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Les bébés prématurés dont l'état clinique est satisfaisant devraient recevoir les doses de vaccin appropriées pour leur âge, au même âge chronologique et conformément au même calendrier que les nourrissons nés à terme, peu importe leur poids à la naissance. Chez les prématurés, les anticorps maternels sont présents à des concentrations plus faibles et pendant une plus courte période que chez les enfants matures. Les maladies évitables par la vaccination peuvent être également plus graves dans cette population. L'immunisation des prématurés ne devrait donc pas être retardée.
La réponse immunitaire à la vaccination dépend généralement de l'âge chronologique et non de la maturité. Bien que les études donnent des résultats contradictoires, les bébés prématurés peuvent produire une réponse immunitaire plus faible à plusieurs vaccins que les témoins nés à terme. Malgré tout, l'efficacité des vaccins demeure élevée. Plusieurs études récentes ont révélé que les nourrissons prématurés en bonne santé tolèrent généralement bien les vaccins et présentent de faibles taux d'effets secondaires qui sont similaires à ceux des nourrissons nés à terme. Dans ces études, on a évalué des vaccins combinés pentavalents, le vaccin contre l'hépatite B et les nouveaux vaccins conjugués contre le pneumocoque et le méningocoque.
Il se peut qu'on observe une augmentation transitoire ou une récurrence de l'apnée et de la bradycardie après la vaccination chez les bébés prématurés et de très faible poids à la naissance (1 500 g) qui sont toujours hospitalisés au moment de l'immunisation. Ces troubles disparaissent dans les 48 heures et n'entravent pas les progrès cliniques généraux de l'enfant. Le risque de survenue de tels événements est plus élevé chez les nourrissons qui ont toujours des problèmes cardiorespiratoires au moment de la vaccination mais ils peuvent également se produire chez les enfants cliniquement stables. En conséquence, il est recommandé que les bébés prématurés hospitalisés fassent l'objet d'une surveillance cardiaque et respiratoire continue pendant 48 heures après leur première immunisation.
La réponse au vaccin contre l'hépatite B peut être atténuée chez les nourrissons dont le poids de naissance est de < 2 000 g. L'immunisation systématique des nourrissons dont la mère est négative pour l'antigène de surface de l'hépatite B (AgHBs) devrait être reportée jusqu'à ce que le poids de l'enfant atteigne 2 000 g ou jusqu'à ce qu'il soit âgé de 1 mois. Les bébés prématurés dont la mère est AgHBs positive devraient malgré tout recevoir des immunoglobulines anti-hépatite B (HBIg) dans les 12 heures suivant la naissance ainsi que la dose adéquate de vaccin dès la naissance. Ces nourrissons doivent recevoir une quatrième dose du vaccin contre l'hépatite B (pour plus de détails, prière de se reporter au chapitre Vaccin contre l'hépatite B).
Si l'on ne connaît pas l'état immunitaire de la mère, le vaccin devrait être administré conformément aux recommandations concernant les nourrissons dont la mère est AgHBs positive. L'état maternel devrait être établi dans les 12 heures suivantes, et si la mère est AgHBs positive, le nourrisson devrait également recevoir des HBIg.
Tous les enfants de < 2 ans sont maintenant considérés comme des cas à haut risque de morbidité importante et de mortalité dues à l'influenza et devraient être immunisés dès l'âge de 6 mois, y compris les bébés prématurés. Les contacts familiaux de tous les nourrissons de < 23 mois, y compris de ceux de < 6 mois (qui sont trop jeunes pour recevoir eux-mêmes le vaccin contre l'influenza) devraient également être immunisés afin d'empêcher la transmission familiale du virus à l'enfant (pour plus de détails, prière de se reporter au chapitre sur le Vaccin contre l'influenza).
Les nourrissons nés après 32 semaines et 0 jour de gestation ou plus tôt qui sont âgés de ≤ 6 mois (avec ou sans dysplasie broncho-pulmonaire [DBP]) au début de la saison de l'infection à VRS, les nourrissons nés entre 32 et 35 semaines de gestation dans des communautés isolées où les soins hospitaliers ne sont pas facilement accessibles, de même que les enfants âgés de ≤ 24 mois atteints de DBP qui ont besoin d'oxygène ou d'un traitement médical pour cette maladie dans les 6 mois précédant la saison de l'infection à VRS et les enfants de < 2 ans qui présentent une cardiopathie congénitale cyanogène ou non cyanogène hémodynamiquement significative devraient être considérés comme des candidats possibles au traitement par l'anticorps monoclonal anti-VRS, le palivizumab, pour réduire le risque d'infection grave à VRS nécessitant une hospitalisation, ainsi qu'une oxygénothérapie d'appoint (pour plus de détails, prière de se reporter au chapitre Agents d'immunisation passive).
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