Tabagisme
Introduction
Le tabagisme est le plus important facteur de risque évitable pour les maladies respiratoires. En 2002, l’on a estimé que chez les adultes, plus de 13 400 décès par cancer du poumon et 8 200 décès liés à des maladies respiratoires découlaient du tabagisme. De plus, 33 décès dus au syndrome de mort subite du nourrisson (SMSN), en période périnatale, ont été attribués à la fumée du tabac. En raison de son incidence sur les maladies pulmonaires, le tabagisme représente toujours un fardeau important pour la santé publique. La mortalité liée à la maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC) due au tabagisme a augmenté plus rapidement que toute autre maladie entre 1989 et 2002, mais le cancer du poumon est encore la principale cause de décès liée au tabagisme.1, 2
L’exposition à la fumée du tabac peut être directe, si une personne fume, ou indirecte, en raison de l’exposition à la fumée secondaire ou du tabagisme de la mère pendant la grossesse. Dans le cas des maladies respiratoires chez les adultes, le tabagisme actif est directement lié au cancer du poumon, au piètre contrôle de l’asthme, à des maladies respiratoires aiguës, à la maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC) et à tous les principaux symptômes respiratoires (toux, mucosité, respiration sifflante et dyspnée). Chez les enfants et les adolescents, le tabagisme actif est lié à des symptômes respiratoires (toux, mucosité, respiration sifflante et dyspnée) et aux symptômes d’asthme (p. ex. la respiration sifflante)3. Le tabagisme passif est lié à plusieurs effets aigus touchant à la fois les voies respiratoires supérieures et inférieures. Par exemple, des études auprès d’adultes exposés à la fumée secondaire ont révélé un lien direct entre l’exposition à la fumée secondaire et les irritations du nez et des yeux, tandis que l’exposition chez les enfants est plutôt liée à l’infection aiguë des voies respiratoires inférieures (bronchite ou pneumonie), à l’apparition et à l’aggravation de l’asthme, à des symptômes respiratoires chroniques et aux infections de l’oreille moyenne. L’exposition in utero est associée à la réduction de la fonction respiratoire chez les nourrissons, de même qu’au SMSN4.
Les fumeurs qui cessent de fumer réduisent leur morbidité attribuable au tabagisme et leur mortalité liée aux maladies pulmonaires. La santé est améliorée immédiatement et de façon marquée. En quelques heures, l’oxygène dans le sang atteint un niveau normal alors que le niveau de monoxyde de carbone chute. La capacité pulmonaire augmente en quelques jours, déjà, et la circulation est meilleure en quelques semaines. Le risque d’accident vasculaire cérébral et d’autres maladies du système circulatoire diminue; le risque de crise cardiaque liée au tabagisme est réduit de moitié en un an. En quelques années, le risque qu’un ancien fumeur souffre de cancer est réduit de moitié par opposition aux personnes qui continuent de fumer, et à l’intérieur de 15 ans, le risque d’une mort causée par une crise cardiaque est presque le même que chez une personne qui n’a jamais fumé.5
En raison de ces faits, les stratégies de réduction du tabagisme forment la pierre angulaire de tout effort visant à prévenir les maladies respiratoires.
Prévalence
Le tabagisme chez les adultes
Selon l’Enquête de surveillance de l’usage du tabac au Canada (ESUTC) de 20066, un peu moins de cinq millions de personnes, soit 19 % de la population de 15 ans et plus, fumaient quotidiennement ou périodiquement. Cela représente un déclin de la prévalence du tabagisme qui était de 35 % en 1985 (Figure 2-1), et comprend 4 % de la population canadienne ayant déclaré fumer à l’occasion ou périodiquement. Parmi la population canadienne, un peu plus d’hommes (20 %) de 15 ans et plus étaient fumeurs en 2006 par opposition aux femmes (17 %).
e taux chez les adultes des Premières nations vivant dans les réserves (58,8 %) est environ trois fois le taux chez l’ensemble des Canadiens7. Quarante-six pour cent déclarent fumer quotidiennement et près de 13 % fument à l’occasion. Le taux chez les personnes autochtones hors réserve est au-delà du double du taux des Canadiens (36 % déclarent fumer quotidiennement, et 8 % à l’occasion)8. Les méthodes et les taux de réponse varient entre les enquêtes canadiennes auprès des populations autochtones. Par conséquent, les résultats ne sont peut-être pas directement comparables à ceux d’autres enquêtes canadiennes (chez les non-autochtones et les Autochtones) et peuvent ne pas être généralisables aux peuples autochtones partout au Canada.
Les 14 % de Canadiens qui fument quotidiennement (Figure 2-2) ont déclaré fumer en moyenne 15,5 cigarettes par jour, un peu moins que les 15,7 cigarettes par jour déclarées en 2005 (Figure 2-3). Les hommes ont continué à fumer plus de cigarettes par jour – 16,9 cigarettes, par opposition aux femmes qui en fumaient 13,8 par jour. Les fumeurs actuels chez les adultes des Premières nations vivant dans une réserve ont déclaré fumer moins de cigarettes (10,5) que les autres Canadiens.9
Le tabagisme chez les jeunes
En 2006, le taux de tabagisme chez les jeunes de 15 à 19 ans était de 15 % (environ 320 000 jeunes) (Figure 2-1), les fumeurs quotidiens ayant déclaré consommer en moyenne 12,3 cigarettes par jour. Neuf pour cent des jeunes ont déclaré fumer quotidiennement (Figure 2-4), et 6 % ont déclaré fumer à l’occasion. Il n’y avait pas de différence significative entre la prévalence du tabagisme chez les adolescentes (14 %) et chez les adolescents (16 %). Le taux de prévalence chez les adolescentes et les adolescents était le plus faible depuis le début de la surveillance de l’usage du tabac (en 1965).
Le tabagisme chez les jeunes adultes
En 2006, la prévalence du tabagisme chez les jeunes adultes de 20 à 24 ans était de 27 % (environ 612 000 jeunes adultes) (Figure 2-1). De ce groupe d’âge, davantage d’hommes (30 %) que de femmes (24 %) fumaient (Figure 2-5); chez les fumeurs quotidiens, les hommes fumaient en moyenne 3,1 cigarettes de plus par jour (14,2) que les femmes (11,1). Les jeunes adultes affichent encore le taux de tabagisme le plus élevé de tous les groupes d’âge.
Chez les Premières nations habitant dans une réserve, environ 70 % des jeunes adultes de 18 à 29 ans fument actuellement10. Les hommes de ce groupe fument plus de cigarettes par jour (10,2) que les femmes du même âge (7,7).
Exposition à la fumée secondaire de tabac
En 2006, 15 % des foyers canadiens ont déclaré qu’au moins une personne fumait à l’intérieur de la maison quotidiennement ou presque. Parmi les foyers où personne ne fumait à l’intérieur de la maison de façon régulière, 86 % ne permettaient pas la consommation du tabac à l’intérieur de leur domicile. Neuf pour cent des enfants de 0 à 11 ans (environ 355 000 enfants) étaient régulièrement exposés à la fumée secondaire de tabac, à la maison, soit une réduction par rapport au pourcentage de 26 % (1,1 million d’enfants) établi en 1999.
Parmi les personnes ayant travaillé au cours des 12 derniers mois, 94 % ont souligné que le tabagisme faisait l’objet de restrictions dans leur milieu de travail. Parmi ces derniers, 44 % ont affirmé que le tabagisme était absolument interdit dans leur milieu de travail (comparativement à 40 % des travailleurs en 1994), tandis que seulement 6 % ont déclaré qu’aucune restriction n’existait à cet effet. Un pourcentage plus élevé de femmes que d’hommes ont déclaré que le tabagisme faisait l’objet de restrictions dans leur milieu de travail. L’usage du tabac était absolument interdit dans le milieu de travail pour 49 % des femmes, par opposition à seulement 40 % des hommes. Environ 8 % des hommes ont affirmé que le tabagisme ne faisait l’objet d’aucune restriction dans leur milieu de travail, par opposition à seulement 2 % des femmes (Figure 2-6).
Prévalence du tabagisme maternel pendant la grossesse
En 2006, 10 % des femmes de 20 à 44 ans qui avaient été enceintes au cours des cinq années précédentes ont déclaré avoir fumé pendant leur plus récente grossesse. Sept pour cent des femmes qui avaient été enceintes au cours des cinq années précédentes ont affirmé que leur conjoint fumait régulièrement. Un niveau plus faible de scolarité était associé à une plus forte prévalence du tabagisme pendant la grossesse (Figure 2-7).
Services de soins de santé/hospitalisations
En 2002, plus de 2,2 millions de journées en soins actifs à l’hôpital étaient attribuables au tabagisme, ce qui représente un peu plus de 10 % du total des journées11. Cette approximation comprend 46 700 journées attribuables à l’exposition au tabagisme passif. Les hommes ont utilisé 61 % de ces journées (1 359 159 jours, par opposition à 850 996 jours pour les femmes). L’utilisation des journées en soins actifs dans des hôpitaux augmentait avec l’âge : plus de deux tiers des journées (1 510 932) ont été utilisées par des Canadiennes et Canadiens de plus de 60 ans.
Résultats pour la santé
En 2002, 750 décès dus à la pneumonie/influenza et 7 533 décès dus à la MPOC étaient attribuables au tabagisme12. Un peu plus d’hommes que de femmes sont décédés en raison de maladies respiratoires liées au tabagisme (55 % des décès dus à la pneumonie/influenza et 58 % des décès dus à la MPOC). Près de 70 % des décès dus à la pneumonie/influenza attribuable au tabagisme ont touché des Canadiennes et Canadiens de 80 ans ou plus.
Le nombre estimé de 37 209 décès attribuables au tabagisme au Canada en 2002 représentait 16,6 % de tous les décès dans la population canadienne13. Le tabagisme demeure le principal facteur de risque pour trois des causes de décès les plus communes au Canada (le cancer du poumon, la cardiopathie ischémique et les maladies respiratoires). Ces trois causes représentaient plus des deux tiers de tous les décès attribuables au tabagisme. Le tabagisme actif a causé 23 259 décès chez les hommes; de ces décès, 9 028 étaient attribuables au cancer du poumon et 4 788 aux maladies respiratoires. Chez les femmes, 13 119 décès étaient attribuables au tabagisme, dont 4 373 décès dus au cancer du poumon et 3 494 dus aux maladies respiratoires. Le tabagisme était également lié à 92 morts infantiles en raison de diverses affections (insuffisance de poids à la naissance, grossesse écourtée et syndrome de mort subite du nourrisson) pendant la période périnatale.
En 2002, l’on a estimé que le tabagisme passif a occasionné 252 décès dus au cancer du poumon chez des non-fumeurs de 15 ans et plus (157 hommes et 95 femmes).
Les tendances relatives à la mortalité associée au tabagisme, les décès causés par le tabagisme étant plus élevés chez les hommes que chez les femmes, reflètent l’usage du tabac au cours des deux ou trois dernières décennies. Bien que la prévalence du tabagisme poursuive son déclin, la dynamique de la population canadienne (la structure par âge et l’accroissement de la population) est responsable de l’augmentation du nombre de décès causés par le cancer du poumon et la MPOC.
Coûts économiques
En 2002, le tabagisme représentait des dépenses de 17 milliards de dollars pour la population canadienne.14 La plus grande part (12,5 milliards de dollars) comprenait des coûts indirects liés à la perte de productivité en raison de la maladie et du décès prématuré, y compris 10,5 milliards de dollars pour l’invalidité à long terme attribuable au tabagisme. Les coûts directs attribuables au tabagisme ont été évalués à 4,4 milliards de dollars. La majorité de ces coûts comprenaient 2,5 milliards de dollars pour les hospitalisations en soins actifs et 1,4 milliards de dollars pour des médicaments sur ordonnance. L’hospitalisation en soins actifs représente 2,2 millions de journées de soins hospitaliers attribuables au tabagisme, dont 46 700 jours attribuables à l’exposition à la fumée secondaire de tabac. Ces estimations comprenaient également les coûts directs liés à la prévention, à la recherche et aux dommages causés par le feu. Certains coûts liés au tabagisme n’ont pas été pris en compte puisqu’il n’y avait aucun moyen d’en déterminer la valeur. Ces coûts comprenaient les visites des amis et parents auprès de fumeurs malades et mourants ainsi que les soins à domicile attribuables au tabagisme. De plus, les coûts psychologiques et émotifs qu’encourent les familles des fumeurs décédés ou mourants sont inestimables.
Ces chiffres démontrent une augmentation soutenue des coûts attribuables au tabagisme au Canada depuis 1966 (2,0 milliards de dollars en 1991).15
Discussion et répercussions
Des mesures étendues, intégrées et durables sont unanimement reconnues comme la clé du succès des stratégies de lutte contre le tabagisme. La Stratégie fédérale de lutte contre le tabagisme (SFLT), initiée par le gouvernement fédéral en avril 2001, en est un bel exemple. Cette Stratégie, mise en œuvre en étroite collaboration avec des partenaires, s’adresse aux Canadiennes et aux Canadiens de tout âge. Quatre volets qui s’épaulent mutuellement ont été déterminés en appui de la réalisation des objectifs de la Stratégie : protection, prévention, abandon et réduction des méfaits/modification des produits.
On continue d’évaluer le progrès de la lutte contre le tabagisme à plusieurs niveaux. Depuis 2003, le tabagisme chez les jeunes de 15 à 19 ans a chuté à un taux inférieur à celui de l’ensemble de la population. En 2006, environ 15 % des jeunes fumaient par opposition à 19 % dans l’ensemble de la population. Selon l’Enquête sur le tabagisme chez les jeunes - 2004-2005, 21 % des jeunes de la cinquième à la neuvième année ont déclaré avoir fumé une cigarette, comparativement à 40 % en 1994 (Figure 2-8).16 La prévalence du tabagisme chez ces élèves a chuté, passant de 7 % en 1994 à 2 % en 2004-2005.
L’opinion publique en faveur de restrictions liées au tabagisme dans les lieux publics a connu une croissance. En 2006, plus des deux tiers (69 %) des Canadiennes et Canadiens qui ont exprimé leur opinion étaient d’avis que le tabagisme devrait être interdit dans les restaurants.17 Cela représente une augmentation, par rapport au pourcentage de 42 % en 2001. Si l’on examine l’opinion en fonction des fumeurs et des non-fumeurs, 50 % des fumeurs actuels et 73 % des non-fumeurs étaient de cet avis. Bien que les personnes en faveur de bars et tavernes sans fumée constituent une minorité, leur nombre s’est aussi accru, passant de 26 % en 2001 à 49 % en 2006. Seulement 24 % des fumeurs actuels étaient de cette opinion, comparativement à 54 % des non-fumeurs.
La plupart des foyers canadiens interdisent ou limitent volontairement le tabagisme dans la maison. Ces restrictions ont permis de réduire le pourcentage et le nombre d’enfants exposés à la fumée secondaire à la maison. Le tabagisme chez les parents ou les fournisseurs de soins a non seulement une incidence sur la santé des enfants, mais transmet aussi le message que le tabagisme est un comportement acceptable chez les adultes. Nous devons poursuivre les efforts visant à ce que les parents et les autres membres de la famille comprennent l’importance de maintenir un environnement sans fumée. En 2006, 25 % des Canadiens de 15 ans et plus ont déclaré avoir été exposés à la fumée secondaire de tabac dans une voiture ou un autre véhicule au cours du mois précédent.18 Lors de l’assemblée annuelle de 2007 de l’Association médicale canadienne, une résolution a été proposée afin que « tous les échelons de gouvernement soient priés de mettre en place, à l’échelle du pays, une interdiction de fumer dans les véhicules transportant des enfants ».19
On a aussi marqué des progrès relatifs aux interdictions en milieu de travail. En 2006, 40 % des répondants étaient d’avis que le tabagisme devrait être interdit en milieu de travail, que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur. Cette opinion a été exprimée par 19 % des fumeurs actuels et 44 % des non-fumeurs. Moins de la moitié (46 %) de tous les répondants – y compris 57 % des fumeurs actuels et 44 % des non-fumeurs – croyaient que le tabagisme devrait être restreint à des endroits précis à l’extérieur. En plus de l’augmentation du nombre de milieux de travail sans fumée et à restrictions en la matière, plusieurs gouvernements provinciaux et territoriaux ont adopté des lois selon lesquelles les milieux de travail doivent être sans fumée, notamment : les Territoires du Nord-Ouest, le Nunavut, le Nouveau-Brunswick et le Manitoba en 2004; la Saskatchewan et Terre-Neuve-et-Labrador en 2005; l’Ontario, le Québec et la Nouvelle-Écosse en 2006.
Néanmoins, le taux de tabagisme canadien est encore élevé parmi certaines sous-populations, y compris les jeunes adultes de 20 à 24 ans et les peuples autochtones. Par conséquent, le tabagisme demeurera une cause importante de problèmes de santé. Bien que le taux de tabagisme ait chuté sensiblement, les résultats pour la santé observés (la morbidité et la mortalité) n’ont pas encore affiché la même tendance.
1 Kaiserman MJ, Makomaski Illing EM. La mortalité attribuable au tabagisme au Canada et dans ses régions, 1998. Revue canadienne de santé publique 2004; 95:1:38-44.
2 Rehm, J et coll. Les coûts de l’abus de substances au Canada 2002. Centre canadien de lutte contre l’alcoolisme et les toxicomanies; 2006.
3 U.S. Department of Health and Human Services. The Health Consequences of Smoking: A report of the Surgeon General. Bethesda, MD: U.S. Department of Health and Human Services, Centers for Disease Control and Prevention, National Center for Chronic Disease Prevention and Health Promotion, Office on Smoking and Health; 2004.
4 National Cancer Institute. Health effects of exposure to environmental tobacco smoke: the report of the California Environmental Protection Agency. Smoking and Tobacco Control Monograph no. 10. Bethesda, MD. U.S. Department of Health and Human Services, National Institutes of Health, HIH Pub. No. 99-4545; 1999.
5 Santé Canada. Vie saine : Arrêter c’est gratifiant. Ottawa : Santé Canada; n.d. [mise à jour le 1er mai 2005]. Disponible à : http://www.hc-sc.gc.ca/hl-vs/tobac-tabac/quit-cesser/ready-pret/reward-gratifiant/index_f.html
6 Santé Canada. Enquête de surveillance de l’usage du tabac au Canada (2006). Ottawa : Santé Canada; n.d. Disponible à : http://www.hc-sc.gc.ca/hl-vs/tobac-tabac/research-recherche/stat/ctums-esutc/2006/index_f.html
7 Centre des Premières Nations. Enquête régionale longitudinale sur la santé des Premières Nations (ERS) 2002/03. Ottawa: le Centre, 2005. Disponible à http://rhs-ers.ca/english/pdf/rhs2002-03reports/rhs2002-03-technicalreport-afn.pdf
8 Statistique Canada. Enquête auprès des peuples autochtones de 2001
9 Centre des Premières Nations.
10 Centre des Premières Nations.
15 Kaiserman MJ, Le coût du tabagisme au Canada, 1991. Maladies chroniques au Canada. 1997; 18:1.
16 Santé Canada. 2004-05 Enquête sur le tabagisme chez les jeunes. Disponible à : http://www.hc-sc.gc.ca/hl-vs/tobac-tabac/research-recherche/stat/survey-sondage/2004-2005/index_f.html
17 Santé Canada. Enquête de surveillance de l’usage du tabac au Canada (2006).
18 Santé Canada. Enquête de surveillance de l’usage du tabac au Canada (2006).
19 Association médicale canadienne. Résolutions de l’assemblée annuelle de l’AMC (non confirmées). Item 91. Août 2007. http://www.cma.ca/index.cfm/ci_id/53612/la_id/1.htm








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