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    Agence de santé publique du Canada
Relevé des maladies transmissibles au Canada

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Volume : 21S3 • octobre 1995

Recommendations Canadiennes pour la prévention et le traitement du paludisme (malaria) chez les voyageurs internationaux
1995


Traitement du paludisme causé par les espèces autres que P. falciparum

Depuis plus de 40 ans, la chloroquine a été le médicament de choix pour le traitement du paludisme dû à des plasmodies autres que P. falciparum. Ailleurs qu'en Nouvelle-Guinée, la chloroquine demeure le traitement de choix pour ces infections (voir le tableau 2). L'utilisation de la primaquine dans le cas des infections à P. vivax et P. ovale a été abordée précédemment.

Des rapports récents ont confirmé la présence et la forte prévalence (22 %) de l'infection à P. vivax chloroquino- résistante dans l'Irian Jaya (Nouvelle-Guinée). Des cas sporadiques de paludisme à P. vivax chloroquinorésistant ont été signalés ailleurs, en Indonésie, en Papouasie- Nouvelle-Guinée, dans les Îles Salomon, au Brésil et au Myanmar. On ne peut plus pour le moment compter sur la chloroquine pour la chimiosuppression ou le traitement de l'infection à P. vivax contractée en Nouvelle-Guinée. On ignore quel est le traitement optimal à administrer dans les cas de paludisme à vivax contracté en Nouvelle-Guinée. Bien qu'elle soit efficace, la quinine doit être administrée en plus fortes doses pour guérir les infections à P. vivax en Nouvelle-Guinée. La méfloquine et l'halofantrine peuvent être utiles, mais ces deux antipaludéens n'ont pas fait l'objet d'essais cliniques suffisants. Devant de tels cas, il faut consulter un spécialiste des maladies infectieuses et tropicales.

 

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Dernière mise à jour : 1996-07-31 début