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Programmes organisés de dépistage du cancer du sein au Canada - Rapport sur la performance des programmes en 2003 et en 2004

Résultats de 2003 et de 2004

Le présent rapport fournit certaines statistiques pour les années civiles 2003 et 2004 établies à l’aide des données versées dans la BDCDCS jusqu’en août 2007. Aussi, les résultats qui y sont présentées sont basés sur le rapport de 2007 du Groupe de travail sur les indicateurs d’évaluation (6). Certains résultats ont été obtenus en fonction d’évènements très peu nombreux mais sont inclus afin de bien refléter le travail accompli par le Groupe de travail sur les indicateurs d’évaluations; à titre d’exemple, notons le ratio tumeurs bénignes : tumeurs malignes à la biopsie chirurgicale ouverte. Dans ces cas, on précise la taille de l’échantillon. La présentation des données s’échelonnent sur plusieurs mois, ce qui peut avoir un impact sur l’intégralité des données liées au cancer dans certains programmes. À moins d’indication contraire, les statistiques sommaires pour tous les programmes tiennent compte des données issues des 10 provinces et s’appliquent aux femmes âgées de 50 à 69 ans. Il est important de noter que seules les données pour l’année 2004 sont disponibles en ce qui concerne les Territoires du Nord-Ouest. Par conséquent, les tableaux nécessitant les données provenant d’au moins deux ans excluent cette région.

Participation et fidélisation aux programmes organisés de dépistage

Participation

Une participation adéquate aux programmes de dépistage est essentielle à la réduction de la mortalité attribuable au cancer du sein dans la population cible. L’objectif national, basé sur une extrapolation des essais cliniques comparatifs randomisés, vise un taux de participation de 70 %.

Les taux de participation tiennent compte des 10 provinces et des données issues des examens de dépistage effectués durant l’année 2004 dans les Territoires du Nord-Ouest. Dans l’ensemble, 1 345 382 Canadiennes âgées de 50 à 69 ans et 1 723 690 femmes de tous âges ont fait l’objet d’une mammographie de dépistage dans le cadre d’un programme organisé de dépistage en 2003 et en 2004 (tableau 2). Depuis la création du premier programme organisé de dépistage en Colombie-Britannique, plus de 6,5 million de mammographies ont été effectuées. Bien que ce nombre nous paraisse impressionnant, le taux de participation visé de 70 % chez les femmes de 50 à 69 ans pour un dépistage bisannuel dans le cadre de programmes organisés est loin d’être atteint. En 2003 et 2004, seulement 36,5 % de la population cible a subi une mammographie dans le cadre d’un programme organisé. Voilà qui représente une maigre amélioration comparativement au 33,9 % que l’on observait en 2001-2002. Le taux de participation varie d’un programme à l’autre, allant de 10,4 % en Alberta à 52,9 % au Nouveau-Brunswick (figure 3).

Somme toute, les taux de participation aux programmes bien établis tels que ceux de la Colombie-Britannique (46-51 %), de l’Alberta (10-15 %) et de la Saskatchewan (52-55 %) se sont stabilisés depuis 1997 et 1998, alors que ceux associés aux programmes de la Nouvelle-Écosse (27-41 %) et de l’Ontario (13- 27 %) ont continué de grimper. Les programmes plus récents que l’on retrouve au Québec (12-48 %), au Nouveau-Brunswick (36-53 %) et à Terre-Neuve / Labrador (18-26 %) ont également vu leurs taux de participation augmenter. Nous devons noter que ces taux ne tiennent pas compte des femmes qui font l’objet d’un dépistage hors programme. Les résultats de sondages portant sur la santé dans la collectivité suggèrent que près de 62 % des femmes de 50 à 69 ans ont reçu une mammographie dans les deux dernières années (figure 4). Ce pourcentage provient de déclarations volontaires et risque d’être légèrement exagéré étant donné la tendance des répondants à surestimer les comportements souhaités; quoi qu’il en soit, il s’apparie mieux avec le taux de participation de 70 % ciblé par le Groupe de travail sur les indicateurs d’évaluation.

Figure 3 – Participation des femmes de 50 à 69 ans à des programmes organisés de dépistage du cancer du sein en 2003 et 2004
Figure 3 – Participation des femmes de 50 à 69 ans à des programmes organisés de dépistage du cancer du sein en 2003 et 2004

Source : Les données de Statistiques Canada pour 2003 et 2004 sont utilisées comme dénominateurs.

Remarque : On a calculé une moyenne pour les prévisions démographiques.
Le taux national de participation, qui s'élève à 36,5 %, est indiqué par la barre horizontale.

a Le taux pour les Territoires du Nord-Ouest résulte de données relatives à l'année 2004 seulement.



Figure 4 – Proportion des femmes de 50 à 69 ans qui ont déclaré avoir reçu une mammographiea au cours des deux années précédentes, selon la province Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC) de 2005
Proportion des femmes de 50 à 69 ans qui ont déclaré avoir reçu une mammographie au cours des deux années précédentes, selon la province Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC) de 2005

a À l'exclusion des mammographies diagnostiques.

b La base du sondage de l'ESCC inclut 71 % des ménages privés du Nunavut.

Source : Santé Canada. Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes de 2005 : fichier commun.



Fidélisation

On récolte les bénéfices optimaux des programmes de dépistage lorsque les femmes y participent régulièrement. Deux objectifs ont été fixés en fonction du taux de participation, du temps de latence, des résultats des études relatives aux intervalles de dépistage et des essais cliniques contrôlés randomisés (7-9). Le premier vise les femmes faisant l’objet d’un premier dépistage par mammographie et prévoit qu’au moins 75 % d’entre elles devrait passer un dépistage subséquent dans les 30 mois suivant le dépistage initial. Le second indique qu’au moins 90 % des femmes ayant fait l’objet d’un dépistage subséquent devraient être revues dans les 30 mois depuis le dernier dépistage (8;9). Le taux de fidélisation pour des femmes âgées 50 à 69 exclut les femmes de 70 ans et plus.

Dans l’ensemble, 74,3 % des femmes âgées de 50 à 68 ans ayant reçus une mammographie dans le cadre d’un programme de dépistage en 2001 et 2002 ont été réexaminées dans les 30 mois en 2003-2004. Parmi les femmes qui on eu un premier dépistage par mammographie durant les années civiles 2001 et 2002, 64,9 % sont revenues pour un dépistage subséquent dans les 30 mois de leur premier dépistage. Parmi les femmes âgées de 50 à 68 ans ayant subi un dépistage subséquent durant les années civiles 2002 et 2002, 76,8 % ont reçu une autre mammographie de dépistage dans les 30 mois suivant leur dernier dépistage (tableau 6).

En général, les femmes plus jeunes (de 40 à 49 ans) étaient plus susceptibles de revenir pour une mammographie dans les 30 mois comparativement aux femmes âgées de 70 ans et plus, peu importe s’il s’agissait d’un dépistage initial (63,9 % et 53,5 % respectivement) ou d’un dépistage subséquent (86,7 % et 68,4 % respectivement) (tableau 7). La plupart des femmes sont revenues passer une mammographie de dépistage entre 21 et 27 mois depuis leur dépistage de 2001- 2002; toutefois, les femmes de 40 à 49 ans étaient plus portées que les femmes plus âgées à revenir entre 12 et 15 mois après leur dernier dépistage (figure 5).

Figure 5 – Probabilité cumulative de dépistage subséquent dans le cadre d'un programme, selon le groupe d'âge, années de dépistage 2000 et 2001
Figure 5 - Probabilité cumulative de dépistage subséquent dans le cadre d'un programme, selon le groupe d'âge, années de dépistage 2000 et 2001

Remarque : Cette analyse exclut les données relatives aux Territoires du Nord-Ouest.



Résultats du dépistage

Les programmes organisés doivent faire en sorte que tous les cancers du sein soient dépistés chez les femmes asymptomatiques tout en réduisant au minimum le nombre de femmes en bonne santé qui ont des résultats anormaux aux tests de dépistage. Chez les femmes asymptomatiques, le taux de rappel pour anomalie et la valeur prédictive positive laissent pressentir que les cancers du sein sont correctement identifi és par les programmes de dépistage.

Figure 6 – Répartition, par âge, des dépistage effectués dans le cadre d'un programme, selon la province - Années de dépistage 2003 et 2004
Figure 6 - Répartition, par âge, des dépistage effectués dans le cadre d'un programme, selon la province - Années de dépistage 2003 et 2004

a Même si le Québec accepte les femmes de 35 à 49 ans et celles de 70 ans et plus sur recommandation de leur médecin, lorsque l'examen est effectué dans un centre de dépistage du programme, on ne considère pas que ces femmes participent officiellement au programme.

b Seules les données pour l'année 2004 ne sont disponibles en ce qui concerne les Territoires du Nord-Ouest.



Taux de rappel pour anomalie

Le taux de rappel pour anomalie réfère au pourcentage des femmes qui obtiennent des résultats anormaux aux tests de dépistage et qui doivent subir une investigation diagnostique. Ce taux constitue un indice de mesure de la qualité des programmes de dépistage. La cible canadienne est fixée à moins de 10 % pour les femmes faisant l'objet d'un dépistage initial et moins de 5 % pour celles ayant fait l'objet d'un dépistage subsequent dans l'intervalle recommande.

Chez les femmes du groupe cible (c'est-a-dire de 50 a 69 ans), le taux de rappel pour anomalie observée chez les femmes avec dépistage initial est de 12,1 % alors qu'il est de 6,5 % pour les femmes avec dépistage subsequent (tableau 6). Ces taux sont plus ou moins stables depuis 2001-2002. Le manque d'expérience des radiologistes, les faibles volumes de cliches mammaires interpretes ainsi que les delais associés aux dépistages subséquents peuvent contribuer aux taux de rappel pour anomalie élevés. Pour tous les groupes d'âge, ce taux grimpe après un intervalle de dépistage de 30 mois, ce qui milite en faveur de l'importance de passer un dépistage régulièrement (figure 7).

Figure 7 - Taux de rappel pour anomaliea, selon le groupe d'âge - Années de dépistage 2003 et 2004
Taux de rappel pour anomalie, selon le groupe d'âge - Années de dépistage 2003 et 2004

a Comprend la mammographie et l'examen clinique des seins comme méthodes de dépistage.
Cette analyse exclut les données relatives aux Territoires du Nord-Ouest.

Remarque : L'intervalle médian avant les dépistages subsequents est le suivant :
Depistage subsequent (> 9 mois, ≤18 mois) : 12,5 mois;
Depistage subsequent (> 18 mois, ≤30 mois) : 24,4 mois;
Depistage subsequent (> 30 mois) : 35,7 mois.



Valeur prédictive positive

La valeur prédictive positive (VPP) est déterminée par la proportion des cas de dépistage anormaux qui se sont révelés être porteurs d'un cancer du sein infiltrant ou in situ après le bilan diagnostique. Une VPP élevée indique que le dépistage réussit à réduire au minimum le suivi inutile. La cible canadienne est de . 5 % pour les dépistages initiaux et de . 6 % pour les dépistages subséquents.

Chez les femmes de 50 à 69 ans, la VPP basée sur une déetection par mammographie seulement atteint ces objectifs, soient 5,0 % et 7,3 % pour les dépistages initiaux et subséquents respectivement; ces valeurs sont relativement stables depuis 2001. Il est intéressant de noter que la VPP varie avec l'âge de la population examinée, ce qui peut expliquer pourquoi les objectifs canadiens ne s'adressent qu'aux femmes de 50 à 69 ans. La VPP augmente de facon dramatique avec l'âge, allant de 2,3 % pour les femmes de 40 à 49 ans avec dépistage initial jusqu'à 13,8 % chez les femmes de 70 ans et plus (tableaux 6-8).

Interventions diagnostiques

Comme le démontre la VPP, la plupart des femmes qui reçoivent un résultat de dépistage anormal ne sont pas atteintes d’un cancer du sein et doivent subir des interventions plus approfondies afin d’obtenir un diagnostic définitif. Un suivi diagnostique opportun et bien coordonné réduit la peur et l’anxiété qui viennent avec des résultats anormaux (10). Les femmes dont les résultats de dépistage sont anormaux doivent se soumettre à une évaluation radiologique ou chirurgicale plus poussée composée entre autres d’une mammographie diagnostique, d’une échographie, d’une biopsie ouverte ou par forage ou d’une ponction à l’aiguille fine.

La figure 8 indique les combinaisons d’examens diagnostiques après la détection d’une anomalie et inclut les 10 provinces ainsi que les données relatives aux tests de dépistage effectués dans les Territoires du Nord-Ouest en 2004. En 2003-2004, près du trois quarts des femmes ayant reçu des résultats de dépistage anormaux ont subi seulement un examen d’imagerie du sein. Un autre 13 % a eu des examens d’imagerie du sein combinés à une biopsie par forage ou à une ponction à l’aiguille fi ne, ce qui représente une hausse comparativement au 9,3 % observé en 2001-2002 (fi gure 8). Enfin, depuis 2001-2002, on privilégie de plus en plus le recours aux techniques moins effractives comme la biopsie par forage plutôt qu’aux plus invasives telles que les biopsies ouvertes. Le pourcentage des biopsies par forage est passé de 9,6 % (9 187 femmes) à 12,3 % (13 648 femmes) tandis que celui des biopsies ouvertes a chuté de 7,2 % (6 874) à 5,6 % (6 188) (tableau 4).

Tableau 4 – Types d’interventions diagnostiques à la suite d’un dépistage anormal chez les femmes de 50 à 69 ans - Années de dépistage 2003 et 2004
 
Modes de détection
 
Tous les modes de détection
Détection à la mammographie seulement
Détection à l'examen clinique des seins seulement
Détection à la mammographie et à l'examen clinique des seins
Intervention diagnostique
Nombrea (%b)
(Intervalle%c)
Nombrea (%b)
Nombrea (%b)
Nombrea (%b)
Mammographie diagnostique
82 019 (74.1)
(50.8 - 90.7)
79 639 (79.3)
401 (5.5)
1 979 (65.0)
Échographie
59 651 (53.9)
(32.4 - 71.4)
53 207 (53.0)
4 235 (58.3)
2 209 (72.6)
Ponction à l'aiguille fine
4 232 (3.8)
(0.4 - 6.7)
3 633 (3.6)
356 (4.9)
243 (8.0)
Biopsie par forage
13 648 (12.3)
(4.8 - 29.0)
12 759 (12.7)
184 (2.5)
705 (23.2)
Biopsie ouverte avec ou sans localisation au harpon
6 188 (5.6)
(0.0 - 13.1)
5 659 (5.6)
294 (4.1)
235 (7.7)

a Toutes provinces confondues. Les données relatives aux Territoires du Nord-Ouest sont exclues en raison des chiffres minimes.
b Proportion de tous les dépistages anormaux pour lesquels cette intervention a été effectuée.
c Étendue de variation entre les provinces.

Remarque : Les proportions totales ne s’élèveront pas à 100 % puisqu’une femme fera probablement l’objet de différentes interventions diagnostiques.



Intervalles diagnostiques

L’intervalle diagnostique réfère à la période de temps comprise entre le dépistage anormal et la résolution diagnostique. Les intervalles diagnostiques excessivement longs ont un impact psychologique néfaste et peuvent nuire au pronostic (10). L’objectif canadien est qu’au moins 90 % des cas anormaux soient résolus dans 5 semaines si une biopsie des tissus n’est pas nécessaire et qu’au moins 90 % soient résolus dans 7 semaines lorsque l’on doit effectuer une biopsie des tissus.

À l’échelle du pays, 74,3 % des femmes pour lesquelles une biopsie de tissus n’était pas nécessaire ont reçu un diagnostic définitif en-deçà de 5 semaines; ce pourcentage est passé à 46,3 % en ce qui concerne celles qui ont dû subir une biopsie des tissus et dont le diagnostic a été rendu dans un intervalle de 7 semaines. Le premier pourcentage a continué à démontrer une légère amélioration alors que le second est demeuré stable (tableaux 6-8).

Figure 8 – Combinaisons d'examens diagnostiques après la détection d'une anomalie, femmes de 50 à 69 ans - Années de dépistage 2003 et 2004
Figure 8 – Combinaisons d'examens diagnostiques après la détection d'une anomalie, femmes de 50 à 69 ans - Années de dépistage 2003 et 2004

a En ce qui concerne les femmes n'ayant subi aucun de ces examens, 93,8 % d'entre elles avaient été référées à la suite d'un examen clinique des seins (ECS) et pouvaient avoir reçu leur diagnostic définitif de leur fournisseur de soins primaires. Les données relatives au Québec sont comprises en ce qui concerne toutes les procédures; toutefois, elles ne figurent pas dans le calcul des recommandations à la suite d'un ECS.
Seules les données pour l'année 2004 sont comptabilisées en ce qui concerne les Territoires du Nord-Ouest.



Ratio tumeurs bénignes : tumeurs malignes à la biopsie chirurgicale ouverte3

Une évaluation pré chirurgicale de qualité réduit le nombre de femmes qui devront subir une intervention effractive à titre d'investigation pour ensuite recevoir un résultat normal ou bénin. Le ratio tumeurs bénignes : tumeurs malignes à la biopsie chirurgicale ouverte est une facon de déterminer la qualité de l'evaluation pré chirurgicale. Ce ratio compare le nombre de femmes qui ont subi une biopsie chirurgicale ouverte à titre de soins primaires avec celles qui ont fait l'objet d'une biopsie par forage dont le résultat s'était avere non concluant avant d'obtenir un diagnostic définitif par biopsie chirurgicale ouverte. L'objectif de cet indicateur est fixé à ≤1:1; donc, pour chaque tumeur maligne détectée, on devrait observer au plus un résultat bénin.

En 2003 et 2004, ce ratio était de 1,8:1, ce qui veut dire que près de 2 tumeurs bénignes ont été détectées par biopsie chirurgicale ouverte pour chaque cas de cancer. Le ratio parmi les femmes ayant fait l’objet d’un dépistage initial par mammographie était de 2,6:1 alors que celui ayant trait aux femmes qui avaient subi un dépistage subséquent était de 1,6:1 (tableau 6). Ce résultat varie selon l’âge. Le meilleur ratio touche les femmes de 70 ans et plus ayant fait l’objet d’un dépistage subséquent par mammographie (0,9:1) alors que les femmes de 40 à 49 ans ayant passé une mammographie initiale affi chaient le pire ratio (5,6:1) (tableau 7).

Le ratio tumeurs bénignes : tumeurs malignes à la biopsie chirurgicale ouverte concerne très peu de femmes puisque nous avons remarqué un mouvement important qui privilégie la biopsie par forage plutôt que la biopsie chirurgicale ouverte en tant que moyen d’obtenir un diagnostic définitif. Ainsi, cet indicateur devient de moins en moins utile puisque le nombre décroissant d’interventions nous donne des ratios difficiles à interpréter. On retrouve le nombre de femmes qui ont subi ce type d’intervention au tableau 6 afin d’illustrer ce point.

Taux de tumeurs bénignes à la biopsie chirurgicale ouverte

Le taux de biopsies chirurgicales ouvertes ayant permis de détecter une tumeur bénigne peut aussi servir d’indice de la qualité de l’évaluation pré chirurgicale. Toutefois, aucune cible n’a été établie en ce qui concerne cet indicateur. En 2003 et 2004, les taux de biopsie chirurgicale ouverte bénigne étaient de 4,5 et 2,6 pour 1 000 dépistages en ce qui a trait aux dépistages initiaux et subséquents, respectivement. Le taux de biopsie est plus bas parmi les femmes d’au moins 70 ans ayant fait l’objet d’un dépistage initial par mammographie comparativement aux femmes plus jeunes. Par contre, les taux parmi les femmes ayant fait l’objet d’un dépistage subséquent varient très peu en fonction des groupes d’âge. Depuis 2000, le taux a diminué autant pour les femmes avec dépistage initial que pour celles pour qui il s’agissait d’un dépistage subséquent, ce qui démontre une tendance à la diminution de l’utilisation de ce type d’intervention diagnostique (tableau 6-8).

Ratio tumeurs bénignes : tumeurs malignes à la biopsie par forage

Le ratio tumeurs bénignes : tumeurs malignes à la biopsie par forage peut également servir d’indice de la qualité de l’évaluation pré chirurgicale. Toutefois, aucune cible n’a été établie en ce qui concerne cet indicateur.

En 2003 et 2004, les ratios tumeurs bénignes : tumeurs malignes à la biopsie par forage étaient de 2,8:1 en ce qui a trait aux dépistages initiaux et de 1,5:1 pour les dépistages subséquents. On retrouve le ratio le moins élevé chez les femmes de 70 ans et plus. Chez les femmes avec dépistage initial, le ratio est passé de 3,3 :1 à 2,9 :1 depuis 2000. Cependant, ce ratio est demeuré relativement stable dans les cas de dépistages subséquents et s’étend entre 1,4 et 1,6:1 (tableau 6-8).

Taux de tumeurs bénignes à la biopsie par forage

Le taux de biopsies par forage ayant permis de détecter une tumeur bénigne mesure aussi la qualité de l’évaluation pré chirurgicale mais aucune cible n’a encore été fixée en ce qui concerne cet indicateur.

En 2003 et 2004, les taux de biopsies par forage étaient de 11,6 et 4,7 pour 1 000 dépistages, eu égard aux dépistages initiaux et subséquents respectivement. Le taux le plus bas touche les femmes de 70 ans et plus avec dépistages subséquents. Depuis 2000, ce taux est à la hausse en ce qui a trait aux mammographies de dépistage initiales et subséquentes, ce qui démontre un virage vers le recours à la biopsie par forage (tableaux 6-8).

Tableau 5 – Caractéristiques des cancers détectés, selon le groupe d’âge - Années de dépistage 2003 et 2004
 
Groupe d'âge
 
40-49
50-59
60-69
70+
Tous les âges
 
n
%
n
%
n
%
n
%
n
%
Nombre de cancersa
  Infiltrants
312
70,8
2 758
77,7
2 673
80,8
1 108
85,3
6 851
79,7
  CCIS
129
29,3
790
22,3
637
19,2
191
14,7
1 747
20,3
Classification TNM
  0 (in situ)
129
29,9
790
33,5
637
28,7
191
16,4
1 747
28,3
  I
172
39,9
970
41,2
1 034
46,6
713
61,4
2 889
46,8
  II
119
27,6
544
23,1
502
22,6
218
18,8
1 383
22,4
  III / IV
11
2,6
52
2,2
45
2,0
40
3,4
148
2,4
  Infiltrants (classe TNM manquante)b
11
 
1 215
 
1 105
 
134
 
2 465
 
Taille de la tumeurc
  > 0 à < 2 mm
9
3,0
69
2,7
61
2,5
24
2,4
163
2,6
  2 à 5 mm
21
7,0
215
8,6
191
7,8
74
7,5
501
8,0
  6 à 10 mm
60
19,9
619
24,7
647
26,5
303
30,8
1 629
26,1
  11 à 15 mm
87
28,9
684
27,3
724
29,6
260
26,4
1 755
28,1
  16 à 20 mm
45
15,0
388
15,5
398
16,3
157
16,0
988
15,8
  ≥ 21 mm
79
26,2
535
21,3
422
17,3
166
16,9
1 202
19,3
  Taille inconnued
11
 
248
 
230
 
124
 
613
 
  Taille médiane (mm)
14,0
 
14,0
 
13,0
 
12,0
 
13,0
 
Ganglions positifsc
  0
194
70,5
1 819
74,6
1 751
75,3
750
83,6
4 514
76,1
  1 à 3
61
22,2
441
18,1
451
19,4
110
12,3
1 063
17,9
  4+
20
7,3
177
7,3
122
5,2
37
4,1
356
6,0
  Nombre inconnueefg
37
 
321
 
349
 
211
 
918
 

a Les cancers non classés ne sont pas inclus dans l’analyse.
b Le Québec et l’Île-du-Prince-Édouard ne précisent pas la classification TNM et représentent 80,1 % et 2,6 % respectivement de tous les cas de cette catégorie.
c Cette analyse ne comprend que les cas de cancers infiltrants.
d La Saskatchewan et l’Île-du-Prince-Édouard ne précisent pas la taille de la tumeur et représentent 51,3 % et 10,3 % respectivement de tous les cas de cette catégorie.
e Comprend les valeurs manquantes (5,9 %) et les cas où aucun prélèvement n’a été effectué (1,6 %).
f Le Nouveau-Brunswick représente 27,5 % des cas de ganglions pathologiques positifs, mais la distribution ganglionnaire n’est pas précisée. Le Nouveau-Brunswick représente 28,1 % de tous les cas de cette catégorie.
g L’Île-du-Prince-Édouard ne précise pas le nombre de ganglions positifs et représente 6,9 % de tous les cas dans cette catégorie.

Remarque : Seules les données relatives à l’année 2004 ne sont comptabilisées en ce qui concerne les Territoires du Nord-Ouest.



Détection du cancer

Dans l’ensemble, les programmes organisés de dépistage ont permis de détecter 6 900 cancers (qu’ils soient infiltrants, in situ ou de type non-classé) parmi les femmes de 50 à 69 ans en 2003 et 2004 (tableau 6). D’autres cas de cancers du sein ont été détectés chez les Canadiennes par le biais de dépistages opportunistes (c’est-à-dire les dépistages qui ne sont pas effectués dans le cadre d’un programme organisé) ou lorsque la femme a manifesté des symptômes.

Parmi les femmes de 40 ans et plus, 79,7 % (6 851 femmes) ont été diagnostiquées avec un cancer infi ltrant et 20,3 % (1 747 femmes) avec un carcinome in situ. Ce résultat inclut les données relatives aux Territoires du Nord- Ouest pour l’année 2004. La proportion de cancers infiltrants augmente avec l’âge; ce type de cancer a été détecté chez 70,8 % des femmes âgées de 40 à 49 ans comparativement à 85,3 % chez les femmes de 70 ans et plus (tableau 5).

Taux de détection de cancers infiltrants

Les cibles canadiennes pour les taux de détection d’un cancer infiltrant sont fixées à >5 pour 1 000 dépistages initiaux et >3 pour 1 000 dépistages subséquents effectués dans l’intervalle recommandé.

Au Canada, le taux de détection d’un cancer infiltrant chez les femmes avec dépistage initial était de 4,7 cas pour 1 000 dépistages alors qu’il était de 3,7 cas pour 1 000 dépistages chez les femmes avec dépistage subséquent4 (tableau 6). Tel qu’on s’y attendait, le taux de détection d’un cancer infiltrant augmente chez les femmes plus âgées lorsque le dépistage subséquent n’est pas effectué dans l’intervalle recommandé (figure 9).

Taux de détection de cancers in situ

Le carcinome canalaire in situ (CCIS) est un type de cancer qui se détecte à la mammographie. Cependant, il existe peu d’éléments de preuve qui permettent de conclure que toutes les formes de CCIS se transforment en cancers infi ltrants. Voilà pourquoi aucune cible canadienne n’a été établie en ce qui concerne cet indicateur. Quoi qu’il en soit, il demeure important de surveiller ce taux de détection jusqu’à ce que l’on puisse fi xer les cibles appropriées.

Au Canada, le taux de détection du CCIS chez les femmes avec dépistage initial était de 1,3 cas pour 1 000 dépistages alors qu’il était de 1,0 cas pour 1 000 dépistages chez les femmes avec dépistage subséquent4 (tableau 6).

Taille de la tumeur et taux d’incidence de cancers infiltrants sans envahissement ganglionnaire

Chez les femmes dont le cancer a été détecté à un stade précoce, les possibilités de traitements sont plus nombreuses, la récidive du cancer est réduite et le taux de survie est meilleur. Les recherches au Canada ont démontré que 97,9 % des femmes atteintes d’un cancer du sein de stade I survivent pendant au moins cinq ans alors que seulement 27,9 % des femmes atteintes d’un cancer du sein de stade IV survivent aussi longtemps (11). Les cancers dits précoces sont formés de tumeurs de plus petite taille et ne présentent aucun envahissement ganglionnaire. Les objectifs canadiens basés sur la taille des tumeurs sont les suivants : plus de 25 % des cancers infiltrants doivent avoir une tumeur plus petite ou égale à 10 mm de diamètre et plus de 50% des cancers infiltrants doivent avoir des tumeurs plus petite ou égale à 15 mm de diamètre. Un autre objectif veut que plus de 70 % des femmes atteintes d’un cancer infiltrant ne présentent aucun envahissement ganglionnaire.

Figure 9 - Taux de détection du cancer (infiltrant et in situ) pour 1 000 examens de dépistage, selon le group d'âge - Années de dépistage 2003 et 2004
Figure 9 - Taux de détection du cancer (infiltrant et in situ) pour 1 000 examens de dépistage, selon le group d'âge - Années de dépistage 2003 et 2004

Remarque : La zone ombrée indique la proportion de cancers infiltrants détectés, tandis que la zone non ombrée indique la proportion de CCIS détectés. Cette analyse exclut les données relatives aux Territoires du Nord-Ouest.

L'intervalle médian avant les dépistages subséquents est le suivant :
Dépistage subséquent (> 9 mois, ≤ 18 mois) : 12,5 mois;
Dépistage subséquent (> 18 mois, ≤ 30 mois) : 24,4 mois;
Dépistage subséquent (> 30 mois) : 35,7 mois.



L’analyse des caractéristiques des cancers détectés (tableau 5) tient compte des 10 provinces et comprend les données relatives aux femmes examinées en 2004 dans les Territoires du Nord-Ouest. Parmi les femmes de 40 ans et plus ayant reçu un diagnostic de cancer du sein en 2003 et 2004, 46,8 % des cancers étaient classés de stade I et moins de 3 % étaient classés de stade III/IV (tableau 5). La proportion des CCIS (stade 0) détectés a diminué tandis que la proportion des cancers infi ltrants de stade I a augmenté avec l’âge. Les cancers infi ltrants de stade II à IV sont demeurés relativement stables pour tous les groupes d’âge. Par conséquent, la proportion des cancers infi ltrants avec des tumeurs de moins de 10 mm de diamètre était de 36,4 % et presque trois quarts des femmes ne présentaient pas d’envahissement ganglionnaire au moment du diagnostic (tableau 6). Une plus grande proportion de femmes plus âgées présentait des tumeurs de petite taille et des ganglions négatifs en comparaison aux femmes moins âgées (tableau 7).

Cancers détectés après le dépistage

Les cancers détectés après le dépistage sont ceux qui se développent après un résultat de dépistage normal et avant le prochain dépistage. Ils constituent un indicateur de la sensibilité du programme de dépistage. On peut compter parmi ces types de cancers ceux qui se présentent après la période recommandée de 12 ou 24 mois en ce qui concerne les femmes qui négligent de revenir passer un dépistage subséquent annuel ou bisannuel (parfois appelés « cancers liés à la non-observance ») ou les cancers qui surviennent chez les femmes qui présentent des symptômes avant leur prochain dépistage régulier (« cancers d’intervalle »). Les cas qui avaient été référés en investigation et dont le résultat s’est avéré bénin sont exclus. Les cancers détectés après le dépistage ont été comptabilisés en fonction de toutes les femmes ayant fait l’objet d’un dépistage en 2000 et 2001 chez lesquelles s’est développé un cancer d’intervalle entre 2000 et 2003. Les cancers liés à la non-observance ne sont pas inclus dans le calcul. Afi n d’assurer une certaine cohérence entre les provinces, le présent rapport tient compte des cancers d’intervalle ainsi que ceux détectés suite à une mammographie de dépistage anormale et qui ont nécessité plus de 6 mois pour être diagnostiquer. Selon les objectifs canadiens de performance, le nombre de cancers détectés dans les 12 mois suivant le dépistage ne devrait pas dépasser 6 pour 10 000 personnes-années, et le nombre détecté dans les 24 mois devrait être inférieur à 12 pour 10 000 personnes-années.

À l’échelle canadienne, les taux de détection de ce type de cancer s’élevaient à 5,4 et 7,9 dans les 12 et 24 mois subséquents, respectivement, pour 10 000 personnes-années (tableau 6).

Tableau 6 – Mesures de la performance selon le programme pour les femmes de 50 à 69 ans - Années de dépistage 2003 et 2004
Indicateur Objectifa
Programme
C.-B.
Alb.
Sask.
Man.b
Ontb
Nombre de dépistages
S.O.e
242 835
32 319
55 722
62 648
393 415
Nombre de dépistages initiaux
S.O.e
18 648
7 323
8 725
13 484
122 309
Nombre de cancersf
S.O.e
1 094
168
280
328
1 914
Taux de participation (%)
≥70
48,8
10,4
52,1
51,1
26,8
Taux de fidélisation (% de femmes ayant passé un premier dépistage subséquent dans les 30 mois)gh
≥75
55,9
51,9
68,0
63,3
74,3
Taux de fidélisation (% de femmes ayant passé d’autres dépistages subséquents dans les 30 mois)gh
≥90
76,4
69,5
77,2
75,6
80,6
  Taux de rappel pour anomalie (%)
    Anomalie détectée à la mammographiei
        Dépistage initial
<10
15,4
6,3
16,5
9,4
10,2
        Dépistage subséquent
<5
5,8
3,3
6,5
4,8
6,0
      Anomalie détectée, sans égard au mode de détection
        Dépistage initial
<10
15,4
6,3
16,5
10,5
11,9
        Dépistage subséquent
<5
5,8
3,3
6,5
5,6
7,6
  Taux de détection d’un cancer infiltrant (pour 1 000 dépistages)
    Cancer détecté à la mammographiei
      Dépistage initial
>5
5,4
4,2
2,3
5,3
4,5
      Dépistage subséquent
>3
3,2
4,6
4,2
3,7
3,5
    Cancer détecté, sans égard au mode de détection
      Dépistage initial
>5
5,4
4,2
2,3
5,5
4,7
      Dépistage subséquent
>3
3,2
4,6
4,2
3,8
3,7
Taux de détection du carcinome in situ (pour 1 000 dépistages)
  Dépistage initial
S.O.e
1,8
0,4
2,2
0,7
1,1
  Dépistage subséquent
S.O.e
1,1
0,8
0,9
1,1
0,7
Respect du délai diagnostique (%)j
  Complété sans biopsie de tissus, dans les 5 semaines
≥90
71,1
60,8
62,4
76,8
81,0
  Complété avec biopsie de tissus, dans les 7 semaines
≥90
43,6
59,1
24,9
39,6
52,2
Valeur prédictive positive (%)f
  Cancer détecté à la mammographiei
    Dépistage initial
≥5
5,0
7,3
2,8
6,4
5,5
    Dépistage subséquent
≥6
7,5
16,1
7,9
10,0
7,1
  Cancer détecté, sans égard au mode de détection
    Dépistage initial
≥5
5,0
7,3
2,8
5,9
4,8
    Dépistage subséquent
≥6
7,5
16,1
7,9
8,8
5,9
Taux de biopsies ouvertes ayant permis de détecter une tumeur bénigne (pour 1 000 dépistages)k
  Dépistage initial
S.O.e
9,0
1,8
13,2
4,7
3,8
  Dépistage subséquent
S.O.e
3,7
0,6
4,8
1,7
2,3
Ratio tumeurs bénignes : tumeurs malignes à la biopsie chirurgicale ouvertekl
  Dépistage initial
≤1:1
2,3 : 1
13,0 : 1
3,5 : 1
4,5 : 1
2,6 : 1
    Total des biopsies chirurgicales ouvertes (tumeurs bénignes + tumeurs malignes)
 
n = 240
n = 14
n = 148
n = 77
n = 641
  Dépistage subséquent
≤1:1
1,6 : 1
0,9 : 1
1,5 : 1
1,8 : 1
1,7 : 1
    Total des biopsies chirurgicales ouvertes (tumeurs bénignes + tumeurs malignes)
 
n = 1 360
n = 29
n = 372
n = 127
n = 989
Taux de biopsies par forage ayant permis de détecter une tumeur bénigne (pour 1 000 dépistages)
  Dépistage initial
S.O.e
7,8
9,6
4,6
10,6
7,7
  Dépistage subséquent
S.O.e
2,0
3,0
0,8
4,0
4,1
Ratio tumeurs bénignes : tumeurs malignes à la biopsie par forage
  Dépistage initial
S.O.e
2,5 : 1
2,1 : 1
2,7 : 1
2,1 : 1
1,9 : 1
  Dépistage subséquent
S.O.e
1,0 : 1
0,6 : 1
0,4 : 1
1,0 : 1
1,4 : 1
Taille de la tumeur infiltrante (%)no
  ≤10 mm
>25
37,3
28,5
S.O.o
28,4
35,0
  ≤15 mm
>50
64,9
59,7
S.O.o
63,2
61,4
Taux de ganglions négatifs, dans le cas de cancers infiltrants (%)npq
>70
75,6
73,3
80,2
75,7
75,1
Taux de cancers infiltrants détectés après le dépistage (pour 10 000 années-personnes)grs
  Dans les 12 mois
<6
6,2
6,6
S.O.r
3,3
4,8
  Dans les 24 mois
<12
8,6
8,9
S.O.r
6,9
7,1
Tableau 6 – Mesures de la performance selon le programme pour les femmes de 50 à 69 ans - Années de dépistage 2003 et 2004 (suite)
Indicateur Objectifa
Programme
QC
N.-B.
N.-É.c
Î.-P.-É.d
T.-N.-L.b
Canada
Nombre de dépistages
S.O.e
428 637
50 169
52 966
7 266
19 405
1 345 382
Nombre de dépistages initiaux
S.O.e
127 756
6 165
11 950
622
4 324
321 306
Nombre de cancersf
S.O.e
2 510
231
233
37
105
6 900
Taux de participation (%)
≥70
47,9
52,9
41,4
40,4
25,5
36,5
Taux de fidélisation (% de femmes ayant passé un premier dépistage subséquent dans les 30 mois)gh
≥75
62,7
56,5
62,4
71,2
71,9
64,9
Taux de fidélisation (% de femmes ayant passé d’autres dépistages subséquents dans les 30 mois)gh
≥90
74,3
73,2
77,6
83,7
82,3
76,8
  Taux de rappel pour anomalie (%)
    Anomalie détectée à la mammographiei
        Dépistage initial
<10
14,2
13,3
7,5
16,7
11,6
12,1
        Dépistage subséquent
<5
8,1
7,2
4,2
11,0
6,2
6,5
      Anomalie détectée, sans égard au mode de détection
        Dépistage initial
<10
14,2
13,3
7,7
16,7
16,8
12,9
        Dépistage subséquent
<5
8,1
7,2
4,3
11,0
10,6
7,0
  Taux de détection d’un cancer infiltrant (pour 1 000 dépistages)
    Cancer détecté à la mammographiei
      Dépistage initial
>5
5,0
4,7
4,7
9,6
4,9
4,7
      Dépistage subséquent
>3
4,3
3,5
3,0
4,4
3,6
3,7
    Cancer détecté, sans égard au mode de détection
      Dépistage initial
>5
5,0
4,7
4,7
9,6
5,1
4,8
      Dépistage subséquent
>3
4,3
3,5
3,0
4,4
3,6
3,8
Taux de détection du carcinome in situ (pour 1 000 dépistages)
  Dépistage initial
S.O.e
1,4
0,6
1,3
1,6
1,9
1,3
  Dépistage subséquent
S.O.e
1,2
1,0
1,0
0,2
1,3
1,0
Respect du délai diagnostique (%)j
  Complété sans biopsie de tissus, dans les 5 semaines
≥90
71,5
78,0
78,4
56,2
58,2
74,3
  Complété avec biopsie de tissus, dans les 7 semaines
≥90
45,7
39,9
63,4
46,3
24,8
46,3
Valeur prédictive positive (%)f
  Cancer détecté à la mammographiei
    Dépistage initial
≥5
4,7
4,0
7,9
7,1
5,6
5,0
    Dépistage subséquent
≥6
6,9
6,3
9,3
4,4
8,0
7,3
  Cancer détecté, sans égard au mode de détection
    Dépistage initial
≥5
4,7
4,0
7,7
7,1
4,1
4,8
    Dépistage subséquent
≥6
6,9
6,3
9,2
4,4
4,7
6,9
Taux de biopsies ouvertes ayant permis de détecter une tumeur bénigne (pour 1 000 dépistages)k
  Dépistage initial
S.O.e
4,2
7,3
1,8
0,0
9,3
4,5
  Dépistage subséquent
S.O.e
2,0
3,1
0,7
0,0
6,2
2,6
Ratio tumeurs bénignes : tumeurs malignes à la biopsie chirurgicale ouvertekl
  Dépistage initial
≤1:1
S.O.l
2,0 : 1
1,4 : 1
S.O.m
2,0 : 1
2,6 : 1
    Total des biopsies chirurgicales ouvertes (tumeurs bénignes + tumeurs malignes)
 
S.O.l
n = 67
n = 36
n = 0
n = 60
n = 1 283
  Dépistage subséquent
≤1:1
S.O.l
1,1 : 1
2,0 : 1
S.O.m
2,2 : 1
1,6 : 1
    Total des biopsies chirurgicales ouvertes (tumeurs bénignes + tumeurs malignes)
 
S.O.l
n = 253
n = 45
n = 0
n = 136
n = 3 311
Taux de biopsies par forage ayant permis de détecter une tumeur bénigne (pour 1 000 dépistages)
  Dépistage initial
S.O.e
16,6
7,1
16,1
14,5
4,9
11,6
  Dépistage subséquent
S.O.e
8,0
3,2
7,6
8,7
3,1
4,7
Ratio tumeurs bénignes : tumeurs malignes à la biopsie par forage
  Dépistage initial
S.O.e
3,5 : 1
4,9 : 1
3,5 : 1
1,5 : 1
2,3 : 1
2,8 : 1
  Dépistage subséquent
S.O.e
1,8 : 1
1,8 : 1
2,1 : 1
4,8 : 1
1,6 : 1
1,5 : 1
Taille de la tumeur infiltrante (%)no
  ≤10 mm
>25
39,0
28,4
35,0
S.O.o
34,2
36,4
  ≤15 mm
>50
68,8
56,3
65,5
S.O.o
63,2
64,8
Taux de ganglions négatifs, dans le cas de cancers infiltrants (%)npq
>70
74,0
69,4
77,1
S.O.q
77,9
74,8
Taux de cancers infiltrants détectés après le dépistage (pour 10 000 années-personnes)grs
  Dans les 12 mois
<6
S.O.r
7,4
S.O.r
S.O.r
3,0
5,4
  Dans les 24 mois
<12
S.O.r
10,3
S.O.r
S.O.r
5,3
7,9

a Les objectifs s’appliquent aux femmes de 50 à 69 ans.
b Le dépistage comprend la mammographie et l’examen clinique complet des seins (ECS).
c Le dépistage comprend la mammographie et l’examen clinique modifié des seins effectué par une technologue.
d Le dépistage comprend l’ECS modifié effectué par une technologue, sur recommendation à la suite d’une mammographie.
e À des fi ns de surveillance et de suivi seulement.
f Comprend les cancers infiltrants, les carcinomes in situ et les cancers non classés.
g Les données utilisées sont celles des années de dépistage de 2000 et 2001.
h Le taux de fidélisation pour des femmes âgées 50 à 69 exclut les femmes qui ont atteint l’âge de 70 ans.
i Indépendamment de l’ECS et de son résultat.
j La biopsie des tissus ne comprend pas la ponction à l’aiguille fine (PAF). Le temps d’obtention du diagnostic est basé sur la date du premier résultat de biopsie anatomo-pathologique du cancer du sein.
k Comprend les diagnostics issus de références directes pour biopsies chirurgicales ouvertes ainsi que les cas de femmes ayant obtenu un résultant non-concluant ou inadéquat suite à une biopsie par forage avant d’obtenir un diagnostic définitif la biopsie chirurgicale ouverte.
l Le Québec utilise une méthode différente pour calculer le ratio tumeurs bénignes : tumeurs malignes à la biopsie ouverte. Le total calculé pour le Canada exclut les données du Québec.
m Le ratio est inapplicable en raison de valeurs nulles.
n Le calcul ne tient pas compte des valeurs manquantes. Résultat exprimé comme une proportion des cancers infi ltrants pour lesquels on dispose de données complètes concernant la taille de la tumeur et le nombre de ganglions positifs. (à l’exclusion des PAF et de toutes les procédures non-concluantes ou inadéquates) ou la date du dernier examen négatif ou de la biopsie anatomo-pathologique négative.
o La Saskatchewan et l’Île-du-Prince-Édouard ne précisent pas la taille de la tumeur. Le total calculé pour le Canada total exclut les données de la Saskatchewan et de l’Île-du-Prince-Édouard.
p Le Nouveau-Brunswick ne précise pas le nombre de ganglions positifs à l’examen anatomo-pathologique; le taux est calculé selon la classification N des données sur les maladies.
q L’Île-du-Prince-Édouard ne précise pas le nombre de ganglions positifs à l’examen anatomo-pathologique. Le total calculé pour le Canada exclut les données de l’Île-du-Prince-Édouard.
r Les données sur les cancers détectés hors programme n’étaient pas disponibles pour analyse dans la base de données canadienne.
s Calculé d’après le nombre total de femmes examinées en 2000-2001 pour lesquelles un cancer a été détecté après le dépistage durant les annéees 2000-2003. Les cancers liés à la non-observance n’ont pas été inclus dans ce calcul. Les cancers détectés après le dépistage comprennent tous les cancers infiltrants diagnostiques après un dépistage négatif effectué dans le cadre d’un programme (non référées) ou les cancers détectés lors d’un dépistage (référées) qui ont nécessité plus de 6 mois pour être diagnostiques (au-dela d’un « épisode de dépistage régulier »). Les cancers détectés après le dépistage ne comprennent pas les cas ayant été référés pour un suivi diagnostique et dont le résultat est néegatif (le calcul comprend ceux qui n’ont pas été détectés au dépistage et exclut ceux qui ont échappé au diagnostic). Cette méthode de calcul a été mise à jour à partir de rapports antérieurs.

Remarque : Les données relatives aux Territoires du Nord-Ouest ne sont pas incluses en raison de chiffres minimes (463 dépistages initiaux parmis les femmes de 50 à 69 ans en 2004).



Tableau 7 - Mesures de la performance selon le groupe d’âge - Années de dépistage 2003 et 2004
Indicateur Objectifa
Groupe d'âge
40-49
50-59
60-69
70+
Tous les âges
Nombre de dépistages
S.O.b
207 262
810 367
535 015
168 701
1 721 345
Nombre de dépistages initiaux
S.O.b
62 239
245 424
75 882
18 351
401 896
Nombre de cancersc
S.O.b
439
3 572
3 328
1 299
8 638
Taux de participation (%)
≥70
6,2
36,1
36,7
8,7
19,9
Taux de fidélisation (% de femmes ayant subi un premier dépistage subséquent dans les 30 mois)de
≥75
63,9
67,7
60,8
53,5
65,1
Taux de fidélisation (% de femmes ayant subi d’autres dépistages subséquents dans les 30 mois)de
≥90
86,7
81,4
72,7
68,4
79,2
Taux de rappel pour anomalie (%)
  Anomalie détectée à la mammographief
    Dépistage initial
<10
13,4
12,6
10,5
9,0
12,2
    Dépistage subséquent
<5
6,6
6,7
6,2
5,3
6,4
  Anomalie détectée, sans égard au mode de détection
    Dépistage initial
<10
13,5
13,4
11,2
9,9
12,9
    Dépistage subséquent
<5
6,6
7,3
6,7
5,8
6,8
Taux de détection d’un cancer infiltrant (pour 1 000 dépistages)
  Cancer détecté à la mammographief
    Dépistage initial
>5
2,1
3,9
7,4
10,8
4,6
    Dépistage subséquent
>3
1,2
3,1
4,5
5,9
3,7
  Cancer détecté, sans égard au mode de détection
    Dépistage initial
>5
2,1
4,0
7,4
11,2
4,7
    Dépistage subséquent
>3
1,2
3,1
4,6
6,0
3,8
Taux de détection du carcinome in situ (pour 1 000 dépistages)
  Dépistage initial
S.O.b
1,0
1,1
1,8
1,5
1,2
  Dépistage subséquent
S.O.b
0,5
0,9
1,1
1,1
0,9
Respect du délai diagnostique (%)g
  Complété sans biopsie de tissus, dans les 5 semaines
≥90
73,0
74,1
74,7
75,1
74,2
  Complété avec biopsie de tissus, dans les 7 semaines
≥90
41,0
45,4
47,8
49,9
46,1
Valeur prédictive positive (%)c
  Cancer détecté à la mammographief
    Dépistage initial
≥5
2,3
4,0
8,9
13,8
4,9
    Dépistage subséquent
≥6
2,6
6,0
9,1
13,4
7,4
  Cancer détecté, sans égard au mode de détection
    Dépistage initial
≥5
2,3
3,9
8,4
13,0
4,7
    Dépistage subséquent
≥6
2,6
5,6
8,5
12,3
6,9
Taux de biopsies chirurgicales ouvertes ayant permis de détecter une tumeur bénigne (pour 1 000 dépistages)h
  Dépistage initial
S.O.b
7,3
4,9
3,4
3,3
4,9
  Dépistage subséquent
S.O.b
2,7
2,6
2,6
2,6
2,6
Ratio tumeurs bénignes : tumeurs malignes à la biopsie chirurgicale ouvertehi
  Dépistage initial
≤ 1:1
5,6 : 1
3,2 : 1
1,5 : 1
1,3 : 1
3,0 : 1
  Dépistage subséquent
≤ 1:1
3,5 : 1
1,9 : 1
1,3 : 1
0,9 : 1
1,6 : 1
Taux de biopsies par forage ayant permis de détecter une tumeur bénigne (pour 1 000 dépistages)
  Dépistage initial
S.O.b
10,1
12,3
9,3
5,9
11,1
  Dépistage subséquent
S.O.b
3,0
4,7
4,7
2,6
4,3
Ratio tumeurs bénignes : tumeurs malignes à la biopsie par forage
  Dépistage initial
S.O.b
6,2 : 1
3,6 : 1
1,4 : 1
0,7 : 1
2,8 : 1
  Dépistage subséquent
S.O.b
3,4 : 1
1,7 : 1
1,3 : 1
0,7 : 1
1,4 : 1
Taille de la tumeur infiltrante (%)jk
  ≥10 mm
>25
30,0
35,9
36,8
40,6
36,7
  ≥15 mm
>50
59,0
63,2
66,4
67,1
64,9
Taux de ganglions négatifs, dans le cas de cancers infiltrants (%)jlm
>70
69,9
74,5
75,0
83,8
75,9
Taux de cancers infiltrants détectés après le dépistage (pour 10 000 années-personnes)dno
  Dans les 12 mois
<6
4,7
5,9
4,7
5,0
5,2
  Dans les 24 mois
<12
6,6
8,1
7,7
8,6
7,9

a Les objectifs s’appliquent aux femmes de 50 à 69 ans.
b À des fins de surveillance et de suivi seulement.
c Comprend les cancers infiltrants, les carcinomes in situ et les cancers non classés.
d Les données utilisées sont celles des années de dépistage de 2000 et 2001.
e Le taux de fidélisation pour des femmes âgées 50 à 69 exclut les femmes qui ont atteint l’âge de 70 ans.
f Indépendamment de l’examen clinique des seins (ECS) ou de son résultat.
g La biopsie de tissus ne comprend pas la ponction à l’aiguille fine (PAF). Le temps du diagnostic est basé sur la date du premier résultat de biopsie anatomo-pathologique du cancer du sein.
h Comprend les diagnostics issus de références directes pour biopsies chirurgicales ouvertes ainsi que les cas de femmes ayant obtenu un résultant non-concluant ou inadéquat suite à une biopsie par forage avant d’obtenir un diagnostic définitif à la biopsie chirurgicale ouverte.
i Le Québec utilise une méthode différente pour calculer le ratio tumeurs bénignes : tumeurs malignes à la biopsie ouverte. Le total calculé pour le Canada exclut les données du Québec.
j Le calcul ne tient pas compte des valeurs manquantes; résultat exprimé comme une proportion des cancers infiltrants pour lesquels on dispose de données complètes concernant la taille de la tumeur et le nombre de ganglions positifs. (à l’exclusion des PAF et de toutes les procédures inconcluantes ou incorrectes) ou la date du dernier test négatif ou de la biopsie anatomo-pathologique négative.
k La Saskatchewan et l’Île-du-Prince-Édouard ne précisent pas la taille de la tumeur. Le total calculé pour le Canada total exclut les données de la Saskatchewan et de l’Île-du-Prince-Édouard.
l Le Nouveau-Brunswick ne précise pas le nombre de ganglions positifs à l’examen anatomo-pathologique; le taux est calculé selon la classification N des données sur les maladies.
m L’Île-du-Prince-Édouard ne précise pas le nombre de ganglions positifs à l’examen anatomo-pathologique. Le total calculé pour le Canada exclut les données de l’Île-du-Prince-Édouard.
n Les taux de cancers détectés après le dépistage sont calculés d’après les données de 2000 et 2001 des provinces suivantes : Colombie-Britannique, Alberta, Manitoba, Ontario, Nouveau-Brunswick et Terre-Neuve.
o Calculé d’après le nombre total de femmes examinées en 2000-2001 pour lesquelles un cancer a été détecté après le dépistage durant les années 2000-2003. Les cancers liés à la non-observance n’ont pas été inclus dans ce calcul. Les cancers détectés après le dépistage comprennent tous les cancers infiltrants diagnostiques après un dépistage négatif effectué dans le cadre d’un programme (non référées) ou les cancers détectés lors d’un dépistage (référées) qui ont nécessité plus de 6 mois pour être diagnostiqués (au-dela d’un « épisode de dépistage régulier »). Les cancers détectés après le dépistage ne comprennent pas les cas ayant été référés pour un suivi diagnostique et dont le résultat est négatif (le calcul comprend ceux qui n’ont pas été détectés au dépistage et exclut ceux qui ont échappé au diagnostic). Cette méthode de calcul a été mise à jour à partir de rapports antérieurs.

Remarque : Les données relatives aux Territoires du Nord-Ouest ne sont pas incluses en raison de chiffres minimes (1 103 dépistages initiaux parmis les femmes de 40 ans et plus en 2004).



Tableau 8 – Mesures de la performance par année chez les femmes âgées de 50 à 69 ans au moment du dépistage
Indicateur Objectifa
Année de dépistage
2000
2001
2002
2003
2004
Nombre de dépistages
S.O.b
503 946
550 463
608 979
646 386
698 996
Nombre de dépistages initiaux
S.O.b
229 120
173 251
169 523
159 062
162 244
Nombre de cancerscd
S.O.b
2 648
2 853
3 268
3 373
3 527
Taux de participatione
≥70
30,3
31,9
33,9
35,4
36,5
Taux de fidélisation (% de femmes ayant passé un premier dépistage subséquent dans les 30 mois)f
≥75
64,5
65,5
S.O.g
S.O.g
S.O.g
Taux de fidélisation (% de femmes ayant passé d’autres dépistages subséquents dans les 30 mois)f
≥90
77,7
75,9
S.O.g
S.O.g
S.O.g
Taux de rappel pour anomalie (%)
  Anomalie détectée à la mammographieh
    Dépistage initial
<10
11,4
12,3
11,8
12,0
12,3
    Dépistage subséquent
<5
5,9
6,6
6,7
6,6
6,4
  Anomalie détectée, sans égard au mode de détection
    Dépistage initial
<10
12,1
13,4
12,7
12,8
13,0
    Dépistage subséquent
<5
7,0
7,5
7,3
7,1
6,9
Taux de détection d’un cancer infiltrant (pour 1 000 dépistages)d
  Cancer détecté à la mammographieh
    Dépistage initial
>5
4,8
4,7
5,0
5,0
4,5
    Dépistage subséquent
>3
3,5
3,7
3,9
3,8
3,7
  Cancer détecté, sans égard au mode de détection
    Dépistage initial
>5
4,9
4,8
5,1
5,0
4,6
    Dépistage subséquent
>3
3,6
3,7
4,0
3,9
3,7
Taux de détection du carcinome in situ (pour 1 000 dépistages)
  Dépistage initial
S.O.b
1,2
1,3
1,1
1,2
1,3
  Dépistage subséquent
S.O.b
1,0
0,9
1,0
1,0
1,0
Respect du délai diagnostique (%)i
  Complété sans biopsie de tissus, dans les 5 semaines
≥90
70,3
69,7
73,0
74,7
74,0
  Complété avec biopsie de tissus, dans les 7 semaines
≥90
47,0
45,8
47,1
46,1
46,5
Valeur prédictive positive (%)cd
  Cancer détecté à la mammographieh
    Dépistage initial
≥5
5,3
5,0
5,2
5,2
4,8
    Dépistage subséquent
≥6
7,5
7,1
7,5
7,3
7,4
  Cancer détecté, sans égard au mode de détection
    Dépistage initial
≥5
5,1
4,6
4,9
5,0
4,6
    Dépistage subséquent
≥6
6,5
6,3
6,9
6,8
6,9
Taux de biopsies chirurgicales ouvertes ayant permis de détecter une tumeur bénigne (pour 1 000 dépistages)dj
  Dépistage initial
S.O.b
4,9
4,7
4,6
4,6
4,5
  Dépistage subséquent
S.O.b
3,7
3,1
2,8
2,7
2,5
Ratio tumeurs bénignes : tumeurs malignes à la biopsie chirurgicale ouvertedjk
  Dépistage initial
≤1:1
2,2 : 1
2,3 : 1
2,3 : 1
2,6 : 1
2,7 : 1
  Dépistage subséquent
≤1:1
1,5 : 1
1,5 : 1
1,4 : 1
1,6 : 1
1,6 : 1
Taux de biopsies par forage ayant permis de détecter une tumeur bénigne (pour 1 000 dépistages)d
  Dépistage initial
S.O.b
10,3
11,3
10,4
11,3
11,9
  Dépistage subséquent
S.O.b
2,5
3,8
4,0
4,6
4,8
Ratio tumeurs bénignes : tumeurs malignes à la biopsie par foraged
  Dépistage initial
S.O.b
3,3 : 1
3,2 : 1
2,8 : 1
2,8 : 1
2,8 : 1
  Dépistage subséquent
S.O.b
1,4 : 1
1,6 : 1
1,4 : 1
1,5 : 1
1,5 : 1
Taille de la tumeur infi ltrante (%)dlm
  ≥10 mm
>25
38,8
35,9
37,4
37,7
35,0
  ≥15 mm
>50
67,5
63,2
66,0
65,5
64,0
Taux de ganglions négatifs, dans le cas de cancers infiltrants (%)dlno
>70
75,1
75,1
75,7
75,7
73,8
Taux de cancers infiltrants détectés après le dépistage (pour 10 000 années-personnes)dpq
  Dans les 12 mois
<6
5,7
5,1
S.O.g
S.O.g
S.O.g
  Dans les 24 mois
<12
7,9
8,0
S.O.g
S.O.g
S.O.g

a Les objectifs s’appliquent aux femmes de 50 à 69 ans.
b À des fins de surveillance et de suivi seulement.
c Comprend les cancers infiltrants, les carcinomes in situ et les cancers non classés.
d Le nombre de cancers infiltrants détectés lors d’un dépistage chez les femmes examinées en 2000 et 2001 a été mis à jour afin de déterminer le total à l’exclusion des cancers détectés après le dépistage.
e Le taux de participation a été calculé aux 2 ans en raison de la fréquence de rappel bisannuelle (Années de dépistage : 1999-2000, 2000-2001, 2001-2002, 2002-2003, 2003-2004).
f Le taux de fidélisation pour des femmes âgées 50 à 69 exclut les femmes qui ont atteint l’âge de 70 ans.
g Manque de temps pour effectuer un suivi en vue de s’assurer que les données sont complètes.
h Indépendamment de l’examen clinique des seins (ECS) ou de son résultat.
i La biopsie des tissus ne comprend pas la ponction à l’aiguille fi ne (PAF). Le temps pour l’obtention du diagnostic est basé sur la date du premier résultat de biopsie anatomo-pathologique du cancer du sein (à l’exclusion des PAF et de toutes les procédures non-concluantes ou inadéquates) ou la date du dernier examen négatif ou de la biopsie anatomo-pathologique négative.
j Comprend les diagnostics issus de références directes pour biopsies chirurgicales ouvertes ainsi que les cas de femmes ayant obtenu un résultant non-concluant ou inadéquat suite à une biopsie par forage avant d’obtenir un diagnostic défi nitif à la biopsie chirurgicale ouverte.
k Le Québec utilise une méthode différente pour calculer le ratio tumeurs bénignes : tumeurs malignes à la biopsie ouverte. Le total calculé pour le Canada exclut les données du Québec.
l Le calcul ne tient pas compte des valeurs manquantes. Résultat exprimé comme une proportion des cancers infiltrants pour lesquels on dispose de données complètes concernant la taille de la tumeur et le nombre de ganglions positifs.
m La Saskatchewan et l’Île-du-Prince-Édouard ne précisent pas la taille de la tumeur. Le total calculé pour le Canada total exclut les données de la Saskatchewan et de l’Île-du-PrinceÉdouard.
n Le Nouveau-Brunswick ne précise pas le nombre de ganglions positifs à l’examen anatomo-pathologique; le taux est calculé selon la classification N des données sur les maladies.
o L’Île-du-Prince-Édouard ne précise pas le nombre de ganglions positifs à l’examen anatomo-pathologique. Le total calculé pour le Canada exclut les données de l’Île-du-Prince-Édouard.
p Les taux de cancers détectés après le dépistage sont calculés d’après les données de 2000 et 2001 des provinces suivantes : Colombie-Britannique, Alberta, Manitoba, Ontario, Nouveau-Brunswick et Terre-Neuve.
q Calculé d’après le nombre total de femmes examinées en 2000-2001 pour lesquelles un cancer a été détecté après le dépistage durant les années 2000-2003. Les cancers liés à la nonobservance n’ont pas été inclus dans ce calcul. Les cancers détectés après le dépistage comprennent tous les cancers infi ltrants diagnostiqués après un dépistage négatif effectué dans le cadre d’un programme (non référées) ou les cancers détectés lors d’un dépistage (référées) qui ont nécessité plus de 6 mois pour être diagnostiqués (au-delà d’un « épisode de dépistage régulier »). Les cancers détectés après le dépistage ne comprennent pas les cas ayant été référés pour un suivi diagnostique et dont le résultat est négatif (le calcul comprend ceux qui n’ont pas été détectés au dépistage et exclut ceux qui ont échappé au diagnostic). Cette méthode de calcul a été mise à jour à partir de rapports antérieurs.

Remarque : Les données incluent tous les dépistages; les chiffres ont été mis à jour et peuvent varier légèrement comparativement aux rapports antérieurs. Les données relatives aux Territoires du Nord-Ouest ne sont pas incluses en raison de chiffres minimes (463 dépistages initiaux parmis les femmes âgées de 50 à 69 ans en 2004).




  1. Le Québec utilise une méthode différente pour calculer le ratio tumeurs bénignes : tumeurs malignes à la biopsie chirurgicale ouverte. Le total national exclut les données qui proviennent du Québec.
  2. On tient compte de toutes les femmes, y compris celles qui ont pu subi un dépistage subséquent tardif soit 30 mois ou plus après leur dernière mammographie.