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Réseau pancanadien de santé publique

Rapport et recommandations du Réseau pan-canadien de santé publique sur l'utilisation d'antiviraux à des fins de prévention pendant une pandémie d'influenza

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Information de base et situation actuelle des antiviraux au Canada

Au moment de la publication de la version 2004 du PCLPI, l’utilisation des antiviraux dans le cadre d’une intervention exhaustive en cas de pandémie avait été examinée au niveau technique, mais la Réserve nationale d’antiviraux (RNA) n’avait pas été constituée. Les recommandations énoncées dans l’annexe sur les antiviraux à l’époque visaient donc les responsables de la planification en cas de pandémie, et plus précisément le secteur de la santé. La liste des groupes prioritaires pour l’utilisation des antiviraux pendant une pandémie visait à donner aux responsables de la planification l’occasion de valider des moyens pour avoir accès et administrer des antiviraux à des groupes particuliers, notamment les travailleurs de la santé et les groupes à risque élevé.

Une fois que la décision de créer une RNA a été prise en 2004, les indications prioritaires publiées antérieurement ont été passées en revue. Lorsque la quantité initiale de 16 millions de doses a été réexaminée en 2006 et que l’on a décidé d’augmenter la RNA, il a été recommandé de mettre l’accent sur une stratégie de traitement de la population et ce fondée sur des considérations scientifiques et logistiques. On a également déterminé à l’époque qu’il fallait réexaminer en profondeur la possibilité d’intégrer des indications prophylactiques à la stratégie antivirale.

La Réserve nationale d’antiviraux (RNA) ne comprend actuellement que l’oseltamivir (Tamiflu MD) et le zanamivir (RelenzaMD , des inhibiteurs de la neuraminidase. L’amantadine, un médicament antiviral générique moins coûteux, a également été utilisée pour traiter et prévenir l’influenza au Canada et ailleurs. Mais des préoccupations liées à la résistance aux antiviraux, à la posologie et au profil des événements indésirables ont incité le Comité sur la pandémie de l’influenza (CPI) à suivre la recommandation de son groupe de travail sur les antiviraux portant sur l’exclusion de ce médicament de la RNA. Le GTUAP a réexaminé la question de l’amantadine et a fait état de ses conclusions sous la rubrique Considérations scientifiques (Section C 1 du Rapport).

Le Tamiflumd et le Relenzamd peuvent être prescrits à des fins de traitement et de prophylaxie (prévention). Il y a deux types de prophylaxie. Dans le cas de la prophylaxie post-exposition, la médication est prise quotidiennement pendant 10 jours après contact étroit avec une personne infectée. Pour la prophylaxie pré-exposition, la médication est prise chaque jour pendant un certain nombre de semaines avant l’exposition prévue. Au Canada, le Tamiflumd n’est pas approuvé pour la prophylaxie pré-exposition, et dans le cadre des études réalisées à ce sujet, la médication n’avait été prise que pendant de courtes périodes.Paragraph missing ….

À l’heure actuelle, les inhibiteurs de la neuraminidase ont été approuvés par Santé Canada pour la prophylaxie post exposition où la médication est prise pendant sept à dix jours après un contact étroit avec une personne infectée. Les inhibiteurs de la neuraminidase peuvent être pris par tous les groupes, sauf les jeunes enfants. Contrairement au Canada, les États Unis ont approuvé l’utilisation de ces médicaments pour une prophylaxie continue ou pré exposition pendant une période pouvant aller jusqu’à six semaines. La médication est alors prise chaque jour lorsqu’une exposition à une source potentielle d’infection est prévue.

Ces médicaments de prescription sont peu utilisés actuellement au Canada pour l’influenza saisonnière. Le TamifluMD est actuellement prescrit principalement à des fins de traitement et de prophylaxie post exposition pour maîtriser les éclosions dans les établissements de soins de longue durée (SLD).

L’utilisation de la RNA pour le traitement précoce de l’influenza pandémique soulève une question opérationnelle clé, à savoir que la mise en œuvre de la stratégie de traitement n’a pas encore été pleinement élaborée.

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