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Relevé des maladies transmissibles au Canada (RMTC)

ISSN 1719-3109 (En direct)


RMTC : Volume 40-10, 15 mai 2014

[Table des matières]

Résumé des recommandations du Comité consultatif de la médecine tropicale et de la médecine des voyages (CCMTMV) sur les problèmes liés au paludisme chez certains hôtes

Boggild A.Note de bas de page i, Brophy J.Note de bas de page ii, Charlebois P.Note de bas de page iii, Crockett M.Note de bas de page iv, Geduld J.Note de bas de page v, Ghesquiere W.Note de bas de page vi, McDonald P.Note de bas de page vii, Plourde P.Note de bas de page viii, Teitelbaum P.Note de bas de page ix, Tepper M.Note de bas de page x, Schofield S.Note de bas de page xi and McCarthy A. (présidente)Note de bas de page xii Note de bas de page *

Note de bas de page i
University Health Network, Toronto General Hospital (Toronto, Ontario)
Note de bas de page ii
Division des maladies infectieuses, Centre hospitalier pour enfants de l'est de l'Ontario (Ottawa, Ont.)
Note de bas de page iii
Médecine interne, Centre des services de santé des Forces canadiennes (Atlantique) (Halifax, N.-É.)
Note de bas de page iv
Pédiatrie et santé des enfants, Université du Manitoba (Winnipeg, Man.)
Note de bas de page v
Direction générale de la prévention et du contrôle des maladies infectieuses, Agence de la santé publique du Canada (Ottawa, Ont.)
Note de bas de page vi
Infectious Diseases and Internal Medicine, Université de la Colombie-Britannique (Victoria, C.-B.)
Note de bas de page vii
Direction des produits thérapeutiques, Santé Canada (Ottawa, Ont.)
Note de bas de page viii
Faculté de médecine, Université du Manitoba (Winnipeg, Man.)
Note de bas de page ix
Clinique santé-voyage Riverside (Ottawa, Ont.)
Note de bas de page x
Programme de lutte contre les maladies transmissibles, Direction de la protection de la santé de la Force (Ottawa, Ont.)
Note de bas de page xi
Entomologie de la lutte antiparasitaire, Direction de la protection de la santé de la Force (Ottawa, Ont.)
Note de bas de page xii
Clinique de médecine tropicale et de santé internationale, Division des maladies infectieuses, Campus général de l'Hôpital d'Ottawa (Ottawa, Ont.)
Note de bas de page *
Auteure-ressource : AMcCARTHY@Ottawahospital.on.ca

Résumé

Contexte : Au nom de l'Agence de la santé publique du Canada, le Comité consultatif de la médecine tropicale et de la médecine des voyages (CCMTMV) a formulé les Recommandations canadiennes pour la prévention et le traitement du paludisme (malaria) chez les voyageurs internationauxLien externe à l'intention des fournisseurs de soins de santé qui préparent les patients qui voyageront dans des régions impaludées et qui traitent les voyageurs qui sont revenus malades au pays.

Objectif : Donner des lignes directrices sur les problèmes liés au paludisme touchant certains hôtes.

Méthodologie : Le CCMTMV a examiné toutes les sources principales de renseignements sur la prévention du paludisme, de même que les recherches récentes et les données épidémiologiques nationales et internationales afin de proposer des lignes directrices adaptées au contexte canadien. Il a formulé ses recommandations dans le cadre d'une approche de la médecine fondée sur les preuves à l'aide d'échelles d'évaluation afin de déterminer le poids et la qualité des preuves.

Recommandations : Toutes les personnes visitant des régions impaludées devraient prendre des mesures de protection individuelle efficaces (insectifuges topiques, moustiquaires de lit, choix de comportement) et observer la chimioprophylaxie prescrite. La chimioprophylaxie pour les femmes enceintes et les femmes qui allaitent, et les enfants, requiert une attention particulière dans le contexte du trimestre de grossesse, de l'âge ou de la taille du nourrisson/de l'enfant et de l'état de la glucose-6-phosphate déshydrogénase (G-6-PD). Les recommandations pour les voyageurs faisant un séjour de longue durée, les expatriés et les personnes visitant des amis et de la famille ne sont pas sensiblement différentes de celles pour les voyageurs à court terme. Certains problèmes médicaux sous-jacents peuvent rendre les personnes plus vulnérables au paludisme. En outre, certaines affections ou leur traitement peuvent empêcher l'usage d'un ou de plusieurs antipaludéens.

Introduction

Le paludisme est une maladie infectieuse grave causée par cinq différentes espèces de Plasmodium : P. falciparum, P. vivax, P. ovale, P. malariæ et P. knowlesi. Le paludisme est transmis par la morsure d'un moustique anophèle femelle infecté. Les infections à P. falciparum sont associées aux taux de mortalité les plus élevés. Le taux de mortalité global du paludisme à P. falciparum varie d'environ 1 % à 5 % et grimpe pour atteindre 20 % dans les cas graves Note de bas de page 1.

Le Comité consultatif de la médecine tropicale et de la médecine des voyages (CCMTMV) donne de façon continue à l'Agence de la santé publique du Canada des conseils opportuns de nature médicale, scientifique et de santé publique concernant les maladies tropicales et les risques pour la santé associés aux voyages internationaux. Il s'agit d'un résumé d'une section des Recommandations canadiennes pour la prévention et le traitement du paludisme (malaria) chez les voyageurs internationaux, du CCMTMV, formulées à l'intention des fournisseurs de soins de santé qui préparent les patients qui voyageront dans des régions impaludées et qui traitent les voyageurs qui sont revenus malades au pays Note de bas de page 2. Ces lignes directrices comprennent une description complète des recommandations sur l'évaluation des risques, la prévention et le traitement du paludisme, une maladie qui demeure encore peu connue au Canada. Deux résumés supplémentaires des lignes directrices sont disponibles, ils sont axés sur la prévention et le traitement du paludisme Note de bas de page 3 Note de bas de page 4.

Certains groupes de voyageurs sont exposés à différents risques d'infection palustre par rapport au voyageur moyen. S'ils ne peuvent pas reporter leur voyage dans des régions à risque élevé de paludisme, les femmes enceintes et les femmes qui allaitent, et les jeunes enfants doivent recevoir une chimioprophylaxie antipaludéenne adaptée, car certains médicaments sont contre-indiqués. Les voyageurs faisant un séjour de longue durée, les expatriés et les personnes visitant des amis et de la famille peuvent percevoir différemment le risque de paludisme et observer différemment la chimioprophylaxie. Ils ont besoin d'obtenir de plus amples renseignements sur l'autodiagnostic et le traitement. Le problème des médicaments de contrefaçon est traité de façon particulière pour les voyageurs faisant un séjour de longue durée.

Méthodes

Le sous-comité sur le paludisme, un groupe de travail du CCMTMV, a élaboré les lignes directrices. Le processus mis en place pour les concevoir a été décrit précédemment Note de bas de page 3. Il comprenait un examen des recherches récentes et des données épidémiologiques nationales et internationales ainsi que la prise en compte d'autres facteurs, tels que l'épidémiologie du paludisme, ainsi que les valeurs et les préférences des voyageurs et des fournisseurs de soins de santé. Les recommandations dans le cadre d'une approche de la médecine fondée sur les preuves pour divers problèmes liés au paludisme touchant certains hôtes ont été formulées à l'aide d'échelles d'évaluation afin de déterminer le poids et la qualité des preuves.

Recommandations

Les recommandations du CCMTMV dans le cadre d'une approche de la médecine fondée sur les preuves en ce qui concerne la prévention et le traitement du paludisme chez certains hôtes sont résumées dans le Tableau 1. Une analyse de certaines recommandations principales suivra.

Enfants

Le paludisme touche de façon disproportionnée les enfants et peut se manifester par des symptômes qui ne sont pas spécifiques et qui ressemblent à d'autres maladies courantes chez l'enfant, ce qui peut retarder le diagnostic. Un paludisme grave ou avec complications, comme l'accès pernicieux à forme cérébrale, une anémie grave, un choc ou même la mort, peut se développer plus rapidement chez les enfants Note de bas de page 5.

Il faut éviter aux jeunes enfants les voyages dans des régions de transmission intense du paludisme, surtout si la maladie est résistante à la chloroquine Note de bas de page 6. Lorsque les voyages dans des régions impaludées sont inévitables :

  • Tous les enfants devraient prendre des mesures de protection individuelle efficaces (insectifuges topiques, moustiquaires de lit, choix de comportement) Note de bas de page 7 et observer une chimioprophylaxie antipaludéenne appropriée Note de bas de page 1 Note de bas de page 8.
  • Pour les régions où la maladie est résistante à la chloroquine, la méfloquine, la doxycycline (≥ 8 ans) et l'atovaquone/proguanil (≥ 5 kg) sont les médicaments les plus appropriés Note de bas de page 9 Note de bas de page 10 Note de bas de page 11 Note de bas de page 12.
  • La primaquine peut convenir aux enfants qui ne peuvent prendre des agents prophylactiques de première intention, une fois que le taux de G-6-PD a été confirmé Note de bas de page 13.
  • Prescrire des antipaludéens pour les bébés allaités même si leur mère prend des antipaludéens Note de bas de page 6 Note de bas de page 14.
  • Instructions précises relatives au dosage :
    • Prescrire suffisamment de comprimés, car il se pourrait que quelques doses soient vomies ou recrachées. Donner des instructions claires quant au moment où les doses que le patient n'a pas réussi à ingérer doivent être répétées.
    • Demander de couper au préalable ou d'écraser les comprimés, et les insérer dans des capsules pour un dosage plus précis et facile.
    • Décrire comment ajuster la dose des médicaments afin de l'augmenter à mesure que le poids de l'enfant augmente.
  • Expliquer qu'il existe peu de préparations pédiatriques et que pour cette raison, les comprimés antipaludéens peuvent être écrasés et mélangés avec quelque chose de sucré pour cacher leur goût désagréable.

Femmes enceintes et femmes qui allaitent

Les femmes enceintes devraient autant que possible reporter leur voyage dans des régions impaludées, surtout dans les régions où elles risquent de contracter le paludisme à P. falciparum pharmacorésistant Note de bas de page 15. Le paludisme accroît le risque de décès chez la femme enceinte et le nouveau-né, ainsi que le risque de fausse couche et de mortinaissance. Les femmes qui suivent une prophylaxie inefficace sont proportionnellement plus nombreuses à accoucher d'un bébé de faible poids Note de bas de page 15.

Si le voyage est inévitable :

  • les femmes enceintes et les femmes qui allaitent devraient prendre des mesures de protection individuelle (insectifuges topiques, moustiquaires de lit imprégnées d'insecticide, choix de comportement) Note de bas de page 16.
  • Prescrire la chimioprophylaxie selon la destination :
    • de la chloroquine dans les régions où les souches sont sensibles à la chloroquine;
    • de la méfloquine là où l'exposition au paludisme à P. falciparum résistant à la chloroquine est inévitable Note de bas de page 17 Note de bas de page 18 Note de bas de page 19;
    • discuter des avantages et des risques associés à l'atovaquone/proguanil après le premier trimestre chez les femmes qui ne peuvent éviter de voyager dans des zones où le paludisme est résistant à la méfloquine ou qui ne peuvent pas prendre la méfloquine Note de bas de page 20 Note de bas de page 21;
    • bien qu'ils puissent être pris sans danger durant la grossesse, la chloroquine et le proguanil sont inadéquats en tant qu'antipaludéens et ne peuvent être recommandés dans les zones de chloroquinorésistance Note de bas de page 22;
    • La doxycycline est contre-indiquée pendant la grossesse.

Les femmes qui allaitent devraient continuer de le faire si elles ont recours à une chimioprophylaxie qui est sûre pour les nourrissons (chloroquine, méfloquine, atovaquone/proguanil chez les nourrissons de ≥ 5 kg). L'absorption de la doxycycline par le lait maternel est probablement négligeable et l'allaitement n'est pas une contre-indication absolue de l'usage de la doxycycline par la mère Note de bas de page 23.

Migrants

Bien que la plupart des cas se développent dans les trois mois suivant la dernière exposition, le paludisme pourrait être la raison d'une fièvre qui se développe dans les 12 mois suivant le départ de la région impaludée Note de bas de page 24. Le risque de paludisme existe pour les migrants après leur arrivée au Canada.

  • Test de dépistage du paludisme chez les migrants ayant une fièvre inexpliquée depuis au moins 12 mois, après leur arrivée au Canada;
  • Envisager un dépistage du paludisme chez les migrants asymptomatiques nouvellement arrivés et qui proviennent de zones endémiques élevées, et traiter les cas qui présentent une parasitémie (hormis la présence de gamétocytes seulement) dans les frottis sanguins;
  • Demander aux migrants provenant de pays impaludés quels sont leurs projets de voyage afin de leur fournir des conseils sur le paludisme par anticipation Note de bas de page 25.

Voyageurs faisant un séjour de longue durée, expatriés et personnes visitant des amis et de la famille

Les recommandations pour la prévention du paludisme chez les voyageurs faisant un séjour de longue durée (plus d'un mois), les expatriés et les personnes visitant des amis et de la famille, sont très semblables aux recommandations standard pour les voyageurs faisant un bref séjour Note de bas de page 26 : utiliser la chimioprophylaxie antipaludéenne prescrite et les mesures de protection individuelle systématiquement, y compris les moustiquaires de lit imprégnées d'insecticide et les insectifuges topiques contenant 20 à 30 % de DEET ou 20 % d'icaridine.

Voici certains sujets à aborder lorsque l'on conseille des expatriés et des voyageurs faisant un long séjour à propos de la prévention du paludisme :

  • préoccupation possible concernant l'innocuité avec une utilisation prolongée de médicaments chimioprophylactiques;
  • recours aux mesures de protection individuelle à long terme;
  • coût des médicaments à long terme;
  • utilisation de médicaments achetés localement qui pourraient être contrefaits;
  • conseils contradictoires concernant la chimioprophylaxie et l'auto-traitement;
  • nécessité d'observance continue de la chimioprophylaxie.

Étant donné que le taux général de non-observance de la chimioprophylaxie est aussi élevé que 61 % Note de bas de page 27, les conseils offerts avant le départ devraient être axés sur les éléments suivants :

  • les symptômes et le risque du paludisme, en mettant l'accent sur la nécessité d'un diagnostic et d'un traitement précoces;
  • l'élaboration d'un plan d'accès à des soins médicaux satisfaisants en cas de maladie;
  • un traitement de réserve d'urgence (auto-traitement);
  • l'abordabilité de la chimioprophylaxie;
  • la probabilité que les médicaments antipaludéens locaux soient contrefaits Note de bas de page 28.
  • la perte de l'immunité partielle chez les personnes visitant des amis et la famille en raison de la résidence dans un pays sans paludisme Note de bas de page 25.

Le risque de paludisme chez les personnes visitant des amis et la famille est presque le même que celui pour les résidents locaux. Par contre, le risque de maladie grave est plus élevé en raison de la perte d'immunité partielle après avoir vécu dans une région non endémique Note de bas de page 25.

Les personnes visitant des amis et la famille ont tendance à :

Tableau 1 : Recommandations dans le cadre d'une approche de la médecine fondée sur les preuves en ce qui concerne la prévention et le traitement du paludisme chez certains hôtes
Recommandation Catégorie MFP Tableau 1 - Note de bas de page *
Tableau 1 - Note de bas de page *
MFP = Médecine fondée sur les preuves Les catégories MFP sont les suivantes :

Force de la recommandation :
A = Données suffisantes pour recommander l'utilisation
B = Données acceptables pour recommander l'utilisation
C = Données insuffisantes pour recommander ou déconseiller l'utilisation
D = Données acceptables pour déconseiller l'utilisation
E = Données suffisantes pour déconseiller l'utilisation

Qualité des preuves :
I = Données obtenues dans le cadre d'au moins un essai comparatif convenablement randomisé
II = Données obtenues dans le cadre d'au moins un essai clinique bien conçu, sans randomisation, d'études de cohortes ou d'études analytiques cas-témoins, réalisés de préférence dans plus d'un centre, à partir de plusieurs séries chronologiques, ou résultats spectaculaires d'expériences non comparatives
III = Opinions exprimées par des sommités dans le domaine et reposant sur l'expérience clinique, des études descriptives ou des rapports de comités d'experts.

Enfants
1. Il faut éviter aux jeunes enfants les voyages dans des régions de transmission intense du paludisme, surtout si la maladie est résistante à la chloroquine Note de bas de page 6. C III
2. Tous les enfants qui se rendent dans des régions impaludées devraient prendre des mesures de protection individuelle Note de bas de page 7. A I
3. Dans des zones de chloroquinorésistance, la méfloquine, la doxycycline (≥ 8 ans) et l'atovaquone/proguanil (≥ 5 kg) sont les médicaments de choix pour la chimioprophylaxie Note de bas de page 9 Note de bas de page 10 Note de bas de page 11 Note de bas de page 12. A I
4. La chimioprophylaxie à la primaquine peut convenir aux enfants qui ne peuvent prendre aucun des agents prophylactiques de première intention, après confirmation du statut de G-6-PD Note de bas de page 13. B II
Femmes enceintes
5. Les femmes enceintes devraient éviter de voyager dans des régions de transmission intense du paludisme Note de bas de page 15. C III
6. Les femmes enceintes qui voyagent dans des régions impaludées devraient prendre des mesures de protection individuelle, notamment utiliser des insectifuges topiques appropriés et des moustiquaires de lit imprégnées d'insecticide Note de bas de page 16. A I
7. Dans les régions où le paludisme est sensible à la chloroquine, les femmes enceintes devraient prendre de la chloroquine à titre prophylactique. A I
8. Lorsqu'on ne peut éviter l'exposition au paludisme à P. falciparum résistant à la chloroquine, les femmes enceintes devraient prendre de la méfloquine de la conception au premier trimestre (A II) de même que durant les deuxième et troisième trimestres de grossesse (A I) Note de bas de page 17 Note de bas de page 18 Note de bas de page 19. A II, A I
9. Il n'existe actuellement aucun antipaludéen approuvé chez les femmes enceintes qui voyagent dans des régions où le paludisme est résistant à la méfloquine. L'administration d'atovaquone/proguanil peut être envisagée après le premier trimestre après avoir bien soupesé les avantages et les risques Note de bas de page 20 Note de bas de page 21. B II
10. Bien qu'ils puissent être pris sans danger durant la grossesse, la chloroquine et le proguanil sont inadéquats en tant qu'antipaludéens et ne peuvent être recommandés dans les zones de chloroquinorésistance Note de bas de page 22. E I
Femmes qui allaitent
11. Les nourrissons devraient recevoir leur propre traitement chimioprophylactique adapté, même s'ils sont allaités Note de bas de page 23. A III
12. Les femmes qui allaitent un enfant de moins de 5 kg devraient éviter l'atovaquone/proguanil Note de bas de page 23. C II
13. Des données limitées semblent indiquer que l'absorption de la doxycycline par le lait maternel est négligeable et que l'allaitement n'est pas une contre-indication absolue de l'usage de la doxycycline par la mère Note de bas de page 23. C III
Migrants
14. Test de dépistage du paludisme chez les migrants ayant une fièvre inexpliquée depuis au moins 12 mois, après leur arrivée au Canada. C III
15. Envisager un dépistage du paludisme chez les migrants asymptomatiques nouvellement arrivés et qui proviennent de zones endémiques élevées, et traiter les cas qui présentent une parasitémie (hormis la présence de gamétocytes seulement) dans les frottis sanguins. C III
16. Demander aux migrants provenant de pays impaludés quels sont leurs projets de voyage. Cela peut donner l'occasion d'offrir des conseils de prévention concernant le paludisme Note de bas de page 25. C III
Voyageurs faisant un séjour de longue durée ou expatriés
17. Les recommandations relatives à la prévention du paludisme chez les personnes qui voyagent ou qui séjournent longtemps à l'étranger ne devraient pas différer sensiblement de celles qui s'appliquent aux courts séjours Note de bas de page 26. B III
18. Il est raisonnable d'apprendre aux voyageurs qui partent pour une longue période à se servir des tests de diagnostic rapide Note de bas de page 26 Note de bas de page 34. C III
19. Informer les voyageurs qui séjourneront longtemps à l'étranger et qui risquent d'acheter des médicaments dans des pays où il n'y a pas de contrôle de qualité au sujet des antipaludéens de contrefaçon Note de bas de page 35 Note de bas de page 37. C II
20. La primaquine devrait être considérée comme le médicament de choix pour la prophylaxie finale chez les militaires, les voyageurs partis pour une longue période ou les expatriés qui reviennent de régions de transmission de P. vivax Note de bas de page 26 Note de bas de page 38 Note de bas de page 39. A I
Personnes visitant des amis et la famille
21. Aviser les Canadiens qui rendent visite à des amis et parents et qui voyagent dans des pays impaludés du risque de paludisme, y compris la perte de l'immunité partielle liée au fait de vivre au Canada et du risque accru de maladie grave chez les enfants et les femmes enceintes Note de bas de page 25. C III
22. Prodiguer des conseils aux Canadiens qui rendent visite à des amis et parents et qui voyagent dans des pays impaludés concernant les mesures de protection individuelle (répulsifs, moustiquaires de lit, choix de comportement) et la chimioprophylaxie Note de bas de page 25. C III
23. Discuter de l'abordabilité de la chimioprophylaxie pour les Canadiens qui rendent visite à des amis et parents et qui voyagent dans des pays impaludés, en tenant compte du coût au moment de faire des choix Note de bas de page 25. C III
Voyageurs souffrant de comorbidités
24. Les personnes qui sont immunodéprimées ou souffrent de maladies concomitantes devraient consulter un spécialiste en médecine des voyages ou en maladies infectieuses Note de bas de page 40. B III
25. Avant de prescrire des antipaludéens à des personnes atteintes de problèmes de santé chroniques, y compris les personnes infectées par le VIH, il convient d'examiner soigneusement les interactions médicamenteuses potentielles et les chevauchements de toxicités Note de bas de page 41. A I
26. Les personnes infectées par le VIH qui sont enceintes ou qui souffrent d'une immunosuppression avancée doivent être incitées à choisir des régions où le paludisme n'est pas endémique ou à différer leur voyage jusqu'à la fin de leur grossesse ou jusqu'à la restauration de leur fonction immunitaire. B III
27. Offrir un traitement de réserve antipaludéen aux voyageurs aspléniques qui peuvent subir des retards lorsqu'il s'agit d'avoir accès à des soins appropriés en cas de maladie fébrile. A II
28. Avant qu'une personne traitée à la warfarine prenne de la méfloquine, de la doxycycline ou du proguanil (y compris dans l'association atovaquone/proguanil), un essai préalable avec dosage du RIN devrait être effectué Note de bas de page 42 Note de bas de page 43 Note de bas de page 44 Note de bas de page 45. A II
29. Éviter la chloroquine et la méfloquine en présence de troubles épileptiques chroniques. E II
30. Éviter la chloroquine et la méfloquine chez les voyageurs souffrant de myasthénie grave. E III
31. Passer soigneusement en revue les antécédents en matière de santé mentale avant de prescrire de la méfloquine pour s'assurer de l'absence de troubles psychotiques, dépressifs ou anxieux Note de bas de page 46. A I
32. La chloroquine peut exacerber le psoriasis. La méfloquine, la doxycycline et l'association atovaquone/proguanil sont préférables à la chloroquine chez les patients souffrant d'un psoriasis sous-jacent. B III
33. La primaquine ne doit pas être utilisée en tant que chimioprophylaxie en présence de déficit en G-6-PD. E II
34. L'association atovaquone/proguanil peut être le premier choix en tant que prophylaxie antipaludéenne en présence de porphyrie. B III
Innocuité à long terme de la chimioprophylaxie et mesures de protection individuelle

L'utilisation à long terme de la chimioprophylaxie recommandée pour les courts séjours à l'étranger n'entraîne pas un risque additionnel d'événements indésirables graves bien que les données sur l'efficacité et la tolérance des régimes recommandés soient limitées. Le Tableau 2 résume l'innocuité de la chimioprophylaxie pour l'utilisation à long terme.

Tableau 2 : Innocuité de la chimioprophylaxie pour l'utilisation à long terme
Médicament chimioprophylactique Effets de l'utilisation à long terme
Chloroquine Exige un examen ophtalmologique au moins tous les deux ans Note de bas de page 30. Cependant, la chloroquine est rarement indiquée, car la résistance à la chloroquine est très répandue.
Méfloquine Bien tolérée Note de bas de page 47 Note de bas de page 48 Note de bas de page 49 Note de bas de page 50.

La tolérance à la méfloquine s'améliore avec le temps, peut-être parce que les événements indésirables se manifestent relativement tôt Note de bas de page 47. Par conséquent, il ne semble pas qu'une utilisation prolongée augmente les risques Note de bas de page 28.

Atovaquone/proguanil Bien que les données sur l'utilisation prolongée de l'atovaquone/proguanil soient limitées, les composants individuels ont été utilisés pendant de longues périodes Note de bas de page 30.
Doxycycline Bien que les données soient limitées, il convient de signaler que ce médicament et la minocycline associée ont été utilisés pendant de longues périodes pour d'autres indications Note de bas de page 31.

À l'heure actuelle, il n'y aucun enregistrement de moustiquaires imprégnées d'insecticide à longue durée d'action au Canada. Les moustiquaires imprégnées d'insecticide peuvent être obtenues auprès de certaines cliniques santé-voyage canadiennes et d'autres fournisseurs nationaux et internationaux Note de bas de page 8:

  • L'insecticide imprégné dans la plupart des moustiquaires de lit commence à perdre son effet après 6 mois Note de bas de page 8.
  • La perméthrine liquide utilisée pour traiter les moustiquaires de lit n'est pas vendue au Canada;
  • Les voyageurs devraient renouveler le traitement à l'insecticide de leurs moustiquaires de lit au début de la saison des pluies.
Médicaments de contrefaçon

De nombreux expatriés et voyageurs faisant de longs séjours peuvent avoir l'occasion d'acheter leurs médicaments chimioprophylactiques et antipaludéens sans ordonnance dans les pharmacies locales, et ne sont pas en mesure d'évaluer l'authenticité de ces médicaments. Il convient d'encourager tous les voyageurs et expatriés à acheter une provision de médicaments dans des pays qui ont mis en place des mesures strictes de contrôle de la qualité Note de bas de page 35 Note de bas de page 36 Note de bas de page 37.

Pour l'achat à l'extérieur du Canada :

  • Le Coartem® (artéméther/luméfantrine) n'est pas encore homologué au Canada, mais est recommandé par l'OMS comme traitement de première intention contre le paludisme à P. falciparum. Les voyageurs devraient acheter ce médicament en Europe, aux États-Unis ou dans d'autres pays où une contrefaçon est peu probable Note de bas de page 39.
  • La prophylaxie par l'atovaquone/proguanil peut être trop coûteuse pour la majorité des utilisations à long terme. Les voyageurs faisant de longs séjours et les expatriés peuvent choisir d'acheter assez de médicaments pour une ou deux cures d'auto-traitement Note de bas de page 51.
Tests diagnostiques rapides

Les tests diagnostiques rapides  sont des outils diagnostiques essentiels lorsque l'on ne peut obtenir les résultats de la microscopie pour le paludisme en moins de 2 heures Note de bas de page 26. Les tests diagnostiques rapides sont simples à utiliser et n'exigent pas de matériel de laboratoire spécialisé ni de compétences particulières et peuvent être des accessoires très utiles pour le diagnostic du paludisme Note de bas de page 52. Toutefois, bon nombre de voyageurs sont incapables d'effectuer les procédures ou d'interpréter correctement les résultats Note de bas de page 26 Note de bas de page 53 Note de bas de page 54. Sans la formation adéquate du personnel de laboratoire, l'utilité des tests diagnostiques rapides peut ne pas être meilleure parmi les expatriés Note de bas de page 34 Note de bas de page 55. Néanmoins, les membres clés d'une communauté raisonnable d'expatriés pourraient être formés à l'utilisation et à l'administration d'un auto-traitement approprié Note de bas de page 26 Note de bas de page 34.

Auto-traitement de réserve d'urgence

L'auto-traitement est une mesure salvatrice temporaire à prendre dans un délai de 24 heures pendant qu'on tente d'obtenir l'aide d'un médecin. Les personnes qui se rendent dans une région présentant un risque élevé ne devraient pas compter uniquement sur l'auto-traitement Note de bas de page 40 Note de bas de page 56 Note de bas de page 57 Note de bas de page 58. Les régimes d'auto-traitement par région sont résumés dans le Tableau 3.

Les raisons de l'auto-traitement comprennent le voyage et le séjour :

Le traitement de réserve par l'atovaquone/proguanil ou la quinine et la doxycycline est recommandé pour les voyageurs qui ne peuvent obtenir un diagnostic dans les 24 heures.

Tableau 3 : Régime d'auto-traitement
Région Régime d'auto-traitement
Régions où les souches sont sensibles à la chloroquine Il convient d'amorcer l'auto-traitement à la chloroquine, puis continuer ou amorcer une prophylaxie à la chloroquine Note de bas de page 54 Note de bas de page 56 Note de bas de page 60.
Régions où la souche P. falciparum est résistante à la chloroquine ou à la chloroquine et à la méfloquine Il convient d'amorcer l'auto-traitement avec un médicament différent de celui utilisé pour la prophylaxie :
  1. atovaquone/proguanil (Malarone®) ou
  2. quinine et doxycycline par voie orale ou
  3. artéméther/luméfantrine (Coartem®), acheté dans un pays où les normes de contrôle de la qualité sont rigoureuses afin de réduire au minimum le risque d'utiliser un produit contrefait Note de bas de page 36 Note de bas de page 37 Note de bas de page 54 Note de bas de page 60.

Certains antipaludéens sont contre-indiqués pour le traitement du paludisme (auto-traitement ou autre) :

Prophylaxie finale

P. vivax et P. ovale peuvent persister dans le foie et causer des rechutes jusqu'à cinq ans après le départ d'une région impaludée. Le traitement anti-rechute à la primaquine réduit le risque de rechute en agissant contre les stades hépatiques de P. vivax et P. ovale. Le traitement anti-rechute à la primaquine est généralement prescrit pendant ou après les deux dernières semaines de la chimioprophylaxie aux personnes qui étaient dans des régions impaludées (la plupart des régions impaludées du monde, à l'exception de Haïti et de la République dominicaine) Note de bas de page 26 Note de bas de page 38 Note de bas de page 39 Note de bas de page 64. Le traitement anti-rechute à la primaquine est contre-indiqué chez les personnes présentant un déficit en G-6-PD, les femmes enceintes et les femmes qui allaitent si le nourrisson présente un déficit en G-6-PD.

Voyageurs souffrant de comorbidités

Des interactions entre le paludisme et d'autres problèmes médicaux sous-jacents peuvent entraîner une plus grande sensibilité au paludisme et une gravité accrue de ce dernier, ou encore des complications des problèmes médicaux sous-jacents en question. Certains problèmes médicaux sous-jacents peuvent être aggravés par un ou plusieurs antipaludéens, voire en proscrire totalement l'usage.

Entreprendre systématiquement une vérification de l'interaction médicamenteuse pour éviter tout potentiel d'interactions médicamenteuses indésirables, à moins que l'innocuité des médicaments du voyageur soit connue avec l'antipaludéen proposé.

Hôtes immunodéprimés

Les voyageurs immunodéprimés devraient soigneusement respecter les mesures de protection individuelle et la chimioprophylaxie.

VIH/sida

Des interactions importantes et complexes ont lieu entre le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) et P. falciparum. Évaluer les interactions médicamenteuses et tenir compte du risque de chevauchement des profils d'effets indésirables Note de bas de page 65. Le CCMTMV recommande de consulter un spécialiste en médecine des voyages/tropicale ou en maladies infectieuses et le spécialiste du VIH du voyageur Note de bas de page 40.

Asplénie

L'asplénie augmente le risque, l'ampleur et la durée de la parasitémie, même chez les personnes partiellement immunisées dans les pays impaludés Note de bas de page 41, et le risque de paludisme grave et mortel chez des voyageurs souffrant d'asplénie Note de bas de page 66. Il faut recommander, en plus des mesures prophylactiques, un auto-traitement de réserve, si le sujet doit se rendre dans des régions isolées ou dans des régions où l'accès aux soins médicaux est limité. Puisque la fièvre peut être due au paludisme ou à une infection bactérienne, il faut prescrire un traitement antibactérien de réserve Note de bas de page 67.

Autres maladies

Une liste des autres maladies et de leurs répercussions sur le choix de la chimioprophylaxie antipaludéenne est résumée dans le Tableau 4.

Tableau 4 : Autres maladies influant sur le choix de la chimioprophylaxie antipaludéenne
Maladie Répercussions sur le choix de la chimioprophylaxie antipaludéenne
Tableau 4 - Note de bas de page *
Consulter le Tableau 5.4.3 des Recommandations canadiennes pour la prévention et le traitement du paludisme (malaria) chez les voyageurs internationaux, pour connaître les éléments à prendre en compte en matière d'antipaludéens pour les personnes souffrant de troubles hépatiques ou rénaux
Coagulation anormale La méfloquine, la doxycycline et le proguanil peuvent potentialiser la warfarine Note de bas de page 42 Note de bas de page 43 Note de bas de page 44 Note de bas de page 45 Note de bas de page 68.

Il faut effectuer un essai de traitement médicamenteux plusieurs semaines avant le voyage et des tests en série du Rapport international normalisé (RIN) pour permettre un rajustement de la dose d'anticoagulant avant et après le voyage.

Troubles convulsifs Comme la chloroquine et la méfloquine peuvent exacerber certains troubles convulsifs, il faut prescrire d'autres agents. Rien n'indique que les convulsions fébriles chez les enfants soient une contre-indication de ces médicaments.

Une utilisation simultanée des médicaments anticonvulsifs qui induisent des enzymes microsomales hépatiques (p. ex. barbituriques, phénytoïne, carbamazépine) peut réduire les taux sériques et la demi-vie de la doxycycline, et peut nécessiter un rajustement de la dose Note de bas de page 45.

Myasthénie grave Les infections palustres peuvent exacerber la myasthénie grave. Il faut renforcer la prévention optimale par l'observance de la chimioprophylaxie et des mesures de protection individuelle.

Éviter la chloroquine, la méfloquine et la doxycycline, car elles ont été associées à l'aggravation des symptômes de myasthénie. On peut envisager la doxycycline chez les patients stables, en particulier ceux qui ne présentent que des symptômes ophtalmologiques, bien que le CCMTMV recommande un essai du traitement avant le voyage. Un essai avant le voyage du traitement par atovaquone/proguanil est recommandé, car il a été signalé que la monothérapie au proguanil aggravait les symptômes de myasthénie Note de bas de page 69.

La primaquine n'a pas été associée à des symptômes de myasthénie et peut représenter une option pour la prophylaxie contre l'infection à P. falciparum (après avoir éliminé tout déficit en G-6-PD) chez les voyageurs souffrant de myasthénie qui ne peuvent tolérer la doxycycline et l'atovaquone/proguanil.

Troubles psychiatriques Évaluer les antécédents de dépression, de trouble anxieux généralisé ou de psychose avant de prescrire de la méfloquine Note de bas de page 46 Note de bas de page 70.

Des effets neuropsychiatriques indésirables liés à la dose sont bien connus avec la méfloquine et, à un degré moindre, avec la chloroquine Note de bas de page 71 Note de bas de page 72.

Troubles hépatiques ou rénaux Des troubles hépatiques ou rénaux modérés ou graves peuvent modifier les concentrations sériques d'antipaludéens Tableau 4 - Note de bas de page *. Au besoin, il faut consulter un spécialiste en médecine des voyages/tropicale.

Une insuffisance rénale grave (clairance de la créatinine < 30 mL/min) est une contre-indication à l'utilisation de l'atovaquone/proguanil.

Psoriasis Éviter la chloroquine, car elle peut déclencher des éruptions aiguës de psoriasis Note de bas de page 73 Note de bas de page 74.
Déficit en glucose-6-phosphate déshydrogénase (G-6-PD) La primaquine est associée à un risque d'hémolyse potentiellement mortel. Bien que le déficit en G-6-PD soit une préoccupation des fabricants de chloroquine, les spécialistes ne considèrent pas cela comme une contre-indication, car une hémolyse importante est peu probable avec les doses prophylactiques.
Porphyrie Mis à part l'atovaquone/proguanil Note de bas de page 75, tous les agents chimioprophylactiques de première intention contre le paludisme peuvent être porphyrinogènes. À utiliser avec prudence.

Conclusion

Certains groupes de voyageurs ont besoin de renseignements supplémentaires pour la prévention et la prise en charge du paludisme. En outre, ils doivent reconnaître l'importance de l'observance des recommandations en matière de chimioprophylaxie et des mesures de protection individuelle. Le traitement varie selon l'espèce de plasmodies en cause, la gravité du paludisme et la région où la maladie a été contractée, et selon les interactions potentielles entre les médicaments utilisés pour le traitement des maladies chroniques et le traitement antipaludéen recommandé.

Remerciements

La présente déclaration a été préparée par Boggild A., Brophy J., Charlebois P., Crockett M., Geduld J., Ghesquiere W., McDonald P., Plourde P., Teitelbaum P., Tepper M., Schofield S. et McCarthy A.

Le CCMTMV tient à remercier Joanna Odrowaz et Elspeth Payne pour leur contribution à l'élaboration des sommaires et Manisha Kulkarni pour sa contribution à la déclaration.

Membres du CCMTMV : Boggild A., Brophy J., Bui Y. G., Crockett M., Ghesquiere W., Greenaway C., Henteleff A., Libman M., Teitelbaum P. et McCarthy A. (présidente)

Représentants chargés de la liaison : Hui C. (Société canadienne de pédiatrie) et Gershman M. (Centers for Disease Control and Prevention [É.-U.])

Membres d'office : Marion D. (Centre des services de santé des Forces canadiennes, ministère de la Défense nationale), McDonald P. (Division des médicaments anti-infectieux, Santé Canada), Schofield S. (Direction de la protection de la santé de la Force, ministère de la Défense nationale) et Tepper M. (Direction de la protection de la santé de la Force, ministère de la Défense nationale)

Membre émérite : Jeanes C.W.L.

Conflit d'intérêts

Il n'y a aucun conflit d'intérêts à déclarer.

Financement

Ce travail a été appuyé par l'Agence de la santé publique du Canada.

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