Figure 1

En Amérique du Nord, dans la plus grande partie de l'Europe de l'Ouest, en Australie et en Nouvelle-Zélande, le fardeau de la tuberculose est en général le plus faible au monde, les taux d'incidence estimés de la tuberculose étant de moins de 15 cas pour 100 000 habitants.

Le Groenland a un taux estimé entre 100 et 199 cas pour 100 000 habitants.

Dans la plupart des pays de l'Amérique du Sud, le taux d'incidence estimé de la tuberculose est de moins de 50 cas pour 100 000 habitants. Cependant, le taux d'incidence est entre 50 et 99 cas pour 100 000 habitants au Pérou, en Bolivie, en Guyane et au Suriname.

Dans la Fédération de Russie et dans certaines parties de l'Asie du Sud-Est, y compris l'Inde, le taux moyen d'incidence sur trois ans est également entre 50 et 99 cas pour 100 000 habitants.

La Chine a un taux moyen d'incidence estimé déclaré entre 15 et 49 cas pour 100 000 habitants. D'autres plus petits pays de la région du Pacifique occidental, dont l'Indonésie, la Malaisie, la Corée du Nord et les Philippines, ont des taux d'incidence estimés entre 100 et 199 cas pour 100 000 habitants. Le Cambodge a le taux de tuberculose estimé le plus élevé de la région, soit plus de 199 cas pour 100 000 habitants.

Le continent africain a une distribution variée des taux d'incidence estimés; les taux les plus faibles sont dans le Nord et les plus élevés dans le Sud. La région nord a les taux d'incidence estimés les moins élevés du continent africain avec moins de 50 cas pour 100 000 habitants. Plus au sud, les taux estimés commencent à augmenter pour atteindre entre 100 et 199 cas pour 100 000 habitants. Les taux estimés de tuberculose dans la région du sud de l'Afrique, comprenant le Botswana, la Namibie, l'Afrique du Sud, la Zambie et le Zimbabwe, sont de plus de 199 cas pour 100 000 habitants, soit le taux estimé le plus élevé en Afrique et dans le monde.

Retourner au Figure 1

Figure 2

La figure est un modèle décisionnel pour guider le dépistage de la tuberculose chez les voyageurs avant et après un voyage.

Après une évaluation précédant un voyage, la décision de faire passer un test cutané à la tuberculine à un voyageur après le voyage repose sur a) le risque d'exposition prévu et b) le risque d'activation de la tuberculose chez le voyageur.

A) Risque d'exposition prévu

Pour le risque d'exposition prévu, la décision repose sur le taux d'incidence de tuberculose à frottis positif du pays de destination et sur la durée de la visite du voyageur dans ce pays. Il est recommandé que le candidat passe un test cutané à la tuberculine huit semaines après avoir quitté la région où l'incidence de la tuberculose est élevée si l'un des quatre critères d’exposition suivants est rempli :

  1. Le taux de frottis positifs est supérieur à 200 pour 100 000 habitants dans le pays de destination et la durée de la visite est de trois mois ou plus.
  2. Le taux de frottis positifs est entre 100 et 199 pour 100 000 habitants dans le pays de destination et la durée de la visite est de six mois ou plus.
  3. Le taux de frottis positifs est entre 50 et 99 pour 100 000 habitants dans le pays de destination et la durée de la visite est de douze mois ou plus.
  4. Le taux de frottis positifs est supérieur à 50 pour 100 000 habitants dans le pays de destination et la durée de la visite est d'un mois ou plus pour du travail en soins de santé.

B) Risque d'activation de la tuberculose chez le voyageur

Selon les caractéristiques individuelles, si le voyageur possède une des caractéristiques associées à un risque accru d'activation de la tuberculose, et que l'exposition à la tuberculose est plus importante que lors des activités touristiques courantes, mais ne répond pas nécessairement à l'un des quatre critères d’exposition susmentionnés, il est recommandé de passer un test cutané à la tuberculine (TCT) postérieur au voyage, huit semaines après avoir quitté le pays à forte incidence :

  1. Voyageurs présentant une forte immunosuppression (c.-à-d. ceux considérés à risque élevé selon le tableau 1)
  2. Voyageurs suivant un traitement avec des glucocorticoïdes ou prenant des inhibiteurs de facteur de nécrose tumorale alpha
  3. Voyageurs âgés de moins de cinq ans

Test cutané à la tuberculine préalable au voyage

Si le candidat répond aux critères relatifs au test cutané à la tuberculine postérieur au voyage, que ce soit en raison des critères d’exposition ou des caractéristiques associées à un risque d’activation de la tuberculose, il faudra décider si le voyageur doit passer un test cutané à la tuberculine préalable au voyage.

Si l'un des trois critères ci-dessous est rempli, un test cutané à la tuberculine préalable au voyage est recommandé.

  1. Si une surveillance systématique au moyen du test cutané à la tuberculine est prévue, par exemple si le voyageur est un professionnel de la santé, il est recommandé de faire passer un test cutané à la tuberculine de référence en deux étapes selon le protocole local de santé au travail.
  2. Si le voyageur est susceptible de contracter une maladie du foie (p. ex. hépatite C, abus d'alcool) et a une probabilité accrue d'un test cutané à la tuberculine déjà positif (p. ex. est né ou a vécu dans un pays où l'incidence de la tuberculose est élevée, est un professionnel de la santé ou est un Autochtone), un test cutané à la tuberculine préalable au voyage est recommandé, en deux étapes si possible.
  3. Si le voyageur a 50 ans ou plus et a une probabilité accrue d'un test cutané à la tuberculine déjà positif (p. ex. est né ou a vécu dans un pays où l'incidence de la tuberculose est élevée, est un professionnel de la santé ou est un Autochtone), un test cutané de dépistage à la tuberculine préalable au voyage est recommandé, en deux étapes si possible.

Retourner au Figure 2