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Quoi
Qui
Comment
Pourquoi
Depuis la publication du Guide canadien d’immunisation 2006 :
Agent infectieux
Le virus de l’hépatite
A (VHA) est un virus à ARN comptant un seul sérotype et appartenant à la
famille des Picornaviridae.
Réservoir
Les humains et, dans de
rares cas, les chimpanzés et d’autres primates.
Transmission
La transmission du VHA se fait par voie fécale-orale,
résultant soit d’un contact direct avec des personnes infectées, soit de la
contamination d’un environnement ou d’objets, soit de la consommation d’eau ou
d’aliments contaminés. On signale également des cas de transmission par une
exposition à du sang ou à des produits sanguins infectés. Les symptômes apparaissent
après une période d’incubation de 15 à 50 jours (en moyenne
28 jours). Habituellement, les cas sont infectieux deux semaines avant le
début des symptômes et ils le restent jusqu’à la fin de la première semaine
suivant l’apparition de l’ictère. Le virus peut demeurer infectieux dans l’environnement
pendant plusieurs semaines. L’excrétion du virus peut persister longtemps chez
les personnes immunodéprimées.
Facteurs de risque
Les personnes exposées à un risque accru d’HA sont
notamment :
Bon nombre de cas d’hépatite A ne peuvent être liés à des facteurs de risque précis.
Spectre de la maladie clinique
Le tableau clinique typique chez les enfants d’un certain
âge et les adultes infectés par le VHA comprend une anorexie, des nausées, de
la fatigue, de la fièvre et un ictère, les symptômes se déclarant souvent de
façon brutale. Chez les enfants de moins de 6 ans, la maladie peut être
asymptomatique ou légère; l’ictère est rare. Le spectre va d’une maladie
bénigne, disparaissant au bout de 1 à 2 semaines, à une maladie gravement
débilitante s’étirant sur plusieurs mois. Environ 25 % des adultes doivent
être hospitalisés. Le taux global de létalité varie de
0,1 à 0,3 %, mais il peut atteindre 1,8 % chez les adultes de plus de
50 ans. Les sujets souffrant d’une hépatopathie
chronique sont exposés à un risque accru d’évolution vers une insuffisance
hépatique fulminante entraînant la mort. L’hépatite A n’évolue pas vers un état chronique ni un état
de portage. Cependant, dans environ 15 % des cas, on observe une hépatite
récurrente persistant jusqu’à 1 an. Une immunité à vie apparaît à la suite
de l’infection par le VHA.
À l’échelle mondiale
L’HA sévit dans le
monde entier. Les régions affichant une endémicité et un risque de transmission
accrus sont notamment l’Asie du Sud, l’Afrique subsaharienne, l’Asie centrale,
l’Amérique latine, l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient et l’Océanie. Se
reporter à la carte des pays et régions à risque de transmission de l’HA sur le
site Web de l’Organisation mondiale de la Santé
(disponible en anglais seulement).
À l’échelle nationale
Depuis l’introduction du vaccin HA en 1996, l’incidence de
cette maladie a diminué. Le nombre de cas d’HA signalés chaque année a chuté de
2 978 (1991) à 298 (2008) (10,6 et 0,9 cas pour
100 000 habitants, respectivement). Ce sont les personnes âgées de 5
à 9 ans qui affichent le taux d’incidence le plus élevé, à 2,1 pour
100 000 habitants, suivis du groupe des 1 à 4 ans (1,5 pour
100 000 habitants). Au cours des dernières années, on n’a observé
aucune différence dans l’incidence selon le sexe (voir Figure 1).
Étant donné le sous-diagnostic et la sous‑déclaration des cas d’HA et l’existence
de cas d’infection infraclinique, on estime que le nombre réel de cas d’HA est 7 fois
supérieur à celui qui est déclaré.
Figure 1 : Hépatite A – Incidence signalée selon le sexe, Canada, 1990-2008
Selon une étude nationale sur la séroprévalence menée en 2003, 2,0 % des enfants non vaccinés nés au Canada et âgés de 8 à 13 ans avaient des anticorps anti-VHA. Une étude similaire a révélé que 20 % des adultes non vaccinés nés au Canada étaient séropositifs. Selon les résultats de cette dernière étude, la séroprévalence augmentait avec l’âge, passant d’un taux de 2,6 % chez les 18 à 29 ans à un taux de 45,9 % chez les 60 à 69 ans.
Éclosions récentes
Au Canada, des éclosions d’HA dans la
collectivité ont été signalées en lien avec la manipulation d’aliments par des
personnes infectées. Bien qu’aucune éclosion liée à des aliments importés de
régions d’endémie n’ait été rapportée au Canada, les États-Unis ont connu d’importantes
éclosions englobant plusieurs états. Au cours des années 1990, différentes
régions du Canada ont recensé des éclosions d’HA chez les HRSH. Ces communautés
n’ont pas connu de telles éclosions dans les dernières années,
vraisemblablement en raison des programmes de vaccination ciblés. Des éclosions
sans source identifiable ont été signalées dans les communautés des Premières
nations durant les années 1990. Par la suite, on n’a pas relevé d’autres
éclosions chez les Premières nations jusqu’à 2010, année où une éclosion
prolongée (se poursuivant jusqu’en 2012) touchant de multiples communautés s’est
déclarée en Colombie-Britannique.
Pour connaître l’information
posologique dans son intégralité, veuillez consulter le feuillet du produit ou
les renseignements figurant dans les monographies de produit autorisées par
Santé Canada, qui sont accessibles par la
Base de données sur les produits pharmaceutiques
. Voir Tableau 1 et
Tableau 2 du chapitre sur les Considérations générales de la partie 1 pour obtenir les
listes de tous les vaccins ainsi que de tous les agents d’immunisation passive
homologués au Canada, et pour connaître leur contenu.
Pré-exposition
Les vaccins HA permettent de prévenir la maladie clinique dans
au moins 85 à 90 % des cas.
Post-exposition
Selon les études épidémiologiques sur les éclosions d’HA,
le recours au vaccin dans la population réceptive permet d’interrompre la
transmission. Dans une étude évaluant l’utilisation d’un vaccin durant une
semaine d’exposition, l’efficacité de la protection s’est élevée à 79 %.
Dans les études sérologiques sur les vaccins HA, des titres protecteurs d’anticorps anti‑VHA apparaissent chez 95 à 100 % des vaccinés après une dose unique de vaccin HA, et près de 100 % des vaccinés affichent une séroconversion après deux doses.
Les taux de séroprotection associés au vaccin HAHB ne sont pas inférieurs, et peuvent même être supérieurs, à ceux des vaccins monovalents contre l’hépatite A et l’hépatite B. Le vaccin HA-Typh-I permet d’obtenir des taux de séroconversion équivalents à ceux obtenus par le vaccin typhoïdique et le vaccin monovalent HA.
Vaccin à composant anti-hépatite A
Le vaccin HA est recommandé pour l’immunisation
pré-exposition des personnes de 1 et plus qui sont exposées à un risque accru d’infection
ou d’HA sévère (voir Tableau 1). Toutes les personnes qui désirent réduire
leur risque de contracter l’hépatite A devraient être encouragées à se
faire vacciner. L’utilisation non conforme du vaccin HA chez les enfants de 6 à
11 mois (p. ex. en raison de voyages dans des régions où la maladie
est endémique) fait actuellement l’objet d’un examen par le Comité consultatif
national de l’immunisation. Dans certaines collectivités des Premières nations,
le vaccin HA est donné dès l’âge de 6 mois. Sauf quelques exceptions, le
vaccin combiné contre l’hépatite A et l’hépatite B (HAHB) est le
vaccin à privilégier pour les sujets chez qui l’immunisation contre ces deux
types d’hépatite est indiquée. Veuillez consulter le chapitre Vaccin contre l’hépatite B de la partie 4 pour obtenir davantage de
renseignements.
Tableau 1 : Sujets chez qui le vaccin contre l’hépatite A est recommandé pour la prophylaxie pré-exposition (pour la prophylaxie post-exposition, se reporter à la section Immunisation post-exposition)
Les personnes qui partent vers des destinations où l’hépatite A est endémique, ou les immigrants de ces régions (se reporter au chapitre Voyageurs).
Les contacts familiaux ou les proches des enfants adoptés de pays où l’HA est endémique.
Les populations ou les collectivités exposées à un risque d’éclosion d’HA ou dans lesquelles l’HA est fortement endémique (p. ex. certaines communautés autochtones).
Les personnes dont les habitudes de vie les exposent à un risque d’infection, notamment les utilisateurs de drogues illicites (par injection ou non) et les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes (HRSH).
Les sujets souffrant d’hépatopathie chronique, dont les sujets atteints d’hépatite C. Ces personnes ne sont pas nécessairement exposées à un risque accru d’hépatite A, mais la maladie pourrait être plus sévère dans leur cas.
Les personnes souffrant d’hémophilie A ou B qui reçoivent des facteurs de coagulation dérivés du plasma.
Les membres du personnel militaire et les travailleurs humanitaires qui pourraient être affectés à l’étranger, dans des régions à forte prévalence d’HA.
Les gardiens de zoo, les vétérinaires et les chercheurs en contact avec des primates non humains.
Les travailleurs participant à des recherches sur le VHA, ou à la production du vaccin contre l’HA, pouvant être exposés au VHA.
Toute personne qui désire réduire son risque d’HA.
Immunoglobulines humaines
Le vaccin HA
est l’agent à privilégier pour la prophylaxie pré-exposition. Les
immunoglobulines (Ig) humaines assurent une protection contre l’HA lorsqu’elles
sont administrées par voie intramusculaire avant une exposition ou durant la
période d’incubation; elles peuvent être indiquées en prophylaxie
pré-exposition dans les cas suivants :
L’efficacité des Ig dépend du moment de leur administration et de la dose administrée. La dose recommandée varie en fonction de la durée de la protection requise. En règle générale, pour une protection de moins de 3 mois, la dose est de 0,02 ml/kg. Si on a besoin d’une protection de 3 mois ou plus, il faut administrer une dose de 0,06 ml/kg et la répéter tous les 4 à 6 mois.
Les enfants et adultes qui ne disposent pas de documents adéquats sur l’immunisation devraient être considérés comme non immunisés et recevoir le vaccin et les doses indiquées selon leur âge et leurs facteurs de risque. Le vaccin HA ou HAHB peut être administré, lorsqu’il est indiqué, peu importe la possibilité que le sujet ait déjà reçu le vaccin ou qu’il soit déjà immun, car il n’a pas été démontré qu’une vaccination répétée pouvait être néfaste. Veuillez consulter le chapitre Immunisation des enfants et des adultes dont le dossier de vaccination est incomplet de la partie 3 pour obtenir davantage de renseignements généraux.
L’innocuité de vaccins à composant anti-hépatite A durant la grossesse n’a pas fait l’objet d’essais cliniques. Cependant, étant donné que les vaccins sont préparés à partir de virus inactivés, le risque pour le fœtus en développement est théorique uniquement. La vaccination contre l’HA devrait donc être envisagée dans les situations à risque élevé où les avantages l’emportent sur les risques. Veuillez consulter les chapitres Vaccin contre l’hépatite B et Vaccin contre la typhoïde de la partie 4 pour obtenir davantage de renseignements. Consulter également le chapitre Immunisation durant la grossesse et l’allaitement de la partie 3 pour obtenir davantage de renseignements généraux.
Le vaccin HA peut être administré à des sujets immunodéprimés. Bien que l’efficacité du vaccin puisse être réduite chez les sujets immunodéprimés, le vaccin confère malgré tout une protection dans cette population et devrait être envisagé comme mesure pré-exposition et post-exposition dans les cas où il est indiqué. En plus du vaccin HA, l’administration d’Ig devrait être envisagée pour la prise en charge pré-exposition et post-exposition des sujets immunodéprimés, car il se peut que ces derniers ne répondent pas adéquatement au vaccin HA. Un test sérologique visant à déterminer le degré d’immunité peut être envisagé chez les sujets immunodéprimés dans les cas où une immunisation avant une exposition potentielle (p. ex. voyage vers une région à risque élevé) est prévue. Cependant, la sensibilité du test sérologique après l’administration du vaccin HA est faible. Si le résultat du test sérologique est positif, on peut présumer que la personne est immunisée; cependant, si le résultat du test est négatif, on ne peut pas présumer que la personne n’est pas immunisée.
Lorsqu’on envisage de vacciner une personne immunodéprimée, une consultation auprès du médecin traitant peut être utile en plus des directives fournies ci-dessous. Pour les cas complexes, il est conseillé de recommander le patient à un consultant possédant une expertise en vaccination ou en immunodéficience.
On peut administrer le vaccin HA à des sujets atteints d’un déficit immunitaire congénital de n’importe quelle partie du système immunitaire s’il y a présence d’autres risques (voir Tableau 1).
Greffe de cellules souches
hématopoïétiques (GCSH) – autologue ou
allogénique
Lorsqu’il est indiqué, le vaccin HA
peut être administré, idéalement six mois après une greffe. Les contacts
familiaux non immuns des receveurs de GCSH devraient recevoir le vaccin si d’autres
risques sont présents (voir Tableau 1).
Transplantation d’un organe plein
Le vaccin HA est recommandé pour tous les
candidats à une transplantation atteints d’hépatopathie chronique et, dans le
cas d’une transplantation d’organe plein, il peut être administré à tous les
candidats et receveurs s’il y a présence d’autres risques (voir Tableau 1). Si possible, la série de
vaccins HA devrait être complétée avant la transplantation. Si le vaccin HA n’a
pas été administré ou si seulement une partie de la série de vaccins a été
administrée avant la transplantation, il faut commencer ou avoir complété la
série de vaccins six mois après la transplantation. Les contacts familiaux
non immuns des receveurs de transplantation d’organe plein devraient recevoir
le vaccin HA s’il y a présence d’autres risques (voir Tableau 1).
Traitement immunosuppresseur
Lorsqu’il est indiqué, le vaccin HA peut être administré
sans danger à tout moment avant, pendant ou après un traitement
immunosuppresseur. Tout particulièrement, le vaccin HA devrait être administré
avant, pendant ou après un traitement immunosuppresseur dans le cas d’une
gestion post-exposition ou dans le cas d’une éclosion. Toutefois, pour assurer
une immunogénicité optimale dans le cas d’indications non urgentes, il faudrait
respecter le calendrier suivant, dans la mesure du possible.
Le vaccin HA devrait être administré au moins 14 jours avant le début du traitement immunosuppresseur (p. ex. fortes doses de corticostéroïdes à action générale [doses de 2 mg/kg par jour ou 20 mg par jour ou plus de prednisone ou d’un médicament équivalent] pendant 14 jours ou plus; chimiothérapie [p. ex. azathioprine, cyclosporine, cyclophosphamide ou infliximab] ou radiothérapie). En cas d’impossibilité, une période d’au moins 3 mois devrait s’écouler entre l’arrêt du médicament immunosuppresseur (à l’exception des corticostéroïdes à action générale à fortes doses) et l’administration du vaccin HA, et ce, afin d’assurer une immunogénicité. Dans le cas de fortes doses de stéroïdes à action générale, le délai entre l’arrêt des traitements et l’administration du vaccin HA diminue à 4 semaines. L’intervalle entre l’arrêt du traitement immunosuppresseur et l’administration du vaccin HA peut varier selon l’intensité du traitement immunosuppresseur, la maladie sous-jacente et d’autres facteurs.
Si le traitement immunosuppresseur ne peut pas être interrompu, le vaccin HA devrait être administré dans la mesure du possible lorsque la personne est le moins immunodéprimée.
Infection à VIH
Le vaccin HA est recommandé pour les sujets
infectés par le VIH qui présentent des facteurs de risque tels que le fait d’avoir
des relations sexuelles avec d’autres hommes et l’usage de drogues illicites.
Veuillez consulter le chapitre Immunisation des sujets immunodéprimés de la partie 3 pour obtenir davantage de renseignements généraux.
Maladie
rénale chronique et dialyse
Dans une étude
sur la réponse immunitaire de patients sous hémodialyse à des doses normales du
vaccin HA, tous les sujets de l’étude ont présenté une bonne réponse
immunitaire et aucun effet indésirable grave n’a été observé.
Hépatopathie chronique
L’immunisation contre l’hépatite A est
recommandée pour tous les sujets non immuns atteints d’hépatopathie chronique,
notamment ceux infectés par le virus de l’hépatite C et les porteurs de l’hépatite B
chronique, car la maladie pourrait être plus sévère dans leur cas. La
vaccination devrait être terminée dans les premiers stades de la maladie, car
la réponse immunitaire au vaccin est sous-optimale dans la forme avancée de la
maladie.
Troubles hématologiques bénins
Hémophilie
La vaccination
contre l’hépatite A est recommandée pour les personnes souffrant d’hémophilie A
ou B qui reçoivent des facteurs de coagulation dérivés du plasma. Les
solvants-détergents utilisés actuellement pour préparer tous les facteurs VIII
du plasma et certains concentrés de facteurs IX ne permettent pas d’inactiver
de manière fiable le virus de l’hépatite A, car le virus n’a pas d’enveloppe.
Par le passé, il y a eu des preuves de transmission par les facteurs de
coagulation; cependant, compte tenu des protocoles de test actuellement en
place, le risque est très faible.
Veuillez consulter la section Immunisation des personnes atteintes d’une maladie chronique de la Partie 3 pour davantage de renseignements généraux.
L’hépatite A est l’une des
maladies évitables par la vaccination les plus répandues chez les voyageurs. La
protection contre l’HA est recommandée pour toutes les personnes qui voyagent
dans des pays en développement, en particulier dans des zones rurales ou des
endroits ne disposant pas d’installations sanitaires adéquates. Se reporter à la carte
des pays et régions à risque de transmission de l’HA
(disponible en anglais seulement).
Étant donné la longueur de la période d’incubation de l’HA, et l’efficacité éprouvée du vaccin HA après une exposition, l’administration du vaccin HA aussi tard que le jour même du départ est considérée comme appropriée et efficace. On ne fait appel aux Ig en prophylaxie que dans les cas où le vaccin HA est contre-indiqué chez les voyageurs ou lorsque le vaccin pourrait ne pas être efficace. Veuillez consulter la section Immunisation pré-exposition.
Étant donné que la vaccination contre l’hépatite B (HB) est également indiquée chez la plupart des voyageurs, on recommande l’administration simultanée des vaccins HA et HB. Un vaccin combiné HAHB peut être administré aux sujets réceptifs à la fois au VHA et au VHB. Dans le cas des voyageurs qui consultent de 21 à 27 jours avant le départ, un calendrier d’administration rapide du vaccin HAHB prévoyant une dose aux jours 0, 7 et 21 avec une dose de rappel à 12 mois pour assurer une immunité à long terme peut être suivi pour les adultes. Dans le cas des voyageurs qui consultent moins de 21 jours avant le départ, il y a lieu d’administrer séparément les vaccins monovalents HA (qui contient deux fois plus d’antigènes HA que le vaccin HAHB) et HB, mais à un point d’injection différent et à l’aide d’une aiguille et d’une seringue distinctes, et le reste des deux séries vaccinales au retour. Veuillez consulter la Déclaration sur les vaccins contre l’hépatite à l’intention des voyageurs du Comité consultatif de la médecine tropicale et de la médecine des voyages pour obtenir davantage de renseignements. Consulter également le chapitre Immunisation des voyageurs de la partie 3 pour obtenir davantage de renseignements généraux.
Les dispensateurs de
soins de santé qui examinent des nouveaux arrivants au pays devraient évaluer
leur statut vaccinal et mettre à jour leurs vaccins le cas échéant. Dans bien
des pays, le vaccin HA est peu utilisé. Consulter l’information sur le calendrier vaccinal d’autres pays
(disponible en anglais seulement).
Il faut envisager l’administration d’un vaccin HA à toutes les personnes venant d’un pays où cette maladie est endémique. On trouve un plus grand nombre de sujets immuns pour l’hépatite A dans les populations des pays en développement; par conséquent, il y a lieu de procéder à des tests d’immunité avant d’administrer le vaccin HA à des individus venant de pays d’endémie. Si les nouveaux arrivants de pays où l’hépatite A est endémique ne sont pas immunisés contre celle-ci, on devrait offrir de les vacciner, car ils présentent un risque accru d’être exposé à l’hépatite A lors de visites dans leur pays d’origine ou lorsqu’ils reçoivent des amis et de la famille de leur pays d’origine.
De plus, les nouveaux arrivants au Canada devraient subir un test de détection des anticorps dirigés contre le virus de l’hépatite C (VHC), et les sujets réceptifs atteints d’une infection à VHC chronique devraient recevoir les vaccins HA et HB. Les nouveaux arrivants devraient également subir un test de détection de l’hépatite B et être vaccinés contre l’hépatite A si on découvre qu’ils sont porteurs de l’hépatite B. Les contacts familiaux ou les proches des enfants adoptés de pays où l’HA est endémique devraient recevoir le vaccin à composant anti-hépatite A. Les adultes se déplaçant dans des pays où l’hépatite A est endémique pour aller chercher des enfants adoptés devraient être vaccinés avant leur départ. Veuillez consulter le chapitre Immunisation des nouveaux arrivants au Canada de la partie 3 pour obtenir davantage de renseignements généraux.
La vaccination pré-exposition est recommandée pour les groupes suivants :
Veuillez consulter le chapitre Immunisation des travailleurs de la partie 3 pour obtenir davantage de renseignements généraux.
Il faut offrir une prophylaxie post-exposition aux contacts familiaux et aux proches de cas d’hépatite A avérés ou suspects. Elle devrait être offerte lorsqu’un cas d’HA se déclare dans une garderie ou une maternelle, et les collègues et clients de personnes infectées qui manipulent des aliments devraient aussi en bénéficier. La prophylaxie post-exposition n’est pas nécessaire dans le cas d’autres contacts, comme à l’école, au travail ou lors de la prestation de soins à des sujets infectés par le VHA, à moins qu’une éclosion ne soit soupçonnée.
Vaccin contre l’hépatite A
Le vaccin HA est efficace comme mesure de prophylaxie
post-exposition pour prévenir les infections chez les contacts, et il est
recommandé de préférence aux Ig chez les personnes âgées de plus de 1 an.
On devrait administrer aux contacts réceptifs une dose du vaccin contre l’hépatite A
le plus tôt possible, de préférence au cours des 14 jours suivant la dernière exposition. Cependant, il
faut tout de même envisager d’administrer le vaccin contre l’hépatite A si plus de 14 jours se sont écoulés depuis la dernière
exposition, car il n’existe aucune donnée sur l’efficacité après une période
plus longue.
Immunoglobulines
Les Ig sont l’agent
immunoprophylactique post-exposition recommandé pour les nourrissons de moins de
1 an, et dans les cas où le vaccin HA est contre-indiqué ou non
disponible. Les personnes immunodéprimées devraient recevoir des Ig en plus du
vaccin HA, car ils pourraient ne pas présenter de réponse satisfaisante au
vaccin. La dose d’Ig pour la prophylaxie post‑exposition
est habituellement de 0,02 ml/kg, administrée le plus vite possible après
l’exposition. L’efficacité des Ig
14 jours après l’exposition est inconnue. Veuillez
consulter la partie 5, Agents d’immunisation passive, pour obtenir
davantage de renseignements généraux.
Dose et calendrier
Vaccin HA
Une dose de vaccin monovalent HA est administrée à titre de primovaccination avec une dose de rappel de 6 à 36 mois plus tard selon le produit utilisé. Cette dose de rappel peut être administrée à tout moment ultérieurement, si elle ne l’a pas été durant cet intervalle recommandé (voir Tableau 3).
Vaccin HAHB
Il existe plusieurs calendriers autorisés
pour l’administration des vaccins HAHB (voir Tableau 3).
Par ailleurs, des essais cliniques ont révélé que d’autres calendriers et doses
assurent également une bonne séroprotection. Une dose de la formulation pour
adultes du vaccin HAHB (TWINRIX®) contient
une dose pour adultes standard de vaccin HB et une demi-dose pour adultes de
vaccin HA. Pour les adultes de 19 ans et plus, le vaccin HAHB est
habituellement administré aux mois 0, 1 et 6. Il existe également un
calendrier d’administration rapide prévoyant 1 dose aux jours 0, 7 et
21, suivi d’une quatrième dose au mois 12. Pour les personnes âgées de 1 à
18 ans, le calendrier autorisé pour la formulation HAHB du vaccin pour
enfants et adolescents (TWINRIX® Junior) prévoit 1 dose aux mois 0, 1 et 6. Il
y a aussi un calendrier autorisé à l’intention des enfants âgés de 1 à
15 ans prévoyant 2 doses du vaccin HAHB pour adultes qui sont
administrées au mois 0 ainsi qu’entre 6 et 12 mois. Les essais
cliniques ont montré que d’autres calendriers et d’autres doses donnent de bons
taux de séroprotection et de bonnes moyennes géométriques des titres. Par
exemple, un calendrier à 2 doses du vaccin HAHB pour enfants et adolescents
administrées aux mois 0 et 6 chez les enfants canadiens d’âge scolaire (de 8 à
10 ans) a donné de bons résultats.
Le vaccin monovalent HA peut venir compléter une série de vaccins HA ayant commencé par un vaccin HAHB et vice versa. Cependant, le vaccin monovalent HB sera également nécessaire pour assurer une protection complète contre l’hépatite B. Une fois une série de vaccins HAHB commencée, il est préférable de compléter la série par un vaccin HAHB. Voir Tableau 2 pour connaître les options pour compléter la série de vaccins HA et Tableau 3 pour connaître les calendriers en fonction de l’âge pour chaque produit.
|
|
| Adulte avec antécédents de : | Options pour compléter la série de vaccins contre l’hépatite A |
|---|---|
1 dose pour adultes du vaccin HAHB |
2 doses pour adultes du vaccin HAHB OU 2 doses pour adultes du vaccin HATableau 2 - Note *1,Tableau 2 - Note *2 |
2 doses pour adultes du vaccin HAHB |
1 dose pour adultes du vaccin HAHB OU 1 dose pour adultes du vaccin HATableau 2 - Note *1,Tableau 2 - Note *2 |
1 dose pour adultes du vaccin HA |
1 dose pour adultes du vaccin HA OU 2 doses pour adultes du vaccin HAHBTableau 2 - Note *1 |
| Enfant ou adolescentTableau 2 - Note *3 avec antécédents de : | Options pour compléter la série de vaccins contre l’hépatite A |
1 dose pour enfants et adolescents du vaccin HAHB |
2 doses pour enfants et adolescents du vaccin HAHBTableau 2 - Note *4 OU 2 doses pour enfants et adolescents du vaccin HAHBTableau 2 - Note *1,Tableau 2 - Note *2 |
1 dose pour adultes du vaccin HAHB |
1 dose pour adultes du vaccin HAHB à moins d’avoir 16 ans ou plusTableau 2 - Note *5 OU 1 dose pour enfants et adolescents du vaccin HATableau 2 - Note *1,Tableau 2 - Note *2 |
2 doses pour enfants et adolescents du vaccin HAHB |
1 dose pour enfants et adolescents du vaccin HAHBTableau 2 - Note *4 OU 1 dose pour enfants et adolescents du vaccin HATableau 2 - Note *1,Tableau 2 - Note *2 |
2 doses pour adultes du vaccin HAHB |
Aucune dose supplémentaire à moins d’avoir 16 ans ou plusTableau 2 - Note *5 |
1 dose pour enfants et adolescents du vaccin HA |
1 dose pour enfants et adolescents du vaccin HA |
Vaccin
HA-Typh-I
Une dose du vaccin HA-Typh-I est donnée dans le cadre de la primovaccination
chez les personnes âgées de 16 ans et plus. Pour assurer une protection
prolongée contre l’infection par le VHA, une dose de rappel du vaccin HA
monovalent devrait être administrée de 6 à 36 mois plus tard. Sinon, le
vaccin HA-Typh-I peut être donné comme vaccin de rappel après 36 mois. Le
vaccin HA-Typh-I peut être utilisé comme vaccin de rappel chez les personnes
ayant reçu le vaccin HA 36 mois plus tôt et qui nécessitent une protection
contre la typhoïde. Veuillez consulter le chapitre Vaccin
contre la typhoïde de la partie 4 pour obtenir davantage de
renseignements.
| Vaccin | Antigène(s)Tableau 3 - Note * | Dose | Calendrier (Mois : 1re dose = mois 0) |
ÂgeTableau 3 - Note ** |
|---|---|---|---|---|
|
||||
| AVAXIM® | 160 unités d’antigène du VHA | 0,5 ml | 0, de 6 à 36 | 12 ans et plus |
| AVAXIM® Pédiatrique | 80 unités d’antigène du VHA | 0,5 ml | 0, de 6 à 12 | 1 à 15 ans |
| HAVRIX® 1440 | 1440 unités ELISA du VHA | 1,0 ml | 0, de 6 à 12 | 19 ans et plus |
| HAVRIX® 720 Junior | 720 unités ELISA du VHA | 0,5 ml | 0, de 6 à 12 | 1 à 18 ans |
| VAQTA® | 50 unités du VHA | 1,0 ml | 0, 6 | 18 ans et plus |
| VAQTA® Pédiatrique | 25 unités du VHA | 0,5 ml | 0, de 6 à 18 | 1 à 17 ans |
| TWINRIX® | 720 unités ELISA du VHA 20 µg du VHB |
1,0 ml | 0, 1, 6 ou 0, jour 7, jour 21, mois 12 |
19 ans et plus |
| 0, de 6 à 12 | 1 à 15 ans | |||
| TWINRIX® Junior | 360 unités ELISA du VHA 10 µg du VHB |
0,5 ml | 0, 1 et 6 | 1 à 18 ansTableau 3 - Note *** |
| ViVAXIM® | 160 unités d’antigène du VHA, Salmonella typhi | 1,0 ml | 0, dose de rappel du vaccin HA aux mois de 6 à 36 ou du vaccin HA-Typh-I au mois 36 | 16 ans et plus |
Pour connaître les
recommandations concernant les différents vaccins, veuillez consulter le
feuillet du produit ou les renseignements figurant dans les monographies de
produits autorisés par Santé Canada, qui sont accessibles à partir de la Base
de données sur les produits pharmaceutiques
.
Veuillez consulter le chapitre Vaccin contre l’hépatite B de la partie 4 pour obtenir davantage de renseignements.
Voie d’administration
Le vaccin à composant anti-hépatite A doit être
administré par voie intramusculaire. Veuillez consulter
le chapitre Méthodes d’administration des vaccins, de
la partie 1 pour obtenir davantage de renseignements.
On s’attend à ce que les concentrations assurant une protection persistent au moins 20 ans, voire la vie entière, après la vaccination par 2 doses du vaccin HA. On observe le développement d’une mémoire immunitaire indiquant que le sujet demeure protégé même en l’absence de concentrations d’anticorps mesurables.
Il convient d’envisager le recours à des tests sérologiques avant l’immunisation chez les populations où les taux d’immunité préexistante pourraient être plus élevés, comme les Canadiens d’un certain âge, les personnes originaires de régions où l’HA est endémique et les sujets ayant des antécédents d’hépatite ou d’ictère dont l’étiologie pourrait être liée à l’HA.
L’exécution systématique d’un test sérologique n’est pas recommandée après l’administration d’un vaccin à composant anti-hépatite A.
Conserver le vaccin à composant anti-hépatite A à une température de +2 °C à +8 °C. Ne pas congeler. Administrer le vaccin HA-Typh-I sans délai, une fois le mélange terminé. Veuillez consulter le chapitre Manipulation et entreposage des agents immunisants de la partie 1 pour obtenir davantage de renseignements généraux et la partie 5, Agents d’immunisation passive pour obtenir davantage de renseignements sur l’entreposage des immunoglobulines.
Les vaccins HA et HAHB peuvent être administrés en même temps que d’autres vaccins ou avec des Ig, mais à un point d’injection différent et à l’aide d’une aiguille et d’une seringue distinctes. Veuillez consulter le chapitre Moment propice à la vaccination de la partie 1 pour obtenir davantage de renseignements généraux.
Veuillez consulter le chapitre Innocuité des vaccins et effets secondaires suivant l’immunisation, de la partie 2 pour obtenir davantage de renseignements généraux.
Vaccin HA
Le vaccin HA est bien toléré. Les réactions
sont généralement bénignes et transitoires, et se limitent habituellement à une
douleur et à une rougeur au point d’injection. Parmi les autres réactions
fréquentes, on note les suivantes : céphalées, irritabilité, malaise,
fièvre, fatigue et symptômes gastro-intestinaux. On observe moins souvent de
réactions au point d’injection chez les enfants que chez les adultes (21 %
par rapport à 56 %), et les effets systémiques bénins sont également moins
fréquents chez eux (de 2 à 9 % par rapport à 16 %). On n’a pas
constaté de différence significative dans les réactions selon qu’il s’agisse de
la dose initiale ou de doses subséquentes du vaccin, ou selon la présence d’une
immunité préexistante.
Vaccin HAHB
L’administration du
vaccin HAHB n’est pas associée à une fréquence accrue d’effets secondaires par
rapport au vaccin HA administré seul ou en même temps que le vaccin HB à un
point d’injection différent. L’administration de doses pour adultes de vaccin
HAHB à des enfants, selon le calendrier à 2 doses, n’a pas été associée à
une fréquence plus élevée d’effets secondaires que celle normalement liée à la
dose pédiatrique.
Ig
Le patient peut
éprouver une douleur ou une sensibilité au site d’injection et développer de l’urticaire
ou une angioneurose cutanée.
Les effets secondaires graves sont rares après l’immunisation et, dans la plupart des cas, les données sont insuffisantes pour établir un lien de causalité. On a déjà observé des réactions anaphylactiques consécutives à l’administration d’un vaccin à composant anti-hépatite A, mais seulement dans de très rares cas.
Bien que certains aient prétendu ou déclaré avoir observé des effets secondaires graves et l’apparition de maladies chroniques suivant l’administration du composant anti-hépatite B du vaccin HAHB, les études effectuées n’ont pas révélé de lien causal. Les maladies chroniques et les effets graves évoqués sont notamment les suivants : syndrome de fatigue chronique, sclérose en plaques, syndrome de Guillain-Barré, polyarthrite rhumatoïde, maladie auto-immune et syndrome de mort subite du nourrisson.
Les dispensateurs de vaccins sont priés de signaler aux responsables de la santé publique locaux tout effet secondaire grave ou inattendu qu’ils estiment être temporellement associés à la vaccination. Une manifestation clinique inhabituelle (MCI) inattendue est un effet secondaire qui ne figure pas dans les renseignements disponibles sur le produit mais qui peut être attribuable à l’immunisation, ou encore une modification de la fréquence d’une MCI connue. Veuillez-vous référer Déclaration de manifestations cliniques inhabituelles (MCI) à la suite d’une immunisation au Canada du chapitre Innocuité des vaccins de la Partie 2 pour obtenir davantage de renseignements sur la déclaration des effets secondaires suivant l’immunisation (ESSI aussi appelés manifestations cliniques inhabituelles [MCI]).
Les vaccins à composant anti-hépatite A et les immunoglobulines sont contre-indiqués chez les personnes ayant déjà eu une réaction anaphylactique au produit et chez les personnes ayant une hypersensibilité immédiate ou anaphylactique établie à l’un ou l’autre des composants du produit ou de son contenant.
Voir Tableau 1 et Tableau 2 du chapitre sur les Considérations générales de la partie 1 pour obtenir les listes de tous les vaccins ainsi que de tous les agents d’immunisation passive homologués au Canada, et pour connaître leur contenu. Dans le cas des vaccins à composant anti-hépatite A, voici les allergènes potentiels :
Des protéines de levure sont utilisées dans la fabrication des vaccins HB et HAHB. Les vaccins TWINRIX® et TWINRIX® Junior contiennent une petite quantité de protéines de levure. L’hypersensibilité à la levure est très rare et des antécédents personnels d’allergie à la levure ne sont pas fiables généralement. Dans les cas où on soupçonne une hypersensibilité ou une allergie non anaphylactique aux composants vaccinaux, une enquête est recommandée, qui peut comprendre l’immunisation dans un milieu contrôlé. Il est conseillé de consulter un allergologue.
L’innocuité du vaccin HA ou HAHB durant la grossesse n’a pas fait l’objet d’essais cliniques. Cependant, étant donné que les vaccins sont préparés à partir de virus inactivés, le risque pour le fœtus en développement est théorique.
L’administration du vaccin à composant anti-HA devrait être retardée chez les personnes atteintes d’une maladie aiguë modérée ou grave. Dans le cas d’une maladie aiguë mineure (avec ou sans fièvre), la personne peut être vaccinée.
Veuillez consulter le chapitre Contre-indications et précautions générales de la partie 2 pour obtenir davantage de renseignements généraux.
Les vaccins monovalents HA peuvent être utilisés de manière interchangeable. N’importe quel vaccin HA indiqué pour l’âge de la personne à vacciner sera efficace à titre de rappel, même si la dose initiale venait d’un fabricant différent. Veuillez consulter le chapitre Principes de l’interchangeabilité des vaccins de la partie 1 pour obtenir davantage de renseignements généraux.
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