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Conformément au mandat du GTUAP consistant à consulter la population canadienne, une série de séances de dialogue dirigées par des professionnels ont été tenues en 2006 et au début de 2007 afin de recueillir les opinions des Canadiens sur l’opportunité pour les gouvernements de stocker des antiviraux à des fins prophylactiques et, le cas échéant, sur les groupes à privilégier en ce qui concerne l’accès à la réserve. Onze séances d’un jour et demi réunissant des groupes de citoyens choisis au hasard, notamment des membres des Premières nations, des intervenants et des groupes cibles potentiels pour la prophylaxie antivirale, se sont tenues dans six villes de l’ensemble du Canada.
La technique du dialogue délibératif permet de sonder, par le dialogue et l’interaction, les valeurs et les points de convergence des participants sur certaines questions et sur des options différentes et elle fournit un cadre de référence solide pour évaluer des choix stratégiques complexes faisant appel à des considérations éthiques fondamentales. Après une séance d’information détaillée portant sur la grippe pandémique, les antiviraux et leurs utilisations ainsi que les connaissances et les doutes scientifiques d’aujourd’hui, on a demandé aux participants de réfléchir aux pour et aux contre de trois approches différentes à l’égard de la décision de politique soumise à l’étude du GTUAP. Un dialogue et un débat libre se sont établis au sujet de ces approches et du classement des groupes prioritaires. On a également demandé précisément aux participants si les gouvernements devraient effectivement procéder au stockage d’antiviraux à des fins prophylactiques.
On trouvera un rapport plus détaillé sur cette démarche à Le rapport complet de cette démarche figure à l’annexe 3.7. Le rapport définitif sur les résultats des séances de dialogue est disponible sur demande ou peut être consulté à l’adresse http://www.phac-aspc.gc.ca/influenza/antiviralprev_f.html#ekos.
Parmi les trois approches présentées, les participants ont classé « maintenir le fonctionnement de la société » au premier rang et « réduire au minimum les maladies et les décès » tout juste derrière. Ils ont classé « réduire au minimum le rôle du gouvernement » en dernier.
Le consensus est général et clair quant à la nécessité pour les gouvernements de créer une réserve nationale supplémentaire d’antiviraux à des fins prophylactiques. Les participants ont toutefois exprimé des inquiétudes au sujet des aspects inconnus, soit les considérations liées à la sécurité, à l’efficacité et à l’équité, et au sujet du coût d’option. Ils ont également donné leur point de vue sur le rôle et la responsabilité des particuliers et des institutions dans la décision d’utiliser les antiviraux à titre préventif. On s’est généralement accordé à dire qu’il faudrait en limiter l’usage au plus petit nombre de personnes nécessaire pour obtenir des résultats.
Pour ce qui est du classement par ordre prioritaire, les travailleurs de la santé, et en particulier ceux qui ont des contacts étroits avec des patients, arrivaient au premier rang. Les intervenants d’urgence arrivaient un peu derrière, et les groupes vulnérables se classaient en dernier, les enfants étant en tête de liste dans cette catégorie. Les participants ont indiqué que la société avait l’obligation de protéger la santé et la sécurité des personnes appelées à être aux premières lignes d’une intervention en cas de pandémie et qu’il était raisonnable, équitable et nécessaire de fournir des antiviraux à ces travailleurs à titre préventif. Ils ont ajouté qu’une fois que les besoins des travailleurs de la santé et des intervenants d’urgence étaient satisfaits, la société devait s’occuper des segments les plus vulnérables de la société, en particulier les enfants.
Lorsqu’on a demandé aux participants d’indiquer les valeurs fondamentales qu’ils jugeaient importantes pour la prise de décisions dans ce domaine, ils ont classé le pragmatisme au premier rang, devant d’autres valeurs primordiales comme la compassion, l’équité et la justice. Ils jugeaient donc important d’axer les rares ressources sur les travailleurs de la santé et les intervenants d’urgence, qui joueraient un rôle essentiel dans le maintien du fonctionnement de la société et l’endiguement de la propagation du virus.
Les participants ont indiqué que les gouvernements devaient assurer un leadership fort et faire preuve de transparence dans la diffusion des connaissances. Ils s’attendent à ce que les gouvernements tiennent la population au courant d’une éclosion et des plans envisagés pour y faire face et qu’ils leur confirment que ces plans ont été élaborés de façon objective et seraient appliqués équitablement. Ils ont souligné qu’une sensibilisation importante de la population devrait se faire tôt en ce qui concerne à la fois la préparation à la pandémie en général et une décision positive éventuelle sur le stockage d’antiviraux. Les participants ont fortement recommandé également que la recherche se poursuive dans les domaines où des lacunes importantes existent actuellement et ils se sont dits d’avis que des nouveaux renseignements sur les risques et les avantages pourraient donner des résultats différents.
Les participants issus des Premières nations vivant dans les réserves ont mentionné que les décideurs devaient reconnaître la contribution que la médecine traditionnelle pouvait apporter à la planification et à l’intervention en cas de pandémie.
Les participants ont indiqué qu’ils appuyaient la distribution d’antiviraux à des fins préventives, mais seulement aux classé le pragmatisme au premier rang parmi les valeurs les plus importantes à leurs yeux; ils jugeaient cette valeur primordiale en raison de la nécessité de protéger les personnes chargées d’assurer le maintien du fonctionnement de la société, et ce, en raison de l’obligation de protéger les personnes qui sont aux premières lignes. Ce conseil cadre bien avec la valeur fondamentale très prisée du pragmatisme, la nécessité de prévenir et d’endiguer le virus et de garder la souplesse nécessaire pour s’adapter à l’arrivée d’informations nouvelles. Il correspond également étroitement au soutien ferme des participants à l’égard du Ils estimaient qu’il fallait faire preuve de justice et d’équité en offrant un accès égal à la protection, peu importe le revenu ou la situation géographique, et avoir aussi de la compassion pour les personnes vulnérables, non seulement parce que c’est bien, mais aussi pour alléger le fardeau imposé au système de soins de santé.
Les participants étaient grandement favorables au concept de la réciprocité, quié en ce qui concerne les groupes cibles de la prophylaxie : ils estimaient que les personnes qui reçoiventcevraient des antiviraux à des fins prophylactiques en raison de leur rôle essentiel auraieont l’obligation de se présenter au travail et de prendre la médication prescrite.. La transparence était une valeur hautement privilégiée – la population doit savoir qui est protégé et pourquoi. L’importance des connaissances était jumelée au principe de l’information de la population.
Au nombre des valeurs privilégiées figurent aussi l’égalité et l’équité, peu importe le revenu ou la situation géographique, et la compassion pour les personnes vulnérables, non seulement parce que c’est bien, mais aussi pour alléger le fardeau imposé au système de soins de santé.
Trois autres conclusions ressortent :
Le leadership était jugé important; les participants se sont dits confiants que les gouvernements prendraient leurs décisions en se fondant sur les meilleurs renseignements possibles et diffuseraient plus d’information.
Étant donné les difficultéEnfin, les considérations principales des participants ont révélé qu’ils appuyaient la distribution d’antiviraux à des fins préventives, mais seulement aux personnes chargées de maintenir le fonctionnement de la société, et ce en raison de l’obligation de protéger les personnes qui sont aux premières lignes et celles qui ne peuvent se protéger elles mêmes. La priorité devrait aller aux travailleurs de la santé, à ceux des services essentiels et aux personnes les plus vulnérables. Les participants souhaitaient aussi que des recherches dirigées par les gouvernements soient menées afin de combler les lacunes dans l’information sur l’utilisation d’antiviraux à des fins prophylactiques et qu’une sensibilisation précoce et soutenue de la population soit faite, car il s’agit d’un investissement tout aussi important dans la prévention durant une pandémie.
s éprouvées par de nombreux participants à déterminer des groupes prioritaires, tout ce qu’on ignore au sujet de l’administration d’antiviraux à des fins prophylactiques en cas de pandémie, et le coût éventuel d’une renonciation à investir dans les antiviraux prophylactiques plutôt que dans l’éducation du public, par exemple, les participants se sont interrogés longuement à savoir si les avantages des antiviraux pesaient plus fort dans la balance que les coûts potentiels, tant économiques que sociétaux. On peut conclure que bon nombre de participants appuieraient les gouvernements s’ils décidaient de ne pas utiliser les antiviraux prophylactiques, pourvu :
Des inquiétudes au sujet de la sécurité, de l’efficience, de l’équité, de l’obligation de rendre des comptes et du coût d’option ont été exprimées.
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