Agence de la santé publique du Canada
Symbole du gouvernement du Canada

Partagez cette page

Évaluation du programme de prévention, de soutien et de recherche pour l'hépatite C: 1999/2000 – 2005/2006

7. Recommandations relatives à de futures initiatives de lutte contre l'hépatite C

Dans le cadre de ses efforts visant à lutter contre l'épidémie de l'hépatite C, le Programme y est allé d'importantes enjambées et il présente une fiche impressionnante de réalisations sur lesquelles, à l'avenir, il pourra miser. Parmi les orientations recommandées, on retrouve ce qui suit :

Recommandation no 1:
Pour stabiliser, assurer la continuité, enrichir et augmenter la capacité et multiplier les initiatives suscitées à ce jour par l'entremise du Programme de prévention, de soutien et de recherche pour l'hépatite C, étant donné que l'infection de l'hépatite C continue de se présenter comme un problème important, l'ASPC devrait élaborer un plan national comportant des buts et des objectifs nationaux pour s'attaquer au VHC. Pour ce faire, il faudrait pouvoir compter sur un financement stable / durable à long terme pour la lutte contre le VHC en fonction des tendances propres à la maladie, des preuves accumulées (surveillance et recherche épidémiologique) et du fardeau économique de la maladie / de l'analyse coûts - avantages afin de composer avec les conditions de risque et les contextes changeants, y compris les personnes les plus vulnérables à l'infection.

Recommandation no 2:
La mise au point de mécanismes pour l'établissement de partenariats avec les ministres de la Santé F/P/Territoriaux, les solliciteurs généraux, les services sociaux, les services de santé mentale, la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits et Service correctionnel Canada et l'appui à l'instauration d'une collaboration entre les enjeux connexes (santé sexuelle) et les stratégies, p. ex. la Stratégie canadienne antidrogue et l'Initiative fédérale de lutte contre le VIH/sida au Canada.

Cela transcenderait les limites imposées par les programmes, les compétences et les maladies spécifiques et permettrait de tirer le meilleur parti des rares ressources, favoriserait une approche intérieure coordonnée de même qu'une compréhension globale des maladies infectieuses, en établissant un lien entre l'hépatite C (B et les maladies infectieuses connexes) et les autres niveaux de gouvernement, les organismes communautaires et les intervenants-clés. En ce qui a trait aux concepts, cette approche s'apparenterait à une « mosaïque » où chaque maladie, programme et niveau de compétence, tout en conservant un rôle et une « voix » distincts, serait assujetti à une formule de travail coordonné.

Recommandation no 3:
Misant sur la capacité en matière de recherche déjà existante, l'ASPC devrait continuer d'offrir un financement à la recherche interdisciplinaire en partenariat avec les Instituts de recherche en santé du Canada et les autres partenaires-clés en matière de financement. On devrait accorder de l'importance à l'amélioration de la communication des connaissances issues de la recherche parmi tous les intervenants.

Recommandation no 4:
Pour soutenir les activités actuelles du Système amélioré de surveillance des souches de l'hépatite, la surveillance devrait continuer de constituer une composante primordiale de la future programmation de lutte contre l'hépatite C :

  • les activités de surveillance, la gestion de l'information et les bases de données standards pour les maladies infectieuses devraient être coordonnées pour l'ensemble des niveaux de gouvernement, c.-à-d. fédéral, provincial et territorial; et
  • les activités de surveillance, de recherche et d'évaluation devraient être reliées et utilisées à titre de données d'entrée pour assurer un processus décisionnel éclairé, une formulation de politique opportune et la réorientation des approches et des priorités de programmation.

Recommandation no 5:
L'importance continue accordée à l'accroissement de la sensibilisation du public par rapport au VHC s'avère cruciale si l'on veut favoriser les tests (analyses sanguines), convaincre les gens de se soumettre à des soins et offrir un soutien et, éventuellement, un remède. Les résultats des recherches ont démontré qu'une personne qui découvre son infection au VHC est en mesure de solliciter des traitements, de ralentir la progression de sa propre maladie et d'empêcher la transmission de sa propre infection aux autres. Cela permettra à la fois de diminuer la prévalence du VHC au Canada et les coûts futurs occasionnés aux systèmes de soins de santé.

Recommandation no 6:
Actuellement, on évalue qu'un tiers de tous les cas d'hépatite C n'a pas été diagnostiqué et qu'un groupe encore plus important demeure inconscient des risques courus. Pour aider à composer avec cette situation et à investir dans ce qui a déjà été mis sur pied, il importe de favoriser, à l'échelle nationale, dans les collectivités rurales et éloignées et au sein des populations vulnérables, la sensibilisation à l'endroit des enjeux associés à l'hépatite C. En partie, cela signifie de se mettre à « l'écoute » des « paroles » prononcées par la population (les personnes les plus à risque, celles qui étaient / sont dispersées, un rassemblement hétérogène sans organisme important pour les représenter sur le plan national) qui ne puissamment prendre la parole. Il y a lieu d'assurer une approche coordonnée qui soit fondée sur les preuves, qui soit articulée, qui soit sensible aux besoins des personnes les plus à risque et qui englobe les personnes vivant avec le VHC de même que celles qui fournissent soins et soutien de façon à garantir des initiatives efficaces.

En conclusion
Étant donné les considérables réalisations obtenues au Canada au niveau de la lutte contre le VHC, de même que la nécessité de maintenir une vigilance de tous les instants, le gouvernement fédéral devrait poursuivre sur la lancée des sept dernières années en renouvelant l'engagement qu'il a souscrit à l'endroit d'une intervention soutenue en matière de santé publique pour lutter contre l'hépatite C et les maladies infectieuses connexes.

8. Liste des acronymes

AAP
architecture des activités des programmes
ASPC
Agence de la santé publique du Canada
CCM
Comité consultatif mixte
CGRR
cadre de gestion axée sur les résultats et de responsabilisation
CPCMI
Centre de prévention et de contrôle des maladies infectieuses
CPJ
Comité de planification pour les jeunes
CVAR
cadre de vérification axé sur les risques
DIAC
Division des infections acquises dans la collectivité
DGSPNI
Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits
DGSPSP
Direction générale de la santé de la population et de la santé publique
EPAG
Groupe consultatif du programme (élargi)
Epi
Épidémiologie
EPT
Équivalents temps plein
F/P/T
fédéral / provincial / territorial
GCP
Groupe consultatif du Programme
IRSC
Instituts de recherche en santé du Canada
ITS
infection transmissible sexuellement
LLCM
Laboratoire de lutte contre la maladie
NCRTP
National Canadian Research Training Program (Programme national canadien de recherche et de formation)
ONG
organisme non gouvernemental
exploitation et entretien (O&M)
P/T
Provincial / Territorial
RCN
région de la capitale nationale
S et C
subventions et contributions
SC
Santé Canada
SCC
Service correctionnel Canada
SIDA
syndrome d'immunodéficience acquis
SNMDO
Système national des maladies à déclaration obligatoire
SSASH
Système de surveillance accrue des souches de l'hépatite
TB
tuberculose
UDI
utilisateur ou usage de drogues injectables
VHB
virus de l'hépatite B
VHC
virus de l'hépatite C
VHC+
porteur(euse) du virus de l'hépatite C
VIH
virus de l'immunodéficience humaine

Programme de prévention, de soutien et de recherche pour l'hépatite C -–Agence de la santé publique du Canada
Version finale – Décembre 2006