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Bien que certains facteurs doivent être pris en considération lorsqu'on vaccine des personnes atteintes de troubles hémorragiques, celles-ci devraient recevoir tous les vaccins recommandés conformément aux calendriers courants. Avant d'administrer le premier vaccin aux enfants à l'âge de 2 mois, les cliniciens devraient s'assurer de l'absence de symptômes ou de signes compatibles avec un trouble hémorragique non diagnostiqué. Si de tels signes et symptômes sont présents, un diagnostic devrait être posé avant le début de l'immunisation.
Les personnes qui suivent un traitement à faibles doses d'acide acétylsalicylique et une anticoagulothérapie prolongée soit à la warfarine (Coumadin) ou à l'héparine ne courent pas un plus grand risque de complications et peuvent être immunisées sans danger par voie intramusculaire ou sous-cutanée sans qu'on doive interrompre leur anticoagulothérapie.
Il faut bien soupeser les risques et les avantages liés aux injections intramusculaires dans les cas de troubles hémorragiques avant de choisir la voie d'administration. En général, les injections sous-cutanées sont utilisées de préférence aux injections intramusculaires dans cette population, et cette voie devrait être envisagée lorsqu'on sait que l'efficacité dans les deux cas est la même, en particulier si une personne souffre d'un trouble hémorragique irréversible. Pour plus d'information sur les vaccins qui peuvent être administrés par voie sous-cutanée, le lecteur est prié de se reporter au tableau 1 du chapitre Considérations générales. Chez les sujets souffrant de troubles hémorragiques incurables, les injections intramusculaires dans la région fessière devraient dans la mesure du possible être évitées.
Lorsque des vaccins doivent être administrés par voie intramusculaire ou lorsqu'on craint qu'une injection puisse entraîner une hémorragie, le vaccin devrait si possible être donné après l'administration d'un facteur de coagulation ou la correction du trouble hémorragique.
On utilisera une aiguille de petit calibre et de la longueur appropriée. Après l'injection, il faut exercer une pression, mais sans friction, sur le point d'injection pendant au moins 5 minutes.
Bien que les produits dérivés du plasma actuellement disponibles aient tous été testés avant leur administration pour voir s'ils étaient contaminés par des virus, on devrait considérer toute personne souffrant de troubles hémorragiques comme étant plus à risque de contracter l'hépatite A ou B, et elle devrait être invitée à se faire vacciner contre ces maladies. Même lorsque des produits thérapeutiques recombinants sont utilisés, l'immunisation est toujours recommandée advenant l'épuisement des stocks de produits recombinants, les patients étant alors obligés d'opter pour des dérivés plasmatiques dans un court délai. Prière de se reporter au chapitre Vaccin contre l'hépatite A, et le chapitre Vaccin contre l'hépatite B, pour obtenir de l'information sur la posologie.
Makris M, Conlon CP, Watson HG. Immunization of persons with bleeding disorders. Haemophilia 2003; 9(5):541-46.
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