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Volume : 28S4• septembre 2002
Rapport d'une réunion du Comité
consultatif d'experts sur la rubéole au Canada
Santé Canada
Centre de prévention et de contrôle des
maladies infectieuses
Bureau des maladies infectieuses*
* Présentement la Section des
pathogènes à diffusion
hématogène, de la
Division des infections acquises en milieu de soins
de santé.
Rapport d'une
réunion du Comité consultatif d'experts
sur la rubéole au Canada
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Table des matières |
Résumé | Contexte
Table des matières
Résumé
Recommandations
Rubéole et syndrome de rubéole
congénitale au Canada
(Dre Eleni Galanis, Dr Paul
Varughese)
Vue d'ensemble de la rubéole et situation au
Royaume-Uni/OMS.
(Mme Jenny Best)
Rubéole aux États-Unis et à
l'Organisation panaméricaine de la
santé (OPS)
(Dre Susan Reef)
Diagnostic en laboratoire de la rubéole
(M. Graham Tipples)
Baisse de l'immunité contre la
rubéole
(M. Sam Ratnam)
Efficacité des directives standard
associées au RRO en période
post-partum
(Dre Erica Eason)
Révision du « Sondage sur les
manifestations tardives de SRC au Canada »
(Dre Eleni Galanis)
Références
Annexe : Liste des participants
Résumé
Contexte
Le 22 novembre 2001, la Division des
exanthèmes viraux du Laboratoire national de
microbiologie à Winnipeg et la Division de
l'immunisation et des maladies respiratoires du
Centre pour la prévention et le contrôle
des maladies infectieuses ont tenu une réunion
du Comité consultatif d'experts sur la
rubéole au Canada. Les objectifs
étaient de réviser les méthodes
de diagnostic et de surveillance de la rubéole
au Canada et de formuler des recommandations pour en
corriger les points faibles.
Aspect clinique
La rubéole est une maladie virale qui se
manifeste par une éruption cutanée, une
lymphadénopathie et une légère
fièvre. Il s'agit généralement
d'une maladie bénigne et les complications
sévères sont rares. Toutefois, si elle
est contractée au cours du premier trimestre
de la grossesse, des malformations
congénitales peuvent survenir chez le
fœtus dans 90 % des cas - elle porte alors le
nom de syndrome de la rubéole
congénitale (SRC). La prévention du SRC
est le principal objectif de l'immunisation et on
peut arriver à le prévenir en vaccinant
les enfants dans le cadre de programmes universels
ainsi que les femmes en âge de procréer
qui sont réceptives à cette maladie.
Épidémiologie
Les taux d'incidence de la rubéole au Canada
ont été d'environ deux cas pour 100 000
habitants au cours des 12 dernières
années. Au Canada, on a rapporté moins
de 30 cas de rubéole pour les 2
dernières années et seulement un
à deux cas de SRC par année de 1996
à 2000. L'objectif d'éliminer la
rubéole indigène au Canada devrait
être réalisable dans un proche avenir.
Cependant, le Canada ne s'est pas encore fixé
d'objectif national pour l'élimination de la
rubéole. Par ailleurs, les États-Unis
visent l'élimination de la rubéole
indigène et du SRC d'ici 2010. L'importation
de cas de rubéole et l'immigration d'individus
ayant une réceptivité à la
rubéole et provenant de régions qui
n'ont pas de programme de vaccination contre cette
maladie, sont des problèmes importants pour
les pays qui se sont dotés d'un programme
d'immunisation contre la rubéole, comme le
Canada, les États-Unis et le Royaume-Uni.
Laboratoire
Des tests de laboratoire sont nécessaires pour
confirmer le diagnostic de la rubéole puisque
les symptômes cliniques sont similaires
à ceux d'autres maladies avec fièvre et
éruption cutanée comme la rougeole. Par
conséquent, la surveillance en laboratoire de
la rubéole et de la rougeole sont
entièrement liées. La détection
des anticorps immunoglobuline M (IgM) est couramment
utilisée dans le diagnostic de la
rubéole. L'isolement du virus, l'amplification
génique (PCR) ou la sérologie des IgG
effectuée sur deux échantillons de
sérum (un prélevé en phase
aiguë et l'autre en phase de convalescence) sont
des méthodes qui peuvent être
utilisées pour le diagnostic en laboratoire de
la rubéole. Lorsque la prévalence de la
rubéole est faible comme c'est le cas au
Canada, la valeur prédictive d'un test IgM
positif diminue de sorte qu'il peut y avoir un risque
important de résultats faussement positifs.
Une autre technique de laboratoire, comme le test
d'avidité des anticorps, s'avère alors
nécessaire pour confirmer le résultat,
particulièrement lors du dépistage de
la rubéole chez les femmes enceintes lorsque
des décisions doivent être prises quant
à l'interruption de la grossesse.
Réceptivité
Des études réalisées à
Terre-Neuve indiquent que plus de 20 % des femmes de
plus de 14 ans peuvent se retrouver à
l'âge de procréation sans anticorps
protecteurs contre la rubéole. Il est clair
qu'un pourcentage élevé d'individus
nés durant la période suivant
l'introduction du vaccin et qui ont reçu une
seule dose du RRO, verront leur immunité
contre la rubéole baissée avec le temps
étant donné que, le virus sauvage
n'étant plus en circulation, il n'y a plus
d'effet de stimulation naturelle. Il n'a pas
été établi que la baisse
d'immunité telle que définie par
l'absence d'anticorps protecteurs détectables
indique nécessairement une
réceptivité à la rubéole
dans les populations vaccinées
antérieurement. Lorsque l'on détecte
une réceptivité à la
rubéole chez une femme enceinte dans le cadre
du dépistage prénatal, il est
recommandé que celle-ci soit immunisée
contre la rubéole immédiatement
après l'accouchement. L'utilisation d'un
feuillet décrivant les directives à
suivre après l'accouchement, a eu pour effet
d'augmenter les taux d'immunisation contre la
rubéole en période post-partum.
Recommandations
Le Comité consultatif d'experts sur la
rubéole au Canada a déposé 11
recommandations associées à la
surveillance, à l'immunisation, à
l'évaluation de la réceptivité
et aux diagnostics de laboratoire. De plus, ces
experts ont identifié cinq domaines qui
méritent d'être étudiés
davantage.
Rapport d'une
réunion du Comité consultatif d'experts
sur la rubéole au Canada
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