1.1 Chaîne du froid
1.2 Test d'agitation
1.3 Références
L'expression « chaîne du froid » se rapporte au processus utilisé pour maintenir des conditions optimales pendant le transport, l'entreposage et la manipulation des vaccins; cette chaîne commence chez le fabricant et se termine au moment de l'administration du vaccin au client. La température optimale des vaccins réfrigérés se situe entre +2 °C et +8 °C. La température optimale des vaccins congelés est de – 15 °C ou moins. De plus, certains vaccins doivent être protégés contre la lumière.
Il faut conserver des températures d'entreposage appropriées à chaque maillon de la chaîne.
Les vaccins sont des produits biologiques fragiles qui peuvent perdre de leur efficacité, ou même être détruits, lorsqu'ils sont exposés à des températures hors de la plage recommandée. Les vaccins sensibles au froid perdent immédiatement de leur puissance s'ils gèlent. Les vaccins exposés à des températures plus élevées que la plage recommandée perdent une partie de leur puissance à chaque exposition. Une exposition répétée à des épisodes de chaleur entraîne une perte cumulative de puissance irréversible. Toutefois, l'information sur la dégradation des vaccins est rare, et il s'avère compliqué de réaliser des études de stabilité multipoints sur les vaccins. Par ailleurs, l'information provenant des fabricants n'est pas toujours disponible; il peut donc être difficile d'évaluer la puissance d'un vaccin manipulé inadéquatement1.
Il est important de préserver la puissance des vaccins pour plusieurs raisons :
On estime qu'entre 17 % et 37 % des professionnels de la santé exposent les vaccins à des températures d'entreposage inadéquates. La température des réfrigérateurs est généralement trop basse et non trop élevée2,3. Une étude comprenant des visites sur place a permis d'apprendre que 15 % des unités de réfrigération affichaient des températures de +1 °C ou moins3.
Si les températures se situent hors de la plage recommandée, il faut prendre des mesures immédiates pour éviter de perdre le produit.
Lorsque la rupture d'une chaîne de froid est repérée après l'administration d'un vaccin, vous devez consulter votre bureau de santé publique local ou le responsable de votre programme d'immunisation* pour obtenir des conseils. Le genre de vaccination, la durée de l'exposition ainsi que la température à laquelle le vaccin a été exposé seront pris en considération au moment d'évaluer la situation. Il se peut que l'on suggère un dépistage sérologique ou une revaccination4.
Les vaccins sont des produits biologiques fragiles qui peuvent perdre de leur efficacité, ou même être détruits, lorsqu'ils sont exposés à des températures hors de la plage recommandée, à un ensoleillement direct ou à un éclairage fluorescent.
Trois éléments principaux doivent être combinés pour garantir le transport, l'entreposage et la manipulation appropriés des vaccins :
Chacun de ces éléments sera abordé dans les sections suivantes.
Cette méthode était utilisée précédemment pour déterminer si un vaccin liquide avait gelé pour avoir été stocké dans des conditions inappropriées. Un test d'agitation est positif lorsqu'il se forme des particules granuleuses dans le liquide quand on agite un vaccin qui a gelé, puis dégelé.
Il ne s'agit pas d'une méthode fiable de vérification de la puissance des vaccins, car un test d'agitation peut être positif ou négatif après le gel d'un vaccin liquide.
Grassby, P.F. Safe storage of vaccines: problems and solutions. Pharm J 1993; 251:323–327.
Gazmararian, J.A., Oster, N.V., Green, D.C. et coll. Vaccine storage practices in primary care physician offices: assessment and intervention. Am J Prev Med 2002; 23(4):246–53.
Bell, K.N., Hogue, C.J.R., Manning, C. et coll. Risk factors for improper vaccine storage and handling in private provider offices. Pediatrics 2001; 107(6):1–6.
Comité consultatif national sur l'immunisation. Guide canadien d'immunisation, 7e édition, Ottawa, Agence de santé publique du Canada, 2006 (Ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux du Canada. Nº de catalogue HP40-3/2006F).
* Y compris les services de santé locaux, régionaux, provinciaux, territoriaux ou fédéraux ou d'autres programmes d'immunisation des administrations publiques.
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