Rapport et recommandations du Réseau pan-canadien de santé publique sur l'utilisation d'antiviraux à des fins de prévention pendant une pandémie d'influenza
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Recommandations
2. Recommandations
corollaires
Ces
recommandations peuvent s’appliquer à toutes les
initiatives gouvernementales, mais elles devraient faire partie de
tous les plans de prophylaxie antivirale au cours d’une
pandémie de grippe. Dans le but de permettre une application
plus efficace des antiviraux dans le secteur de la santé et
d’amener la population à mieux comprendre et accepter la
stratégie antivirale, le GTUAP recommande en outre ce qui
suit :
- Un
plan complet portant sur la communication d’une stratégie
de prophylaxie post exposition et son opérationnalisation
devrait être élaboré et mis en œuvre. Plus
précisément :
- une
stratégie de communication FPT doit être mise au point
pour soutenir l’annonce par les ministres;
- les
administrations devraient concevoir et mettre en œuvre une
campagne d’éducation/de vulgarisation à
l’intention des dispensateurs de soins de santé,
d’autres travailleurs affectés aux infrastructures
essentielles et de leurs dirigeants;
- il
faudrait mettre au point du matériel pédagogique pour
les dispensateurs de soins de santé qui prendront part à
la prescription et à la distribution d’antiviraux;
- il
faudrait concevoir des campagnes d’éducation visant
expressément à améliorer l’observance;
- les
éléments principaux d’une campagne d’éducation
de la population devraient être conçus à
l’intention des administrations. Cette campagne serait lancée
au cours de la phase 4 et gagnerait de l’intensité
à mesure que chaque administration traverserait les diverses
phases de la pandémie;
- il
faudrait reconnaître que la nécessité de
sensibiliser la population à l’hygiène de base
et à la préparation aux situations d’urgence
constitue le fondement de la préparation à la pandémie
et des mesures prises;
- d’autres
stratégies de communication particulières devraient
être mises au point à partir de questions juridiques et
éthiques et de questions liées aux Premières
nations et aux Inuits.
- Il
faudrait poursuivre la recherche sur l’utilisation des
antiviraux existants pour la prophylaxie post exposition dans
une plus vaste gamme de milieux, y compris les établissements
de soins de longue durée, et pour la prophylaxie
pré exposition chez les travailleurs affectés aux
infrastructures essentielles, y compris les travailleurs de la
santé, durant des éclosions de grippe saisonnière.
- Il
faudrait examiner de près les considérations
scientifiques et d’autres considérations principales
touchant la fourniture de prophylaxie aux personnes immunodéprimées.
Une analyse risques avantages pour ce groupe pourrait donner
des résultats différents de ceux des autres groupes
qui sont à risque élevé de complications de la
grippe.
- D’autres
questions principales liées à la mise en œuvre
des stratégies de traitement et de prophylaxie recommandées
devraient être étudiées, notamment :
- identification
des travailleurs « essentiels » parmi ceux qui
sont affectés aux infrastructures essentielles;
- fourniture/sécurité
des médicaments;
- gestion
adéquate du stockage et de la réserve, notamment mise
au point d’une approche stratégique de l’acquisition
et de la rotation de la réserve;
- systèmes
de prescription, de surveillance et d’observance;
- surveillance
des événements indésirables.
- Il
faudrait déterminer si des considérations spéciales
liées à la mise en œuvre devraient s’appliquer
à certaines populations des Premières nations et des
Inuits et prendre les mesures nécessaires.
Il faudrait peut être, par exemple, identifier des
travailleurs affectés aux infrastructures essentielles qui
sont particuliers aux communautés des Premières Nations
dans les réserves et des Inuits. Il faudrait établir,
tenir à jour et respecter des ententes prépandémiques
sur les rôles et les responsabilités particuliers des
gouvernements FPT et des PN en ce qui concerne l’achat, le
stockage, la fourniture et l’administration des antiviraux. Il
faut rédiger, dans plusieurs langues des Premières
nations et des Inuits, une politique de communication claire adaptée
aux différences culturelles.
- Même
si la loi n’exige pas l’adoption d’une décision
de politique cohérente pour l’ensemble du Canada, il
faudrait faire un effort particulier en ce sens. Une telle décision
apparaîtrait plus raisonnable et justifiable aux yeux de la
population. Si les gouvernements n’arrivent pas à une
telle décision, ils devraient justifier pleinement les
raisons qui les ont amenés à opter pour d’autres
décisions/approches.
- Une
fois qu’il aura pris sa décision de politique, le GTUAP
devrait communiquer, sur demande, l’ensemble de sa
documentation, de ses recommandations et de son information de base
à d’autres gouvernements.
- Il
faudrait renforcer les mesures de santé et de sécurité
au travail, y compris la lutte contre les infections, dans les
établissements de soins de santé afin de pouvoir
appliquer efficacement des stratégies de traitement précoce
et de prophylaxie post exposition dans ces établissements.
Cette approche permettra à la fois d’intensifier la
lutte contre l’infection et de s’occuper de la santé
au travail dans les établissements de soins de santé.
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