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ARCHIVÉ - Relevé des maladies transmissibles au Canada

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Volume 36 • DCC-13
Novembre 2010

Comité consultatif de la médicine tropicale et de la médecine des voyages (CCMTMV)*

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14 Pages - 370 ko

Déclaration sur les risques de blessure chez les voyageurs

Table des matières

Préambule

Le Comité consultatif de la médecine tropicale et de la médecine des voyages (CCMTMV) fournit à l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC), de façon continue et en temps utile, des conseils de nature médicale, scientifique et de santé publique concernant les maladies tropicales infectieuses et les risques pour la santé associés aux voyages à l’étranger. L’ASPC reconnaît que les conseils et les recommandations figurant dans cette déclaration reposent sur la pratique médicale et les connaissances scientifiques les plus à jour, et les diffuse dans le but d’informer les voyageurs ainsi que les professionnels de la santé qui sont appelés à leur prodiguer des soins.

Les personnes qui administrent ou utilisent des médicaments, des vaccins ou d’autres produits devraient bien connaître le contenu des monographies de produit ou des autres normes ou modes d’emploi approuvés. Les recommandations relatives à l’usage des produits et les autres renseignements présentés ici peuvent différer de ceux qui figurent dans la monographie ou toute autre norme ou instruction approuvée et pertinente établie par les fabricants autorisés. Rappelons que l’approbation demandée par les fabricants pour leurs produits, avec démonstration de leur innocuité et de leur efficacité à l’appui, ne s’applique qu’aux utilisations conformes à la monographie ou autre norme ou mode d’emploi approuvé.

Introduction

Toute déclaration sur les risques de blessures devrait commencer par une définition du terme « blessure », précisant que le terme « accident » correspond à une notion distincte et qu’il est obsolète dans ce cas. Une blessure n’est pas un accident : il s’agit plutôt d’un événement prévisible et donc évitable. Malheureusement, comme les blessures sont encore vues comme des accidents, donc essentiellement inévitables, elles ne sont pas considérées comme un problème important de santé publique. À l’échelle mondiale, le nombre annuel de décès consécutifs à des blessures est de 5 millions (taux de mortalité de 9 %) et la morbidité liée aux blessures est de 50 millions(1). Les maladies infectieuses sont quant à elles responsables de 2 % des décès annuellement, mais les travaux de recherche dans ce domaine reçoivent, proportionnellement, davantage de financement(2;3). Au Canada, les blessures non intentionnelles sont la cinquième principale cause de décès(4). En ce qui concerne les Canadiens qui voyagent à l’étranger, les données de 1996 à 2004 montrent que les blessures non intentionnelles sont responsables de 18,7 % des décès associés aux voyages(5). De plus, à chaque décès causé par des blessures correspond un nombre beaucoup plus élevé d’incapacités attribuables à des blessures, en particulier des incapacités de longue durée. Cette morbidité pèse lourd sur la santé et l’économie de la société. Ainsi, les blessures dues à des collisions routières sont à l’origine de pertes représentant entre 1 % et 2 % du produit national brut de tous les pays(1).

Parmi les causes de blessures non intentionnelles, on compte les collisions routières, les chutes, les incendies, les contacts avec des animaux et la noyade. Les blessures intentionnelles, quant à elles, découlent d’actes délibérés, comme les homicides, les suicides, le terrorisme et la guerre. Ces dernières dépassent toutefois le cadre de la présente déclaration, laquelle ne porte que sur les blessures non intentionnelles chez les voyageurs.

En 2000, les décès causés par des collisions routières représentaient la proportion la plus importante de décès consécutifs à des blessures dans le monde (25 %). La noyade et les chutes représentaient quant à elles 9 % et 6 % des décès liés à des blessures(6). Dans un rapport publié aux É.-U. sur les personnes ayant besoin de transport médical aérien urgent, les blessures les plus souvent constatées chez les voyageurs sont associées à des collisions routières, à des chutes et à des sports aquatiques(7). Plusieurs études ont révélé que les taux de blessures, mortelles ou non, sont plus élevés chez les touristes que chez les habitants de l’endroit(8;9). Les facteurs de risque des blessures chez les voyageurs comprennent une mauvaise connaissance de l’environnement, l’essai de nouvelles activités, l’abus d’alcool et de drogues, et « l’euphorie des vacances »(9). Un nouveau type de touriste, l’amateur d’aventure, mérite une mention spéciale, car il s’expose à un éventail de risques particuliers(7). Par conséquent, les conseillers en voyages ont besoin d’une évaluation détaillée du comportement à risque des voyageurs, de leurs antécédents médicaux et de leur itinéraire de voyage précis.

Le présent document a pour objectif de sensibiliser le public, les agences de voyages, les décideurs et surtout les spécialistes de la médecine des voyageurs à l’ampleur des risques associés aux blessures non intentionnelles et aux stratégies à déployer pour réduire ces risques lors des voyages à l’étranger. Les données disponibles sur la prévention des blessures, particulièrement chez les voyageurs, sont limitées. Dans la mesure du possible, les données seront classées en fonction des normes du CCMTMV (voir tableau 1).

Données démographiques

En 2000, les personnes de 15 à 44 ans présentaient le plus haut taux de décès attribuable à des blessures(6). Les blessures liées aux collisions routières sont la neuvième cause principale d’années de vie corrigées de l’incapacité (AVCI) perdues, et l’on s’attend à ce qu’elles en soient la troisième d’ici 2020(7;10;11). Les hommes sont trois fois plus nombreux que les femmes à mourir à la suite de blessures liées à des collisions routières(6). Les enfants de moins de 5 ans représentent quant à eux 25 % des sujets décédés par noyade et environ 15 % des sujets décédés à la suite d’un incendie(6).

Il y a des raisons de croire que les données démographiques et les déterminants de santé des voyageurs sont différents de ceux des gens qui ne voyagent pas. Les risques pour la santé varient même entre les différents types de voyageurs, comme les touristes faisant de courts séjours, les voyageurs d’affaires et les gens qui rendent visite à des amis ou à des parents(5). Une étude comparant les diagnostics liés aux risques environnementaux chez les touristes et les expatriés au Népal a révélé que les blessures étaient plus fréquentes dans ces deux groupes et qu’elles représentaient respectivement 38 % et 68 % de l’ensemble des blessures liés à l’environnement(12).

Blessures liées aux collisions routières

En 2000, à l’échelle du globe, les blessures causées par des collisions routières se sont soldées par environ 1,26 million de décès dans le monde, ce qui équivaut à 20,8 personnes pour 100 000(6). Quatrevingt- dix pour cent des blessures liées aux collisions routières se produisent dans les pays à revenu faible et moyen(6), et ce, malgré le fait que les habitants de ces pays ne possèdent que 40 % des véhicules en circulation dans le monde(1). Dans les centres urbains des pays en développement, les piétons, les passagers et les cyclistes sont plus souvent tués que les conducteurs(13;14). Ce groupe comprend les personnes les plus pauvres qui prennent les moyens de transport les moins chers, comme des taxis et des autobus surchargés. Les touristes, surtout ceux qui voyagent à petit budget, utilisent eux aussi ces moyens de transport et s’exposent donc à de plus grands risques. Une étude portant sur les décès de Canadiens à l’étranger signalés aux services consulaires en 1995 a révélé que dans 71 % des décès liés aux accidents de la route, la personne tuée était un passager(15). Dans les pays développés, le véhicule personnel est le principal moyen de transport. En 2000, 50 % des décès causés par des collisions routières dans le monde sont survenus dans les régions de l’Asie du Sud-Est et du Pacifique occidental(1). La croissance démographique dans ces régions peut en partie expliquer cette situation, car un nombre accru de personnes utilisent des véhicules pour se déplacer, particulièrement en Inde, où le taux de mortalité lié aux collisions routières est le plus élevé au monde et continuera vraisemblablement à croître(6). L’Organisation mondiale du tourisme prévoit une augmentation annuelle de 10 % du tourisme dans le monde, et la plupart de ces touristes visiteront l’Asie et le Pacifique(16), ce qui entraînera une augmentation des blessures chez les voyageurs(8).

Les voyageurs qui se déplacent à vélo ou à l’aide d’autres véhicules à deux roues sont particulièrement à risque de subir des blessures à la tête, car certains pays n’ont pas de lois en ce qui concerne le port du casque. Les cyclistes présentent également un risque accru de contracter la rage à la suite de morsures infligées par des chiens errants(7).

Les taux de mortalité élevés liés aux collisions routières dans les pays à faible revenu sont attribuables à de nombreux facteurs :

  • mauvaises conditions routières;
  • application inadéquate du Code de la route;
  • mauvais éclairage des rues et mauvaise signalisation;
  • présence simultanée d’automobiles, de camions, de voitures tirées par des animaux, de vélos, de motocyclettes, de rickshaws, de véhicules à quatre roues et de piétons sur la route;
  • mauvais entretien des routes;
  • absence ou mauvais fonctionnement des dispositifs de sécurité sur la route;
  • évaluation inadéquate des conducteurs à l’examen de conduite;
  • présence sur la route de véhicules non conformes aux normes de sécurité.

Dans les pays développés, les nombreuses normes de sécurité mises en place ont grandement contribué à réduire les taux de mortalité attribuables aux collisions routières. Les lois sur le port de la ceinture de sécurité, le rembourrage de sécurité dans les véhicules, les stratégies de modération de la circulation telles que la mise en place d’obstacles et de lignes sur la chaussée pour ralentir ou rediriger la circulation, ainsi que l’application des règlements sont des mesures qui se sont avérées efficaces(1). Une analyse économique d’un programme sur le port de la ceinture de sécurité en Afrique du Sud fournit un exemple où un investissement annuel de 300 000 $US a contribué à réduire les taux de blessures et de décès causés par des véhicules motorisés pour une économie nette d’environ 1,7 M$US pour la société(17).

Les lacunes dans les soins préhospitaliers et le transport ambulancier constituent un premier obstacle en matière de soins de santé dans les pays en développement, notamment en raison du nombre insuffisant de véhicules adéquats et du manque de moyens financiers pour s’en procurer. Par conséquent, les gens sont souvent transportés à l’hôpital dans des véhicules privés, ce qui retarde encore plus les soins médicaux(18). Si les malades réussissent à se rendre à l’hôpital, ils ne reçoivent pas nécessairement les soins appropriés en raison du manque de fonds pour les services de traumatologie, la formation et l’achat d’équipement. Il faut rappeler aux voyageurs que l’accès aux services médicaux d’urgence et la qualité des soins sont variables, ce qui peut entraîner des complications, même pour une blessure mineure. De plus, les gens dans les pays en développement peuvent être moins aptes à reconnaître la gravité de certains incidents de la route, contrairement aux populations des pays développés où les moyens de transport motorisés existent depuis plus longtemps.

La fatigue du conducteur, une distraction causée par un paysage et une méconnaissance des conditions routières, surtout pendant la conduite nocturne ou si la conduite a lieu du côté opposé de la route, sont des facteurs importants de blessures chez les touristes. Une étude réalisée en Crète, où les véhicules circulent du côté droit de la route, a montré que les conducteurs originaires d’endroits où l’on circule du côté gauche de la route ont subi davantage de blessures que ceux provenant d’endroits où la circulation est à droite(19). La vitesse est aussi un facteur universel de la gravité des blessures liées aux collisions routières(18).

Chez les touristes, la principale cause des blessures liées aux collisions routières est la consommation d’alcool des conducteurs(8). L’étude menée en Crète a d’ailleurs révélé que les touristes de l’Europe de l’Est étaient représentés de façon disproportionnée quant au nombre de blessures liées à la consommation d’alcool(19). Un rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sur les blessures attribuables à la consommation d’alcool à établi qu’environ la moitié des décès liés à l’alcool étaient attribuables à des blessures et qu’environ les deux tiers de ces décès étaient non intentionnels(20).

Il est important d’avoir des données précises de surveillance des blessures afin d’établir les priorités en matière de prévention. L’ampleur des blessures causées par des collisions routières est nettement sousestimée, car de nombreux pays n’ont pas de système adéquat de consignation des données. De plus, il est difficile de distinguer le taux de blessures associé aux voyageurs de celui des habitants de l’endroit puisque souvent, les bases de données nationales ne font pas de compilations séparées(21). Dans les pays à faible et à moyen revenu, bon nombre des blessés n’ont pas accès à un hôpital. Par conséquent, leurs blessures ne sont pas incluses dans les statistiques concernant l’ensemble du pays. Même dans les pays où les blessures sont déclarées, la définition de blessure grave varie selon qu’elle est consignée par l’hôpital ou par le service de police. En effet, il est peu probable que les agents de police aient une formation adéquate pour déterminer la gravité d’une blessure.

Chaque pays doit jouer un rôle actif à l’égard de la diminution des blessures liées aux collisions routières. Après l’introduction par Taïwan d’un code de la route strict, on a observé une diminution de 27 % des décès attribuables aux collisions routières en 5 ans(22). Les mesures prises par Taïwan visent notamment le port du casque, le port de la ceinture de sécurité, l’utilisation de sièges de sécurité pour les enfants, l’interdiction d’utiliser un téléphone cellulaire au volant, les soins préhospitaliers et l’imposition d’amendes sévères aux personnes qui prennent le volant après avoir consommé de l’alcool. Même si les voyageurs ne peuvent rien faire pour corriger la situation lorsque de telles mesures sont absentes, en particulier dans les pays en voie de développement, le simple fait d’en être conscient peut les aider à se préparer aux risques du voyage.

Les voyageurs internationaux peuvent s’informer sur les risques liés à la circulation dans chaque pays en consultant le site Web de l’Association for Safe International Road Travel (www.asirt.org (Lien externe) Site externe ).

Noyades et blessures liées aux activités aquatiques

En 2000, environ 450 000 personnes se sont noyées dans le monde(6). Les taux les plus élevés de décès par noyade ont été observés dans les pays africains et en Chine (9,3-13,1/100 000). Par ailleurs, ce sont le plus souvent des enfants de moins de 5 ans qui meurent noyés dans le monde. Des données indiquent que les voyageurs sont plus nombreux à se noyer que les habitants de l’endroit(23), ce qui est probablement attribuable à un manque d’expérience en eau libre, à la baignade dans des piscines inconnues ou à une formation insuffisante pour conduire un bateau. Le manque de supervision des enfants, surtout lorsqu’il y a consommation d’alcool, joue aussi un rôle important. Pour réduire le nombre de noyades, des efforts doivent être consacrés à la prévention primaire et secondaire plutôt qu’au traitement tertiaire, car la médecine a peu à offrir aux victimes de submersion. Comme c’est le cas pour la prévention des blessures liées aux véhicules motorisés, on accorde peu d’importance aux conseils sur la sécurité aquatique dans la préparation d’un voyage.

En avril 2002, une soixantaine de spécialistes des domaines de la santé des voyageurs et de la prévention des blessures se sont réunis afin de formuler des recommandations sur la sécurité aquatique et sur la prévention de la noyade destinées aux professionnels de la santé des voyageurs, de même que pour mettre en relief les besoins futurs en matière de travaux de recherche(23). Vingt-neuf recommandations pour la prévention de la noyade ont été formulées, et les données sur lesquelles s’appuient ces recommandations ont été évaluées au moyen des catégories de preuves du CCMTMV. Les recommandations ont été divisées dans les catégories suivantes : conseils généraux, alcool, voyage avec des enfants et plongée sous-marine/plongée libre. Les recommandations fondées sur des preuves solides (recommandations s’appuyant sur au moins une étude épidémiologique bien conçue) sont les suivantes :

  • Les couvercles de drains des piscines, des spas et des bains à remous doivent être bien fixés.
  • Les surveillants de baignade doivent connaître les techniques de premiers soins et de RCR et doivent pouvoir intervenir de façon appropriée en cas d’urgence.
  • Les personnes qui prennent plus d’une consommation de boisson alcoolisée ne doivent pas se baigner, superviser des enfants qui se baignent, conduire un bateau ou être passager à bord d’un bateau.
  • Il faut éviter de monter à bord d’une embarcation motorisée si le conducteur manque d’expérience ou s’il n’a pas la formation requise.
  • Les piscines doivent être entourées d’une clôture de 4 pi (env. 1,20 m) de hauteur, munie d’une porte à fermeture automatique.
  • Un nageur d’expérience d’âge adulte qui maîtrise les techniques de premiers soins appropriées doit être désigné à l’avance pour superviser les enfants et les nageurs inexpérimentés(23).

Même si elles ne sont pas fondées sur des preuves solides, les autres recommandations formulées par ce groupe de spécialistes sont également importantes, par exemple : avoir avec soi un vêtement de flottaison individuel (VFI) au cas où il n’y en aurait pas sur place, entrer dans l’eau les pieds les premiers si l’on ignore la profondeur de l’eau et s’assurer de faire affaire avec des organisateurs d’expéditions de plongée sous-marine ou de plongée libre qui détiennent un certificat officiel.

Ce groupe de spécialistes recommande également le port d’un VFI par les personnes qui ne savent pas nager, par les enfants de moins de 13 ans à bord d’un bateau en mouvement, par les véliplanchistes, lors de la navigation en eaux vives et lors de la pratique d’une activité pour laquelle il faut être tiré par un bateau, comme le ski nautique(23). On estime qu’en 1999, jusqu’à 80 % des plaisanciers qui se sont noyés auraient pu avoir la vie sauve s’ils avaient porté un VFI(23).

On ne peut sous-estimer les effets de la consommation d’alcool sur la baignade et sur l’utilisation d’un bateau. Une étude cas-témoins a révélé que le risque de noyade est 16 fois plus élevé chez les personnes dont le taux d’alcoolémie est supérieur à 0,01 % que chez les personnes qui n’ont pas consommé d’alcool(24). La consommation d’alcool peut également accroître le risque de traumatisme médullaire consécutif à un plongeon en eau peu profonde.

En cas de noyade, si l’on ne peut détecter le pouls de la victime, il faut commencer les manoeuvres de réanimation cardiorespiratoire (RCR). Il a été prouvé que les chances de survie après une submersion augmentent lorsque la RCR est pratiquée tôt(23). Il est important de savoir comment fonctionnent les mesures d’intervention d’urgence locales lorsqu’on se trouve à l’étranger. En cas de mal de décompression chez un plongeur, on peut trouver l’emplacement du caisson hyperbare le plus proche en consultant le réseau Diver’s Alert Network (www.diversalertnetwork.org (Lien externe) Site externe ), ce qui facilite le traitement de la victime(7).

Il n’est pas prouvé qu’apprendre à nager diminue le risque de noyade. La Société canadienne de pédiatrie recommande de ne pas promouvoir les cours de natation pour les enfants de moins de 4 ans comme un moyen efficace de prévenir la noyade(25). À cet âge, les enfants ne devraient pas se baigner sans la supervision d’un adulte, car ils n’ont pas encore atteint le stade de développement qui leur permet d’apprendre à nager(25).

Des études supplémentaires sont nécessaires pour établir les raisons précises pour lesquelles les touristes se noient. Les ambassades devraient conserver des données sur la noyade et les autres blessures en milieu aquatique afin de comprendre leurs répercussions économiques et de promouvoir l’élaboration de stratégies de prévention.

Blessures liées aux déplacements en aéronef

Bien qu’on puisse affirmer que les vols commerciaux sont extrêmement sûrs, les vols privés non réguliers comportent assurément des risques de décès non intentionnel. Il faut donc les éviter dans toute la mesure du possible. Les voyageurs peuvent consulter le site Web de Airsafe (www.airsafe.com (Lien externe) Site externe ), sur lequel on trouve notamment des données sur les écrasements par compagnie aérienne et par type d’avion. Cependant, ces listes se limitent essentiellement aux vols commerciaux. Le site offre également des conseils pour voyager en sécurité.

Une analyse australienne des blessures et des problèmes médicaux chez les passagers en cours de vol a révélé que, sur les 284 incidents signalés entre 1975 et 2006, seulement 5 % étaient liés à des blessures (la plupart des décès étaient causés par une crise cardiaque). La majorité des incidents signalés étaient des entorses musculosquelettiques mineures ou des ecchymoses causées par une chute et des brûlures survenues lors de la consommation de liquides chauds pendant des turbulences(26). Les résultats de cette analyse concordent avec ceux obtenus par d’autres compagnies aériennes internationales.

Tourisme extrême

Le tourisme d’aventure, qui comprend l’alpinisme, la randonnée, le ski de randonnée nordique, la course d’aventure et tout autre sport dit extrême, gagne en popularité dans l’industrie mondiale du tourisme(8;12). Malheureusement, de nombreuses compagnies d’assurance voyage excluent ces activités de leur régime de protection. Des avenants peuvent cependant être ajoutés à la protection en option, moyennant des frais supplémentaires (voir la section suivante). Le site Web du ministère des Affaires étrangères et du Commerce international est un outil utile pour obtenir des renseignements en matière de santé et de sécurité pour plus de 220 destinations. Il offre aux touristes amateurs d’aventure des suggestions utiles pour planifier leur voyage (http://www.voyage.gc.ca/publications/adventure-traveller_tourisme-aventure-fra.asp (Lien externe) Site externe ).

Les touristes amateurs d’aventure sont un groupe de voyageurs particulièrement à risque, car ils sont exposés à de nombreux facteurs qui font augmenter leurs risques de blessures, notamment le fait de se trouver dans un environnement étranger et dans des conditions difficiles, souvent pendant une longue période. Par exemple, ils peuvent souffrir du mal de l’altitude, de déshydratation, de malaises liés à la chaleur ou au froid, de morsures d’animaux et d’intoxications causées par des plantes, alors que l’accès à des soins médicaux dans un délai raisonnable est parfois impossible(7;12).

Selon une étude du GeoSentinel Surveillance Network, 320 blessures causées par des animaux ont été signalées par des voyageurs qui sont retournés à l’une des six cliniques santé-voyage du réseau entre 1998 et 2005(27). Parmi ces blessures, les morsures ou les égratignures infligées par les chiens, les singes et les chats sont les plus fréquentes. Les femmes et les personnes de moins de 15 ans sont plus à risque d’être mordues par un animal. La plupart des blessures causées par des animaux sont survenues en Asie du Sud Est, particulièrement en Thaïlande. À noter : malgré le fait que 75 % des blessures se soient produites dans des pays où la rage est endémique, seulement 66 % des patients ont reçu un traitement de prophylaxie post exposition. Bon nombre de ces patients avaient reçu des conseils à ce sujet avant leur voyage, ce qui montre l’importance pour les spécialistes de la santé des voyageurs de parler du vaccin contre la rage (voir la déclaration du CCMTVM sur la rage pour plus de détails)(28) et d’inciter les voyageurs à redoubler de prudence en présence d’animaux, surtout lorsqu’il y a des enfants.

Le nombre de blessures liées à l’alpinisme augmente tandis que les taux de mortalité liés à cette activité demeurent les mêmes en raison des moyens de sauvetage sophistiqués dont on dispose(8). Les principales causes des traumatismes sont les chutes attribuables à une fausse manoeuvre ou à une défaillance de l’équipement, les traumatismes crâniens causés par des éboulements de roches ou de glace, et la panique, surtout lorsque la personne est immobilisée. Les blessures sont généralement plus graves dans ce type d’environnement en raison de l’exposition à des conditions météorologiques difficiles. Les fractures des membres inférieurs sont également fréquentes; elles peuvent empêcher les victimes de bouger et compliquer les opérations de sauvetage, retardant ainsi l’accès à des soins médicaux. Les avalanches présentent également un risque pour les voyageurs qui s’aventurent dans les montagnes. La plupart des avalanches se produisent après une importante chute de neige et sur les pentes dont l’inclinaison est de plus de 30 %. Les skieurs devraient se déplacer en groupes et devraient posséder et savoir utiliser l’équipement suivant : un appareil de recherche de victime d’avalanche, des pelles et des épurateurs de CO2. Ces derniers sont utilisés pour prévenir une narcose au CO2, qui entraîne la mort des victimes d’avalanches avant l’hypoxie ou l’hypothermie(7).

En ce qui concerne la randonnée et la course d’aventure, les risques de blessures musculosquelettiques augmentent en fonction de la durée du voyage. Chez les voyageurs en bonne forme physique, la plupart des blessures sont des entorses mineures, des ampoules, des ecchymoses et des lacérations. Chez les voyageurs plus âgés, des problèmes cardiovasculaires auparavant inconnus peuvent se manifester en cas de surmenage. Une étude portant sur des randonneurs dans le parc national Yosemite, en Californie, a montré que 11 % d’entre eux n’avaient aucune expérience antérieure et que 50 % souffraient d’un problème médical connu nécessitant une planification plus poussée(8).

Les expéditions méritent une mention spéciale, car y participer demande une forme physique exemplaire et une importante planification logistique. Les voyageurs ne doivent pas s’attendre à ce qu’un médecin soit présent pour les soigner, et la plupart des guides ont des connaissances médicales limitées(29). Lors d’une expédition supervisée pour jeunes au Groenland, dans le cadre de laquelle les participants ont fait de la randonnée sur des glaciers dans des régions isolées, 44 % des participants ont signalé des blessures. La plupart de ces blessures étaient toutefois mineures et auraient pu être évitées avec une formation préalable et un équipement adéquat(30). Il existe des preuves solides selon lesquelles les taux de morbidité et de mortalité sont faibles lors d’expéditions supervisées, même lorsqu’elles comprennent des activités à haut risque(8).

Il est particulièrement recommandé aux touristes qui pratiquent des « sports extrêmes » de s’informer au sujet des ressources médicales accessibles à l’endroit où ils se rendent et de souscrire une assurance évacuation(5;29).

L’assurance voyage et l’assistance voyage

Lorsqu’un voyageur souscrit une assurance voyage, la compagnie d’assurance rembourse les frais associés aux soins médicaux admissibles que l’assuré reçoit à l’étranger. Toutefois, le voyageur doit s’attendre à payer pour les soins au moment où il les reçoit. Il est recommandé aux voyageurs de poser les questions suivantes aux assureurs potentiels avant de souscrire une assurance :

  1. A-t-on besoin d’une autorisation préalable de la compagnie ?
  2. Quels sont les services compris ? Y a-t-il des exclusions ? (Lire les clauses en petits caractères.)
  3. Quels sont les documents nécessaires au remboursement ? Doivent-ils être traduits ?

Les entreprises d’assistance voyage, qui sont souvent associées aux compagnies d’assurance mentionnées précédemment, offrent une protection complète qui comprend l’évacuation et le rapatriement. Elles connaissent les options en matière de soins médicaux dans le pays de destination et sont en lien direct avec le personnel médical. Elles offrent même des services juridiques et des services de traduction. Les questions à poser aux entreprises d’assistance voyage sont notamment les suivantes :

  1. Qui prend les dispositions pour les soins médicaux et les évacuations ?
  2. Combien l’entreprise a-t-elle de bureaux dans le monde et combien de membres du personnel médical y a-t-il sur les lieux ?
  3. L’entreprise procède-t-elle souvent à des évacuations ?
  4. L’entreprise possède-t-elle son propre aéronef ou utilise-t-elle des appareils provenant d’ailleurs ?
  5. En cas d’insatisfaction vis-à-vis des soins médicaux reçus sur place, peut-on être transféré dans un autre centre de soins ?(31)

Le lecteur est invité à consulter l’article de Spira pour obtenir une liste détaillée des compagnies d’assurance et des entreprises d’assistance voyage(8). Il est toutefois recommandé de commencer par repérer les médecins recommandés partout dans le monde en consultant le site Web de l’IAMAT (International Association for Medical Assistance to Travellers) au www.iamat.org (Lien externe) Site externe . Les sites Web suivants peuvent également être utiles : www.shoreland.com (Lien externe) Site externe et www.internationalsos.com (Lien externe) Site externe .

Conclusion

Les blessures peuvent en grande partie être évitées. La responsabilité de la prévention des blessures incombe à chaque voyageur, au gouvernement ainsi qu’aux spécialistes de la santé des voyageurs. Il est important que les voyageurs demandent conseil avant de partir et que les spécialistes de la santé des voyageurs leur fournissent des renseignements sur les blessures, car le fait de voyager et le fait de ne pas recevoir de conseils avant le départ sont des facteurs de risque indépendants de blessures à l’étranger(12). Les spécialistes de la santé des voyageurs doivent se montrer proactifs dans la manière dont ils informent les voyageurs.

Voir le tableau 1 pour le résumé des recommandations pour la prévention des blessures chez les voyageurs.

Tableau 1. Fermeté et qualité des preuves – tableau récapitulatif (32)

Catégories relatives à la fermeté de chaque recommandation
Catégorie Définition
A Preuves suffisantes pour recommander l’utilisation.
B Preuves acceptables pour recommander l’utilisation.
C Preuves insuffisantes pour recommander ou déconseiller l’utilisation.
D Preuves acceptables pour déconseiller l’utilisation.
E Preuves suffisantes pour déconseiller l’utilisation.

 

Catégories relatives à la qualité des preuves sur lesquelles reposent les recommandations
Classe Définition
I Données obtenues dans le cadre d’au moins un essai comparatif convenablement randomisé.
II Données obtenues dans le cadre d’au moins un essai clinique bien conçu, sans randomisation, d’études de cohortes ou d’études analytiques cas/témoins, réalisées de préférence dans plus d’un centre, à partir de plusieurs séries chronologiques, ou résultats spectaculaires d’expériences non comparatives.
III Opinions exprimées par des sommités dans le domaine et reposant sur l’expérience clinique, des études descriptives ou des rapports de comités d’experts.

 

Tableau 2. Résumé des recommandations pour la prévention des blessures chez les voyageurs

Type de blessure Fermeté de la preuve
Véhicules motorisés
Éviter de se déplacer à motocyclette BIII
Choisir des taxis ou des véhicules de location munis de dispositifs de sécurité, comme des ceintures de sécurité, des coussins gonflables ou des systèmes de retenue pour enfants. BIII
Avoir un siège d’auto pour chaque enfant de moins de 4 ans. BIII
Boucler sa ceinture de sécurité lorsqu’on est à bord d’un véhicule motorisé et porter un casque lorsqu’on est à bicyclette. AII
Prendre connaissance du Code de la route local et de la signalisation locale. AII
Ne pas conduire après avoir bu de l’alcool. AII
Ne pas dépasser les limites de vitesse locales. AII
Éviter de conduire lorsqu’on est fatigué. CIII
Éviter de conduire la nuit ou dans des conditions routières auxquelles on n’est pas habitué. BII
Voyager seulement à bord de taxis autorisés. BII
Éviter de voyager à bord d’un petit aéronef (de moins de 30 places), sur un vol non régulier. BIII
Noyade/blessures lors d’activités aquatiques
S’il y a une piscine à l’hôtel, s’assurer qu’elle est entourée d’une clôture ou d’un autre dispositif pour en bloquer l’accès. AIII
Ne jamais se baigner seul, et toujours entrer dans l’eau les pieds les premiers. BIII
Toujours surveiller les enfants lorsqu’ils se trouvent près d’une piscine ou d’un plan d’eau. BIII
Se baigner seulement sous la surveillance d’un sauveteur. BIII
Porter un vêtement de flottaison individuel lorsqu’on se trouve à bord d’un bateau ou lorsqu’on pratique une activité où l’on est tiré par un bateau. BII
Tourisme d’aventure
Planifier son voyage avec un voyagiste réputé. BIII
S’assurer d’être physiquement prêt à fournir les efforts nécessaires pour participer à l’activité. BII
Se soumettre à un bilan cardiaque si l’on présente des facteurs de risque de maladies cardiaques et/ou si l’on a plus de 50 ans. AII
Souscrire une assurance voyage étendue qui englobe l’évacuation et les incidents liés aux sports. AII
Pour la plongée sous marine, suivre auparavant un cours avec des instructeurs agréés et plonger avec des guides agréés. AII
Transporter une trousse de premiers soins préparée en fonction de la destination et de la durée du voyage, des maladies qui prévalent dans la région et de la distance par rapport aux établissements de soins. AII
Éviter les contacts avec les animaux, surtout les chiens, les chats et les singes, afin de ne pas contracter la rage. AII

 

Références

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*Membres : Dr P.J. Plourde (président); Dr C. Beallor; Dr A. Boggild; Dr J. Brophy; Dr M. Crockett; Dr W. Ghesquiere; A. Henteleff; Dr A. McCarthy; Dr K. L. McClean

Représentants d’office : Dr G. Brunette; Dr J. Creaghan; Dr P. Charlebois; Dr M. Tepper; Dr P. McDonald; Dr J. Given, Dr JP. Legault

Représentants de liaison : Dr C. Greenaway; Dr A Pozgay; Dr C. Hui; Dr P. Teitelbaum

Membre émerité : Dr C.W L. Jeanes

Consultant : Dr S. Schofield

La présente déclaration a été préparée par A. Pozgay et approuvé par le CCMTMV.

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ISSN 1481-8531

© Sa Majesté la Reine du Chef du Canada, 2010.