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Supplément

Recommandations canadiennes pour la prévention et le traitement du paludisme (malaria) chez les voyageurs internationaux

Annexe IV

Aide-mémoire pour les personnes qui voyagent dans des régions impaludées

Voici la liste des principales questions à aborder lorsqu'on conseille des voyageurs. Les nombres qui figurent entre parenthèses renvoient aux pages du texte où ces questions sont traitées en détail.

a) Risque de paludisme (annexe I)

Il faut informer les voyageurs du risque de paludisme et de la présence de paludisme à P. falciparum dans les régions où ils ont l'intention de se rendre. Les femmes enceintes, les adultes qui voyagent avec de jeunes enfants et ceux qui sont plus vulnérables au paludisme à cause de leur état de santé (voir la section 4) devraient s'interroger sur la nécessité du voyage.

b) Précautions individuelles contre les piqûres de moustiques

Il faut expliquer aux voyageurs les moyens de se protéger contre les piqûres de moustiques.

c) Chimioprophylaxie

  1. Il faut interroger les voyageurs au sujet de leur état de santé pour savoir s'ils ont des maladies, des allergies aux médicaments ou d'autres contre-indications à l'usage de certains antipaludéens.
  2. Il faut recommander aux voyageurs de commencer la chimioprophylaxie avant le départ et de la poursuivre sans interruption pendant tout leur séjour dans des régions impaludées, ainsi que 4 semaines après avoir quitté ces régions (sauf dans le cas de l'association atovaquone-proguanil et de la primaquine, qui doivent être prises pendant 1 semaine après le retour).
  3. Il faut indiquer que les antipaludéens peuvent avoir des effets secondaires et que si ces effets sont graves, on doit cesser de prendre le médicament et consulter un médecin dès que possible. En cas de nausées légères, de vomissements temporaires ou de diarrhée, on ne devrait pas cesser de prendre le médicament mais plutôt consulter un médecin si les symptômes persistent.
  4. Il faut expliquer aux voyageurs qu'ils peuvent contracter le paludisme même s'ils suivent une chimioprophylaxie.
  5. Il faut les prévenir qu'ils entendront peut-être des avis contradictoires concernant les antipaludéens une fois à l'étranger, mais qu'ils devraient continuer à prendre les médicaments qui leur ont été prescrits à moins d'éprouver des effets secondaires importants ou graves.

d) En cas de maladie (voir la section 6)

  1. Il faut informer les voyageurs que les symptômes du paludisme peuvent être légers et qu'ils doivent soupçonner cette maladie en présence d'une fièvre ou de symptômes grippaux (fièvre inexpliquée).
  2. Il faut leur expliquer que le paludisme peut être fatal s'il n'est pas traité à temps.
  3. Il faut donc consulter rapidement un médecin si l'on soupçonne le paludisme. Un frottis sanguin
    doit être effectué pour rechercher la présence des parasites qui causent le paludisme, et répété dans certains cas (si possible, les frottis sanguins doivent être ramenés au pays pour vérification).
  4. Il faut rappeler aux voyageurs que l'auto-traitement (si des médicaments leur ont été prescrits à cette fin) ne doit être mis en route que s'ils ne peuvent obtenir rapidement des soins médicaux et qu'il importe de consulter dès que possible un médecin après avoir amorcé l'auto-traitement.
  5. Il faut leur conseiller de continuer la chimio-prophylaxie en cas de paludisme soupçonné ou confirmé.

e) Hôtes spéciaux (voir la section 4)

Il faut porter une attention particulière aux femmes enceintes, aux jeunes enfants et aux personnes atteintes d'autres maladies, étant donné les effets potentiels du paludisme et la contre-indication de certains médicaments pour certaines personnes (par exemple, la doxycycline pour la femme enceinte et les jeunes enfants).

(Adaptation de Voyages internationaux et santé, Organisation mondiale de la Santé, Genève, 1999).

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