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Comparaison des effets des maladies et des vaccins ![]()
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| Effets de la maladie* | Effets secondaires du vaccin | |
| Incidence avant le vaccin | Incidence après le vaccin | |
| Diphtérie Les symptômes découlent d’une infection locale des voies respiratoires, pouvant entraîner une gêne respiratoire, ou encore d’une infection de la peau ou des muqueuses, ou de la dissémination de la toxine diphtérique, pouvant causer des lésions cardiaques et neurologiques. Le taux de létalité variait entre 5 et 10 %, les plus hauts taux étant enregistrés chez les très jeunes et les personnes âgées. |
Vaccin DCaT/VPI/Hib : Les effets secondaires graves suivant l’immunisation sont rares. Les réactions indésirables les plus fréquentes sont l’érythème, l’oedème et la douleur au point d’injection. Certaines réactions générales comme la fièvre et l’irritabilité sont moins fréquentes. Un érythème et un oedème de plus de 3,5 cm de diamètre et accompagnés d’une douleur minimale sont plus fréquents chez les enfants qui reçoivent la cinquième dose consécutive du vaccin à l’âge de 4 à 6 ans et ont été signalés chez jusqu’à 16 % des enfants. Chez les personnes plus âgées qui reçoivent la dose de rappel de dT, des réactions au point d’injection sont signalées chez environ 10 % des vaccinés. | |
| Période de 5 ans : 1925-1929 Taux annuel moy.* : 84,2 Nbre annuel max. : 9 010 cas |
Période de 5 ans : 2000-2004 Taux annuel moy. : 0 Nbre annuel max. : 1 cas |
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| Tétanos Le tétanos est une infection aiguë, souvent mortelle, due à une neurotoxine extrêmement puissante, qui se caractérise par des contractures généralisées et des spasmes convulsifs des muscles squelettiques. Cette raideur musculaire touche habituellement les muscles masticateurs (trismus) ainsi que le cou, puis se généralise. Le taux de létalité est d’environ 10 %, mais peut être beaucoup plus élevé. Le risque est le plus grand chez les très jeunes ou les personnes âgées. |
Voir les effets secondaires ci-dessus du vaccin DCaT/ VPI/Hib. | |
| Période de 5 ans : 1935-1939 Taux annuel moy. : 0,13 Nbre annuel max. : 25 cas |
Période de 5 ans : 2000-2004 Taux annuel moy. : 0,01 Nbre annuel max. : 8 cas |
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| Coqueluche La coqueluche est une infection respiratoire très contagieuse qui cause une toux pouvant s’accompagner de vomissements ou de haut-le-coeur et qui touche les personnes de tout âge; elle est plus grave chez les jeunes nourrissons. Un à trois décès sont enregistrés chaque année au Canada, surtout chez les jeunes nourrissons. Au nombre des complications figurent l’apnée, les convulsions, la pneumonie, et, rarement, la mort. |
Voir les effets secondaires ci-dessus du vaccin DCaT/ VPI/Hib. Le taux de réactions est plus faible avec le vaccin acellulaire contre la coqueluche qu’avec le vaccin à germes entiers utilisé avant 1997. |
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| Période de 5 ans : 1938-1942 Taux annuel moy. : 156,0 Nbre annuel max. : 19 878 cas |
Période de 5 ans : 2000-2004 Taux annuel moy. : 10,4 Nbre annuel max. : 4 751 cas |
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| Poliomyélite Plus de 90 % des infections sont asymptomatiques ou non spécifiques. Une paralysie flasque survient dans moins de 1 % des infections; la paralysie est souvent asymétrique et accompagnée de fièvre au début. Environ 5 à 10 % des personnes paralysées meurent. La poliomyélite a été éliminée au Canada. |
Voir les effets secondaires ci-dessus du vaccin DCaT/ VPI/Hib. Comme le vaccin utilisé au Canada est le VPI, il n’y a plus de risque d’être infecté par la souche vaccinale du virus. |
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| Période de 5 ans : 1950-1954 Taux annuel moy. : 17,3 Nbre annuel max. : 1 584 cas |
Période de 5 ans : 2000-2004 Taux annuel moy. : 0 Nbre annuel max. : 0 cas |
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| Hib chez les enfants de < 5 ans Les infections à Hib étaient la principale cause de méningite bactérienne chez les enfants avant l’introduction des vaccins contre le Hib. Environ 55 à 65 % des enfants touchés étaient atteints de méningite, et les autres souffraient d’épiglottite, de bactériémie, de cellulite, de pneumonie ou d’arthrite septique. Le taux de létalité de la méningite est d’environ 5 %. Des séquelles neurologiques graves sont observées chez 10 à 15 % des survivants et la cécité chez 15 à 20 % (grave chez 3 à 7 %). |
Voir les effets secondaires ci-dessus du vaccin DCaT/ VPI/Hib. Une réaction locale au point d’injection, notamment de la douleur, un érythème et un oedème, survient chez 5 à 30 % des enfants vaccinés. Les symptômes sont bénins et se résorbent habituellement dans les 24 heures. Une méta-analyse récente, qui a porté sur 257 000 nourrissons, n’a pas fait état d’effets secondaires graves après l’administration du vaccin conjugué contre Hib. |
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| Infection invasive à Hib < 5 ans. Période de 5 ans : 1986-1990 Taux annuel moy. : 22,7 Nbre annuel max. : 526 cas |
Infection invasive à Hib < 5 ans. Période de 5 ans : 2000-2004 Taux annuel moy. : 0,9 Nbre annuel max. : 17 cas |
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| Rougeole Des complications comme la bronchopneumonie et l’otite moyenne surviennent chez environ 10 % des vaccinés. L’encéphalite survient dans 1/1 000 cas (fatale chez 15 % et séquelles neurologiques chez 25 %). La panencéphalite sclérosante subaiguë (PESS) est une complication rare mais mortelle. Le taux de létalité est de < 0,05 %. Grâce au calendrier à deux doses, la rougeole indigène a été éliminée au Canada. |
Le vaccin contre la rougeole est administré en association avec les vaccins contre la rubéole et contre les oreillons (RRO). Vaccin RRO : Malaise et fièvre, avec ou sans éruption cutanée non infectieuse chez environ 5 % des vaccinés; jusqu’à 1 % peuvent présenter une parotidite, environ 5 % présentent une adénopathie, une raideur de la nuque ou des douleurs articulaires. Des arthralgies ou une arthrite transitoires peuvent survenir et sont plus fréquentes chez les femmes pubères. Une thrombocytopénie transitoire se déclare environ 1 fois sur 30 000, et une encéphalite, 1 fois sur 1 million. |
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| Période de 5 ans : 1950-1954 Taux annuel moy. : 369,1 Nbre annuel max. : 61 370 cas |
Période de 5 ans : 2000-2004 Taux annuel moy. : 0,2 Nbre annuel max. : 199 cas |
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| Oreillons 40 % présentent une parotidite aiguë, qui est unilatérale dans 25 % de ces cas. Complications relativement fréquentes mais séquelles permanentes rares; une orchite se déclare chez 20 à 30 % des hommes pubères, et une ovarite chez 5 % des femmes pubères. Une surdité transitoire, mais parfois permanente, est observée chez 0,5 à 5,0 cas pour 100 000. L’encéphalite est rare (< 1/50 000 cas). Les oreillons causent parfois l’infertilité ou la surdité. |
Le vaccin contre les oreillons est administré en association avec les vaccins contre la rougeole et contre la rubéole (RRO). Voir rougeole pour les effets secondaires du RRO |
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| Période de 5 ans : 1950-1954 Taux annuel moy. : 248,9 Nbre annuel max. : 43 671 cas |
Période de 5 ans : 2000-2004 Taux annuel moy. : 0,3 Nbre annuel max. : 202 cas |
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| Rubéole L’encéphalite survient dans 1/6 000 cas. Le principal objectif est la prévention de l’infection rubéoleuse chez les femmes enceintes et du syndrome de rubéole congénitale (SRC). Les infections durant les 10 premières semaines de gestation sont associées à un risque de SRC de l’ordre de 85 %. Peut entraîner un avortement spontané, une mortinaissance et des malformations foetales (cardiopathie congénitale, cataractes, surdité et déficience intellectuelle). |
Le vaccin contre la rubéole est administré en association avec les vaccins contre la rougeole et contre les oreillons (RRO) Voir rougeole pour les effets secondaires du RRO. |
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| Période de 5 ans : 1950-1954 Taux annuel moy. : 105,4 Nbre annuel max. : 37 917 cas |
Période de 5 ans : 2000-2004 Taux annuel moy. : 0,1 Nbre annuel max. : 29 cas |
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| Varicelle Infections bactériennes secondaires (5-10 % des cas), baisse du nombre de plaquettes (1-2 %), hospitalisation (2-3 pour 1 000 cas), ataxie cérébelleuse (1:4 000), encéphalite (1:5 000), infection invasive à streptocoque du groupe A (5:100 000), zona durant l’enfance (68:100 000 personnes-années), varicelle congénitale (jusqu’à 2 % des foetus dont la mère a été infectée entre la 13e et la 20e semaine de gestation). Le taux de létalité est le plus élevé chez les adultes (30 décès/100 000 cas), puis chez les nourrissons de moins de un an (7 décès/100 000 cas) et enfin chez les enfants de 1 à 19 ans (1-1,5 décès/100 000 cas). |
Douleur locale, oedème et fièvre légère chez 10 à 20 % des vaccinés, et éruption varicelliforme chez 1 à 5 %. Zona post-vaccinal (2,6 pour 100 000 doses). Les effets secondaires graves sont rares après l’immunisation. Pas de décès ni de varicelle congénitale associés à la vaccination. | |
| Environ 350 000 cas par année au Canada | Il est difficile d’évaluer l’effet de l’immunisation sur l’incidence de la maladie parce qu’un grand nombre d’infections varicelleuses ne sont pas déclarées au Canada | |
| *Tous les taux sont calculés pour 100 000 habitants. | ||
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