubéole et les oreillons), GlaxoSmithKline Inc. (RRO)
  • PRIORIX-TETRAMD (vaccin combiné à virus vivants atténués contre la rougeole, la rubéole, les oreillons et la varicelle), GlaxoSmithKline Inc. (RROV)

Au Canada, le vaccin contre la rubéole est seulement disponible sous forme de vaccin contre la rougeole, la rubéole et les oreillons (RRO) ou sous forme de vaccin contre la rougeole, la rubéole, les oreillons et la varicelle (RROV). Dans d'autres pays, seul le vaccin contre la rougeole est donné, et la vaccination contre la rubéole n'est pas offerte.

Pour obtenir l'information posologique dans son intégralité, veuillez consulter le dépliant du produit ou la monographie de produit accessible à partir de la Base de données sur les produits pharmaceutiquesLien externe de Santé Canada. Veuillez consulter le chapitre sur les agents immunisants et leurs constituants offerts au Canada dans la partie 1 pour connaître la liste des vaccins offerts au Canada ainsi que de leurs constituants.

Efficacité potentielle, efficacité réelle et immunogénicité

Efficacité

La durée de la protection offerte par un vaccin contenant le virus de la rubéole n'est pas connue, mais des études indiquent que la durée de l'immunité à médiation cellulaire et de l'immunité humorale dépassent 20 ans. Des cas de réinfection asymptomatique, se manifestant par une élévation du titre d'anticorps, ont été observés chez certaines personnes vaccinées. On a également dénombré des cas de réinfection asymptomatique chez des femmes ayant acquis une immunité naturelle et présentant de très faibles titres d'anticorps. Il n'y a pas de données concernant l'efficacité du vaccin RROV.

Immunogénicité

Dans le cadre d'essais cliniques, 95% ou plus des personnes vaccinées âgées de 12 mois et plus présentaient des preuves sérologiques d'immunité contre la rubéole après avoir reçu une seule dose d'un vaccin contenant le virus de la rubéole. Généralement, les titres d'anticorps sont plus faibles que ceux observés au cours d'une infection rubéolique naturelle. La persistance à long terme des anticorps contre la rougeole, les oreillons, la rubéole et la varicelle après l'administration du vaccin RROV fait l'objet d'une évaluation.

Indications

Enfants (âgés de 12 mois à 17 ans)

Il est recommandé qu'une dose d'un vaccin contenant le virus de la rubéole soit administrée dans le cadre de l'immunisation systématique des enfants et de l'immunisation des enfants et adolescents qui n'ont pas suivi le programme de vaccination systématique contre la rubéole. Le vaccin RROV peut être administré aux enfants âgés de 12  mois à 12 ans. Bien qu'une dose unique soit recommandée pour la protection contre la rubéole, l'administration de deux doses est nécessaire pour la protection contre la rougeole, les oreillons et la varicelle.

Adultes (18 ans et plus)

Les adultes qui n'ont pas de preuve attestant qu'ils ont reçu un vaccin contenant le virus de la rubéole le jour de leur premier anniversaire ou après celui-ci et qui n'ont pas de preuve sérologique d'immunité ni d'antécédent d'infection rubéolique confirmé en laboratoire doivent recevoir une dose du vaccin RRO.

Il est à noter que les recommandations liées à la rubéole diffèrent de celles liées à la rougeole et aux oreillons, et étant donné que les préparations disponibles contiennent toutes les virus de la rougeole, des oreillons et de la rubéole, des vaccins supplémentaires contre la rubéole peuvent être administrés dans le cadre des recommandations liées à la vaccination contre la rougeole et les oreillons. Veuillez consulter la section Doses de rappel et revaccination pour obtenir de plus amples renseignements.

Réceptivité et immunité

Les personnes qui respectent au moins un des critères suivants sont considérées comme étant immunisées à la rubéole. Par contre, les personnes qui ne respectent aucun des critères suivants sont considérées comme étant réceptives à la rubéole:

  • Preuve attestant qu'elles ont reçu un vaccin contenant le virus de la rubéole le jour de leur premier anniversaire ou après celui-ci
  • Antécédents de rubéole confirmés en laboratoire
  • Preuve d'immunité fournie par un laboratoire
Groupes prioritaires

Les groupes suivants doivent être les premiers à recevoir un vaccin contre la rubéole:

  • Les femmes réceptives en âge de procréer doivent être vaccinées avant la grossesse ou après leur accouchement. Veuillez consulter le chapitre Grossesse et allaitement.
  • Les femmes réceptives en âge de procréer qui ne sont pas enceintes et qui sont nées dans un pays étranger où aucun vaccin contre la rubéole n'est administré doivent recevoir le vaccin RRO le plus tôt possible après leur arrivée au Canada. Veuillez consulter la section Personnes nouvellement arrivées au Canada.
  • Les femmes réceptives en âge de procréer, qui ne sont pas enceintes, dans les établissements d'enseignement (p. ex. écoles, collèges et universités) doivent recevoir le vaccin RRO en raison de leur risque relativement élevé d'exposition.
  • Les personnes réceptives qui travaillent avec des enfants (p. ex. travailleurs en garderie, professeurs) doivent recevoir le vaccin RRO en raison de leur risque relativement élevé d'exposition.
  • Les travailleurs de la santé réceptifs doivent recevoir une dose du vaccin RRO. le lecteur est prié de se reporter au chapitre Travailleurs.
  • Les voyageurs réceptifs qui comptent se rendre dans une région où la rubéole est endémique doivent recevoir une dose d'un vaccin contenant le virus de la rubéole. Le lecteur est prié de se reporter au chapitre Voyageurs.
Deuxième dose du vaccin

Une deuxième dose du vaccin RRO ou RROV (selon l'âge et les facteurs de risque) est recommandée pour assurer une protection contre la rougeole et les oreillons (RRO et RROV) et contre la varicelle (RROV) chez certaines personnes. Bien qu'on ne croit pas qu'il soit nécessaire d'administrer une deuxième dose du composant anti-rubéoleux pour éliminer le syndrome de rubéole congénitale, cette dose n'est pas dangereuse et pourrait être bénéfique aux personnes qui ne répondent pas à la primovaccination (de 1 à 5 % des personnes). Veuillez consulter les sections Vaccin contre la rougeole, Vaccin contre les oreillons et Vaccin contre la varicelle dans la Partie 4 pour obtenir davantage de renseignements, ainsi que le Calendrier.

Personnes ayant un dossier de vaccination incomplet

Les enfants et les adultes n'ayant pas une preuve d'immunisation adéquate doivent être considérés comme étant non vaccinés et doivent être vaccinés conformément au calendrier de vaccination adapté à leur âge et à leurs facteurs de risque, sauf si leur immunité a été établie au moyen d'un essai en laboratoire. Les vaccins RRO et RROV, au besoin, peuvent être administrés sans avoir à se préoccuper des antécédents de vaccination, car il a été démontré que l'administration répétée de ces vaccins ne provoque pas d'effets secondaires additionnels. Veuillez consultez le chapitre Immunisation des personnes dont le dossier de vaccination est incomplet de la Partie 3 pour obtenir davantage de renseignements généraux.

Grossesse et allaitement

Il faut vérifier l'immunité à l'égard de la rougeole, des oreillons et de la rubéole chez les femmes en âge de procréer et recommander la vaccination à celles qui ne sont pas enceintes et qui sont réceptives. Idéalement, l'état immunitaire des femmes qui songent à devenir enceintes devrait être déterminé et la vaccination, mise à jour au besoin avant qu'elles conçoivent. Il est recommandé que les femmes évitent de devenir enceintes au cours des quatre semaines suivant l'administration d'un vaccin vivant.

Les vaccins RRO et RROV sont contre-indiqués durant la grossesse, car il existe un risque théorique de transmission de la maladie au fœtus; toutefois, rien n'indique que ces vaccins comportent un risque tératogène ou un autre risque découlant de ces vaccins. Dans une étude, aucun cas de syndrome de rubéole congénitale n'avait été observé chez les enfants de 226 femmes vaccinées par erreur en cours de grossesse. Une vaccination malencontreuse contre la rougeole, la rubéole et les oreillons ne justifie pas l'interruption de la grossesse. Cependant, dans certaines situations où les avantages potentiels du vaccin RRO peuvent l'emporter sur les risques, comme durant une éclosion de rougeole ou de rubéole, il est possible d'envisager la vaccination selon les recommandations des responsables de la santé publique.

Les femmes qui allaitent peuvent recevoir un vaccin RRO.

Le lecteur est prié de se reporter à la section Contre-indications et précautions. Veuillez consulter le chapitre Immunisation durant la grossesse et l'allaitement de la Partie 3 pour obtenir davantage de renseignements généraux.

Personnes ou résidents d'un établissement de santé

Les résidents réceptifs des établissements de soins de longue durée doivent recevoir un vaccin contenant les virus de la rougeole, de la rubéole et des oreillons, ainsi que tous les vaccins systématiques prévus pour leur âge et leurs facteurs de risque. Veuillez consulter le chapitre Immunisation des patients dans les établissements de santé de la partie 3 pour obtenir davantage de renseignements généraux.

Sujets immunodéprimés

En général, les personnes immunodéprimées ne devraient pas recevoir de vaccins à virus vivants en raison du risque de maladie lié aux souches du vaccin. Si la vaccination d'un sujet immunodéprimé avec un vaccin vivant est envisagée, il faut obtenir au préalable l'approbation de son médecin traitant. Il est conseillé de recommander les cas complexes à un médecin qui possède une expertise en vaccination ou en immunodéficience. Veuillez consulter la section Sujets immunodéprimés du chapitre Vaccin contre la rougeole a de la partie 4  pour obtenir de plus amples renseignements.

Contacts familiaux

Les contacts familiaux des personnes immunodéprimées qui sont réceptifs devraient recevoir un vaccin contenant la rubéole conformément aux recommandations formulées pour leur âge et leurs facteurs de risque.

Veuillez-vous référer à la section Contre-indications et précautions. Veuillez consulter le chapitre Immunisation des sujets immunodéprimés de la partie 3 pour de plus amples renseignements.

Personnes ayant des pathologies chroniques
Troubles neurologiques

Les personnes ayant un trouble du spectre autistique ou un trouble neurologique démyélinisant (y compris la sclérose en plaques) devraient recevoir tous les vaccins systématiquement recommandés, y compris le vaccin RRO ou le vaccin RROV. Veuillez consulter le chapitre Immunisation des sujets présentant des pathologies chroniques de la Partie 3 pour obtenir davantage de renseignements généraux.

Voyageurs

Il est particulièrement important que les personnes qui prévoient voyager dans des régions où la rubéole est endémique soient protégées contre cette maladie. Les voyageurs réceptifs doivent recevoir une dose d'un vaccin contenant le virus de la rubéole.

Veuillez consulter la section portant sur les taux d'incidence de la rubéole dans les pays membres de l'OMSLien externe pour obtenir plus d'information.

Veuillez consulter le chapitre Immunisation des voyageurs de la Partie 3 pour obtenir davantage de renseignements généraux.

Nouveaux arrivants au Canada

Les dispensateurs de soins de santé qui examinent des personnes nouvellement arrivées au Canada devraient vérifier leurs antécédents vaccinaux et mettre leur immunisation à jour. Dans bon nombre de pays étrangers, les vaccins contre les oreillons et la rubéole sont offerts en quantité limitée et seul le vaccin contre la rougeole est administré. Ainsi, les résultats d'une étude canadienne ont révélé que plus d'un tiers des nouveaux immigrants et réfugiés, notamment les femmes, est réceptif à la rougeole, à la rubéole ou aux oreillons.

À moins qu'on sache qu'un nouvel arrivant est immunisé contre la rubéole en raison d'un test sérologique antérieur ou d'une preuve qu'il a reçu le vaccin contenant le virus de la rubéole, un vaccin contenant le virus de la maladie devrait lui être administré; il n'est pas nécessaire de procéder à un test sérologique avant la vaccination, puisque cela ajoute des coûts et que l'immunisation d'une femme qui est déjà immunisée ne comporte pas de danger. Les femmes en âge de procréer qui ne sont pas enceintes et qui sont nées dans un pays étranger où aucun vaccin contenant le virus de la rubéole n'est administré doivent être vaccinées le plus tôt possible à leur arrivée au Canada. Les femmes réceptives enceintes devraient recevoir le vaccin ROR après l'accouchement. Veuillez consulter le chapitre Immunisation des nouveaux arrivants au Canada de la partie 3 pour obtenir davantage de renseignements généraux.

Travailleurs

Il est recommandé que tous les travailleurs de la santé reçoivent le vaccin contre la rubéole. Les travailleurs de la santé qui n'ont pas de preuve attestant qu'ils ont reçu une dose d'un vaccin contenant le virus de la rubéole le jour de leur premier anniversaire ou après celui-ci et qui n'ont pas de preuve sérologique d'immunité ni d'antécédent d'infection rubéolique confirmé en laboratoire doivent recevoir une dose du vaccin RRO. Les personnes réceptives qui travaillent avec des enfants (p. ex. travailleurs des services à l'enfance, professeurs, travailleurs de la santé) sont prioritaires pour l'immunisation contre la rubéole, en particulier les femmes réceptives en âge de procréer qui ne sont pas enceintes. Veuillez consulter le chapitre Immunisation des travailleurs de la Partie 3 pour obtenir davantage de renseignements généraux.

Immunisation post-exposition

L'administration d'un vaccin RRO post-exposition ne permet pas de prévenir ou de diminuer la gravité clinique de la rubéole après l'exposition. Cependant, il devrait être administré aux personnes réceptives, car il se peut qu'il n'y ait aucune infection suite à l'exposition, et le vaccin RRO les protégera contre une exposition ultérieure. Rien n'indique qu'une hausse du risque d'effets secondaires peut se produire à la suite de l'administration d'un vaccin RRO si la personne est déjà immunisée contre un ou plusieurs des éléments du vaccin ou déjà infectée par le virus de la rubéole.

La production d'une immunisation passive à l'aide d'immunoglobulines humaines (Ig) ne constitue pas un moyen efficace de prévenir la rubéole. L'administration d'immunoglobulines humaines peu de temps après une exposition à la rubéole peut modifier ou éliminer les symptômes, mais elle ne peut pas prévenir les infections, y compris les infections congénitales. L'administration systématique d'immunoglobulines aux femmes réceptives qui ont été exposées à la rubéole en début de grossesse n'est donc pas indiquée.

Contrôle des éclosions

Pendant les épidémies de rubéole, les personnes réceptives doivent recevoir rapidement le vaccin RRO sans passer de test sérologique. Il faut consulter les responsables de la santé publique afin de déterminer si les femmes enceintes doivent être vaccinées.

Administration du vaccin

Dose, voie d'administration et calendrier

Dose
Chaque dose est de 0,5 ml.

Voie d'administration
Le vaccin RRO doit être administré par voie sous-cutanée; le vaccin RROV peut être administré par voie sous-cutanée ou par voie intramusculaire. Veuillez consulter le chapitre Méthodes d'administration des vaccins de la Partie 1 pour obtenir davantage de renseignements.

Calendrier

Enfants(âgés de 12 mois à 12 ans)

Dans le cadre de l'immunisation systématique des enfants âgés de 12 mois à 12 ans, il faut administrer une dose d'un vaccin contenant le virus de la rubéole (RRO ou RROV) lorsque l'enfant est âgé de 12 à 15 mois.

Adolescents (de 13 à 17 ans)

Les adolescents qui sont réceptifs à la rubéole devraient recevoir une dose du vaccin RRO.

Adultes (18 ans et plus)

Les adultes qui sont réceptifs à la rubéole devraient recevoir une dose du vaccin RRO.

Doses de rappel et revaccination

Il n'est pas nécessaire d'administrer un vaccin contenant le virus de la rubéole à une personne qui dispose d'une preuve attestant qu'elle a déjà reçu une dose d'un tel vaccin. Cependant, si une injection de rappel est pratiquée, cette dose n'est pas dangereuse et pourrait être bénéfique aux personnes qui n'ont pas répondu à la primovaccination.

Tests sérologiques

Il n'est pas systématiquement recommandé de passer des tests sérologiques avant ou après la réception d'un vaccin contenant le virus de la rubéole.

Les femmes enceintes qui ne disposent pas d'une preuve attestée d'immunisation antérieure par un vaccin contenant le virus de la rubéole doivent passer un test sérologique afin que soit détectée la présence d'anticorps contre la rubéole. Celles qui sont réceptives doivent recevoir une dose du vaccin ROR immédiatement après l'accouchement, avant de quitter l'hôpital (à moins qu'elles aient reçu des immunoglobulines anti-Rh [RhIg] – Veuillez consulter les chapitres Immunoglobuline anti-Rh et Vaccin ROR dans Immunisation durant la grossesse et l'allaitement dans la partie 3). Les femmes qui ont été immunisées de façon appropriée après leur grossesse n'auront plus besoin de passer de tests sérologiques pour détecter la présence d'anticorps, que ce soit après une vaccination ou lors de grossesses ultérieures. Celles qui ont obtenu un résultat positif à un test sérologique passé pendant une grossesse ne devront pas repasser le test lors de grossesses ultérieures.

Conditions d'entreposage

M-M-RMD II: Conserver le vaccin à une température égale ou inférieure à 10 °C ou plus froide pendant l'expédition. Si le vaccin gèle pendant le transport, son efficacité n'en sera pas affectée. Il faut protéger les fioles de la lumière. Avant le début du processus de reconstitution, il faut conserver les fioles de vaccins à une température variant entre +2 °C et +8 °C ou à une température moins élevée. Le diluant peut être conservé dans un réfrigérateur ou à la température ambiante et ne doit pas être congelé.

PRIORIXMD: Conserver le vaccin au réfrigérateur à une température de + 2 °C à + 8 °C. Protéger contre la lumière. Le flacon du diluant devrait être conservé séparément à la température ambiante.

PRIORIX-TETRAMD: Conserver le vaccin et le diluant au réfrigérateur à une température de +2 °C à + 8 °C et il ne faut surtout pas les congeler. Il faut protéger les fioles de la lumière.

Veuillez consulter le chapitre Manipulation et entreposage des agents immunisants de la partie 1 pour obtenir davantage de renseignements généraux.

Administration simultanée d'autres vaccins

Les vaccins vivants administrés par voie parentérale peuvent être administrés en même temps que d'autres vaccins au cours de la même visite, mais à des sites d'injection différents, et à l'aide d'aiguilles et de seringues distinctes. En général, lorsque deux vaccins vivants à administration parentérale ne sont pas administrés simultanément, il faut attendre au moins 4 semaines avant de donner le second vaccin vivant à administration parentérale. Font exception les vaccins contenant le virus de la varicelle, notamment le vaccin contre la rougeole, la rubéole, les oreillons et la varicelle. Veuillez consulter le chapitre Vaccin contre la varicelle de la partie 4 pour obtenir davantage de renseignements.

Les vaccins administrés par voie orale et intranasale peuvent être administrés en même temps que d'autres vaccins vivants ou à tout moment avant ou après tout autre vaccin vivant ou inactif, peu importe la voie d'administration de l'autre vaccin vivant.

Veuillez consulter le chapitre Moment propice à la vaccination de la partie 1 pour obtenir davantage de renseignements généraux.

Innocuité et effets secondaires du vaccin

Veuillez consulter le chapitre Innocuité des vaccins de la partie 2 pour obtenir davantage de renseignements généraux.

Effets secondaires courants et localisés
Vaccin RRO

La fréquence et la gravité des effets secondaires consécutifs à l'administration d'un vaccin RRO sont bien moins importantes que les manifestations associées à la maladie naturelle. Les effets secondaires sont moins fréquents après la seconde dose du vaccin et ne se produisent en général que chez les sujets qui n'ont pas été protégés par la première dose. Dans les 6 à 23 jours suivant l'administration du vaccin RRO, environ 5 % des enfants vaccinés sont atteints d'un malaise ou d'une fièvre (accompagnés ou non d'une éruption cutanée) pouvant durer jusqu'à 3 jours. En outre, le vaccin RRO occasionne parfois une parotidite, une éruption cutanée, une lymphadénopathie ou des symptômes articulaires.

Vaccin RROV

Une douleur et un érythème au site d'injection, une légère fièvre, ou les deux, sont observés chez 10 % ou plus des vaccinés. Une éruption cutanée, y compris une éruption ressemblant à celle qui survient en cas de rougeole, de rubéole ou de varicelle, ainsi que de l'enflure au site d'injection et une légère fièvre (plus de 39 °C), apparaissent chez 1 à moins de 10 % des vaccinés. Comme les éruptions varicelliformes qui apparaissent dans les deux semaines suivant la vaccination peuvent être causées par un virus sauvage, les professionnels de la santé doivent veiller à obtenir des échantillons à l'aide de prélèvements d'un milieu de transport viral à partir d'une lésion du vacciné afin de s'assurer qu'il s'agit bel et bien d'une réaction au vaccin et non de la varicelle.

Vaccins contenant le virus de la rubéole

De 1 à 3 semaines après l'administration d'un vaccin contenant le virus de la rubéole, il se peut qu'une arthrite ou une arthralgie transitoire aiguë se présente et persiste pendant environ 1 à 3 semaines; ces effets secondaires réapparaissent rarement. Ces réactions sont plus fréquentes chez les femmes pubères, qui présentent une arthralgie dans 25 % des cas et une arthrite dans 10 % des cas après l'administration du vaccin contenant le virus de la rubéole. Rien n'indique que les personnes ayant reçu ce vaccin courent plus de risques de voir réapparaître des arthropathies chroniques ou des troubles neurologiques.

Effets secondaires moins fréquents et manifestations cliniques inhabituelles (MCI) sérieuses ou graves
Vaccins RRO et RROV

Les manifestations cliniques inhabituelles graves sont rares suite à la vaccination, et, dans la plupart des cas, il n'existe pas suffisamment de données pour établir un lien de causalité. Comme dans le cas des autres vaccins, il se peut que l'administration du vaccin RRO ou RROV entraîne une anaphylaxie, mais cela se produit très rarement.

Purpura thrombocytopénique immun (PTI)

Dans de rares cas, un purpura thrombocytopénique immunse produit dans les 6 semaines suivant l'administration du vaccin RRO ou RROV. Chez la plupart des enfants, la thrombocytopénie post-vaccination se résorbe dans les trois mois qui suivent sans complications graves. Dans le cas des personnes ayant subi un purpura thrombocytopénique immun après l'administration de la première dose du vaccin RRO ou RROV, il y a lieu d'évaluer leur statut sérologique afin de déterminer si l'administration d'une deuxième dose est nécessaire. Dans de pareils cas, il faut évaluer avec soin les risques et les bienfaits potentiels avant d'envisager l'administration d'une deuxième dose.

Encéphalite

Des cas d'encéphalite attribuables au vaccin contre la rougeole ont été signalés à une fréquence d'environ 1 cas pour 1 million de doses distribuées en Amérique du Nord; cette incidence est beaucoup moins fréquente qu'après une infection naturelle (environ 1 cas pour 1 000).

Convulsions fébriles

De récentes études ont révélé la présence d'un risque accru de convulsions fébriles consécutives à l'administration de la première dose d'un vaccin RROV (ProQuad®, vaccin non autorisé au Canada) comparativement à l'administration simultanée d'un vaccin RRO et d'un vaccin monovalent contre la varicelle. Selon des données provenant des États-Unis, il est estimé que des convulsions fébriles surviennent chez des enfants de 12 à 23 mois dans les 5 à 12 jours suivant l'administration de la première dose de ce vaccin RROV à une fréquence d'environ un cas pour 2 600 doses administrées. En ce qui a trait au vaccin RROV disponible au Canada, l'expérience est plus limitée; toutefois, une étude a montré un risque accru de convulsions fébriles après l'administration du vaccin RROV par rapport à l'administration simultanée d'un vaccin RRO et d'un vaccin monovalent contre la varicelle en tant que deux produits distincts. Le risque lié au vaccin administré au Canada était moins important que celui lié au produit utilisé aux États-Unis. Une surveillance étroite et des recherches supplémentaires sont en cours.

Autres effets secondaires et troubles signalés

Dans la deuxième moitié des années 1990, des chercheurs du Royaume-Uni ont fait état d'une association entre le vaccin RRO et l'autisme ou les maladies inflammatoires de l'intestin. Des études scientifiques rigoureuses et des évaluations des données en cause réalisées partout dans le monde ont permis de recueillir suffisamment de données pour prouver que ces déclarations étaient fausses. En 2010, l'étude initiale qui laissait entendre l'existence d'un lien entre le vaccin RRO et l'autisme a été rétractée.

Conseils pour la déclaration des manifestations cliniques inhabituelles (MCI) suivant l'immunisation

Les dispensateurs de vaccins sont invités à déclarer les MCI ci-dessous en particulier, et ce, par l'entremise des représentants locaux de la santé publique:

  • Convulsions fébriles dans les 30 jours suivant l'administration d'un vaccin RRO ou RROV.
  • Varicelle modérée (causant de 50 à 500 lésions) ou grave (causant plus de 500 lésions vésiculaires ou associée à des complications ou nécessitant une admission à l'hôpital) qui survient dans les 7 à 21 jours suivant l'administration d'un vaccin RROV.
  • Toute manifestation clinique inhabituelle grave ou imprévue qui semble être temporellement associée à la vaccination. Une MCI inattendue est un effet secondaire qui ne figure pas dans les renseignements disponibles sur le produit mais qui peut être dû à l'immunisation, ou encore à une modification de la fréquence d'une MCI connue.

Veuillez consulter le guide Déclaration de manifestations cliniques inhabituelles (MCI) à la suite d'une immunisation au Canada et le chapitre Innocuité des vaccins de la partie 2 pour obtenir des renseignements supplémentaires sur la déclaration des MCI.

Contre-indications et précautions

L'administration des vaccins RRO et RROV est contre-indiquée chez les personnes ayant des antécédents anaphylactiques après l'administration du vaccin ainsi que chez les personnes ayant une hypersensibilité immédiate ou anaphylactique avérée à toute composante du vaccin (sauf une allergie aux œufs [voir ci-après]) ou à leur contenant. Veuillez consulter le chapitre sur les agents immunisants et leurs constituants offerts au Canada dans la partie 1 pour connaître la liste des vaccins offerts au Canada ainsi que de leurs constituants. Dans le cas des vaccins contenant le virus de la rubéole, voici les allergènes potentiels :

  • M-M-RMDII : néomycine, rouge de phénol, gélatine d'origine porcine, résidus de cultures de fibroblastes de poulet
  • PRIORIXMD : protéines d'œuf, néomycine
  • PRIORIX-TETRAMD : protéines d'œuf, néomycine

Dans les cas où l'on soupçonne une hypersensibilité ou une allergie non anaphylactique aux composants vaccinaux, une enquête est recommandée, qui peut comprendre l'immunisation dans un milieu contrôlé. Une consultation avec un allergologue est conseillée.

Les composants antirougeoleux et antiourliens des vaccins RRO et RROV sont produits dans une culture de fibroblastes de poulet et peuvent contenir des traces résiduelles de protéines d'œuf et de poulet. Le vaccin semble ne pas contenir suffisamment de traces de protéines d'œuf et de poulet pour causer une réaction allergique chez les personnes allergiques aux œufs. La réalisation d'un test cutané avant l'administration du vaccin n'est pas recommandée, car ce test ne permet pas de prévoir les réactions au vaccin. Les vaccins RRO et RROV peuvent être administrés de la façon courante aux personnes ayant des antécédents d'hypersensibilité anaphylactique aux œufs de poule. L'ingestion d'œufs dans le passé n'est pas une condition préalable à l'administration d'un vaccin contenant des protéines d'œuf. Comme pour tous les vaccins, l'immunisation devrait être effectuée par du personnel ayant la capacité et les ressources pour gérer les effets secondaires après la vaccination. Veuillez consulter le chapitre Hypersensibilité anaphylactique aux œufs ou aux antigènes de l'œuf de la partie 2 pour obtenir davantage de renseignements.

Les enfants pour qui l'administration de vaccins à virus vivants est contre-indiquée à cause de leurs antécédents familiaux connus ou présumés d'immunodéficience congénitale ou héréditaire ne devraient pas recevoir de vaccins vivants à moins que leur immunocompétence n'ait été établie.

L'administration du vaccin RROV est contre-indiquée chez les personnes ayant une fonction immunitaire affaiblie, notamment dans le cas de déficits immunitaires primaires ou secondaires. Le lecteur est prié de se reporter à la section Sujets immunodéprimés.

Les vaccins RRO et RROV sont généralement contre-indiqués durant la grossesse, mais pas au cours de l'allaitement. Veuillez consulter le chapitre Grossesse et allaitement.

L'administration du vaccin RRO est contre-indiquée chez les personnes souffrant de tuberculose active non traitée. Bien que l'infection naturelle par le virus de la rougeole puisse exacerber la tuberculose, rien n'indique que le vaccin RRO produit le même effet. Néanmoins, une thérapie antituberculeuse pour le traitement de la tuberculose active est recommandée avant d'administrer le vaccin RRO, et il peut être prudent d'éviter ce vaccin chez les personnes souffrant d'une tuberculose active jusqu'à ce que le traitement soit en cours. Une consultation avec un expert en maladies infectieuses est recommandée.

Des antécédents de convulsions fébriles et des antécédents familiaux de convulsions ne sont pas une contre-indication à l'administration du vaccin RROV.

L'administration du vaccin RRO ou RROV devrait être reportée chez les personnes présentant une maladie aiguë grave. Les personnes atteintes d'une maladie aiguë légère ou modérée (avec ou sans fièvre) peuvent être vaccinées.

Il est déconseillé de prendre des salicylates (p. ex. acide acétylsalicylique [AAS]) pendant les 6 semaines suivant la réception du vaccin RROV à cause d'une association entre la varicelle de type sauvage, le traitement aux salicylates et le syndrome de Reye.

Veuillez consulter le chapitre Contre-indications, précautions et préoccupations de la partie 2 pour obtenir de plus amples renseignements.

Interactions médicamenteuses

Il est déconseillé de recevoir un traitement antiviral systémique (comme un traitement à l'acyclovir, au valacyclovir ou au famciclovir) pendant la période précédant ou suivant immédiatement la vaccination, car l'efficacité d'un vaccin contenant le virus de la varicelle, comme le vaccin RROV, pourrait être ainsi réduite. D'après l'opinion d'experts, il est recommandé que les personnes recevant un traitement antiviral prolongé cessent de prendre ces médicaments, si possible au moins 24 heures avant l'administration du vaccin RROV et jusqu'à 14 jours après la vaccination.

Le composant antirougeoleux des vaccins contenant le virus de la rougeole peut supprimer provisoirement la réactivité à la tuberculine, donnant ainsi lieu à des résultats faussement négatifs. Si un test cutané à la tuberculine ou un test de libération d'interféron-gamma (TLIG) est nécessaire, il doit être réalisé la même journée que la vaccination ou au moins 4 semaines après la réception du vaccin contre la rougeole. Le vaccin contenant le virus de la rougeole peut être administré n'importe quand après l'administration du test cutané à la tuberculine.

L'utilisation d'immunoglobulines humaines pour l'immunisation passive ou la réception de la plupart des autres produits sanguins peut nuire à la réponse immunitaire à certains vaccins vivants. Veuillez consulter le chapitre Produits sanguins, immunoglobulines humaines et moment de l'immunisation de la partie 1 pour obtenir de plus amples renseignements concernant les intervalles recommandés entre l'administration de préparations d'immunoglobulines ou d'autres produits sanguins et l'administration des vaccins ROR et RORV.

Autres considérations

Interchangeabilité des vaccins

D'après l'opinion d'experts, les vaccins RRO autorisés au Canada peuvent être utilisés de manière interchangeable. Veuillez consulter le chapitre Principes de l'interchangeabilité des vaccins de la partie 1 pour obtenir davantage de renseignements généraux.

Références choisies

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