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Guide canadien d'immunisation

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Partie 4
Vaccins actifs

Vaccin contre le méningocoque

Principaux renseignements (consulter le texte pour plus de précisions)

Quoi

  • La majorité des cas de méningococcie invasive (MI) sont associés aux sérogroupes A, B, C, Y et W-135 de Neisseria meningitidis.
  • La MI est endémique au Canada, mais les cas sont peu nombreux, son taux d'incidence étant le plus élevé chez les nourrissons.
  • Les personnes présentant le risque le plus élevé de MI sont notamment :
    • les personnes souffrant d'asplénie fonctionnelle ou anatomique;
    • les personnes qui présentent un déficit congénital en complément ou en anticorps primaires, ou encore une carence congénitale en properdine ou en facteur D;
    • les personnes qui présentent un déficit acquis en complément après avoir reçu de l'éculizumab (SolirisMC), un inhibiteur de la voie terminale du complément;
    • les personnes qui se rendent dans des régions qui affichent des taux élevés de méningococcie ou de sa transmission, notamment dans la ceinture de l'Afrique subsaharienne et à La Mecque, en Arabie saoudite (pèlerins participant au Hadj);
    • les employés de laboratoires de recherche, de laboratoires industriels et de laboratoires cliniques qui peuvent être exposés à un risque de N. meningitidis;
    • le personnel militaire présentant un risque accru de méningococcie;
    • les personnes séropositives pour le VIH (envisager la vaccination chez ces sujets, en particulier si le VIH est congénital).
  • Les vaccins contre le méningocoque sont initialement très efficaces, mais cette efficacité diminue au fil du temps.
  • On observe parfois une rougeur, une enflure et une douleur au point d'injection.

Qui

  • Enfants en bonne santé : Le vaccin Men-C-C devrait être administré systématiquement à l'âge de 12 mois; cependant, l'immunisation contre le méningocoque peut commencer plus tôt selon le calendrier en vigueur dans la province ou le territoire. Les enfants de moins de 5 ans n'ayant pas encore été immunisés contre la MI devraient recevoir le vaccin Men-C-C. L’immunisation devrait aussi être envisagée chez les enfants de 5 à 11 ans non immunisés. De plus, le vaccin multicomposant contre le méningocoque (4CMenB) peut être considéré au cas par cas chez les enfants âgés de 2 mois ou plus pour les protéger contre les souches du sérogroupe B exprimant des antigènes pertinents couverts par le vaccin.
  • Adolescents et jeunes adultes : On recommande l'administration du vaccin Men-C-C ou du vaccin quadrivalent conjugué contre le méningocoque (Men-C-ACYW), selon des considérations locales relatives à l'épidémiologie et aux programmes chez les adolescents, systématiquement à l'âge de 12 ans, et chez les jeunes adultes, et ce, même si les sujets ont déjà été vaccinés lorsqu'ils étaient nourrissons ou jeunes enfants. En outre, l'administration du 4CMenB peut être envisagée au cas par cas, pour ceux qui désirent être protégés contre la MI causée par des souches pertinentes du sérogroupe B.
  • Sujets à risque élevé : Le vaccin Men-C-ACYW et le vaccin 4CMenB sont recommandés chez les enfants et les adultes présentant un risque accru de MI. Le choix du vaccin et le calendrier recommandé varient selon l'âge. Des doses de rappel périodiques avec le vaccin Men-C-ACYW sont recommandées.
  • Prise en charge post-exposition : En plus d'une chimioprophylaxie recommandée chez les personnes en contact étroit avec un cas de MI, s'il existe un vaccin contre le sérogroupe en cause, une immunoprophylaxie devrait être également envisagée selon les antécédents d'exposition.

Comment

  • Vaccination systématique des nourrissons : Administrer le vaccin Men-C-C aux nourrissons en bonne santé selon le calendrier provincial et territorial.
  • Sujets de 12 mois à 11 ans : Administrer une dose du vaccin Men-C-C aux jeunes enfants de 12 à 23 mois, systématiquement à l'âge de 12 mois, peu importe si l'enfant a déjà été immunisé ou pas lorsqu'il était nourrisson. L'administration d'une dose du vaccin Men-C-C est recommandée aux enfants de moins de 5 ans n'ayant pas encore été immunisés, et doit être envisagée chez les enfants âgés de 5 à 11 ans n’ayant pas encore été immunisés.
  • Sujets de 12 à 24 ans : Administrer une dose du vaccin Men-C-C ou Men-C-ACYW aux adolescents, systématiquement à l'âge de 12 ans, et aux jeunes adultes même s'ils ont déjà été vaccinés lorsqu'ils étaient nourrissons ou jeunes enfants.
  • Les vaccins Men-C-C et Men-C-ACYW-CRM peuvent être donnés en même temps que d'autres vaccins administrés systématiquement aux enfants, et le vaccin Men-C-ACYW peut être donné en même temps que d'autres vaccins destinés aux adolescents et aux adultes, selon leur âge, mais il faut utiliser un point d'injection différent ainsi qu'une aiguille et une seringue distinctes.

Pourquoi

  • Le taux de mortalité associée à la MI est d'environ 10 %.
  • De 10 à 20 % de ceux qui survivent à la MI ont des séquelles durables, notamment une perte auditive, diverses atteintes neurologiques et l'amputation de doigts ou de membres.

Les révisions importantes effectuées depuis la dernière mise à jour des chapitres sont mises en relief dans le Tableau des mises à jour des chapitres du Guide canadien d'immunisation (GCI).

Pour obtenir de plus amples renseignements, voir les déclarations et les mises à jour des déclarations, publiées par le Comité consultatif national de l'immunisation (CCNI).

Épidémiologie

Description de la maladie

Agent infectieux
La méningococcie est causée par le diplocoque aérobie encapsulé Neisseria meningitidis (méningocoque). Les sérogroupes de la méningococcie sont classés selon leur réactivité immunologique au polysaccharide capsulaire. La quasi-totalité des cas de méningococcie invasive (MI) sont associés aux sérogroupes A, B, C, Y et W-135. Les sérogroupes A, B et C sont associés à la plupart des cas de la maladie à l'échelle mondiale, et ils sont responsables de la majorité des éclosions et des cas sporadiques. Pour obtenir de plus amples renseignements au sujet du Neisseria meningitidis, voir la page Web de l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC).

Réservoir
Le seul réservoir de N. meningitidis est l'humain.

Transmission
Les méningocoques sont transmis de personne à personne par contact des muqueuses avec des gouttelettes respiratoires provenant du nez et de la gorge de personnes infectées. La plupart des sujets colonisés par des méningocoques sont des porteurs asymptomatiques.

Facteurs de risque
Les facteurs de risque associés à la MI sont notamment les suivants : déficit en complément ou carence en properdine ou en facteur D; asplénie fonctionnelle ou anatomique, y compris une anémie falciforme; divers facteurs génétiques; (p. ex., polymorphismes dans les gènes de lectine liant le mannose et du facteur de nécrose tumorale) exposition à une personne infectée à la maison; infection respiratoire concomitante; infection récente liée à la grippe; logement surpeuplé; tabagisme actif ou passif. Les personnes infectées par le VIH peuvent courir un risque accru de méningococcie, en particulier si le VIH est congénital.

Profil saisonnier et temporel
Bien que la maladie soit présente tout au long de l'année, on observe des variations saisonnières : la plupart des cas surviennent en hiver et pendant la période du printemps dans les régions tempérées, et lors de la saison sèche dans les régions tropicales. Une région notable est la « ceinture de méningite » de l'Afrique subsaharienne où la majorité des cas surviennent entre les mois de décembre et de juin. Le lecteur trouvera de plus amples renseignements sur le site Web du Comité consultatif de la médecine tropicale et de la médecine des voyages (CCMTMV).

Spectre de la maladie clinique
La MI se caractérise par une courte période d’incubation (de 2 à 10 jours, mais habituellement de 3 ou 4 jours) par une maladie fébrile aiguë d'apparition soudaine associée à des caractéristiques de méningite ou de septicémie (méningococcémie), ou les deux, et à une éruption pétéchiale ou purpurique (sans blancheur) caractéristique. Les symptômes d'une méningite sont notamment d'intenses céphalées, de la fièvre, des nausées, des vomissements, une photophobie et des raideurs au niveau de la nuque. La méningococcémie est caractérisée par un collapsus circulatoire, une éruption cutanée hémorragique et un taux de mortalité élevé. Le taux de mortalité globale est d'environ 10 %, et de 10 à 20 % des survivants ont des séquelles durables, notamment une perte d'audition, diverses atteintes neurologiques et l'amputation de doigts ou de membres.

Répartition de la maladie

La MI survient sporadiquement partout dans le monde ainsi que dans des foyers épidémiques. Au Canada, la MI est endémique; on signale des cas tout au long de l'année, avec des pics en hiver. Bien que des personnes de tout âge puissent contracter une MI, les enfants âgés de moins de 5 ans sont les plus à risque, suivis des jeunes âgés de 15 à 19 ans et des adultes âgés de 60 ans ou plus. Les sérogroupes B, C, W-135 et Y sont les types les plus couramment recensés au pays. Compte tenu de l'introduction de programmes d'immunisation chez les enfants contre le méningocoque du sérogroupe C en 2002, il n'est pas surprenant que le taux d'incidence du sérogroupe C ait considérablement diminué au fil des ans. Même si le sérogroupe B demeure prédominant, les taux d'incidence causés par les sérogroupes W-135 et Y se sont stabilisés à des niveaux relativement plus bas.

Pour obtenir de plus amples renseignements au sujet de la répartition des cas de MI au Canada, voir la page Web de l'ASPC. Des mises à jour complètes sur l'épidémiologie de la MI au Canada sont publiées périodiquement dans le Relevé des maladies transmissibles au Canada (RMTC).

Préparations offertes au Canada

Vaccins contre le méningocoque

Vaccins monovalents conjugués contre le méningocoque (Men-C-C)

  • MenjugateMD : (oligosaccharide du méningocoque du sérogroupe C conjugué à la protéine CRM197), Novartis Vaccines and Diagnostics (promoteur), Novartis Pharma Canada Ltée (distributeur) (Men-C-C-CRM).
  • NeisVac-CMD : (polysaccharide du méningocoque du sérogroupe C conjugué à l'anatoxine tétanique), Baxter (fabricant), GlaxoSmithKline Inc. (distributeur) (Men-C-C-AT).

Vaccins quadrivalents conjugués contre le méningocoque (Men-C-ACYW)

  • MenactraMD : (polysaccharides méningococciques des sérogroupes A, C, Y et W-135 conjugués à la protéine constituée de l'anatoxine diphtérique), Sanofi Pasteur Ltd. (Men-C-ACYW-AD).
  • MenveoMC : (oligosaccharides méningococcique des sérogroupes A, C, Y et W-135 conjugué à la protéine CRM197), Novartis Vaccines and Diagnostics Inc. (Men-C-ACYW-CRM).
  • NimenrixMD(polysaccharides méningococciques des sérogroupes A, C, Y et W-135 conjugués à la protéine constituée de l'anatoxine tétanique), GlaxoSmithKline Inc. (Men-C-ACYW-AT).

Vaccin quadrivalent polysaccharidique contre le méningocoque (Men-P-ACYW-135)

  • MENOMUNEMD A/C/Y/W-135 : antigènes polysaccharidiques méningococciques des sérogroupes A, C, Y et W-135, sanofi pasteur Inc. (fabricant), Sanofi Pasteur Ltd. (distributeur) (Men-P-ACYW-135).

Vaccin multicomposant contre le méningocoque (4CMenB)

  • BexseroMD (porine A [PorA] méningococcique conjuguée à cinq protéines de surface : protéine de liaison au facteur H [fHbp], antigène de Neisseria dérivé du génome 2091 [GNA2091], antigène de liaison à l'héparine [NHBA], antigène de Neisseria dérivé du génome 1030 [GNA1030] et adhésine A de Neisseria [NadA]), Novartis Vaccines and Diagnostics Inc. (4CMenB).

Pour obtenir les renseignements thérapeutiques complets, le lecteur est prié de lire le dépliant du produit ou la monographie de produit accessibles à partir de la Base de données sur les produits pharmaceutiquesLien externe de Santé Canada. Le lecteur est prié de se reporter au Contenu des agents immunisants utilisés au Canada de la partie 1 pour voir la liste de tous les vaccins offerts au Canada et les ingrédients qu'ils renferment.

Efficacité potentielle, efficacité réelle et immunogénicité

Efficacité potentielle et efficacité réelle

Une étude portant sur le vaccin Men-C-C a révélé que l'efficacité vaccinale réelle chez les nourrissons est de 97 % dans l'année suivant la vaccination, mais diminue à 68 % après 1 an. Chez les sujets qui ont été vaccinés dans les premiers mois de leur vie, l'efficacité vaccinale à long terme dépend de l'administration d'une dose de rappel au cours de la deuxième année de vie. L'efficacité vaccinale de Men-C-ACYW-AD est de 80 à 85 % dans les 3 ou 4 ans suivant la vaccination chez les adolescents; on a cependant constaté que l'efficacité diminuait au fil du temps. On ne dispose d'aucune donnée sur l'efficacité potentielle ou réelle du vaccin Men-C-ACYW-CRM, Men-C-ACYW-AT ou 4CMenB. L'efficacité vaccinale réelle chez chaque sujet peut entraîner une sous-estimation de l'incidence des programmes d'immunisation sur le fardeau associé à la méningococcie dans la communauté, en raison de l'avantage supplémentaire associé à l'immunité collective.

Immunogénicité

Les vaccins Men-C-C et Men-C-ACYW sont immunogènes chez les nourrissons et les jeunes enfants; on a toutefois constaté que la réponse immunitaire diminuait chez les nourrissons avec le temps. L'administration du vaccin conjugué contre le méningocoque amorce le développement d'une mémoire immunitaire et induit une bonne réponse anamnestique; cependant, une telle réponse pourrait être insuffisante pour prévenir la maladie après une exposition, et l'on croit que la présence d'anticorps circulants est essentielle. Comparativement au vaccin polysaccharidique contre le méningocoque, les vaccins conjugués présentent une meilleure immunogénicité et induisent une meilleure mémoire immunitaire. Les vaccins conjugués n'entraînent pas d'hyporéactivité et peuvent contrer l'hyporéactivité provoquée par les vaccins polysaccharidiques. Par suite d'essais cliniques, on a constaté que le vaccin 4CMenB était immunogène après au moins 2 doses chez les jeunes enfants et les enfants plus âgés, et après 1 dose chez les adolescents et les adultes.

Indications

Nourrissons et enfants en bonne santé (de 2 mois à 11 ans)

Les nourrissons peuvent recevoir le vaccin Men-C-C dès l'âge de 2 mois, selon le calendrier provincial et territorial et l'incidence de la méningococcie du sérogroupe C sur le territoire en question. Le vaccin Men-C-C est recommandé pour tous les enfants de 12 à 23 mois, quelles que soient les doses administrées au cours de la première année de vie. Ce vaccin est donné systématiquement à l'âge de 12 mois, et il est recommandé pour les enfants de moins de 5 ans n'ayant pas été immunisés par le passé. Il faut envisager d'administrer le vaccin Men-C-C aux enfants de 5 à 11 ans n'ayant pas encore reçu de vaccin contre le méningocoque lorsqu'ils étaient nourrissons ou tout-petits. En outre, l'administration du vaccin 4CMenB peut être envisagée au cas par cas, pour les enfants âgés de 2 mois ou plus, afin de les protéger contre la MI causée par des souches du sérogroupe B exprimant des antigènes pertinents couverts par le vaccin.

Adolescents et jeunes adultes en bonne santé (de 12 à 24 ans)

Chez les adolescents, systématiquement à l'âge de 12 ans, et les jeunes adultes, on recommande l'un ou l'autre des vaccins Men-C-C ou Men-C-ACYW, selon des considérations locales relatives à l'épidémiologie et aux programmes, et ce, même si les sujets ont déjà été vaccinés lorsqu'ils étaient des nourrissons ou des jeunes enfants. En outre, l'administration du vaccin 4CMenB peut être envisagée au cas par cas, selon les préférences du sujet vacciné, l'incidence régionale de la MI du sérogroupe B et la sensibilité des souches au vaccin 4CMenB, aux fins de protection contre des souches du sérogroupe B exprimant des antigènes pertinents couverts par le vaccin.

Groupes à risque élevé
Problèmes médicaux sous-jacents

Les personnes présentant un risque accru de MI en raison d'affections médicales sous-jacentes sont les suivantes :

  • les personnes souffrant d'asplénie fonctionnelle ou anatomique, y compris une anémie falciforme;
  • les personnes qui présentent un déficit congénital en complément ou en anticorps primaires, ou encore une carence congénitale en properdine ou en facteur D;
  • les personnes qui présentent un déficit acquis en complément après avoir reçu de l'éculizumab (SolirisMC), un inhibiteur de la voie terminale du complément;
  • les personnes infectées par le VIH, en particulier si le VIH est congénital.

Le Tableau 3 présente le calendrier de vaccination recommandé pour les personnes présentant un risque accru de MI en raison de problèmes médicaux sous-jacents. Voir la section Doses de rappel et revaccination pour obtenir davantage de renseignements.

Risque accru d'exposition

Le vaccin Men-C-ACYW ou le 4CMenB, ou les deux, sont recommandés chez les personnes présentant un risque accru d'exposition à la méningococcie, notamment :

  • les voyageurs chez qui un vaccin contre le méningocoque est recommandé. Voir la section Voyageurs pour obtenir davantage de renseignements;
  • les employés de laboratoire potentiellement exposés de façon régulière à N. meningitidis. Voir la section Travailleurs pour obtenir plus de renseignements;
  • Le personnel militaire, lors de formations de recrutement ou de certains déploiements.

Le vaccin contre le méningocoque est également recommandé pour la plupart des contacts étroits d'un cas de MI; et pour la lutte contre les éclosions, si la maladie est causée par un des sérogroupes contenus dans le vaccin. Le lecteur est prié de se reporter aux sections Prise en charge post-exposition et Lutte contre les éclosions pour obtenir davantage de renseignements.

Considérations relatives à l'âge pour ce qui est du choix du vaccin à administrer aux groupes à risque élevé

Sujets de 2 à 23 mois
Selon les données publiées pour ce groupe d'âge, le vaccin à utiliser est Men-C-ACWY-CRM à cause de son innocuité et de son immunogénicité éprouvées. Le vaccin conjugué contre le méningocoque du sérogroupe C n'a pas à être administré de façon systématique en plus du vaccin Men-C-ACWY-CRM. Le vaccin 4CMenB devrait également être envisagé pour les jeunes enfants et les enfants plus âgés qui peuvent courir un risque accru de contracter la MI du sérogroupe B.

Sujets de 24 mois à 55 ans
Tous les vaccins Men-C-ACYW peuvent être utilisés. L'administration du vaccin 4CMenB devrait également être envisagée pour les personnes qui courent un risque accru de contracter la MI du sérogroupe B.

Sujets de 56 ans ou plus
Tous les vaccins Men-C-ACYW devraient être considérés. L'administration du vaccin 4CMenB devrait également être envisagée pour les personnes qui courent un risque accru de contracter la MI du sérogroupe B.

Voir le Calendrier pour plus de précisions, le Tableau 1 pour la vaccination recommandée chez certains voyageurs, et le Tableau 3 pour la vaccination recommandée chez les personnes présentant un risque élevé en raison de problèmes médicaux sous-jacents.

Personnes dont le dossier de vaccination est incomplet

Les enfants et adultes qui ne disposent pas de documents adéquats sur l'immunisation devraient être considérés comme non immunisés et recevoir le vaccin et les doses indiquées selon leur âge et leurs facteurs de risque. Le vaccin conjugué contre le méningocoque indiqué selon l'âge peut être administré, et ce, même si le sujet a déjà été vacciné, car aucun effet secondaire associé à une vaccination répétée n'a été répertorié. Voir le chapitre Immunisation des enfants et des adultes dont le dossier de vaccination est incomplet de la partie 3 pour obtenir davantage de renseignements généraux.

Grossesse et allaitement

L'utilisation des vaccins conjugués contre le méningocoque n'a pas été étudiée pendant la grossesse. Cependant, il n'y a pas de raison théorique de soupçonner l'apparition d'effets indésirables. Dans certaines situations, lorsque les avantages l'emportent sur les risques, on peut envisager d'utiliser de tels vaccins chez les femmes enceintes. Les vaccins inactivés, tels que les vaccins conjugués contre le méningocoque ou les vaccins multicomposants contre le méningocoque, peuvent être administrés aux femmes qui allaitent. Voir le chapitre Immunisation durant la grossesse et l'allaitement de la partie 3 pour obtenir davantage de renseignements généraux.

Bébés prématurés

Les bébés prématurés dans un état clinique stable devraient recevoir le vaccin conjugué contre le méningocoque au même âge chronologique et selon le même calendrier que les nourrissons nés à terme. Les prématurés, en particulier ceux qui pèsent moins de 1 500 grammes à la naissance, présentent un risque accru d'apnée et de bradycardie après la vaccination. Les bébés prématurés hospitalisés doivent faire l'objet d'une surveillance cardiaque et respiratoire continue pendant les 48 heures suivant leur première immunisation. Voir le chapitre Immunisation des bébés prématurés de la partie 3 pour obtenir davantage de renseignements généraux.

Personnes et résidents d'un établissement de santé

Les résidents d'un établissement de soins de longue durée devraient recevoir un vaccin antiméningococcique indiqué selon leurs facteurs de risque. Voir le chapitre Immunisation des patients dans les établissements de santé de la partie 3 pour obtenir davantage de renseignements généraux.

Sujets immunodéprimés

Le vaccin conjugué quadrivalent contre le méningocoque est recommandé pour certaines personnes à risque élevé, comme il est décrit dans la section Groupes à risque élevé ci-dessus. Le vaccin 4CMenB devrait aussi être envisagé pour les personnes qui courent un grand risque de contracter une MI causée par des souches du sérogroupe B  exprimant des antigènes pertinents couverts par le vaccin. Lorsqu'on envisage de vacciner une personne immunodéprimée, une consultation auprès du médecin traitant peut être utile en plus des directives fournies ci-dessous. Pour les cas complexes, il est conseillé de recommander le patient à un médecin possédant une expertise en vaccination ou en immunodéficience.

Immunodéficience congénitale (primaire)

Les personnes qui présentent un déficit en complément ou en anticorps primaires, ou encore une carence en properdine ou en facteur D, devraient recevoir le vaccin Men-C-ACYW. Voir le Tableau 3 pour obtenir davantage de renseignements.

Immunodéficience acquise (secondaire)

Greffe de cellules souches hématopoïétiques (GCSH - autologue ou allogénique)
Chez les enfants et les adultes, les effets de tout vaccin antiméningococcique reçu avant une GCSH s'atténueront après l'intervention; par conséquent, les receveurs d'une GCSH doivent être vaccinés selon les recommandations destinées aux personnes n'ayant jamais été vaccinées, selon leur âge ou leurs facteurs de risque de MI. Si la vaccination est indiquée dans le cadre d'un programme systématique fondé sur l'âge ou d'autres facteurs de risque, le vaccin conjugué contre le méningocoque peut être administré aussitôt que 6 mois après la transplantation, voire plus tôt en cas de prise en charge d'un contact étroit ou d'une éclosion. Si le vaccin est donné moins de 6 mois après la transplantation, la réponse pourrait ne pas être optimale; il faudrait alors envisager de répéter la dose au moins 6 mois après la transplantation (et au moins 8 semaines après la dose précédente), pour autant qu'une protection continue s'avère nécessaire.

Transplantation d'un organe plein
Il est recommandé d'administrer un vaccin conjugué contre le méningocoque (qui convient à l'âge du sujet) au moins 2 semaines avant une transplantation si la vaccination est indiquée dans le cadre d'un programme systématique fondé sur l'âge ou les facteurs de risque de MI. Si le vaccin contre le méningocoque n'est pas administré avant la transplantation et qu'il est indiqué dans le cadre d'un programme systématique fondé sur l'âge ou d'autres facteurs de risque, il pourra être administré à tout moment 6 mois après la transplantation, pour autant qu'un mois au minimum se soit écoulé après l'arrêt du traitement du rejet aigu (à moins qu’on doive l’administrer plus tôt, comme pour la prise en charge de contacts étroits ou d'une éclosion). Si le vaccin est administré moins de six mois après la transplantation ou moins de un mois après l'arrêt du traitement du rejet aigu, la réponse pourrait ne pas être optimale; il faudrait alors envisager de répéter la dose au moins six mois après la transplantation et au moins un mois après l'arrêt du traitement du rejet aigu (et au moins huit semaines après la dose précédente), pour autant qu'une protection continue s'avère nécessaire.

Infection à VIH
L'administration de deux doses du vaccin Men-C-ACYW devrait être envisagée chez les sujets présentant une infection à VIH. Voir le Tableau 3 pour obtenir davantage de renseignements.

Déficit acquis en complément
Les personnes recevant de l'éculizumab (SolirisMC), un inhibiteur de la voie terminale du complément, pour une affection comme l'hémoglobinurie nocturne paroxystique, devraient recevoir deux doses du vaccin Men-C-ACYW. Elles doivent être vaccinées dans la mesure du possible au moins deux semaines avant la première dose de l'éculizumab, puis tous les cinq ans si elles continuent à utiliser ce médicament. Voir le Tableau 3 pour obtenir davantage de renseignements.

Voir la section Doses de rappel et revaccination pour plus de précisions et le chapitre Immunisation des personnes immunodéprimées de la partie 3 pour obtenir davantage de renseignements généraux.

Personnes ayant des pathologies chroniques

Asplénie
Deux doses du vaccin Men-C-ACYW sont recommandées chez les personnes présentant une asplénie anatomique ou fonctionnelle, y compris une anémie falciforme. Lorsqu'une splénectomie non urgente est prévue, tous les vaccins recommandés devraient avoir été administrés idéalement au moins 2 semaines avant la chirurgie; si une seule dose peut être administrée avant la chirurgie, la seconde dose devrait être donnée 8 semaines après la première, à un intervalle minimal de 4 semaines. Dans le cas d'une splénectomie d'urgence, deux doses du vaccin devraient idéalement être administrées deux semaines après la chirurgie; ou préalablement avant la sortie de l'hôpital si l'on craint que la personne ne revienne pas se faire vacciner après avoir obtenu son congé. Les sujets aspléniques âgés de 1 an ou plus n'ayant pas reçu le vaccin Men-C-ACYW devraient recevoir 2 doses administrées à 8 semaines d'intervalle, et ce, à un intervalle minimal de 4 semaines. Des doses de rappel périodiques avec le vaccin Men-C-ACYW sont également recommandées. En outre, il faudrait envisager d'administrer le vaccin 4CMenB aux personnes qui courent un grand risque de contracter une MI du sérogroupe B.

Voir le Tableau 3 pour connaître les recommandations sur la vaccination des personnes présentant un risque élevé en raison de problèmes médicaux sous-jacents selon l'âge. Voir la section Doses de rappel et revaccination pour plus de précisions et le chapitre Immunisation des personnes atteintes d'une maladie chronique de la partie 3 pour obtenir davantage de renseignements généraux.

Voyageurs

Les voyageurs devraient recevoir le vaccin Men-C-ACYW ou 4CMenB, ou les deux, selon le risque de méningococcie dans les régions de destination. Lorsqu'il est administré seul, le vaccin Men-C-C ne convient pas à la vaccination des voyageurs, car il ne confère aucune protection contre le sérogroupe A, qui est endémique dans diverses régions du monde (p. ex., Afrique subsaharienne), ou contre le sérogroupe W-135. On recommande d'administrer le vaccin 4CMenB aux personnes qui voyagent dans une région présentant une souche hyper-endémique ou une éclosion attribuable au sérogroupe B évitable par le vaccin. Des renseignements à jour sur les éclosions de méningococcie se trouvent sur le site Internet de l'OMS, à l'adresse : Alerte et action au niveau mondial (GAR) - Méningite à méningocoquesLien externe.

Voir le Tableau 1 pour connaître la vaccination recommandée chez les personnes se rendant dans des régions où le risque de transmission de la méningococcie est élevé.

Certains pays peuvent exiger des voyageurs une preuve attestant qu'ils sont vaccinés contre le méningocoque. Par exemple, l'Arabie saoudite exige que les pèlerins qui se rendent à La Mecque durant le Hadj présentent une preuve de vaccination d’un vaccin quadrivalent (se reporter au site Internet suivant : http://www.moh.gov.sa/en/Hajj/Pages/default.aspx [en anglais seulement]).

Pour les pèlerins du Hadj, une revaccination à des intervalles de moins de cinq ans par rapport à la dose précédente peut s'avérer nécessaire. Voir le chapitre Immunisation des voyageurs de la partie 3 pour obtenir davantage de renseignements généraux.

Pour de plus amples renseignements permettant d'évaluer les besoins du voyageur en ce qui concerne la vaccination avant le voyage, voir le site web du CCMTMV.

Tableau 1 : Calendrier de vaccination recommandé pour les voyageurs n’ayant jamais reçu le vaccin Men-C-ACYW ou le 4CMenB, qui se rendent dans des régions où le risque de transmission de la méningococcie est élevé.
Âge Vaccin(s) recommandé(s) CalendrierTableau 1 - Note 1, Tableau 1 - Note 2
Tableau 1 - Note 1
Les personnes qui se rendent au Hadj devraient vérifier les recommandations relatives à la revaccination à l'adresse : http://www.moh.gov.sa/en/Hajj/Pages/default.aspx, car des revaccinations plus fréquentes peuvent s'avérer nécessaires.
Tableau 1 - Note 2
Une dose de rappel du Men-C-ACYW devrait être donnée tous les 3 à 5 ans si le sujet a été vacciné à l'âge de 6 ans ou moins; et tous les 5 ans s'il a été vacciné à l'âge de 7 ans ou plus.
Tableau 1 - Note 3
Selon l'âge auquel la vaccination est administrée, le fabricant du vaccin 4CMenB recommande trois doses pour la primovaccination des nourrissons entre l'âge de 2 et 5 mois, et deux doses lorsque la première dose est reçue entre l'âge de 6 et 11 mois.
Tableau 1 - Note 4
Men-C-ACYW-CRM peut être donné à un minimum de 4 semaines d'intervalle si une vaccination accélérée est nécessaire.
Tableau 1 - Note 5
Les vaccins Men-C-ACYW et 4CMenB ne sont pas approuvés pour utilisation chez les personnes de 56 ans ou plus; cependant, selon certaines données limitées et l'avis des experts, leur utilisation est considérée comme appropriée.
De 2 à 11 mois Men-C-ACYW-CRM ou 4CMenB 2 ou 3 dosesTableau 1 - Note 3 administrées à 8 semaines d'intervalle (avec une autre dose entre l'âge de 12 et 23 mois, au moins 8 semaines après la dose précédente)Tableau 1 - Note 4
De 12 à 23 mois Men-C-ACYW-CRM ou 4CMenB 2 doses à au moins 8 semaines d'intervalleTableau 1 - Note 4
24 mois à 10 ans Men-C-ACYW ou 4CMenB 1 dose de Men-C-ACYW; 2 doses de 4CMenB à au
moins 8 semaines d'intervalle
11 ans ou plusTableau 1 - Note 5 Men-C-ACYW ou 4CMenB 1 dose de Men-C-ACYW; 2 doses de 4CMenB à au moins 8 semaines d'intervalle
Nouveaux arrivants au Canada

Les dispensateurs de soins de santé qui examinent des nouveaux arrivants au pays devraient évaluer leur statut vaccinal et mettre à jour leurs vaccins. L'examen du statut vaccinal à l'égard du méningocoque est particulièrement important pour les personnes originaires d'une région où l'anémie falciforme est présente, car les personnes atteintes de cette maladie courent un risque d'infection à méningocoque grave. Dans bien des pays, l'utilisation des vaccins antiméningococciques conjugués est limitée. L'information sur le calendrier vaccinal d'autres pays peut être consultée à l'adresse suivante : http://www.who.int/vaccines/GlobalSummary/Immunization/ScheduleSelect.cfm (en anglais seulement). Voir le chapitre Immunisation des nouveaux arrivants au Canada de la partie 3 pour obtenir davantage de renseignements généraux.

Travailleurs

Travailleurs de laboratoire
Les employés de laboratoires de recherche, de laboratoires industriels et de laboratoires cliniques, potentiellement exposés de façon régulière à N. meningitidis devraient se voir offrir une dose du vaccin Men-C-ACYW ou 4CMenB, ou les deux. La revaccination du vaccin Men-C-ACYW est généralement recommandée tous les cinq ans. Des précautions systématiques de lutte contre les infections devraient être prises en tout temps afin de réduire au minimum le risque d'exposition chez les travailleurs de laboratoire. Aussi, une prophylaxie post-exposition devrait être offerte après confirmation d'une exposition. Voir la section Doses de rappel et revaccination pour plus de précisions.

Travailleurs de la santé
La transmission nosocomiale de la MI est très rare. Les travailleurs de la santé sont considérés comme des contacts étroits seulement s'ils ont eu des contacts intensifs non protégés (sans masque) avec des patients infectés (p. ex. lors d'une intubation, d'une réanimation ou d'un examen de près de l'oropharynx). Il est recommandé que les travailleurs de la santé utilisent diverses formes de protection pour éviter un contact direct avec les sécrétions respiratoires des patients atteints de méningococcie, jusqu'à ce que le patient ait reçu une antibiothérapie efficace pendant 24 heures, selon les lignes directrices sur le contrôle des maladies transmissibles des provinces et territoires.

On ne dispose pas de données suffisantes pour recommander l'immunisation systématique contre le méningocoque chez les travailleurs de la santé, étant donné que la période présentant un risque se termine en même temps que prend fin le contact avec un patient non traité; de plus, l'antibioprophylaxie devrait être suffisante dans les situations à risque élevé décrites plus haut.

Personnel militaire
Le personnel militaire peut présenter un risque accru d'infection lorsqu'il est hébergé dans des quartiers fermés ou lors de déploiements dans des pays où les endémies ou les épidémies sont présentes.

Voir le chapitre Immunisation des travailleurs de la partie 3 pour obtenir davantage de renseignements généraux.

Prise en charge post-exposition

Contacts de cas de MI
Les contacts étroits des personnes infectées par le méningocoque courent un risque accru de MI; le risque est le plus élevé chez les contacts familiaux. Le risque accru de maladie chez les contacts familiaux persiste jusqu'à un an après l'apparition de la maladie chez le cas de référence et subsiste plus longtemps que la protection offerte par l'antibiothérapie prophylactique. En général, ce risque de longue durée n'est pas présent chez les contacts non exposés de façon continue.

Une chimioprophylaxie devrait être offerte à toutes les personnes en contact étroit avec un cas de MI au cours des 7 jours précédant l'apparition des symptômes chez le cas et jusqu'à 24 heures après l'administration du traitement, et ce, quel que soit leur état vaccinal. Voir les Lignes directrices pour la prévention et la lutte contre les atteintes méningococciques de l'ASPC pour obtenir des renseignements sur la chimioprophylaxie destinée aux contacts étroits des personnes atteintes d'une infection méningococcique.

La vaccination ou revaccination de certains contacts étroits, en plus d'une chimioprophylaxie, devrait être envisagée lorsque l'infection par le sérogroupe en cause est évitable par la vaccination, car elle pourrait diminuer davantage le risque de méningococcie ultérieure.

Contacts étroits nécessitant une chimioprophylaxie et potentiellement une immunoprophylaxie
Les personnes suivantes (quel que soit leur état vaccinal) devraient recevoir une chimioprophylaxie; et une immunoprophylaxie est à envisager si le sérogroupe identifié du cas de MI est évitable par la vaccination :

  • les contacts familiaux d'un cas de MI;
  • les personnes qui partagent la même chambre que le cas de MI;
  • les personnes dont le nez et la bouche sont directement contaminés par les sécrétions nasales ou buccales d'un sujet atteint de MI (p. ex. baiser sur la bouche, partage de cigarettes ou de bouteilles);
  • les enfants et le personnel de garderies ou de maternelles en contact avec un cas de MI.

Voir le Tableau 2 pour connaître les recommandations spécifiques relatives à l'immunoprophylaxie chez les contacts étroits de cas de MI, selon le sérogroupe du cas de référence, et l'âge et les problèmes médicaux sous-jacents de la personne entrée en contact avec le cas.

Critères de revaccination chez les personnes déjà vaccinées contre la MI
Les points suivants indiquent les critères de revaccination des contacts étroits déjà vaccinés d'un cas primaire de référence de MI dont le sérogroupe est ciblé par un vaccin, et des personnes touchées par une éclosion de MI évitable par la vaccination :

  • Les personnes ayant déjà été vaccinées avec un sérogroupe n'étant pas le même que le cas de référence ou que la souche à l'origine de l'éclosion devraient recevoir immédiatement le vaccin approprié (comme il est décrit dans le Tableau 2).
  • Les personnes ayant déjà été vaccinées avec un sérogroupe qui est le même que le cas de référence ou que la souche à l'origine de l'éclosion devraient être revaccinées avec le vaccin approprié (comme il est décrit dans le Tableau 2).
    • Si elles avaient moins de 1 an au moment du dernier vaccin contre le méningocoque, et si plus de 4 semaines se sont écoulées depuis l'administration du dernier vaccin contre le méningocoque.
    • Si elles présentent un problème médical sous-jacent les mettant à risque de contracter la méningococcie, et si plus de 4 semaines se sont écoulées depuis l'administration du dernier vaccin contre le méningocoque.
    • Si plus de 1 an s'est écoulé depuis leur dernier vaccin contre le méningocoque, et si elles avaient plus de 1 an au moment du dernier vaccin contre le méningocoque et n'avaient aucun problème médical sous-jacent les mettant à risque de contracter une méningococcie.

Contacts étroits nécessitant uniquement une chimioprophylaxie
Les personnes suivantes ne devraient recevoir qu'une chimioprophylaxie, l'immunoprophylaxie n'étant pas nécessaire :

  • les travailleurs de la santé qui ont eu des contacts intensifs non protégés (sans masque) avec des patients infectés (p. ex. lors d'une intubation, d'une réanimation ou d'un examen de près de l'oropharynx);
  • les passagers aériens assis directement à côté du cas (mais non séparés par une allée), si le temps total passé à bord de l'avion est d'au moins huit heures;
  • les contacts étroits d'un cas de MI dont le sérogroupe est absent des vaccins antiméningococciques, ou d'un cas primaire de MI dont le sérogroupe n'a pas été déterminé;
  • les contacts étroits déjà vaccinés d'un cas de MI ne satisfaisant pas aux critères de revaccination décrits plus haut.
Lutte contre les éclosions

Éclosions de méningococcie
Il est important de consulter les autorités de la santé publique, et parfois même des experts dans le domaine des maladies transmissibles, pour évaluer et maîtriser les éclosions de méningococcie. On peut recourir à un vaccin conjugué pour lutter contre une éclosion. Le type de vaccin à utiliser lors d'une éclosion dépend du sérogroupe en cause et de l'âge des personnes à vacciner, comme il est décrit dans le Tableau 2. Les critères de revaccination des personnes déjà vaccinées sont décrits plus haut dans la section Critères de revaccination chez les personnes déjà vaccinées contre la MI.

Tableau 2 : Vaccination recommandée chez les contacts étroits d'un cas de MI lors de la prise en charge post-exposition et de la lutte contre les éclosions
Groupe Vaccin(s) recommandé(s) Calendrier
Tableau 2 - Note 1
Pour les personnes présentant un risque accru en raison de problèmes médicaux sous-jacents, se reporter à la section Problèmes médicaux sous-jacents.
Tableau 2 - Note 2
De façon générale, on recommande un intervalle minimal de 4 semaines entre les doses des vaccins conjugués antiméningococciques; cependant, s'il s'agit d'une éclosion ou de la prise en charge d'un contact étroit d'un cas de MI, la seconde dose du vaccin conjugué contre le méningocoque peut être administrée dès qu'elle est indiquée afin de protéger la personne ayant été en contact étroit avec la maladie et n'étant pas vaccinée contre le sérogroupe en question.
Tableau 2 - Note 3
Les sujets présentant un risque élevé en raison de problèmes médicaux sous-jacents nécessitent systématiquement deux doses du vaccin Men-C-ACYW.
Tableau 2 - Note 4
Ne s'applique qu'à la lutte contre les éclosions de MI causée par des souches du sérogroupe B qui devraient être réceptives au vaccin selon l'essai du système de typage antigénique des méningocoques (Meningococcal Antigen Typing System [système MATS]). Il est nécessaire de consulter les responsables de la santé publique, et même des experts dans le domaine des maladies transmissibles, ou les deux, pour gérer de façon optimale les éclosions de méningococcie.
Tableau 2 - Note 5
Lors d'une éclosion, le vaccin devrait être administré dès que possible après identification d'une souche du sérogroupe B qui devrait être sensible au vaccin.

Contacts étroits et lutte contre les éclosions de méningococcie invasive à sérogroupe C

De 2 mois à moins de 12 mois

Men-C-C

Non vaccinés : 1 dose immédiatement après l'exposition, puis compléter la série vaccinale systématique du vaccin Men-C-C

Déjà vaccinés : En cas de vaccination antérieure, revacciner avec le vaccin Men-C-C si au moins 4 semaines se sont écoulées depuis la dernière dose, puis compléter avec la série vaccinale systématique du vaccin Men-C-C si nécessaire

De 12 mois à 10 ans

Men-C-C

Non vaccinés : 1 dose immédiatement après l'exposition

Déjà vaccinés : En cas de vaccination antérieure avant l'âge de 1 an OU de risque élevé de MI en raison de problèmes médicaux sous-jacentsTableau 2 - Note 1, revacciner avec 1 dose du vaccin Men-C-C si au moins 4 semaines se sont écoulées depuis la dernière dose; sinon, revacciner si au moins 1 an s'est écoulé depuis la dernière dose

11 ans ou plus

Men-C-C

OU

Men-C-ACYW

Non vaccinés : 1 dose immédiatement après l'exposition

Déjà vaccinés : En cas de vaccination antérieure avant l'âge de 1 an OU de risque élevé de MI en raison de problèmes médicaux sous-jacentsTableau 2 - Note 1, revacciner avec 1 dose du vaccin de choix si au moins 4 semaines se sont écoulées depuis la dernière dose; sinon, revacciner si au moins 1 an s'est écoulé depuis la dernière dose

Contacts étroits et lutte contre les éclosions de méningococcie invasive à sérogroupe A, Y ou W-135

De 2 mois à moins de 12 mois

Men-C-ACYW-CRM

Non vaccinés : 2 ou 3 doses administrées à 8 semaines d'intervalle, plus une autre dose entre l'âge de 12  et 23 mois au moins 8 semaines après la dose précédente

Déjà vaccinés :

  • En cas de vaccination antérieure avec le vaccin Men-C-C uniquement, administrer le vaccin Men-C-ACYW-CRM comme pour les personnes non vaccinées, peu importe le moment d'administration antérieure du vaccin Men-C-CTableau 2 - Note 2
  • En cas de vaccination antérieure avec le vaccin Men-C-ACYW, revacciner avec 1 dose du vaccin Men-C-ACYW-CRM si au moins 4 semaines se sont écoulées depuis la dernière dose du vaccin Men-C-ACYW, puis compléter la série

De 12 à 23 mois

Men-C-ACYW-CRM

Non vaccinés : 2 doses à au moins 8 semaines d'intervalle

Déjà vaccinés :

  • En cas de vaccination antérieure avec le vaccin Men-C-C uniquement, administrer le vaccin Men-C-ACYW-CRM comme pour les personnes non vaccinées, peu importe le moment d'administration antérieure du vaccin Men-C-CTableau 2 - Note 2
  • En cas de vaccination antérieure avec le vaccin Men-C-ACYW reçu avant l'âge de 1 an OU de risque élevé de MI en raison de problèmes médicaux sous-jacentsTableau 2 - Note 1, revacciner avec 1 dose du vaccin Men-C-ACYW-CRM si au moins 4 semaines se sont écoulées depuis la dernière dose du vaccin Men-C-ACYW; sinon, revacciner avec 1 dose du vaccin Men-C-ACYW-CRM si au moins 1 an s'est écoulé depuis la dernière dose du vaccin Men-C-ACYW

2 ans ou plus

Men-C-ACYW

Non vaccinés : 1 dose immédiatement après l'expositionTableau 2 - Note 3

Déjà vaccinés :

  • En cas de vaccination antérieure avec le vaccin Men-C-C uniquement, administrer le vaccin Men-C-ACYW comme pour les personnes non vaccinées, peu importe le moment d'administration antérieure du vaccin Men-C-CTableau 2 - Note 2
  • En cas de vaccination antérieure avec le vaccin Men-C-ACYW reçu avant l'âge de 1 an OU de risque élevé de MI en raison de problèmes médicaux sous-jacentsTableau 2 - Note 1, revacciner avec 1 dose du vaccin Men-C-ACYW si au moins 4 semaines se sont écoulées depuis la dernière dose du vaccin Men-C-ACYW; sinon, revacciner si au moins 1 an s'est écoulé depuis la dernière dose

Contacts étroits et lutte contre les éclosions de méningococcie invasive à sérogroupe BTableau 2 - Note 4

De 2 mois à moins de 6 mois 4CMenB

Non vaccinés :1 dose immédiatement après l'expositionTableau 2 - Note 5, puis revacciner avec 2 doses à au moins 4 semaines d'intervalle

Déjà vaccinés : 1 dose immédiatement après l'expositionTableau 2 - Note 5
De 6 mois à moins de 11 ans 4CMenB

Non vaccinés : 1 dose immédiatement après l'expositionTableau 2 - Note 5, puis revacciner avec une dose unique après au moins 8 semaines

Déjà vaccinés : 1 dose immédiatement après l'expositionTableau 2 - Note 5
11 ans ou plus 4CMenB

Non vaccinés : 1 dose immédiatement après l'expositionTableau 2 - Note 5, puis revacciner avec une dose unique après au moins 4 semaines

Déjà vaccinés : 1 dose immédiatement après l'expositionTableau 2 - Note 5

Administration du vaccin

Dose, voie d'administration et calendrier

Dose
Chaque dose de vaccin antiméningococcique est de 0,5 ml.

Voie d'administration
Le vaccin conjugué contre le méningocoque devrait être administré par voie intramusculaire (IM). Voir le chapitre Méthodes d'administration des vaccins de la partie 1 pour obtenir davantage de renseignements.

Calendrier

Les calendriers de vaccination et les divers vaccins recommandés contre le méningocoque varient selon la province et le territoire, l'épidémiologie de la méningococcie en cause et d'autres facteurs liés aux divers programmes de vaccination.

Nourrissons et enfants en bonne santé (de 2 à 23 mois)
Les nourrissons en bonne santé devraient recevoir le vaccin Men-C-C selon le calendrier en vigueur dans la province ou le territoire. Si le vaccin Men-C-C est administré à des nourrissons de moins de 12 mois, une dose de rappel doit être administrée entre l'âge de 12 et 23 mois. Si la dose de rappel a été oubliée, elle peut être administrée à la prochaine date prévue de vaccination.

Enfants, adolescents et jeunes adultes en bonne santé
Il est recommandé d'administrer 1 dose du vaccin Men-C-C aux enfants âgés de 12 mois à moins de 5 ans qui n'ont pas encore été immunisés, et l'on devrait envisager d'administrer 1 dose du vaccin aux enfants de 5 à 11 ans. En plus de l'administration systématique du vaccin Men-C-C aux nourrissons et aux jeunes enfants, les adolescents et jeunes adultes (de 12 à 24 ans) devraient recevoir 1 dose du vaccin Men-C-C ou Men-C-ACYW, selon des considérations locales relatives à l'épidémiologie et aux programmes en vigueur; l'âge privilégié pour ce qui concerne la vaccination systématique est d'environ 12 ans.

Sujets à risque élevé en raison de problèmes médicaux sous-jacents
Les personnes présentant un risque élevé sont celles ayant des problèmes médicaux sous-jacents les rendant plus susceptibles de contracter une MI. Les options relatives au calendrier de vaccination chez les sujets à risque élevé qui n'ont pas déjà reçu de vaccin quadrivalent conjugué ou multicomposant contre le méningocoque sont énoncées au Tableau 3. Comme le montre ce tableau, les personnes de 12 mois ou plus non vaccinées et présentant un risque élevé devraient recevoir une série primaire à 2 doses administrées à 8 semaines d'intervalle, et ce, à un intervalle minimal de 4 semaines.

Tableau 3 : Vaccination recommandée pour les groupes présentant un risque élevé en raison de problèmes médicaux sous-jacentsTableau 3 - Note 1 n'ayant jamais reçu le vaccin Men-C-ACYW ou le 4CMenBTableau 3 - Note 2
Âge Vaccin(s) recommandé(s) CalendrierTableau 3 - Note 3
Tableau 3 - Note 1
Pour les personnes présentant un risque accru en raison de problèmes médicaux sous-jacents, se référer à la section Problèmes médicaux sous-jacents.
Tableau 3 - Note 2

Bien qu’il ne soit pas recommandé pour la vaccination systématique, le vaccin 4CMenB devrait être considéré pour l'immunisation des sujets à risque élevé de deux mois ou plus contre la MI causée par des souches du sérogroupe B exprimant l'antigène couvert par le vaccin.

Tableau 3 - Note 3

Une dose de rappel devrait être donnée tous les 3 à 5 ans si le sujet a été vacciné à l'âge de 6 ans ou moins; et tous les 5 ans s'il a été vacciné à l'âge de 7 ans ou plus.

Tableau 3 - Note 4

Selon l'âge auquel la vaccination est administrée, le fabricant du vaccin 4CMenB recommande trois doses pour la primovaccination des nourrissons entre l’âge de 2 et 5 mois, et deux doses lorsque la première dose est reçue entre l’âge de 6 et 11 mois.

Tableau 3 - Note 5

Les vaccins Men-C-ACYW peuvent être donnés à un minimum de 4 semaines d'intervalle si une vaccination accélérée est nécessaire.

Tableau 3 - Note 6

Les vaccins Men-C-ACYW ne sont pas approuvés pour utilisation chez les personnes de 56 ans ou plus; quant au 4CMenB, il n’est pas approuvé chez les personnes de 17 ans ou plus. Cependant, selon certaines données limitées et l'avis des experts, leur utilisation est considérée comme appropriée.

De 2 à 11 mois Men-C-ACYW-CRM et 4CMenB 2 ou 3 doseTableau 3 - Note 4s administrées à 8 semaines d'intervalle (plus une autre dose entre l'âge de 12 et 23 mois, c'est-à-dire au moins 8 semaines après la dose précédente)Tableau 3 - Note 3
De 12 à 23 mois Men-C-ACYW-CRMTableau 3 - Note 2 et 4CMenB 2 doses à au moins 8 semaines d'intervalleTableau 3 - Note 5
De 24 mois à 10 ans Men-C-ACYW et 4CMenB 2 doses à au moins 8 semaines d'intervalleTableau 3 - Note 5
11 ans ou plusTableau 3 - Note 6 Men-C-ACYWTableau 3 - Note 5 et 4CMenB 2 doses de Men-C-ACYW à 8 semaines d'intervalleTableau 3 - Note 5; 2 doses de 4CMenB à au moins 4 semaines d’intervalle
Doses de rappel et revaccination

Les anticorps circulants sont considérés comme essentiels pour protéger les personnes contre la MI. La revaccination est recommandée comme suit :

  • Pour les personnes à risque élevé de contracter une méningococcie en raison de problèmes médicaux sous-jacents (tels qu'ils sont décrits dans la section Problèmes médicaux sous-jacents), la revaccination avec le Men-C-ACYW est recommandée tous les trois à cinq ans si un vaccin a été reçu à l'âge de six ans ou moins, et tous les cinq ans si un vaccin a été reçu à l'âge de sept ans ou plus.
  • Lors de voyages dans des régions pour lesquelles un vaccin antiméningococcique est recommandé ou requis, la revaccination avec le Men-C-ACYW est recommandée tous les 3 à 5 ans chez les sujets ayant été vaccinés à l'âge de 6 ans ou moins, et tous les 5 ans pour ceux ayant été vaccinés à l'âge de 7 ans ou plus. On conseille aux voyageurs déjà vaccinés de vérifier les exigences relatives à la revaccination contre le méningocoque avant d'entreprendre le Hadj, car une vaccination plus fréquente peut s'avérer nécessaire (se reporter à la page Web http://www.moh.gov.sa/en/Hajj/Pages/default.aspx [en anglais seulement] et à la section Voyageurs).
  • Pour le personnel militaire qui demeure à risque en raison de déplacements ou de conditions de surpeuplement, une dose de rappel du Men-C-ACYW est recommandée tous les cinq ans.
  • Pour la revaccination des contacts d'un cas de MI, au moment de l'exposition dans diverses circonstances, se reporter à la section Prise en charge post-exposition.
  • Pour la revaccination lors d'une éclosion de MI dans une communauté, dans diverses circonstances, se reporter à la section Prise en charge post-exposition.
  • Pour tous les employés de laboratoire potentiellement exposés de façon régulière à N. meningitidis, des doses de rappel du Men-C-ACYW doivent être données de façon systématique à cinq ans d'intervalle (employés présentant un risque continu d'exposition); se reporter à la section Travailleurs.

La revaccination des sujets ayant reçu un vaccin polysaccharidique contre le méningocoque devrait se faire au moyen du vaccin conjugué ou du vaccin multicomposant contre le méningocoque approprié si ces sujets présentent toujours un risque relativement à la méningococcie; un intervalle minimal de 6 mois devrait être respecté après l'administration du vaccin polysaccharidique antiméningococcique. On n'a pas encore déterminé le besoin de doses de rappel du vaccin 4CMenB, ni le moment de leur administration.

Tests sérologiques

Aucun test sérologique n'est recommandé avant ou après l'administration d'un vaccin contre le méningocoque.

Conditions d'entreposage

MenactraMD, NeisVac-CMD : Conserver au réfrigérateur à une température de +2 °C à +8 °C. Ne pas congeler.

BexseroMD, MenjugateMD, MenveoMC, NimenrixMD : Conserver au réfrigérateur à une température de +2 °C à +8 °C. Ne pas congeler. Protéger contre la lumière.

Voir le chapitre Manipulation et entreposage des agents immunisants de la partie 1 pour obtenir davantage de renseignements généraux.

Administration simultanée d'autres vaccins

Le vaccin Men-C-C peut être donné en même temps que d'autres vaccins administrés systématiquement aux enfants, et le vaccin Men-C-ACYW peut être donné en même temps que d'autres vaccins destinés aux adolescents et aux adultes, selon leur âge, mais il faut utiliser un point d'injection différent ainsi qu'une aiguille et une seringue distinctes. L'administration simultanée des vaccins systématiques administrés aux nourrissons et du vaccin 4CMenB ne semble pas avoir de répercussions sur la réaction immunitaire à ces derniers.

Le vaccin Men-C-ACYW-CRM peut être donné en même temps que d'autres vaccins administrés systématiquement aux enfants; cependant, d'autres études doivent être menées en ce qui concerne l'administration concomitante avec le vaccin antipneumococcique conjugué 13-valent. L'administration concomitante du vaccin Men-C-ACYW-CRM et d'un vaccin combiné contenant l'anatoxine tétanique, une dose réduite d'anatoxine diphtérique et un vaccin anticoquelucheux acellulaire (dcaT) peut susciter une réponse immunitaire moins importante contre les antigènes coquelucheux que lorsque le vaccin dcaT est administré seul; cependant, on ignore la portée clinique de ce phénomène. La réponse immunitaire contre les antigènes coquelucheux est la plus forte lorsque le vaccin dcaT est administré un mois après le vaccin Men-C-ACYW-CRM. Voir le chapitre Calendrier d'administration des vaccins de la partie 1 pour obtenir davantage de renseignements généraux.

Innocuité et effets secondaires du vaccin

Voir le chapitre Innocuité des vaccins de la partie 2 pour obtenir davantage de renseignements généraux. Voir le site Web de l'ASPC pour les Rapports trimestriels des effets secondaires suivant l'immunisation (ESSI).

Effets secondaires fréquents et effets secondaires locaux
Vaccins conjugués contre le méningocoque

Vaccins Men-C-ACYW
Le taux de réactions au point d'injection n'a pas dépassé les 59 %. On a signalé de la fièvre chez un maximum de 5 % des vaccinés et des réactions générales, comme des céphalées et un malaise, chez un maximum de 60 % des vaccinés.

Vaccins Men-C-C
On a observé des réactions bénignes, notamment au point d'injection (rougeur, sensibilité, enflure), chez un maximum de 50 % des sujets vaccinés. On a observé une irritabilité chez un maximum de 80 % des nourrissons; et de la fièvre chez un maximum de 9 % d'entre eux lorsque d'autres vaccins étaient administrés en concomitance. Des céphalées et un malaise ont été observés chez un maximum de 10 % des enfants plus vieux et des adultes. Ces réactions ne durent que quelques jours, tout au plus.

Vaccin multicomposant contre le méningocoque

Vaccin 4CMenB
On a signalé des réactions locales et systémiques sollicitées au cours d'essais cliniques, notamment la sensibilité, l'induration, la somnolence et l'irritabilité. On a observé des taux de fièvre plus élevés par suite de l'administration simultanée du vaccin 4CMenB et de vaccins systématiques destinés aux nourrissons; par conséquent, on a proposé l'administration systématique d'acétaminophène à des fins prophylactiques ou l'administration du vaccin 4CMenB en dehors du calendrier de vaccination systématique pour prévenir la fièvre chez les nourrissons et les enfants de moins de 3 ans.

Effets secondaires moins courants et plus graves

Les effets secondaires graves sont rares après l'immunisation et, dans la plupart des cas, les données sont insuffisantes pour établir un lien de causalité.

Conseils pour la déclaration des manifestations cliniques inhabituelles suivant l'immunisation (MCI)

Les dispensateurs de vaccins sont priés de signaler aux responsables de la santé publique locaux tout effet secondaire grave ou inattendu qu'ils estiment être temporellement associés à la vaccination. Une MCI inattendue est un effet secondaire qui ne figure pas dans les renseignements disponibles sur le produit, mais qui peut être attribuable à l'immunisation; il peut s'agir également d'une modification de la fréquence d'une MCI connue. Voir l'encadré 1 du chapitre Innocuité des vaccins de la partie 2 et l'adresse Déclaration de manifestations cliniques inhabituelles (MCI) à la suite d'une immunisation au Canada pour obtenir davantage de renseignements sur la déclaration des MCI.

Contre-indications et précautions

Le vaccin antiméningococcique est contre-indiqué chez les personnes ayant déjà eu une réaction anaphylactique au vaccin ou ayant une hypersensibilité immédiate ou anaphylactique établie à l'un ou l'autre des composants du vaccin ou de son contenant. Voir le Tableau 1 du chapitre Contenu des agents immunisants utilisés au Canada de la partie 1 pour la liste de tous les vaccins offerts au Canada et les ingrédients qu'ils renferment. Les allergènes potentiels associés aux vaccins antiméningococciques sont les suivants :

  • BexseroMD : latex dans le capuchon situé à l'extrémité de la seringue, protéines de N. meningitidis du sérogroupe B (NHBA, NadA, fHbp, OMV);
  • MenactraMD : support protéique constitué de l'anatoxine diphtérique;
  • MenjugateMD : latex dans le capuchon situé à l'extrémité de la seringue, protéine vectrice CRM de l'anatoxine diphtérique;
  • MenomuneMD : thimérosal, latex;
  • MenveoMD : protéine vectrice CRM de l'anatoxine diphtérique;
  • NeisVac-CMD : support protéique constitué de l'anatoxine tétanique;
  • NimenrixMD : support protéique constitué de l'anatoxine tétanique.

Le nombre de personnes ne pouvant recevoir un vaccin contre le méningocoque est très peu élevé. Dans les cas où l'on soupçonne une hypersensibilité ou une allergie non anaphylactique à un composant vaccinal, il est indiqué de mener une enquête permettant d'effectuer la vaccination dans un milieu sous surveillance. Une consultation avec un allergologue est conseillée. Le vaccin Men-P-ACYW-135 peut être envisagé dans les rares cas où une personne est allergique aux composants (autres que le latex) des vaccins conjugués contre le méningocoque.

L'administration du vaccin contre le méningocoque devrait être retardée chez les personnes atteintes d'une maladie aiguë modérée ou grave. Dans le cas d'une maladie aiguë mineure, avec ou sans fièvre, la personne peut être vaccinée.

Voir la section Contre-indications et précautions de la partie 2 pour obtenir davantage de renseignements généraux.

Interchangeabilité des vaccins

Aucune donnée n'a été publiée relativement à l'interchangeabilité des vaccins Men-C-C, mais ceux-ci ont été utilisés de manière interchangeable sans danger et sans provoquer de diminution appréciable de l'efficacité. La série vaccinale administrée aux nourrissons devrait être complétée au moyen du même vaccin, dans la mesure du possible. L'un ou l'autre vaccin Men-C-ACYW peut être utilisé à des fins de revaccination, et ce, peu importe le vaccin antiméningococcique qui avait été utilisé au départ. Voir le chapitre Principes de l'interchangeabilité des vaccins de la partie 1 pour obtenir davantage de renseignements généraux.

Références choisies

  • Agence de la santé publique du Canada. Lignes directrices pour la prévention et la lutte contre les atteintes méningococciques. Relevé des maladies transmissibles au Canada, vol. 31S1, p. 1-21, 2005.
  • Anderson EL, Bowers T, Mink CM et al. Safety and immunogenicity of meningococcal A and C polysaccharide conjugate vaccine in adults. Infect Immun 1994;62(8):3391-95.
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