Du 16 au 19 mars 2009 – Winnipeg (Manitoba) Canada
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Rapport de la consultation d'experts Un monde, Une santé: passer à l'action![]()
Le Centre des maladies infectieuses d'origine alimentaire, environnementale et zoonotique (CMIAEZ) de l'Agence de la santé publique du Canada (ASPC) a tenu la séance de consultation d'experts autour du concept Un monde, Une santé MC 1 (One World, One Health) à Winnipeg, au Manitoba, du 16 au 19 mars 2009.
Le concept Un monde, Une santé (UMUS) propose une approche internationale, interdisciplinaire et intersectorielle en matière de surveillance, de dépistage, de prévention, de contrôle et de réduction des impacts des maladies infectieuses émergentes, de même qu'en matière de conservation de l'environnement (Cadre stratégique, UMUS,2008). Il reconnaît les liens entre la santé animale, la santé humaine et la santé des écosystèmes. De façon générale, le concept UMUS fournit un cadre de prévention des maladies infectieuses d'origine animale émergentes, plutôt que de simplement s'y attaquer lorsqu'elles apparaissent.
Des experts internationaux et canadiens d'universités, de gouvernements, d'organisations non gouvernementales, d'organismes des Nations Unies et du secteur privé se sont réunis à l'hôtel Fort Garry pour discuter du document Contributing to One World One Health: A Strategic Framework for Reducing Risks of Infectious Diseases at the Animal-Human-Ecosystems Interface (Contribuer à One World, One Health, Cadre stratégique pour réduire les risques de maladies infectieuses à l'interface des écosystèmes humains-animaux). Le cadre stratégique est le projet conjoint de six organisations internationales d'envergure, soit : l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE), le Fonds des Nations Unies pour l'enfance, la Banque mondiale et le Bureau du coordonnateur du système des Nations Unies sur la grippe (UNSIC). Le document présente six objectifs prioritaires que les pays devraient prendre en considération, dont : le renforcement de la capacité en matière de surveillance, la promotion de partenariats interinstitutions et intersectoriels ainsi que le fonctionnement d'une capacité d'intervention nationale en cas d'urgence.
Le cadre stratégique a été dévoilé lors de la sixième Conférence ministérielle internationale sur la grippe aviaire et pandémique (IPAPI) ayant eu lieu en Égypte en octobre 2008. Dans le cadre de cette réunion, l'ASPC a offert d'accueillir une séance de consultation pour discuter plus longuement des objectifs du cadre stratégique.
Au cours de la séance de consultation de trois jours, des experts de vingt-trois pays ont partagé leurs connaissances relatives aux pratiques exemplaires et aux défis et barrières liés à la mise en oeuvre d'une approche UMUS.
Les représentants des six organisations internationales ont discuté de leur vision du cadre stratégique et ont répondu aux questions des participants. Un certain nombre d'experts ont présenté des exposés et des études de cas des principaux secteurs et les participants ont pu travailler en petits groupes pour discuter de questions telles que la collecte de données de surveillance, la gestion et la prise en charge, la formation interdisciplinaire et le maintien de la volonté politique. Les recommandations émises par les experts englobent la création de réseaux d'échange d'information transdisciplinaires, la création d'un programme d'études universitaires en « santé mondiale » et la participation du plus grand nombre de personnes possible aux initiatives de santé animale, de santé humaine et de santé des écosystèmes.

Dans son mot de la fin, Danielle Grondin, sous-ministre adjointe intérimaire de la Direction générale des maladies infectieuses et des mesures d'urgence de l'ASPC, a encouragé les participants à endosser l'esprit UMUS et à l'appliquer dans toutes leurs sphères d'influence.
Les principales recommandations suivantes ont été émises au cours de la séance de consultation. Elles se rapportent aux secteurs d'intervention privilégiés pour faire évoluer les concepts UMUS d'interactions entre les animaux, les humains et les écosystèmes ainsi que les objectifs présentés dans le cadre stratégique.
Les participants ont aussi noté qu'il est nécessaire de définir clairement les termes relatifs au concept UMUS (comme « transdisciplinaire », « multidisciplinaire », etc.), afin d'assurer une perspective commune. Il y a aussi un besoin de cohérence dans l'expression des principes UMUS; par exemple, le terme « santé des animaux, des humains et des écosystèmes » devrait être utilisé au lieu du terme « santé des animaux et des humains ».
Il a été reconnu qu'il était problématique de définir le concept Un monde, Une santé. Toutefois, pour le moment, la plupart des participants étaient d'avis qu'il n'était pas impératif d'élaborer une définition universelle. Le plus important est que le but et les objectifs généraux du concept UMUS soient généralement compris et appliqués à l'échelle internationale, régionale, nationale et organisationnelle/institutionnelle.
La séance de consultation d'experts autour du concept Un monde, Une santé a été organisée par les personnes suivantes :

1One World, One Health est une marque de commerce de la Wildlife Conservation Society
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